Actualités

Du 22 au 24 mai dernier s’est tenue au siège parisien de l’UNESCO, la semaine africaine. Pendant ces quelque 72 heures, en commémoration de la naissance de l’Union africaine, les pays du continent se sont unis pour un hymne à l’Afrique.  Placée sous le parrainage du ministre gabonais de l’Economie numérique, de la Communication et de la Culture, Alain Claude Billie-By-Nze, l’édition 2017 a été, comme les années précédentes, un bouillon d’activités diverses, allant de l’exposition artisanale à la projection de films, en passant par des tables rondes.

« Investir dans la jeunesse africaine » tel était le thème de cette édition pour laquelle le Burkina Faso a été chargé d’organiser la soirée cinéma. Pour ce faire, la délégation permanente, sous la conduite de l’ambassadeur Alain Francis Gustave Ilboudo, s’est attelée à choisir et proposer des films qui cadrent avec la thématique. C’est ainsi que deux documentaires et un long métrage ont été projetés le 23 mai, en présence d’un parterre de cinéphiles.

Les deux documentaires d’une durée de 6 mn chacun, sont des réalisations d’une agence burkinabè. « De la Diplomatie à l’agriculture bio» montre l’expérience d’une jeune béninoise, diplomate de formation, qui a opté de s’investir dans l’agriculture, ce malgré la résistance de ses parents, tandis que « Donner une seconde vie au bois mort » est l’histoire d’un jeune burkinabè, diplômé en informatique, qui après quelques années  de service en France, décide de rentrer au pays, pour s’investir dans le travail du bois  avec une touche particulière. Avec le bois mort qu’il récupère, il fabrique des objets d’art et utilitaires de belle facture.

« Tourbillon à Bamako », le long métrage, est une œuvre du réalisateur français Philippe Dominique. D’une durée de 70 mn, le film est une comédie qui dévoile la vie quotidienne des jeunes de Bamako à travers la famille, l’amitié, le travail, et donne une autre image de l’Afrique que celle colportée par les médias occidentaux. Le film raconte la jeunesse africaine sous un autre jour que celui des guerres, de la famine, du misérabilisme.

Tout en comédie, sont abordés des thèmes tels que l’éducation, la polygamie, le Sida, l’excision…

En proposant ces films pour la soirée cinéma, Alain Francis Gustave Ilboudo relèvera que le thème de la semaine africaine 2017 valait bien un hommage à une Afrique qui gagne. Il a salué le groupe africain de l’UNESCO pour la confiance placée en son pays, qui a été responsabilisé pour le volet cinéma. « L’Afrique est jeune. Elle a une jeunesse dynamique et talentueuse, qui a les capacités de porter le progrès économique et sociale, gage de paix et de sécurité », dira-t-il, à l’ouverture de la soirée.

A l’issue de la séance, qui a été marquée par des échanges avec des membres de l’équipe du film, la gastronomie burkinabè a été honorée à travers un cocktail qui donnait à déguster, entre autres, des samsas du pays.

 

A. BAMBARA, A. BAGHNYAN, Ambabfparis, (Paris, 26 mai 2017)

 

Depuis cinq jours, nous vivons dans l’enfer. Nous sommes pourchassés, arrêtés, humiliés par les forces de sécurité guinéennes", raconte Hamidou Zoungrana, un orpailleur burkinabè à Doko, près de Siguiri.

Les orpailleurs burkinabè "sont très nombreux à avoir été arrêtés et incarcérés à la prison centrale de Siguiri ou dans les brigades de gendarmerie et de police de la ville", a précisé M. Zoungrana qui estime le nombre d’arrestations entre "cent et deux cents personnes".

L’information a été confirmée par une source policière : "Beaucoup de ressortissants burkinabè ont été arrêtés et détenus à la prison civile de Siguiri en attendant d’être expulsés. Ils ne comprennent pas que cette exploitation artisanale de l’or a été interdite par les autorités guinéennes depuis trois ans".

Ces arrestations surviennent dans le cadre d’un ratissage de l’armée dans les zones aurifères à la demande du ministère des Mines, a affirmé un responsable de ce département, sans indication de date ni de nombre.

 

Kaceto.net

Le 23 mai 2017 marque le 20ème anniversaire de la création de l’Ambassade du Burkina Faso à Vienne en Autriche. A cette occasion, nous avons rencontré le Coordonnateur de l’Association des Ressortissants du Burkina Faso en Autriche (ARBA). Cyprien KABORE nous présente l’association qu’il dirige depuis 2015 et se prononce sur bien de sujets d’intérêt. Il profite de cette opportunité pour souhaiter un joyeux anniversaire à l’Ambassade et exhorter les Burkinabè d’Autriche à adhérer plus massivement à l’ARBA.

 

Voudriez-vous nous présenter brièvement l’Association des Ressortissants du Burkina Faso en Autriche (ARBA) ?

Depuis les années 1990, la communauté burkinabè à Vienne organisait des activités et faisait preuve d’un grand dynamisme. Elle n’était pas encore organisée en association officielle. Au fil du temps, la nécessité s’est fait sentir et les choses ont été formalisées. Madame Julienne OUEDRAOGO fut la première Présidente de la communauté qui n’avait pas encore de siège fixe. Le 15 juin 1995, l’association a été restructurée et un nouveau conseil d’administration a été élu. Les membres ont adopté la dénomination de l’association ainsi que les statuts et les règlements intérieurs. C’est un mois plus tard, c’est-à-dire le 17 juin, que l’association et le bureau exécutif ont été officialisés. Depuis cette date, l’association renouvelle son conseil d’administration tous les trois ans.

Avant moi, trois Coordonnateurs généraux se sont succédé à la tête de l’Association. Il s’agit de Magloire OUEDRAOGO, Nébila BAKO et Salia KONATE.
L’objectif principal de l’association est de garantir la cohésion sociale entre les Burkinabè vivant en Autriche. Cela se réalise à travers diverses activités culturelles, cinématographiques et sportives pour les adultes comme pour les enfants. Elle travaille avec d’autres associations africaines et collabore avec diverses ONG.
Un autre objectif et non des moindres est de participer au développement de notre pays d’origine. Dans ce sens, plusieurs initiatives ont été prises mais ne sont malheureusement pas arrivées à terme.

L’association continue toujours à essayer d’autres méthodes et moyens d’implémentation de projets pour le Burkina.

A combien estimez-vous le nombre de Burkinabè vivant en Autriche et que fait l’ARBA concrètement pour rassembler tous ces compatriotes autour des idéaux de l’Association ?

Selon notre base de données électroniques, nous estimons à une centaine de personnes la communauté burkinabè en Autriche et la majorité vit à Vienne. Il faut préciser que ce nombre est celui de tous ceux qui ont adhéré ou s’intéressent à la vie de l’association. Pour rassembler tous ces compatriotes autour des idéaux de l’Association, nous organisons des activités culturelles et sportives, des parties de thé (comme au Burkina Faso). Pendant l’été, dès que le temps est favorable, nous organisons une partie de grillade au bord du fleuve Danube.
Pour cette année, la réservation de la place a déjà été faite et l’événement devra se dérouler, le 29 juillet 2017.

L’association invite aussi d’autres associations africaines à toutes ses activités. Les assemblées générales ordinaires, les baptêmes, les mariages et bien d’autres événements sont autant d’opportunités pour les membres de la communauté de se rencontrer. Ce sont des événements qui permettent à l’association de cultiver la solidarité et la fraternité entre membres de l’ARBA.

L’association utilise les technologies de l’information et de la communication pour maintenir le contact avec ses membres. Elle dispose d’une page Web (http://www.arba.at), Facebook (https://www.facebook.com/arba.vienne) et d’un groupe Viber pour assurer la fluidité de la communication et servir de plateforme d’échanges. Nous échangeons les informations à travers ces réseaux sociaux entre membres mais aussi avec des associations africaines et même avec d’autres associations sœurs de la diaspora burkinabè.

Dans quels domaines évoluent les Burkinabè d’Autriche et quels sont leurs rapports avec le pays d’accueil ?

La majorité des compatriotes vivant en Autriche évoluent dans l’industrie à savoir l’électronique, les techniques informatiques, l’énergie électrique, la mécanique et la mécatronique. Certains sont dans les secteurs des banques, de la santé et ou sont des agents commerciaux. Nous avons aussi parmi nous, des managers dans l’hôtellerie ou l’événementiel, des pédagogues de jardin d’enfants, des conseillers techniques en énergie renouvelable ou en appareils médicaux.
Il faut également noter qu’il y a des Ingénieurs d’application et de conception de système pour le contrôle industriel et la distribution d’énergie électrique.
Dans le secteur privé, certains d’entre nous exportent des véhicules ou des accessoires de véhicules vers le Burkina Faso, d’autres importent des produits burkinabè pour les revendre en Autriche comme le beurre de karité ou des Habits « Faso dan Fani ».

Il est heureux de constater que la majorité des Burkinabè vivant en Autriche maintiennent des relations directes et suivies avec leurs familles au Burkina Faso.

Quelles sont les difficultés majeures que vit la communauté burkinabè dans cette partie du monde ?

De manière globale, la communauté burkinabè en Autriche est bien intégrée. Toutefois, les difficultés ne manquent pas. Elles sont hértéogènes et complexes selon le statut de tout un chacun. On peut citer la grande difficulté pour certains des nôtres de trouver un travail qui puisse permettre de s’épanouir ou de créer sa propre source de revenu. Même s’il est plus ou moins marginal, il faut citer le racisme. Comme partout en Occident, on rencontre des personnes qui n’aiment pas toujours les étrangers, pensant à tort qu’ils sont la source de leurs malheurs.

L’Ambassadeur souhaite disposer d’une base de données consolidée, entretenir une communication régulière et œuvrer à la protection et à l’encadrement des Burkinabè résidant en Autriche et dans les autres pays de la juridiction. Quelle contribution peut-il attendre de l’ARBA pour relever un tel défi ?

Nous avons déjà discuté de la question en interne entre membres du bureau de l’association. En effet, le dispositif statuaire de notre association ne permet pas au bureau exécutif de partager les données de ses membres avec des personnes ou des structures non membres de l’association. Nous motivons les membres à aller s’immatriculer à l’Ambassade. La question étant délicate ici, nous avons aussi envisagé une campagne de sensibilisation pour expliquer aux membres de l’ARBA la nécessité de partager leurs données avec l’ambassade. Dans ce sens, des initiatives seront prises avec les responsables de l’Ambassade. Comme vous l’avez indiqué, il s’agit en réalité de disposer d’une base de données consolidée, entretenir une communication régulière et œuvrer à la protection et à l’encadrement des Burkinabè résidant en Autriche et dans les autres pays de la juridiction.
L’utilisation qui en sera faite étant claire, nous devrions pouvoir convaincre non seulement les membres mais également les autres compatriotes à adhérer à cet exercice.

Dans le PNDES, il est écrit : « Les Burkinabè de l’extérieur seront appelés à mettre à profit leur savoir-faire capitalisé dans leur pays de résidence. Ils auront une contribution importante à apporter à la mobilisation des ressources et des compétences, par la proposition de solutions innovantes aux préoccupations des populations. Ils seront également sollicités pour participer à la réalisation des investissements structurants, au renforcement de l’entreprenariat et de l’innovation, surtout dans le domaine des TIC ». Quelle appréciation faites-vous de cette vision des plus hautes Autorités du Burkina Faso et quel rôle les Burkinabè d’Autriche comptent-ils jouer pour ne pas rester en marge de cet appel ?

Nous apprécions beaucoup cette vision qui est un vecteur directeur du développement économique et social qui offre l’opportunité à la diaspora de pouvoir mettre en œuvre ses compétences et ses expériences. Nous avons eu l’opportunité d’échanger longuement sur la question avec la Ministre déléguée en charge des Burkinabè de l’extérieur, Mme Solange Rita AGNEKETOM/BOGORE.

Nous Burkinabè de l’Autriche, nous nous sentons concernés et interpellés. Nous pensons que nous pourrons apporter notre contribution dans la mobilisation des ressources et des compétences, la réalisation des investissements structurants, le renforcement de l’entrepreunariat et de l’innovation. Déjà lors de notre Assemblée générale du 15 octobre 2015, nous avons créé le groupe des professionnels de la diaspora burkinabè d’Autriche. Le groupe est en train de se consolider et prépare des projets de collaboration avec des institutions privées au Burkina Faso. Nous avons prévu d’élaborer la stratégie de base qui permettra au groupe des professionnels de pouvoir contribuer à la réalisation des objectifs prédéfinis dans le PNDES. La « Conference call » des membres du groupe, organisée le samedi 20 mai 2017, entre dans ce cadre.

L’Ambassadeur Dieudonné KERE a partagé sa vision et sa feuille de route avec vous lors des audiences qu’il a accordées à l’ARBA. En plus de votre engagement à lui apporter tout votre soutien, auriez-vous des suggestions à faire afin de contribuer à la réussite de sa mission ?

Nous comptons contribuer à la recherche de partenaires dans la limite de nos possibilités qui pourront aider à la réalisation de sa mission en général. Nous avons également à cœur de mener des activités socio-économiques et culturelles pour promouvoir et mieux faire connaître en Autriche des événements comme le SIAO et le FESPACO.

Dans cette dynamique, nous souhaitons avoir des contacts réguliers avec son Excellence KERE pour non seulement bénéficier de ses conseils mais également pour envisager l’éventualité d’organiser en synergie avec les délégués au CSBE et l’ambassade des activités dans divers domaines. Nous lui réaffirmons la disposition de l’ARBA à l’accompagner pour la réussite de sa mission.

23 mai 1997- 23 mai 2017. L’Ambassade du Burkina Faso à Vienne a 20 ans. Quels sentiments vous animent à l’occasion de cet anniversaire et quels sont vos souhaits ?

Un sentiment de fierté et de satisfaction nous anime étant donné que l’ambassade constitue notre maison commune. Elle est un partenaire de premier plan de l’Association des Ressortissants du Burkina Faso en Autriche. En cette heureuse circonstance, nous ne pouvons que souhaiter tout le bonheur à son Excellence Monsieur Dieudonné KERE et son personnel.

Un mot vous est-il resté sur le cœur ?

Le groupe des professionnels compte beaucoup sur l’ambassade pour l’aider dans sa volonté de s’impliquer dans la réalisation du PNDES notamment en ce qui concerne le renforcement de l’entrepreunariat et de l’innovation.

Je voudrais profiter de l’occasion que vous m’offrez pour exhorter les compatriotes, qui hésitent encore, à nous rejoindre dans l’association. Nous avons besoin du professionnalisme et l’esprit de travail d’équipe « Team work » de tous ces professionnels ou/et experts de la diaspora burkinabè en Autriche. Il s’agit avant tout de nous enrichir mutuellement ici et de partager notre riche expérience avec nos compatriotes restés au pays. Dans ce partage, nous trouverons l’énergie nécessaire pour faire face aux dures réalités des pays d’immigration et nous pourrions apporter notre pierre à l’édification de la patrie.

Simon YAMEOGO
Correspondance particulière

La diaspora burkinabè en France  a décidé de ne pas rester en marge du projet de développement national initié par le gouvernement Thiéba et ce, à travers une plateforme qui se veut un cadre de concertation et d’actions pour les intérêts des hommes d’affaires de la diaspora.

L’idée est née pendant le PNDES lors d’une discussion avec plusieurs représentants de sociétés, des entrepreneurs burkinabè et étrangers venus de plusieurs horizons sur la possibilité de créer un cadre où les hommes d’affaires pourraient se rencontrer pour mutualiser leurs efforts pour  leurs intérêts et pour le développement du Burkina Faso.

L’objectif visé par l’initiateur de cette organisation, Diessongo Gara, entrepreneur résident en France, est de regrouper les entrepreneurs burkinabè de l’étranger ainsi que tout entrepreneur étranger  faisant des affaires au Burkina Faso.

« L’objectif  premier de ce regroupement est de permettre aux entrepreneurs et hommes d’affaires  burkinabè de se communiquer efficacement, de défendre leurs intérêts communs, et de faire affaire ensemble. L’idée, c’est de mutualiser les efforts pour faire des affaires, conquérir des marchés publics  et privés au Burkina Faso ainsi qu’à l’international », explique Diessongo Gara.

En second lieu, cette organisation permettra aux entreprises  étrangères ayant pour projet d’intervenir au Burkina Faso, d’avoir des interlocuteurs du monde des affaires au Burkina.

L’initiateur de cette union entend « réunir les compétences diverses pour participer au développement économique et social du pays des hommes intègres et éviter ainsi les fuites économiques et de compétences ».

 

Bénéficiant du soutien du conseiller spécial du Président du Faso, Adama Kanazoé, Diessongo Gara en appelle à toute la diaspora burkinabè et particulièrement à ses entrepreneurs ayant une entreprise au Burkina Faso ou ailleurs dans le monde. Mais, également à tous les opérateurs  économiques étrangers détenteurs d’entreprises au Burkina Faso, à participer à la mise en place de cette organisation.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24                                          

A la faveur de la commémoration du 20ème anniversaire de la création de l’Ambassade du Burkina Faso à Vienne en Autriche, nous sommes allés à la rencontre des Délégués au Conseil supérieur des Burkinabè de l’extérieur d’Autriche. Avec messieurs Auguste BAMOGO et Babou Josué IDO, nous avons échangé sur leurs missions et les efforts qu’ils déploient quotidiennement pour accompagner les compatriotes vivant dans cette partie du monde.

Œuvrer à ce que les Burkinabè de l’extérieur puissent pleinement participer au développement économique, social et culturel du Burkina-Faso est une mission noble mais délicate. En effet, cette disposition d’esprit nécessite au préalable qu’ils connaissent et respectent les conventions, les lois et règlements des pays d’accueil, qu’ils bénéficient de bonnes conditions de vie et qu’ils aient une bonne insertion dans leur milieu de travail.

C’est le challenge des Délégués CSBE. En Autriche, Auguste BAMOGO et Babou Josué IDO ont été désignés dans une atmosphère de famille empreinte de respect mutuel pour présider aux destinées du Conseil. Et pour monsieur BAMOGO, qui réside en Autriche depuis maintenant 26 ans, sa mission est claire : « ma volonté est avant tout d'aider mes compatriotes vivant en Autriche dans la mesure de mes moyens. Etre la voix de mes compatriotes en temps opportun et leur servir de liaison avec l'ambassade si nécessaire ».

Il estime qu’on peut évaluer les Burkinabè vivant en Autriche à environ 200 personnes.Ils évoluent dans divers domaines et la majorité s’est bien intégrée. Dans ce sens, l’on peut se féliciter de la précieuse contribution des Burkinabè de la diaspora au mieux-être de leurs familles et au développement de leurs régions d’origine à travers des transferts d’argent et des investissements dans divers domaines. 

 

Auguste BAMOGO  et Babou José IDO: ils essaient de remplir au mieux leur mission de Délégués au CSBE

A propos des rapports que les Délégués CSBE entretiennent avec l’Ambassade, il pense qu’après un début plutôt difficile pour cause de méfiance mutuelle, les choses vont en s’améliorant.

A l’occasion de la célébration du 20ème anniversaire de l’Ambassade, les délégués se félicitent du chemin parcouru et surtout des efforts qui sont faits. Et de monsieur BAMOGO de poursuivre : « Je suis très heureux de voir l'effort que l’ambassade du Burkina à Vienne fait pour consolider la communication entre elle et les ressortissants burkinabè de la sous région. Cet effort porte des fruits car de plus en plus des Burkinabè vivant en Autriche partent maintenant à l'ambassade. Ce qui n'était pas le cas il y a de cela quelques années. Un grand merci à toute l'ambassade. »

Le souhait des Délégués CSBE est que toutes les parties prenantes continuent  d’œuvrer pour l’union des Burkinabè en Autriche et de par le monde, pour une fraternité et une solidarité effective entre fils et filles d’un même pays. Si nous cultivons ces valeurs, nous pourrions mieux nous organiser pour gagner ensemble le combat du développement du pays, ont-ils conclu.

Ambassade du Burkina Faso à Vienne

 

 

La journée culturelle burkinabè  a été organisée le dimanche 21 mai 217 par la communauté catholique des Burkinabè de France (ccbf), dans la paroisse Notre Dame de l’Assomption, dans le 16e arrondissement de Paris. Au cours de la journée, les Burkinabè vivant à Paris ont donné de voir leur savoir-faire culinaire. Des mets burkinabè ont été préparés et les visiteurs n'ont pas manqué de déguster ses mets exquis.

En plus des mets, des produits tels que la Spiruline et autres ont été présentés au public. On a aussi apprécié l'habillement traditionnel dans lequel plusieurs compatriotes s'étaient endimanchés. En un mot pour mille, la diplomatie culturelle était au rendez-vous, toute chose qui participe au rayonnement international de notre pays et à la valorisation de ses produits alimentaires dans la Capitale française.

GUIGUENDE Moumini

À l'occasion du Comité de Pilotage du Processus de Rabat, qui s'est tenu le 21 mars 2017, la Présidence du Processus de Rabat est passée des mains de la République du Mali à celles du Royaume de Belgique. En tant que nouvelle présidente, la Belgique présidera les futures sessions du Comité de Pilotage et continuera d'être une force motrice de ce dialogue de migration.

Le Service public fédéral Affaires étrangères de Belgique sera le point focal pour les activités du pays en tant que président du Comité de Pilotage. En tant que tel, la Belgique guidera le dialogue au travers du processus de réflexion et de l'élaboration d'un nouveau programme de coopération pluriannuel pour le Processus de Rabat, qui sera adopté lors de la cinquième Conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement au début de l'année 2018.

Parmi les priorités de la Belgique figurent la poursuite des débats ouverts et francs entre les pays partenaires qui caractérisent actuellement le dialogue et qui visent à aborder collectivement les causes profondes de la migration. La Belgique soutient également la participation des organisations de la société civile dans le Processus de Rabat, et souhaite en outre renforcer la communication externe sur le dialogue, son mandat et son rôle.

La Présidence du Comité de Pilotage du Processus de Rabat alterne périodiquement entre les pays partenaires africains et européens, ce qui contribue à la gouvernance équilibrée du dialogue. Le rôle du Comité de Pilotage est de stimuler la coopération entre les États, de préparer l'orientation politique du dialogue et d'assurer la mise en œuvre des Déclarations ministérielles.

 
processus-de-rabat.org/fr/en-action.html
Élections législatives en France : Une Burkinabè en lice

Originaire du Burkina Faso et installée en France depuis 8 ans, Huguette Tiégna a été retenue comme candidate pour la République en Marche sur la 2e circonscription du Lot. Rencontre.

À 35 ans, Huguette Tiégna dispose d’un CV long comme le bras ! Une licence en électronique obtenue au Burkina en 2007, un diplôme d’ingénieur au Niger en 2009, un doctorat en génie électrique à l’université du Havre en 2013, chercheuse (prix pour ses travaux sur l’écoconception des machines électriques en 2012), inventeur et co-auteur de 5 brevets… Professionnellement, elle occupe le poste d’ingénieur Recherche et Développement chez Whylot, la start-up figeacoise spécialisée dans la conception et la fabrication de moteurs électriques innovants pour les marchés des énergies renouvelables.

En revanche, côté «carrière politique», ne cherchez pas : la case est vierge. Huguette Tiégna a beaucoup milité dans l’associatif, mais la politique, jamais. Elle n’a mis le doigt dans l’engrenage qu’en 2016, à la naissance du mouvement En Marche ! Quelques mois plus tôt, elle avait croisé le chemin d’Emmanuel Macron : le ministre de l’économie était alors venu inaugurer Whylot – symbole d’innovation et d’écologie dans l’économie moderne.

Le charisme du président

«Il s’intéressait à l’entreprise, aux produits, aux personnes aussi. Il venait vers nous, il nous écoutait» commente-t-elle.

Alors quand le futur président de la République a lancé son mouvement, elle lui a aussitôt emboîté le pas. Au-delà du charisme du futur président de la République, Huguette Tiégna apprécie également son engagement pour l’innovation (son métier), son envie de moralisation de la vie publique, son pragmatisme…

Adhérente dès avril 2016, elle est devenue coordinatrice de la Grande Marche dans le Lot, animatrice du comité de Figeac puis responsable de la formation et de la mobilisation des comités du Lot, avant de prendre une part active à la campagne présidentielle de 2017 et enfin de porter les couleurs du Mouvement aux législatives.

Bref, un pur «produit» Macron ! Même l’anecdote de son arrivée en France relève d’un événement «pré-macroniste» : elle débarque au Havre, et c’est le maire qui l’accueille, le futur premier ministre Édouard Philippe. C’était sans doute un signe…

Source : ladepeche.fr
ECHOMAGAZINE
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le thème principal du dixième Forum Mondial sur la Migration et le Développement qui se tiendra à Berlin du 28 au 30 juin 2017 sera «Vers un contrat social mondial sur les migrations et le développement». Il indique l'impératif d'aborder et d'équilibrer les intérêts des migrants et de leurs pays d'origine, de transit et de destination dans le cadre d'une migration sûre, régulière et ordonnée. Il reflète également différents niveaux de gouvernance, en répondant aux stratégies nationales, internationales et coopératives et vise à développer une compréhension par l'inclusion de toutes les parties prenantes.

Les débats  seront structurés autour des trois sous-thèmes suivants, répartis sur six tables rondes:

  • Migration et développement grâce à des stratégies nationales: améliorer l'efficacité des politiques intérieures

Table ronde 1.1: Outils et sauvegardes pour la cohérence des politiques - Trouver la bonne combinaison de politiques pour équilibrer les différents intérêts et objectifs

Table ronde 1.2: De l'agenda mondial à la mise en œuvre - Plans d'action nationaux pour les objectifs de développement durable liés à la migration (SDG).

  • Migration et développement par le biais de partenariats multilatéraux et bilatéraux: créer des perspectives pour un développement inclusif

Table ronde 2.1: aller au-delà des situations d'urgence - Créer des solutions de développement au bénéfice mutuel des communautés d'accueil et d'origine et des personnes déplacées;

Table ronde 2.2: Favoriser l'impact sur le développement des migrants de retour

  • Migration et développement: trouver des stratégies au-delà de l'État

Table ronde 3.1:  Améliorer le potentiel du secteur privé pour les partenariats de compétences mondiales

Table ronde 3.2: Renforcer la coopération - Permettre les contributions de la société civile à l'intégration des migrants

 

Démarré en 2007 à Bruxelles en Belgique, le Forum s’est tenu de 2008 à 2016 successivement à Manilles aux Philippines, à Athènes en Grèce, à Puerto Vallarta au Mexique, à Genève en Suisse, à Port-Louis en Ile Maurice, à Stockholm en Suède, à Istanbul en Turquie et à Dacca au Bangladesh. Notre pays a toujours pris part où il a eu l'occasion de partager l'expérience du Burkina Faso en tant que pays d'émigration. Cette année, Madame SENI Izou Antoinette Rose représentera le Burkina Faso  au Forum Mondial sur la Migration et le Développement (FMMD), qui aura lieu à Berlin du 28 au 30 juin 2017. Il faut préciser que ce sont l'Allemagne et le Maroc qui assurent la co-présidence du FMMD allant de la période 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018. Le Onzième Forum aura lieu au Maroc en 2018.

Le Forum Mondial sur la Migration et le Développement est un processus mené par les Etats. Sa création fut suggérée par Kofi Annan, comme un moyen de continuer « le Dialogue de haut niveau sur la migration internationale » organisé à New-York en septembre 2006 par les Nations unies.

Le Forum qui relève d’un processus inter-étatique volontaire, informel et non contraignant, ouvert à tous les Etats membres et observateurs des Nations Unies, a pour objectif d’améliorer la coopération pour renforcer les liens entre migration et développement. Il vise d’une part à protéger les droits des travailleurs migrants et d’autre part à faciliter une migration sûre, régulée et responsable.

GUIGUENDE Moumini

 

 

 

 

 

Sous la présidence du Royaume de Belgique, près de 60 pays et organisations partenaires du Processus de Rabat se sont réunis à Bruxelles pour discuter des futures priorités politiques et opérationnelles dans le cadre du Dialogue Euro-africain sur la migration et le développement (Processus de Rabat).

Cette réunion marque l’ouverture officielle des préparatifs pour la cinquième Conférence ministérielle euro-africaine sur les migrations et le développement, qui se tiendra début 2018. Le SOM contribue en particulier à définir le programme de coopération pluriannuel et le cadre stratégique pour la période 2017-2020, qui seront adoptés lors de la Conférence ministérielle.

Dans le contexte des défis migratoires actuels et à venir, les fonctionnaires de haut niveau discuteront les cadres des politiques. Ces discussions se sont reposées sur le programme de coopération pluriannuel du Processus de Rabat (Programme de Rome (2014-2017)), sur le Plan d'action commun de la Valette, adopté lors du Sommet de la Valette sur les migrations (Novembre 2015), sur le Rapport d'analyse du Processus de Rabat pour la Réunion des Hauts Fonctionnaires qui s'est tenu à Malte du 8 au 9 février 2017, ainsi que sur les Conclusions conjointes développées conjointement par le Processus de Rabat et le Processus de Khartoum dans le cadre de cette rencontre.

La Réunion des Fonctionnaires de Haut Niveau du Processus de Rabat s'est concentré sur l'établissement d'une compréhension commune du contexte migratoire et politique dans lequel le Processus de Rabat évolue actuellement, comme le partenariat Afrique-UE et le suivi du Sommet de la Valette sur les migrations. En outre, les activités et les réalisations de la période de mise en œuvre précédente du Processus de Rabat (2014-2017)ont été présentées. Les priorités thématiques et politiques qui devraient être prises en compte par le programme de coopération pluriannuel pour la période 2017-2020 ont été discutées. Le SOM a fourni une plate-forme importante pour les pays partenaires, afin de discuter de leurs priorités respectives et d'atteindre un terrain d'entente.

 

processus-de-rabat.org