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Visite du Président du Faso à Genève : Les Burkinabè de la Suisse veulent apporter leurs pierres à la construction de l’édifice national
C’était une première pour la communauté burkinabè vivant en Suisse d’être reçue par le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE le dimanche 15 octobre 2017 pour des échanges directs. La rencontre s’est focalisée sur les développements de l’actualité nationale. 
Les Burkinabè vivant en Suisse ont fait résonner les instruments de musique traditionnelle du pays sur les bords du Lac Léman pour accueillir le Président du Faso. Ils sont venus de plusieurs régions de la Confédération helvétique pour échanger avec le Président du Faso. Vivant loin de la terre natale, nos compatriotes de la Suisse ne sont pas moins connectés aux réalités du pays. Face au chef de l’Etat, ils ont donné leur lecture de l’évolution de l’actualité nationale, en mettant en exergue leurs préoccupations liées aux questions de justice pour les dossiers du putsch manqué, des assassinats politiques et des crimes économiques. Les compatriotes vivant en Suisse ont également voulu être rassurés par le chef de l’Etat sur les questions de sécurité alimentaire et de l’accès à la formation professionnelle pour créer plus d’emplois au profit des jeunes. Ils ont souhaité de la part du gouvernement burkinabè, des efforts pour maîtriser l’inflation dans les transactions immobilières. Par la voix de Monsieur Désiré DABIRE, Secrétaire exécutif de l’Association des Burkinabè de la Suisse, ils ont interpellé le gouvernement sur les défis sécuritaires qui selon eux freinent l’élan de certains investisseurs. 
Le Président Roch Marc Christian KABORE a tenu à rassurer les Burkinabè vivant en Suisse sur les dispositions prises par le Gouvernement pour garantir la sécurité à l’intérieur du pays. Il a aussi évoqué les dispositions prises au niveau sous régional pour limiter les déplacements des terroristes le long de nos frontières. Sur les questions de la cohésion nationale, le Président du Faso a fait remarquer que « sans la vérité et la justice, la réconciliation est un vain mot ». Pour aller vers cette réconciliation tant souhaitée, le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale (HCRUN) épluche plus de 5000 dossiers liés aux crimes économiques et politiques, aux crimes de sang, a fait savoir le Président du Faso. Il a aussi signalé l’ouverture des grands dossiers pendants par la justice qui poursuit ses travaux en toute indépendance. 
Pour consolider les bases de notre démocratie, le Président Roch Marc Christian KABORE a mentionné les réformes politiques et institutionnelles engagées de manière participative en vue d’équilibrer les pouvoirs. Il a invité la diaspora à s’impliquer à la construction de la mère patrie et à respecter les lois de leur pays d’accueil. Il a particulièrement invité les hommes d’affaires burkinabè vivant en Suisse à accompagner la mise en œuvre du Plan national de Développement économique et social (PNDES). 
La diaspora burkinabè en Suisse est estimée à environ 500 personnes. Elle compte des étudiants, des fonctionnaires internationaux, des travailleurs immigrés et des promoteurs culturels. 
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Séjour du Président du Faso au Sénégal : Echanges à bâtons rompus avec les Burkinabè du Sénégal

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, s’est entretenu avec ses compatriotes résidant à Dakar, en fin d’après-midi du 14 octobre 2017 à la résidence de l’Ambassadeur du Burkina au Sénégal.
Le mot introductif à cette rencontre a été fait par Madame Aline KOALA, Ambassadeur du Burkina Faso auprès de la République du Sénégal. Elle a rappelé que c’est la seconde fois que le Président Roch Marc Christian KABORE dégage de son temps pour s’entretenir avec ses compatriotes du Sénégal après la rencontre de juin 2016. 
Madame KOALA a profité de l’occasion pour faire le bilan des relations entre le Sénégal et le Burkina, caractérisées notamment par la bonne entente, les liens forts existant entre les deux chefs d’Etat et des relations diplomatiques exemplaires dont le point d’orgue est la présente visite d’amitié et de travail du Président du Faso. 
Parlant des Burkinabè du Sénégal, Madame l’Ambassadeur a dit au chef de l’Etat qu’il peut être fier de ses compatriotes du Sénégal qui sont organisés soit en associations, en amicales, en unions, etc. et qui mènent de multiples actions de solidarité et des activités culturelles et récréatives très prisées par eux-mêmes, voire par d’autres communautés étrangères.
Elle a clos son intervention en rappelant le projet de construction d’une ambassade dont le terrain est déjà acquis et la nécessité d’acquérir un autre terrain aux fins d’édifier la résidence.
Après l’Ambassadeur Aline KOALA, ont pris la parole tour à tour, le président de l’Association des étudiants burkinabè au Sénégal, Madame Augustine KIBA, la présidente de l’Union des femmes burkinabè au Sénégal, Monsieur TAhirou OUATTARA, le président de l’Union fraternelle des ressortissants burkinabè vivant au Sénégal, le secrétaire général de l’Association des scolaires du Burkina au Sénégal et enfin le doyen des Burkinabè vivant au Sénégal. 
Les attentats terroristes, l’opération 40 000 logements, les conditions d’études et de vie des étudiants, la disponibilité des compétences dont regorge la diaspora pour participer à l’œuvre de construction nationale ont été les thèmes clés de leurs interventions. Y figuraient aussi la participation de la diaspora aux activités politiques, notamment l’élection présidentielle de 2020, l’acquisition de documents administratifs, etc.
Le Président du Faso, avant que des réponses aux préoccupations spécifiques ne soient apportées soit par lui-même, soit par les membres du gouvernement, a fait à ses compatriotes du Sénégal, le point de la vie nationale au pays dont l’élément majeur est la problématique sécuritaire. Il leur a expliqué les desseins des terroristes, salué l’action quotidienne des Forces de Défense et de Sécurité et invité la diaspora à s’impliquer dans la lutte contre le terrorisme. Le chef de l’Etat a enfin rappelé la détermination des dirigeants à poursuivre l’œuvre inlassable de développement, nonobstant les coups de boutoir des ennemis du Burkina Faso.

DCPF et GUIGUENDE Moumini

Le problème semble aller plus vite que les propositions de solutions. Pendant que la communauté internationale rassemblée à Genève réaffirmait les valeurs fondamentales de solidarité et dressait des plans pour assurer la protection des personnes contraintes à l’exil, le flux de réfugiés ne faisait que gagner en ampleur. Morceaux choisis du discours de Filippo Grandi :

« En seulement cinq semaines, un demi-million de réfugiés Rohingya ont fui les violences terrifiantes au Myanmar, après avoir subi pendant des décennies l’érosion progressive de leurs droits. Et pendant que ces Rohingya traversaient la frontière pour se réfugier au Bangladesh, plus de 50 000 réfugiés fuyaient du Soudan du Sud, la promesse d’indépendance ayant été compromise et le pays vidé de ses populations. Par ailleurs, 18 000 personnes fuient de violents affrontements en République centrafricaine, malgré les premiers signes ayant donné à croire que le conflit était en train de s’apaiser. »

Et les exemples foisonnent, tous plus désolants les uns et les autres, sans que ne se dessine une véritable solution dans le court ou moyen terme, parce que « les crises en cours s’aggravent, et la quête de sécurité et de protection est devenue plus dangereuse pour bon nombre de réfugiés ».

Cet afflux croissant de réfugiés, signe extérieur d’un mal-être de l’humanité, est une conjonction de divers facteurs : Fracture, sociale, sous-développement et pauvreté, changement climatique et dégradation de l’environnement, inégalité et exclusion, mauvaise gouvernance et absence de gouvernance, faiblesse de l’État de droit, sont quelques unes des causes relevées par le Haut-commissaire Grandi. « Mais, a-t-il indiqué, les mouvements de réfugiés sont également la conséquence de la faiblesse de la coopération internationale ». Une situation exacerbée ces dernières années par des idéologies politiques détestables qui exploitent les peurs des populations, et c’est ainsi que naissent les réactions xénophobes et les diverses mesures de restriction à l’endroit des réfugiés.

Prévenir et arrêter les conflits

Le fait est que dans certaines contrées, les foules de réfugiés arrivent au sein de communautés très affectées par la pauvreté et le sous-développement, suscitant parfois des mouvements de rejet et partant, une détérioration constante des conditions de protection.

Une éventuelle solution au problème devra donc prendre en compte la suppression des causes. Cela inclut, entre autres mesures, un règlement politique durable des conflits, des investissements pour le développement, l’instauration de la démocratie et de la bonne gouvernance.

« Sans une détermination commune à prévenir, arrêter et régler les conflits, le monde continuera à faire face à de nouveaux afflux de réfugiés et sera obligé de renforcer ses capacités pour y répondre », a affirmé Filippo Grandi.
La communauté internationale travaille à l’élaboration d’un Pacte mondial sur les réfugiés qui se veut un mécanisme de partage des responsabilités devant engager tous les États membres.

« Concrètement, le processus entraînera un appui plus prévisible aux pays et communautés d’accueil, davantage de places de réinstallation et d’autres voies légales d’admission dans des pays tiers, et un plus grand engagement dans la résolution des conflits (au niveau de leurs causes profondes) pour que le rapatriement volontaire devienne une option réelle et durable. Nous devons travailler ensemble sur tous ces éléments, avec la même détermination », a indiqué le Haut-commissaire. Il a invité les pays membres à investir dans l’éducation, les moyens d’existence et le développement des compétences.

« L’éducation, a affirmé Filippo Grandi, est une question particulièrement urgente. Seulement six enfants réfugiés sur 10 fréquentent l’école primaire, contre neuf enfants sur 10 dans le monde. Refuser l’éducation aux enfants réfugiés c’est refuser un avenir à leur pays ».

L’éducation des enfants, mais aussi l’intégration des réfugiés. Sauf que pour les pays d’accueil en Afrique ou l’on enregistre près de 20 millions de personnes déplacées, les ressources se font rares. Dans une déclaration commune adressée à la 68è session du Comité exécutif, le Groupe africain a indiqué que « les efforts humanitaires pour lutter contre l’insécurité alimentaire nécessitent un soutien renforcé dès à présent. En effet, la région africaine doit faire face à des diminutions alarmantes des rations alimentaires qui engendrent de sérieux problèmes de santé et de malnutrition dans les camps de réfugiés ».

Des réfugiés parfaitement intégrés au Burkina

Le Burkina Faso qui accueille 33 500 réfugiés sur son territoire partage cette préoccupation du Groupe africain mais demande surtout le soutien des partenaires au développement pour renforcer la sécurité des camps de réfugiés dans une région qui fait l’objet d’attaques répétées depuis 2016. L’une de ces attaques a même ciblé le camp de réfugiés de Mentao le 22 septembre dernier.

« Ces nouveaux développements devraient être considérés avec une attention particulière. Ils posent avec acuité la question sécuritaire dans la région d’accueil des réfugiés », a affirmé la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur, chargée de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Rita Solange Agneketom / Bogoré, dans sa déclaration à l’assemblée le 3 octobre dernier.

Des attaques qui, selon la ministre ont entraîné un déplacement important des populations autochtones, compromettant ainsi les efforts du gouvernement dans la gestion et l’intégration harmonieuse des réfugiés.

« Ces réfugiés des camps et hors camps, explique t-elle, bénéficient de la protection et vivent en parfaite harmonie avec les communautés d’accueil. Mille trois cent cinquante (1350) enfants réfugiés sont scolarisés dans les écoles des camps qui accueillent également d’autres enfants de la région. Il faut également noter que les communautés d’accueil bénéficient des soins de santé dans les dispensaires destinés au camp de réfugiés et ont également accès à l’eau potable ».

Ces attaques, selon elle, mettent également à rude épreuve la mise en place, dans la région, de solutions durables à la problématique des réfugiés et des personnes déplacées à travers une planification inclusive du développement. Notamment leur prise en compte dans le processus de développement du pays, à travers notamment le Plan National de Développement Économique et Social (PNDES) et le Programme d’Urgence pour le Sahel (PUS).

Il y a néanmoins des raisons d’espérer. L’humanité doit se donner les moyens de construire la paix et la stabilité à long terme et pour cela, le Haut-commissaire aux réfugiés de l’ONU compte sur la restauration d’une vision de la coopération internationale fondée sur les valeurs, pour que le « désespoir de millions d’hommes, de femmes et d’enfants chassés de leur maison et contraints à une vie pleine d’incertitudes, ne constitue plus une tache dans notre conscience collective ».

Mathieu Bonkoungou
Ambassade Mission permanente du Burkina à Genève

L’Association des Burkinabè de New York (ABNY) a procédé ce dimanche 7 mai 2017 au renouvellement de son bureau exécutif. Au départ, une seule équipe avait présentée sa candidature et comme il fallait s’y attendre elle tout simplement a été plébiscité au soir du vote. Et c’est Tommy Régis ZONGO qui doit désormais présider à la destinée des Burkinabè de New York.

C’est à la 598e GRAND CONCOURSDE dans le Bronx que les Burkinabè vivant dans l’Etat de New York ont installé leur bureau de vote ce dimanche 7 mai 2017. Etant donné que l’équipe constituée par Tommy Régis Zongo n’avait pas de concurrent l’enjeu de cette élection était le taux de participation. C’est donc tout  naturellement que cette équipe qui a été constituée par consensus a été plébiscitée. Au dépouillent, moins 15% de l’estimation des Burkinabè de cette contrée ont pris part au scrutin, selon le président du comité d’organisation Etienne Saoura.

L’équipe dont le mandat a été validé promet de travailler pour le rassemblement des fils et filles du pays des hommes intègres vivant dans cette partie du monde.

Pour son premier responsable Tommy Régis Zongo il va : ‘’ Dans un premier temps c’est de travailler à conscientiser et à responsabiliser notre communauté. Secundo, de travailler a une cohésion sociale, une cohésion communautaire, a une unification des différentes couches qui pour certaines mésententes, pour certaines futilités font observer une discordance". Il place son mandat sous le signe de la cohésion et l’unité.

Pharmacien de son état à New York, et jeune entrepreneur dans son pays le Burkina Faso, Tommy Régis Zongo vit aux Etats Unis depuis 20 ans. Il remplace à la tête de l’ABNY Issiffou Ouédraogo pour un mandat de 2 ans.

Victor Bassolé

Burkina Demain

Le président de l’Association des Burkinabè de New York  (ABNY), Tommy Zongo, est au pays. Un séjour qu’il met à profit pour voir les siens, mais aussi pour préparer la « nuit du Faso dan fani » chez l’Oncle Sam. Dans cet entretien, le pharmacien parle des difficultés d’intégration des Burkinabè aux Etats-Unis d’Amérique.
 
Sidwaya (S.) : Votre association organise « la nuit du Faso dan fani » et une journée en hommage à la femme à New York. Quel est l’état des préparatifs à un mois de l’évènement ?   
 
 
Tommy Zongo (T. Z.) : La nuit du « Faso dan fani » est organisée spécialement pour rendre hommage à la femme. Le « Faso danfani » est notre repère culturel, notre identité nationale. Comme on le dit, toute civilisation a une identité culturelle. Nous nous identifions à ce tissu, qui est une richesse incommensurable. C’est à nous de le porter très haut.
Les préparatifs vont bon train. Je suis à Ouagadougou pour d’autres circonstances, mais j’ai profité pour établir les derniers contacts, pour mettre les derniers  rouages en place au niveau artistique et organisationnel pour la réussite de  cet évènement.
Coté New York, nous avons trouvé une salle de spectacles qui peut contenir plus de 500 personnes. C’est un lieu approprié, un cadre idéal et sécurisé qui peut recevoir nos autorités.
 
 
S. : Quel sera le menu de cette soirée ?
 
 
T. Z. : Au cours de la journée, il y aura un ensemble d’activités visant à rendre hommage à la femme, une rue marchande.
Les participants viennent de partout. A New York, toute la communauté burkinabè est mobilisée. Dans les autres Etats où vivent les Burkinabè, c’est la même détermination. Des artistes locaux burkinabè qui résident à New York prendront part à la fête. Ils seront accompagnés par ceux qui viendront du pays. Nous avons invité des artistes modernes mais aussi traditionnels.
 
 
S. : Comment se porte l’association des Burkinabè de New York? 
 
 
T. Z. En ce moment, l’association se porte bien. Actuellement, nous travaillons en fonction de ce qui nous a été assigné dans le cahier des charges par la communauté. Nous sommes en train d’évoluer positivement  conformément au plan d’actions que nous avons établi tout au cours des deux années que dure notre mandat.
 
 
S. : Vous venez d’accéder à la tête de l’Association. Nouveau président, nouveaux défis, dit-on. Quels sont vos nouveaux chantiers ? 
 
 
T. Z. : Le défi que nous nous sommes assignés bien avant de prendre les rênes de l’Association, c’est d’unir tous les Burkinabè. Parce qu’il y avait quelques divergences entre nous. Mais nous sommes sur la bonne voie pour nous unir et assurer une cohésion parfaite entre tous les Burkinabè. 
 
 
S. : Comment se passe l’intégration des nouveaux Burkinabè aux Etats-Unis ? 
 
 
T. Z. : Dans notre plan d’action, nous sommes en train de travailler pour l’accueil des nouveaux Burkinabè. Quand les gens arrivent, ils intègrent de façon disparate et anarchique le système américain. 
En ce moment, nous avons 10 compatriotes en prison et une quinzaine de cas de folie. Cela est lié spécialement à la pression, au stress. Nous avons d’autres qui sont en psychiatrie, certains en voie d’être rapatriés. Les cas de rapatriement sont dus aux habitudes, aux règles et aux lois dont il faut être en conformité parfaite. Les USA sont un pays de droit. Par exemple, le seul fait de boire de l’alcool dehors, uriner dehors, peut conduire à la prison. Nous avons inclus ce volet dans notre plan d’actions. 
Il s’agira d’établir une base de données qui servira à recenser les nouveaux venus, à leur donner des instructions sur le mode de vie. A cet effet, nous avons contacté des avocats de l’immigration, pour accompagner nos compatriotes qui éventuellement se sont retrouvés dans ces cas malheureux.
L’objectif premier de notre l’association, est de réunir, d’unir, d’assurer la cohésion et de défendre les intérêts de nos membres, leur venir en aide dans les cas heureux ou malheureux.
 
S. : Certains Burkinabè à l’image de Aboubacar Fofana ont perdu la vie dans des incidents assez troublants…
 
 
T. Z. : Le cas de Fofana, c’est vraiment malheureux. Je saisis l’occasion pour réitérer mes condoléances à la famille éplorée. Mais, il faut dire que l’intégration des immigrants est très importante dans le processus d’adaptation. Si on arrive dans un pays d’accueil, on  veut ressembler aux autochtones, il faut prendre les bons côtés.  Si on veut se croire Américain, on veut entrer dans le système sans suivre le processus normal, on ne peut que avoir des situations comme celle-là.
 
 
Propos recueillis par Djakaridia SIRIBIE 

Rentrée universitaire 2017-2018 : Plus de 3000 nouveaux bacheliers burkinabè de Côte d’Ivoire

L’Ambassade du Burkina Faso en Côte d’Ivoire a reçu, pour la rentrée universitaire 2017-2018, les dossiers d’inscription dans les universités publiques du Burkina plus de 3000 demandes provenant d’élèves burkinabè ayant obtenu leurs baccalauréats dans les lycées et collèges ivoiriens.

En effet, du 28 août au 11 septembre 2017, ils étaient trois mille cent trente cinq (3135) nouveaux bacheliers burkinabè qui ont déposé leurs dossiers d’inscription dans l’une des universités publiques du Burkina.
Au terme de cette opération qui a mobilisé les personnels de l’Ambassade et des Consulats généraux du Burkina à Abidjan et Bouaké ainsi que le Consulat honoraire de Soubré, SEM. Mahamadou ZONGO, Ambassadeur du Burkina en Côte d’Ivoire, a indiqué avoir reçu, à la date de clôture, 3135 dossiers répartis ainsi qu’il suit : 1523 dossiers à l’université Joseph KI-ZERBO Ouaga 1 ; 978 dossiers à l’université Ouaga 2 ; 464 dossiers à l’université de Koudougou Norbert ZONGO et 170 dossiers à l’université Nazi BONI de Bobo-Dioulasso.
L’Ambassadeur ZONGO note une croissance par rapport au chiffre de l’année précédente. « Il y a une hausse bien visible du nombre des postulants par rapport à l’année passée. En effet, de 2180 postulants en 2016-2017, ils sont à 3135 à avoir déposé leurs dossiers par le canal de l’Ambassade pour une inscription dans une des universités publiques du Burkina Faso. Nous avons noté une évolution de plus 44,22%. »
A la question de savoir quelles ont été les difficultés rencontrées lors de cette opération, le diplomate retient entre autres, les difficultés liées à l’orientation des bacheliers de séries techniques (G, F ; H…) ; les cas des dossiers incomplets liés à l’absence d’extraits de naissance et de cartes d’identité consulaires ; la non-maitrise par les parents et les postulants du mécanisme de choix des filières ; le non-respect des délais de dépôts ; la difficulté de la diffusion de l’information dans les différentes zones.
Comme conseils ou suggestions à l’endroit l’adresse des futurs étudiants et à leurs parents en vue d’amélioration, l’Ambassadeur leur recommande l’établissement par avance des extraits de naissance et pour les postulants à une bourse nationale, l’établissement des certificats de nationalité burkinabè, des cartes d’identité consulaires, des carnets de famille et des attestations de revenu. 
L’Ambassadeur leur demande de toujours aller à la source pour avoir les bonnes informations sur les universités publiques, les filières d’orientation, les différents tests ou concours d’entrée en première année en consultant régulièrement les sites Webs des universités publiques et des Ambassades, et enfin, de respecter les périodes de dépôt des dossiers d’orientation.
En guise de conclusion, l’Ambassadeur Mahamadou ZONGO a saisi cette opportunité pour souhaiter une très bonne année académique à tous les étudiants. Aux agents récepteurs des dossiers et aux autorités consulaires, il a exprimé sa satisfaction pour le travail bien fait.

 

Ambassade du Burkina Faso en République de Côte d’Ivoire

Le Burkinabè, Siaka Gobé, a été décoré vendredi de la médaille de l’Ordre du Trésor Sacré, rayon d’or et argent pour ses 30 ans de vie active au service de la coopération entre le Japon et le Burkina.Il a reçu cette distinction des mains de l’Ambassadeur Japonais, Tamotsu Ikezaki.

« Je pense qu’à travers moi, c’est tout le Burkina qui est honoré. Je suis d’autant plus fier parce que selon les infos que j’ai, je suis le premier burkinabè à recevoir une telle médaille » a indiqué le Siaka Gobé, au micro de radio Oméga.
Siaka Gobé est un ancien employé de l’ambassade du japon. Il a travaillé pendant 22 ans à l’ambassade du japon en Côte d’ivoire et pendant 8 ans et quelques mois à l’ambassade du japon au Burkina Faso.

Radio Oméga

Teguewindé Sawadogo, un polytechnicien burkinabè vivant au Canada, a fait part vendredi au Premier ministre Paul Kaba Thiéba, de sa volonté de mettre ses compétences au profit du développement du Burkina Faso, à travers notamment le PNDES.

Teguewindé Sawadogo est un polytechnicien dans le domaine du développement des technologies, de l’énergie, des infrastructures et de l’industrie qui entend mettre son savoir-faire au service du développement national.

« En tant que Burkinabè, je suis patriote, je veux le progrès de mon pays. Et c’est dans ce cadre que je suis venu parler au Premier ministre de projets spécifiques pour le progrès du Burkina », a-t-il soutenu.

Selon l’hôte du jour, il s’agit de projets en relation avec l’éducation, l’industrie, les infrastructures, notamment certains projets spécifiques du Plan national de développement économique et social (PNDES).

Avec le Chef du gouvernement, M. Sawadogo, a abordé les mécanismes pour élaborer des projets efficaces pour le pays, et comment mettre les projets en relations les uns avec les autres afin qu’ils concourent ensemble à l’atteinte d’un objectif spécifique.

Quant au financement desdits projets, le polytechnicien répond : « je suis de ceux qui pensent que nous devons compter sur nos propres forces pour réaliser ce que nous pensons pour nous-même ».

En clair, sans exclure l’appui de partenaires, Teguewindé Sawadogo pense à l’autofinancement qui va soutenir la réalisation de projets structurants dans les domaines sus-cités.

 

Agence d’information du Burkina

A des milliers de kilomètres de la mère patrie, ils sont toujours prêts à hisser haut le drapeau du Burkina Faso, dans les études comme dans les affaires. Jeunes et ambitieux, ils le sont face à l’adversité. Williams Kaboré est l’un d’eux. Etudiant non-boursier en ingénierie informatique à l’Université de Tamkang en République de Chine-Taïwan, il est également le fondateur de deux entreprises. Il s’agit de MondesAffaires.com, le site d’affaires le plus utilisé au Burkina Faso avec plus d’un millier d’annonces actives et un demi-million de pages vues par an ; et Inzaka (inzaka.com) qui permet aux utilisateurs d’acheter des marchandises en Asie sans se déplacer. Portrait !

« Le succès ne dépend pas de la famille dans laquelle on grandit mais de la conviction personnelle que l’on a ». Tel est le conseil que Williams Kaboré donne à quiconque veut se lancer dans l’entrepreneuriat. Lui qui a toujours été fasciné par les ordinateurs et appareils électroniques, depuis sa tendre enfance et qui, à l’adolescence, a été piqué par le virus de l’entrepreneuriat. « Dans ma famille, on a toujours eu une grande liberté de choix de carrière, mais mes parents m’ont toujours dit de faire la part des choses entre ce qui leur appartient et ce qui m’appartient. Et quel que soit ce que je choisis de faire, je dois toujours tout donner pour être le meilleur dans le domaine. J’avais 14 ans, mais ces conseils m’ont obligé à raisonner comme un adulte indépendant », se rappelle encore Williams Kaboré.

Mais avant de se lancer dans les affaires, le jeune Williams a appris à programmer différents types de logiciels tout en étant un fin observateur de la société. Au bout de 2 ans de réflexion et de planification, il décide de créer MondesAffaires.com après avoir convaincu ses parents de lui prêter un modeste capital de départ qui est devenu plus tard un don. « Ils étaient impressionnés par le travail accompli. Pendant 3 mois, j’étais enfermé dans ma chambre à écrire le code du site web, à planifier le développement de l’entreprise et à communiquer avec d’autres programmeurs sur Skype pour prendre des conseils », nous confie-t-il. Et ce n’est que le 27 septembre 2014 que le site a été officiellement lancé soit deux mois avant le départ du jeune entrepreneur pour la Chine-Taiwan afin d’y poursuivre ses études.

Une fois sur l’île de Formose, il fallait suivre pendant une année un cours de mandarin. Cette étape, le jeune Williams l’a franchie sans problème et aujourd’hui il parle bien le chinois-mandarin. Un atout qui lui permet aujourd’hui de jouer à l’interprète pour les commerçants et hommes d’affaires africains qui fréquentent habituellement Taiwan. Après donc ses cours de langue, il s’est inscrit à l’Université de Tamkang en ingénierie informatique. Débordé par les études en première année, il a été rejoint plus tard par deux autres associés dans l’administration de MondesAffaires.com.

Et malgré les difficultés de parcours, le jeune burkinabè dit être fier de son entreprise qui, à l’en croire, est de loin le site d’annonces le plus utilisé au Burkina Faso avec plus d’un millier d’annonces d’affaires actives et un demi-million de pages vues par an. Malgré cette performance, l’équipe veut aller plus haut et plus loin. « Nous avons un plan d’action pour les 10 prochaines années qui pourra nous assurer une meilleure intégration sur le marché burkinabè et une croissance stable en termes de nombre d’utilisateurs et de revenus. Ce qui nous permettra d’avoir les moyens pour mettre en place des services encore plus bénéfiques pour nos utilisateurs », a indiqué le fondateur de MondesAffaires.com.

En plus de cette entreprise, Williams Kaboré est également le fondateur et président de Inzaka (inzaka.com), une entreprise qui permet à ses utilisateurs d’acheter des marchandises en Asie sans se déplacer, ce, grâce à une équipe dynamique en Asie qui aide les commerçants et particuliers africains à produire les marchandises et assurer la logistique jusqu’à la destination finale. Les matériels de construction, les produits solaires, agricoles, informatiques, électroniques, industriels et les pièces auto sont les mieux vendus, selon le jeune Williams. Présent en ce moment au Burkina, il rencontre des partenaires et clients dans le but d’obtenir des accords stratégiques et finaliser la mise en place d’un certain nombre de services.

Williams Kaboré, c’est aussi une personnalité forgée à Taiwan où il a remarqué une grande différence entre la façon de penser et de travailler des Asiatiques et celle des Africains. « L’Africain typique, face à une situation délicate, essaie de fuir la réalité par divers moyens dont la religion et l’alcool principalement et n’agit pas vraiment pour résoudre le problème. Il espère qu’un miracle va se produire. Le plus souvent, ce miracle ne se produit pas et la situation s’empire. Je suis un croyant pratiquant, mais je me dis que Dieu ne viendra pas résoudre les problèmes qu’on peut résoudre nous-mêmes sinon, nous ne serions pas dotés d’un cerveau. L’Asiatique typique en revanche est permanent présent dans sa vie et ne laisse rien à l’incertitude. Face à une situation délicate, Il évalue de façon lucide et réaliste les options disponibles et applique de façon assidue la meilleure option. »

Que dire du sens élevé de patriotisme des Taiwanais ? Selon Williams Kaboré, les chinois font toujours passer l’intérêt de la nation avant leurs intérêts personnels et en presque trois ans, il affirme n’avoir pas vu encore de grève. « Quand ils sont mécontents, ils passent par des moyens formels pour le faire comprendre et si il n’y a pas de suite, ils continuent d’aller au travail mais manifestent de façon pacifique dans leur temps libre pour attirer l’attention du Gouvernement ». Comparaison n’est pas raison, mais le jeune entrepreneur pense que les Burkinabè ont du potentiel qu’ils devraient mettre au service de la nation par le travail. « Nous pouvons continuer à grever pour tout et rien mais l’expérience de nos aînés a démontré que cela n’a pas beaucoup d’effets car la solution à un bon nombre de problèmes comme le manque d’emploi est entre les mains de la jeunesse », a-t-il déclaré avant de conclure : « les eaux douces ne font pas les bons marins ».

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

 

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