L’ONI pressenti pour délivrer les cartes consulaires sécurisées pour la diaspora burkinabè

En 2020, les Burkinabè de l’extérieur prendront part au scrutin présidentiel, conformément à l'esprit de la loi no 019-2009/AN du 14 avril 2009 modifiant la loi no 014-2001/AN du 03 juillet 2001 portant code électoral et consacrant la participation des Burkinabè de la diaspora aux scrutins présidentiels et référendaires conformément aux articles 1 et 12 de la Constitution, une première dans l’histoire politique.

Afin que ce rendez-vous soit un succès, le ministère des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabé de l’extérieur compte solliciter l’accompagnement de l’ONI dans la délivrance de la carte consulaire sécurisée, document qui pourrait servir officiellement pour voter.

C’est une promesse du candidat Roch Kaboré, devenue un engagement après son élection. Promis: pour la première fois de notre histoire politique, les Burkinabè de l’extérieur vont pouvoir voter à la présidentielle de 2020. La mission incombe bien entendu à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), mais le vote de la diaspora préoccupe le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabé de l’Extérieur. Le  Ministre Alpha Barry le rappelle sans cesse : sa tête est mise à prix sur ce dossier, ainsi que celle de la ministre déléguée chargée de de la coopération, et des Burkinabè de l’extérieur, Solange Rita Agneketom née Bogoré.

La participation des Burkinabè de l’extérieur passe d’abord par leur identification au moyen de la carte consulaire, et ensuite leur inscription sur le fichier électoral. Mais qui va les identifier ? Dans certains pays comme la Côte d’Ivoire, cette tâche a été confiée à une société privée, mais le résultat n’est franchement pas à la hauteur des attentes. Non seulement, le délai de délivrance de la carte consulaire est long, mais surtout, sa fiabilité est plus que douteuse.
Les deux ministres en charge des Burkinabè de l’extérieur pensent alors à l’office national d’identification, un Etablissement public de l’Etat à caractère administratif, qui confectionne et délivre déjà les cartes nationales d’identité, les passeports ordinaires, mais aussi la carte du réfugié, la carte professionnelle des policiers, celles des agents du ministère de l’Environnement.

Afin de s’informer sur les conditions de délivrance de millions de cartes consulaires sécurisées, viables, les deux ministres se sont rendus hier matin dans les locaux de l’Oni où ils ont pu voir le processus de fabrication de la carte nationale d’identité et des autres documents officiels.

La délivrance des cartes consulaires sécurisées va au-delà du scrutin de 2020, mais vise à doter nos compatriotes de de documents leur permettant de se déplacer en toute liberté, sans tracasseries dans les aéroports et autres portes d’entrée.

Le directeur général de l’Oni, Arsène Yoda s’est voulu rassurant, son établissement est bien capable de délivrer des millions de cartes consulaires sécurisées, tout comme les passeports CEDEAO, s’il est sollicité.

"Avec ce que nous avons vu, nous croyons à la capacité de l’ONI à nous accompagner pour fournir à nos compatriotes un document biométrique sécurisé et c’était bien l’objectif de notre visite", s’est rassurée la ministre déléguée chargée de de la coopération, et des Burkinabè de l’extérieur, Solange Rita Agneketom.

 

 

Salam Sondé (texte repris avec quelques modifications par GUIGUENDE Moumini, CSBE).
Kaceto.net