SEMAINE AFRICAINE 2017 A l’UNESCO : LE BURKINA FASO ASSURE LA SÉANCE CINÉMA

Du 22 au 24 mai dernier s’est tenue au siège parisien de l’UNESCO, la semaine africaine. Pendant ces quelque 72 heures, en commémoration de la naissance de l’Union africaine, les pays du continent se sont unis pour un hymne à l’Afrique.  Placée sous le parrainage du ministre gabonais de l’Economie numérique, de la Communication et de la Culture, Alain Claude Billie-By-Nze, l’édition 2017 a été, comme les années précédentes, un bouillon d’activités diverses, allant de l’exposition artisanale à la projection de films, en passant par des tables rondes.

« Investir dans la jeunesse africaine » tel était le thème de cette édition pour laquelle le Burkina Faso a été chargé d’organiser la soirée cinéma. Pour ce faire, la délégation permanente, sous la conduite de l’ambassadeur Alain Francis Gustave Ilboudo, s’est attelée à choisir et proposer des films qui cadrent avec la thématique. C’est ainsi que deux documentaires et un long métrage ont été projetés le 23 mai, en présence d’un parterre de cinéphiles.

Les deux documentaires d’une durée de 6 mn chacun, sont des réalisations d’une agence burkinabè. « De la Diplomatie à l’agriculture bio» montre l’expérience d’une jeune béninoise, diplomate de formation, qui a opté de s’investir dans l’agriculture, ce malgré la résistance de ses parents, tandis que « Donner une seconde vie au bois mort » est l’histoire d’un jeune burkinabè, diplômé en informatique, qui après quelques années  de service en France, décide de rentrer au pays, pour s’investir dans le travail du bois  avec une touche particulière. Avec le bois mort qu’il récupère, il fabrique des objets d’art et utilitaires de belle facture.

« Tourbillon à Bamako », le long métrage, est une œuvre du réalisateur français Philippe Dominique. D’une durée de 70 mn, le film est une comédie qui dévoile la vie quotidienne des jeunes de Bamako à travers la famille, l’amitié, le travail, et donne une autre image de l’Afrique que celle colportée par les médias occidentaux. Le film raconte la jeunesse africaine sous un autre jour que celui des guerres, de la famine, du misérabilisme.

Tout en comédie, sont abordés des thèmes tels que l’éducation, la polygamie, le Sida, l’excision…

En proposant ces films pour la soirée cinéma, Alain Francis Gustave Ilboudo relèvera que le thème de la semaine africaine 2017 valait bien un hommage à une Afrique qui gagne. Il a salué le groupe africain de l’UNESCO pour la confiance placée en son pays, qui a été responsabilisé pour le volet cinéma. « L’Afrique est jeune. Elle a une jeunesse dynamique et talentueuse, qui a les capacités de porter le progrès économique et sociale, gage de paix et de sécurité », dira-t-il, à l’ouverture de la soirée.

A l’issue de la séance, qui a été marquée par des échanges avec des membres de l’équipe du film, la gastronomie burkinabè a été honorée à travers un cocktail qui donnait à déguster, entre autres, des samsas du pays.

 

A. BAMBARA, A. BAGHNYAN, Ambabfparis, (Paris, 26 mai 2017)