Sommet UA-UE d’Abidjan face à la question migratoire

Le troisième volet du Sommet UA-UE, qui s'est tenu les 29 et 30 novembre 2017 à Abidjan, a concerné les migrations et la mobilité. Pour le Président du Faso, « Il a été noté qu’il était important d’organiser la mobilité, que ce soit aussi bien des étudiants, des chercheurs que des entrepreneurs. Une mobilité légale entre nos différents continents, mais que nous devons lutter justement contre ce que nous constatons aujourd’hui et ce qui a été révélé en Libye, le trafic des migrants. Cela a entraîné des mesures qui doivent être prises dans le cadre de la coopération internationale aussi bien au niveau des polices qui sont des mesures judiciaires, c’est-à-dire que ces gens seront poursuivis au plan de la justice comme posant des actes qui vont contre les droits de l’homme et considérés également comme des crimes contre l’humanité. Donc, les passeurs doivent subir des sanctions, une répression sans faille. Il a été également instruit que dans le cadre de cette coopération, tous leurs comptes dont on connaît les disponibilités doivent être scellés. Nous avons également au cours de cette discussion noté que depuis 2014, près de 13 000 migrants ont été rapatriés dans les différents pays africains. Aujourd’hui, selon les informations, le nombre de migrants qui se sont déclarés prêts pour le retour est d’environ 3 600 Africains et le Royaume du Maroc a pris l’engagement de donner les avions pour que ces rapatriements puissent se faire au plus tôt ».

GUIGUENDE Moumini