Conférence Internationale Gouvernance-Démocrate-Affaires les 16 et 17 janvier 2018: Extrait du discours du Président du Burkina Faso, Rock Marc Christian Kaboré

CCher Ami et Frère Mahamadou ISSOUFOU, Président de la République du Niger

 

Et Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali

 

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Ghana

 

Monsieur le 1er Vice-Président de l’Assemblée nationale du Burkina

Monsieur le Président du Conseil constitutionnel

 

Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institutions

 

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement du Burkina, du Mali et du Niger

Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique et Représentants des Organisations internationales et interafricaines

 

Mesdames et Messieurs les Représentants des Autorités coutumières et religieuses

 

Chers participants

 

Distingués invités

 

Mesdames et Messieurs

 

Je voudrais, à l’entame de mon propos, traduire toute ma reconnaissance à mes frères et amis les Présidents Mahamadou ISSOUFOU du Niger et Ibrahim Boubacar KEITA du Mali, qui ont bien voulu répondre à mon invitation à prendre part à l’ouverture de cette importante rencontre internationale, malgré leurs agendas particulièrement chargés.

 

Messieurs les Présidents

 

Votre présence traduit votre engagement et votre détermination à œuvrer sans relâche à l’ancrage définitif de la démocratie et de la bonne gouvernance dans vos pays respectifs et en Afrique de façon générale.

Permettez-moi ensuite, distingués participants, de vous souhaiter à tous la bienvenue, avec une mention particulière au Président de l’Assemblée nationale du Ghana et sa délégation, ainsi qu’à celles et ceux venus d’autres pays.

Je m’en voudrais de ne pas remercier tous ceux qui ont porté sur les fonts baptismaux l’initiative de cette conférence.

Il s’agit du Mouvement Mondial pour la Démocratie, du Centre pour l’Entreprise Privée Internationale, et de Africa Business Center de la Chambre de Commerce des Etats-Unis d’Amérique.

 

Honorables invités

Chers participants

 

La problématique de la gouvernance est devenue une préoccupation commune, aussi bien en Afrique que dans les autres régions du monde. Par ailleurs, de nos jours, elle n’est plus considérée comme l’apanage des seuls hommes politiques.

En effet, la société civile, le monde des affaires et les partenaires sociaux se sont aussi progressivement investis dans la promotion et la défense de la bonne gouvernance, lui donnant un caractère véritablement démocratique.

Le peuple Burkinabè en a pris la pleine mesure en rejetant massivement et définitivement, par l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, une gouvernance devenue peu vertueuse au fil du temps, et s’est résolument engagé à asseoir les bases d’institutions démocratiques fortes, guidées par la quête permanente d’une gouvernance transparente et inclusive.

 

Excellences Messieurs les Présidents

Mesdames et Messieurs

 

Le thème de cette conférence, « Gouvernance, Démocratie et Affaires », se veut une interpellation.

Comment en effet créer une interaction dynamique entre les pouvoirs publics, le secteur privé, la société civile et les partenaires sociaux, acteurs différents mais complémentaires, pour faire de la bonne gouvernance le socle d’un développement économique et social durable, au profit de tous ?

Comment les entreprises peuvent-elles être renforcées, afin qu’elles soient à leur tour en mesure de soutenir la démocratie et la gouvernance ?

Je voudrais ici saluer la perspicacité et le mérite des initiateurs de la présente rencontre. Comme eux, nous avons la conviction qu’une synergie bien comprise et harmonieuse entre ces acteurs contribuera à accroître les opportunités de participation citoyenne à la gestion de la cité, et à élargir les espaces de liberté économique.

 

Distingués participants

 

Durant deux jours, vous aurez l’opportunité d’échanger sur vos expériences, de partager de bonnes pratiques et de nourrir la réflexion sur cette problématique. Force est en effet de constater que notre époque a mal à son éthique. C’est pourquoi, je vous exhorte à mener des débats francs, afin d’apporter une contribution substantielle aux travaux du Forum mondial annuel organisé par le Mouvement Mondial pour la Démocratie, qui se tiendra en mai prochain à Dakar.

Honorables invités

Mesdames et Messieurs

 

Tout comme le développement, la gouvernance et la démocratie se nourrissent aux sources de la paix et de la sécurité.

C’est la raison pour laquelle, conscient de l’importance de la question sécuritaire dans le développement économique du pays, le Gouvernement burkinabé s’est doté, d’une part d’une feuille de route à l’issue du Forum sur la sécurité qu’il a organisé du 24 au 26 octobre 2017, visant à instaurer un système de sécurité efficace et responsable et d’autre part d’une loi de programmation militaire quinquennale.

Il s’est également et fortement engagé à construire avec les autres pays du G5-Sahel, un partenariat opérationnel, adapté à la nature des nouvelles menaces que sont le terrorisme, les trafics illégaux et l’extrémisme violent.

Enfin, le lancement par le Gouvernement du Programme d’Urgence pour le Sahel, destiné à réduire les vulnérabilités structurelles de cette région, a pour objectif de s’attaquer aux causes profondes et aux facteurs favorisant le terrorisme que sont la pauvreté, le désœuvrement des jeunes et le manque d’infrastructures socio-économiques.

Toutes ces actions visent à améliorer et la sécurité des Burkinabè, et celle des investissements publics et privés sur l’ensemble du territoire national.

 

Excellences Messieurs les Présidents

Mesdames, Messieurs

 

Mon souhait est que vos échanges permettent de tracer les sillons d’une « gouvernance concertée » au service du développement économique et social de nos pays, chaque acteur jouant sa partition dans l’intérêt général.

En vous souhaitant à tous un bon séjour à Ouagadougou, je déclare ouverte la conférence de Ouagadougou sur le thème « Gouvernance, Démocratie et Affaires ».

 

Je vous remercie !