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Pendant longtemps, les Burkinabè de l’extérieur ont souhaité qu’un ministère plein leur soit consacré et à chaque occasion, ils le rappelaient à qui de droit. C’est désormais fait depuis le 6 janvier 2016. Mais qui est la ministre chargée des Koswétos ?

C’est désormais chose faite depuis le 6 janvier 2016, avec la création d’un ministère délégué chargé de de la coopération, et des Burkinabè de l’extérieur, confié à Solange Rita Agneketom, née Bogoré, une diplomate de carrière qui était en poste à Vienne lorsqu’elle a été nommée dans le gouvernement du premier ministre Paul Kaba Thiéba.

La réalisation d’un rêve pour cette germaniste qui voulait être soit, interprète, soit diplomate. Il faut dire que l’environnement familial y est pour quelque chose dans cette orientation. « Je ne suis pas arrivée ici par hasard ; l’environnement familial a beaucoup joué car il y a avait des amis, des connaissances de la famille qui étaient dans la diplomatie et ça ma inspirée », confie celle qui a fréquenté l’école de Paspanga, puis le lycée technique de Ouagadougou. Seulement voilà, les matières techniques ne sont pas du tout sa passion. Ce qu’elle veut, c’est poursuivre des études, soit en interprétariat, en sciences politiques ou en diplomatie. Un oncle la conseille alors de passer un baccalauréat A. Après l’obtention du parchemin qui ouvre les portes de l’enseignement supérieur, elle est orientée, contre son gré, en Allemand. Pour la commission d’orientation et des bourses, il y avait un déficit de traducteurs en Allemand au ministère des Affaires étrangères qu’il fallait combler. « Avec le recul, je me dis que les orientations étaient bien faites ; avoir repéré le manque de spécialisations au ministère des Affaires étrangères signifie qu’il y avait un suivi », commente Rita Agneketom née Bogoré.

La voici donc inscrite en Allemand, au département des Lettres de l’université de Ouagadougou. Après le DEUG, elle aurait pu demander une inscription en interprétariat, mais elle l’ignorait. A l’époque, il fallait se rendre à l’étranger pour poursuivre les études au-delà du DEUG. Elle part en France et s’inscrit à l’université de Paris10 Nanterre. Là, également, elle tente de s’inscrire en interprétariat, sans succès, l’anglais étant exigée comme langue de base. Sans se décourager, elle tente sa chance à l’Université Paris-Dauphine, à l’Institut catholique de Paris, à l’université de Mons en Belgique et à Lille. Sans succès. A cause de l’anglais et du coût élevé des frais d’inscription dans la dernière ville.

Contre mauvaise fortune bon cœur, Rita Bogoré s’engage dans des études de troisième cycle, convaincue que tous les chemins mènent à Rome !
A Paris10 Nanterre, elle soutient avec succès un mémoire de Diplôme d’études approfondies (DEA) avec comme thème, « l’empire allemande de 1871 et la politique coloniale en Afrique », un essai historiographique très bien apprécié par le jury. Sur les conseils et encouragements de son maitre de mémoire, Rita Bogoré s’inscrit en thèse sur le même thème. Les nouvelles recherches commandent qu’elle se rende au Cameroun et au Togo, deux pays qui ont subi l’administration coloniale allemande et où les archives sont encore conservées. Mais, par manque de moyens, elle doit y renoncer, sans pour autant tirer un trait sur son ambition de faire carrière dans la diplomatie. En 1991, elle demande et obtient une inscription à Paris I Sorbonne pour un « DESS en Développement et coopération internationale », un diplôme qui permet d’intégrer soit, le ministère des Affaires étrangères, soit une organisation non gouvernementale.

La formation terminée, Rita Bogoré décide de rentrer au pays en 1996, et d’offrir ses services au ministère des Affaires étrangères qui, heureusement, les accepte. Elle intègre le ministère et fait ses premiers pas dans la diplomatie burkinabè.
En 2002, elle est nommée deuxième conseiller à l’ambassade du Burkina à Vienne, en Autriche. Cinq ans plus tard, elle est promue directrice des Organisations spécifiques, une nouvelle direction qui s’occupe des regroupements à caractère transrégional, comme le Mouvement des non alignés, le Groupe des 77, l’Organisation de la conférence islamique, etc., mais aussi des pays les moins avancés dont s’occupe l’ONU. « C’est une nouvelle direction que je devais animer et dans les Affaires étrangères, chacun se dit que tel dossier est son domaine et j’ai essayé de faire de mon mieux pour répondre aux attentes du pays », commente -telle.

En 2013, elle est à nouveau envoyée à Vienne comme ambassadeur représentant permanent adjoint. « Nous étions les pionniers même s’il y avait eu un ambassadeur permanent adjoint quand le Burkina était au conseil de sécurité de l’ONU avec l’ambassadeur Paul Robert Tiendrebéogo », se souvient Bogoré. A ce poste, le travail est si immense qu’il faut bien quelqu’un pour suppléer le titulaire.

En 2014, elle est confirmée chef de mission diplomatique à Vienne, poste qu’elle a occupé jusqu’à sa nomination dans le gouvernement début janvier 2016.
« Vienne est une plaque internationale où notre ambassadeur a deux casquettes : ambassadeur au titre des relations bilatérales avec l’Autriche, et les autres pays de la juridiction que sont la Slovaquie, la Hongrie, la Tchéquie, la Croatie et la Slovénie, puis une mission permanente de représentation du pays au niveau des organisations internationales », explique celle qui est désormais l’œil et les oreilles des 10 millions de Burkinabè vivant hors du pays.
Vienne est surtout connue pour abriter la Commission préparatoire de l’organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE) où officie notre compatriote Lassiné Zerbo en tant que Secrétaire exécutif. Mais la capitale autrichienne abrite aussi l’Office des nations unies contre la drogue et le crime, qui traite aussi de la lutte contre la corruption, la criminalité transnationale organisée, le droit du commerce international, la commission des nations unies pour l’espace transphérique, l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), etc. « Dès lors que vous êtes représentant permanent auprès de ces organisations, il faut travailler à ce que votre pays soit visible afin de bénéficier de leur appui pour le financement des projets que vous portez. Les dossiers sont essentiellement techniques, mais le volet politique s’invite aussi, avec notamment le programme nucléaire iranien en débat depuis les années 2002 jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée en 2015 », détaille l’ex diplomate.
Avec ses collaborateurs, elle s’attèlait à décliner son programme d’activités 2016 quand elle reçoit un coup de fil l’informant qu’elle est pressentie pour être ministre. Il faut donner très vite la réponse. « J’ai évidemment accepté en me disant que c’est un service à la nation que je devais rendre, alors que je venais de passer à peine une année à la tête de la représentation diplomatique ». La voilà ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, chargée de a coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur. Un portefeuille où les défis à relever sont multiples.

D’abord, le chiffre exact, ou approximatif sur le nombre des Burkinabè vivant hors du pays. Combien sont-ils ? 6, 10 voire 15 millions ? Comment les organiser, les mobiliser et mieux canaliser les transferts d’argent qu’ils opèrent vers l’investissement productif ? Grandes gueules, protestataires, revendicatifs, comment profiter de leur expertise et leur expérience dans les secteurs où leurs contributions sont plus que salutaires ? « Si le président du Faso a décidé de mettre en place un ministère chargé des Burkinabè de l’extérieur, c’est par ce qu’il y a un grand intérêt. Ailleurs, la diaspora est prise en compte et est même érigée en sixième régions d’Afrique. Pourquoi nous resterons en marge de ce mouvement ? », argumente la ministre des « Koswétos ». Sa feuille de route ? « Mettre en œuvre une politique de suivi des Burkinabè de l’extérieur ; d’établir un répertoire des Burkinabè ; les mobiliser pour l’entrepreneuriat et l’innovation et les aider pour la réinsertion quand ils décideront de rentrer au pays ».

Certes, en 1991, il y a eu un secrétariat chargé des Burkinabè de la diaspora, mais par manque de moyens pour son fonctionnement, il a été transformé en Conseil supérieur des Burkinabè de l’extérieur (CSBE) en 1993. Résultat, rien ou presque n’a été fait pour mobiliser la diaspora dans des actions de développement en cohérence avec la politique du gouvernement.

Depuis son arrivée, Solange Rita Agneketom Bogoré s’attelle à constituer un fichier sur les compétences de la diaspora. Avec les responsables de structures financières, elle veut faciliter le transfert des fonds à moindre coût, comme ça se fait au Maroc en Tunisie, au Sénégal et au Mali. Elle plaide pour que les projets immobiliers aussi bien privés que publics tiennent compte de la diaspora et veut trouver des accords avec les pays d’accueil pour que les Burkinabè qui y travaillent puissent toucher leur retraite en étant au pays s’ils le souhaitent. L’établissement des cartes consulaires biométriques par le biais d’audiences foraines notamment en Côte d’Ivoire et surtout le vote des Burkinabè de l’extérieur en 2020, etc., autant de sujets sur lesquels elle planche avec une équipe qu’elle aurait souhaitée plus grande. Sur le dernier dossier, le ministre des Affaires étrangères Alpha Barry rappelle régulièrement que sa tête est mise à prix, mais s’empresse d’ajouter qu’il n’est pas seul « il a aussi la ministre déléguée ». Bilan en 2020.

Source: Joachim Vokouma.
Kaceto.net

En 2020, les Burkinabè de l’extérieur prendront part au scrutin présidentiel, conformément à l'esprit de la loi no 019-2009/AN du 14 avril 2009 modifiant la loi no 014-2001/AN du 03 juillet 2001 portant code électoral et consacrant la participation des Burkinabè de la diaspora aux scrutins présidentiels et référendaires conformément aux articles 1 et 12 de la Constitution, une première dans l’histoire politique.

Afin que ce rendez-vous soit un succès, le ministère des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabé de l’extérieur compte solliciter l’accompagnement de l’ONI dans la délivrance de la carte consulaire sécurisée, document qui pourrait servir officiellement pour voter.

C’est une promesse du candidat Roch Kaboré, devenue un engagement après son élection. Promis: pour la première fois de notre histoire politique, les Burkinabè de l’extérieur vont pouvoir voter à la présidentielle de 2020. La mission incombe bien entendu à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), mais le vote de la diaspora préoccupe le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabé de l’Extérieur. Le  Ministre Alpha Barry le rappelle sans cesse : sa tête est mise à prix sur ce dossier, ainsi que celle de la ministre déléguée chargée de de la coopération, et des Burkinabè de l’extérieur, Solange Rita Agneketom née Bogoré.

La participation des Burkinabè de l’extérieur passe d’abord par leur identification au moyen de la carte consulaire, et ensuite leur inscription sur le fichier électoral. Mais qui va les identifier ? Dans certains pays comme la Côte d’Ivoire, cette tâche a été confiée à une société privée, mais le résultat n’est franchement pas à la hauteur des attentes. Non seulement, le délai de délivrance de la carte consulaire est long, mais surtout, sa fiabilité est plus que douteuse.
Les deux ministres en charge des Burkinabè de l’extérieur pensent alors à l’office national d’identification, un Etablissement public de l’Etat à caractère administratif, qui confectionne et délivre déjà les cartes nationales d’identité, les passeports ordinaires, mais aussi la carte du réfugié, la carte professionnelle des policiers, celles des agents du ministère de l’Environnement.

Afin de s’informer sur les conditions de délivrance de millions de cartes consulaires sécurisées, viables, les deux ministres se sont rendus hier matin dans les locaux de l’Oni où ils ont pu voir le processus de fabrication de la carte nationale d’identité et des autres documents officiels.

La délivrance des cartes consulaires sécurisées va au-delà du scrutin de 2020, mais vise à doter nos compatriotes de de documents leur permettant de se déplacer en toute liberté, sans tracasseries dans les aéroports et autres portes d’entrée.

Le directeur général de l’Oni, Arsène Yoda s’est voulu rassurant, son établissement est bien capable de délivrer des millions de cartes consulaires sécurisées, tout comme les passeports CEDEAO, s’il est sollicité.

"Avec ce que nous avons vu, nous croyons à la capacité de l’ONI à nous accompagner pour fournir à nos compatriotes un document biométrique sécurisé et c’était bien l’objectif de notre visite", s’est rassurée la ministre déléguée chargée de de la coopération, et des Burkinabè de l’extérieur, Solange Rita Agneketom.

 

 

Salam Sondé (texte repris avec quelques modifications par GUIGUENDE Moumini, CSBE).
Kaceto.net

Qui est El-Hadj Alhassan Rouamba ?

Je suis né le 12 janvier 1938 à Koudougou et j’ai grandi avec un oncle avant d’aller faire l’école en Côte d’Ivoire. J’ai rejoint mes parents en 1950 au Ghana où ils étaient installés. A l’époque, le pays s’appelait la Gold-Coast. Je suis marié et j’ai eu 12 enfants dont quatre sont malheureusement décédés. Il reste donc deux garçons et six filles qui vivent tous au Ghana.
En 1956-57, je travaillais à l’ambassade de France comme planton et je représentais déjà les Voltaïques comme on disait à l’époque en tant que Secrétaire général de l’Union des Burkinabè du Ghana. Il y a de nombreuses associations qui sensibilisent nos compatriotes à faire leur carte d’identité, la carte consulaire et les actes de naissance. Pour les passeports, je venais déposer les demandes à Ouaga jusqu’à ce que notre pays accède à l’indépendance en 1960.

Qu’est-ce qui a changé avec l’arrivée du président Maurice Yaméogo ?

Le président Maurice Yaméogo a envoyé son conseiller pour venir nous rencontrer ; il s’appelait Albert Balima. Quand je l’ai rencontré, il a dit qu’il souhaitait voir l’ambassadeur de France et j’ai fait ce qu’il fallait pour que la rencontre ait lieu. A la fin de leur entretien, l’ambassadeur de France m’a dit d’aider Albert Balima a bien remplir sa mission auprès des Voltaïques. Je l’ai donc présenté au président de l’Association Ouédraogo Salfo Guabgtenga. Il voulait savoir comment on vivait, quels étaient nos rapports avec les Ghanéens et quels sont nos problèmes. Le président de l’Association a dit de dire au président Yaméogo que nous avons besoin d’une ambassade au Ghana. Il a promis de plaider notre cause et quelques mois après, nous avons reçu une lettre nous informant que notre requête avait été acceptée et qu’il y aura un ambassadeur voltaïque au Ghana.
En 1962, nous avons reçu le premier ambassadeur qui s’appelait Boureima Kaboré et nous sommes aujourd’hui au 12è ambassadeur.

Combien de Burkinabè vivent-ils au Ghana ?

Nous sommes plus de 4 millions de Burkinabè vivant au Ghana, mais le problème, c’est que nos enfants sont intégrés comme Ghanéens. Ils ont toutes les possibilités qui s’offrent à eux comme à n’importe quel Ghanéen. On a des Généraux dans l’armée, des officiers de police, des ministres dans le gouvernement et des députés au parlement. Toutes les ethnies sont présentes dans la fonction publique parce qu’on y rencontre des Mossis, des Gourounsis, des Dagaras, etc. Seulement, tous ces enfants se considèrent comme Ghanéens et même si nous travaillons ensemble à l’occasion de manifestations, ils ne viennent pas au pays.

Pourquoi ils ne viennent pas au pays ?

D’abord, parce que les parents ne les ont pas éduqués à connaitre le pays ! Or, quand le papa meurt, l’enfant ne parle même pas souvent la langue, excepté des Bissas et les Gourounsis. Ensuite, beaucoup d’enfants sont venus rendre visite à leurs parents au Burkina et ils ont été mal accueillis ; donc, ils n’ont plus envie de revenir une deuxième fois. L’Association des Burkinabè du Ghana et les délégués du Conseil supérieur des Burkinabè de l’extérieur (CSBE) se battent pour sensibiliser nos compatriotes vivant dans les 10 régions du Ghana à faire les documents officiels burkinabè.

Avez-vous le sentiment que les préoccupations des Burkinabè du Ghana ont été bien comprises par les autorités à l’occasion du Forum national sur la migration et le développement ?

Le débat s’est bien passé et nous avons expliqué les problèmes auxquels nous sommes confrontés en tant que Burkinabè vivant au Ghana. On verra si nous avons été bien écoutés et compris. Je l’espère bien car actuellement, il y a beaucoup de Burkinabè au Ghana qui sont riches et il faut qu’on parvienne à les intéresser à leur pays d’origine pour qu’ils viennent y investir. Pour les transferts d’argent, nous rencontrons pas mal de problèmes avec les banques, de même qu’avec la douane dans les transactions à cause de la monnaie ghanéenne, le CEDI, qui est difficile à convertir.
Je profite de votre organe pour lancer un message au gouvernement burkinabè : je souhaite qu’il soit très regardant sur les critères avant de nous envoyer un ambassadeur. Il faut nous envoyer quelqu’un qui connait le travail et qui veut travailler avec les Burkinabè vivant sur l’ensemble du territoire ghanéen. Je le dis, parce que franchement, certains ne connaissent pas le travail et ne travaillent pas à rassembler la communauté.

 

Propos recueillis par Joachim Vokouma
Kaceto.net

154 migrants burkinabè dont 7 femmes et quelques enfants en situation de retour volontaire de la Libye sont arrivés à Ouagadougou ce mercredi 19 avril 2017. Ils ont été accueillis à l’aéroport international de Ouagadougou par le Secrétariat Permanent du Conseil Supérieur des Burkinabè de l’Extérieur, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM Burkina Faso) ainsi que par d’autres structures étatiques et de la Société civile. Déception, indignation mais aussi soulagement se lisaient sur le visage de la plupart des migrants.

Les 154 migrants accueillis à Ouagadougou présentent un profil de jeunes âgés entre 17 et 35 ans. Il s’agit d’une jeunesse essentiellement originaire du monde rural. Selon les premiers témoignages, lors de séjour libyen, ils ont été entre autres victimes de tortures, de traite, de séquestration, et d'arrestations abusives

Pour Abdel Rahmane Diop, le Chef de Bureau de l’OIM Burkina Faso, il y a plusieurs personnes qui sont en situation de détention de manière arbitraire, qui n’arrivent pas à avoir accès à leur salaire après avoir travaillé, qui sont brimés ou tout simplement victimes d’un certain nombre d’abus.

À en croire le Chef de Bureau de l’OIM au Burkina Faso, il y a environ un millier de Burkinabè en Libye qui sont en attente de retour volontaire. Le Gouvernement burkinabè est interpellé afin d’organiser leur retour volontaire car cela va en droite ligne avec la protection des Burkinabè en situation de vulnérabilité dans leur pays d’accueil.

 

GUIGUENDE Moumini, CSBE

Le Ministre Délégué chargé de la Coopération Régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Madame Rita Solange AGNEKETOM/BOGORE a reçu en audience le lundi 03 avril 2017 le Docteur Abdraman SYLLA, Ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine.

Cette rencontre avait pour objectif d’échanger sur des questions portant sur la migration irrégulière, engendrant beaucoup de conséquences néfastes dont les pertes en vies humaines. Le ministre malien est revenu sur les démantèlements des réseaux de passeurs, la concertation entre les forces de sécurité des pays de la sous-région, les concertations entre Ministres en charge des questions migratoires dans notre sous-région pour combattre  la migration irrégulière.

Madame le Ministre a salué la justesse des propositions du Ministre malien et a rassuré son hôte de l’intérêt que les autorités burkinabè portent également au phénomène de la migration irrégulière.

Pour les deux Ministres, le phénomène de la migration irrégulière est une préoccupation majeure pour les gouvernements africains eu égard aux multiples inconvénients, notamment les morts qu’elle occasionne. Ils souhaitent que l’accent soit mis sur les concertations sous-régionales afin de lutter efficacement contre le phénomène.

 À l’issue de l’audience, madame le Ministre Délégué a réitéré ses remerciements à son homologue du Mali et a souligné la nécessité d’entreprendre des actions fortes pour endiguer la migration irrégulière dans nos pays.

 

GUIGUENDE MOUMINI, CSBE

Les conclusions à l'issue du Forum national sur la migration et le développement

 

  1. INTRODUCTION

Organisé par le Ministère de l’économie, des finances et du développement (MINEFID) avec l’appui financier de la Coopération suisse, le  forum national sur la migration et le développement s’est tenu les 06 et 07 avril 2017 à Ouagadougou dans la salle de conférence de Ouaga 2000 autour du thème central: « développement économique et social du Burkina Faso : quelles contributions de la diaspora ? ».

Ce forum avait pour objectif global est de susciter une réflexion proactive et la mobilisation agissante autour de la contribution des Burkinabè vivant à l’étranger au développement économique et social  en lien avec la transformation structurelle socio-économique du pays.

Plus de deux cents (200) participants, dont plusieurs Burkinabè de la diaspora venus de neuf (09) pays du monde ont participé au forum.

 

  1. LES THEMES TRAITES

Le forum a été une opportunité pour tous les acteurs du développement de mener des réflexions fructueuses pour améliorer la contribution de la diaspora au développement économique et social du pays. La thématique a été traitée au cours de trois sessions en plénière et de quatre sessions parallèles.

La première session plénière a porté sur le thème « développement économique et social du Burkina Faso : opportunité et créneaux d’investissements pour la diaspora ». Cette session a passé en revue les opportunités d’investissements au Burkina Faso, le Plan national de développement économique et social (PNDES) et le cas de Bagré Pôle.

La deuxième session plénière a traité du « bilan des politiques mises en œuvre depuis 1960 et perspectives pour une gestion efficace de la migration au Burkina Faso »

La troisième session plénière a présenté la stratégie nationale de migration et son plan d’actions.

Outre les sessions plénières, quatre sessions parallèles ont été tenues sur les thématiques suivantes :

  • transfert de fonds et autres ressources de la diaspora burkinabé : comment augmenter leur volume et leur impact sur le développement ;
  • panorama de l’émigration des Burkinabé : l’émigration d’hier, d’aujourd’hui et perspectives ;
  • gestion des migrants de retour : état des lieux et perspectives ;
  • contribution de la diaspora au développement du Burkina Faso : cas de la région du Centre-Est.

A l’issue des différentes présentations, les participants ont eu des échanges fructueux qui ont abouti à la formulation de plusieurs recommandations.

 

  • LES RECOMMANDATIONS

Nous, participants au Forum National sur Migration et le Développement, tenu les 06 et 07 avril 2017 à Ouagadougou dans la Salle de Conférence de Ouaga 2000 autour du thème : « Développement économique et social du Burkina Faso : quelles contributions de la diaspora ? » :

  • saluons l’Etat burkinabè à travers le Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement pour l'organisation du présent forum,
  • saluons l’effort consenti par l’Etat burkinabè depuis quelques années pour faire de la diaspora un levier essentiel de son développement économique et social,
  • saluons le comité d’organisation pour les efforts consentis pour la bonne organisation du forum,
  • saluons nos frères et sœurs de la diaspora qui, malgré leur calendrier chargé ont répondu à cet appel pour encore pousser la réflexion sur la contribution de la diaspora au développement du Burkina Faso,
  • saluons particulièrement ceux qui sont venus au présent forum en se prenant en charge,
  • remercions le Tocsin pour les efforts et le contact maintenu avec la diaspora.

A l’issue des travaux, nous, participants au forum, formulons les recommandations suivantes :

  • A l’endroit du Comité d’organisation :
  • soumettre les documents du forum aux participants dans un délai raisonnable avant l’événement ;
  • consacrer plus de temps aux échanges pour le partage d’expérience,

 

  • A l’endroit de l’Etat :
  • mettre en place un fonds dédié aux migrants ;
  • trouver des mécanismes pour organiser la diaspora burkinabé ;
  • créer un guichet unique pour faciliter les investissements de la diaspora au Burkina Faso ;
  • créer une maison de la diaspora regroupant des compétences multisectorielles utiles pour un appui-conseil aux investisseurs de la diaspora,
  • encourager et soutenir les études sur les migrations des Burkinabè et de la diaspora ;
  • dresser une situation exacte de la diaspora burkinabé (estimation, profil, etc.),
  • prendre des mesures pour un meilleur accès aux logements sociaux et aux terres aménagées ;
  • effectuer des missions pour rencontrer la diaspora pour présenter les opportunités d’investissements ;
  • mise en place d’une structure faitière de la diaspora siégeant au Burkina Faso et collaborant avec les Organisations de Société Civile (O.S.C.) et les structures étatiques ;
  • créer un fonds de garantie de la diaspora afin de faciliter leur investissement au Burkina Faso,
  • relire les textes règlementaires pour une reconnaissance des associations de la diaspora par l’Etat burkinabé
  • mettre en place un mécanisme visant à inciter les établissements financiers à traiter de façon particulière les fonds transférer par les migrants ;
  • assurer une meilleure protection des Burkinabè de l’extérieur ;
  • accompagner la diaspora pour la restitution des conclusions du présent forum dans leur pays d’accueil ;
  • institutionnaliser le Forum National sur Migration et le Développement.
  • A l’endroit de la diaspora :
  • s’immatriculer dans les structures consulaires des pays d’accueil,
  • respecter les textes et les lois des pays d’accueil,
  • sécuriser leurs ressources en les investissant au Burkina Faso,
  • développer l’esprit de solidarité entre membres de la diaspora,
  • dupliquer les bonnes expériences de progrès économique, social et culturel vécues dans les pays d’accueil dans leur pays d’origine,
  • s’inspirer des expériences réussies dans une diaspora pour les dupliquer ailleurs (Quick Cash)

 

                                                                    Ouagadoudou, le 7 avril 2017

 

 

Le consortium des entrepreneurs de la diaspora pour la promotion économique et commerciale du Burkina Faso (CEDIAPEC) a été créé à l’initiative d’entrepreneurs Burkinabè en Amérique, Europe et Afrique. Il a été mis en place le 26 août 2016 à New York aux Etats Unis d’Amérique au cours d’une assemblée générale constitutive. Lesaffairesbf a rencontré le président du CEDIAPEC, Georges Yamba Kaboré, et le point focal au Burkina Faso, Rasmané Ganemtoré, ancien protocole d’Etat à la retraite, ce lundi 27 mars 2017 à Ouagadougou pour découvrir le fonctionnement de cette structure.

Burkina24 (B24): Qui est Georges Yamba Kaboré ?

Georges Yamba Kaboré (GYK): Je suis retraité des Nations Unies. J’étais fonctionnaire international à New York aux USA et par le monde. J’étais en Afghanistan, en Tanzanie, en Irak, en Syrie, le Cambodge, le Japon, etc. J’ai pris ma retraite en 2004 et je fais la consultance pour garder intellectuellement la forme. Je m’occupe également des activités associatives avec les jeunes à New York.

B24: D’où est venue l’idée de la mise en place du consortium ?

GYK: J’ai été approché par des jeunes en fin 2015-2016 pour les aider à mettre sur pied le consortium des entrepreneurs de la diaspora pour la promotion économique et commerciale du Burkina Faso (CEDIAPEC). La structure a vu le jour le 26 août 2016. Ce sont les jeunes de New York qui sont les initiateurs et moi je suis le président pour l’instant pour les aider à le consolider.

B24: Quels sont les objectifs recherchés par CEDIAPEC ?

GYK: Le CEDIAPEC ce veut être le représentant des entrepreneurs de la diaspora. Unir, unifier,  rassembler autour d’un concept commun et une idée commune. Ensuite  être l’intermédiaire entre les entrepreneurs de la diaspora et les hommes d’affaires burkinabè  qui veulent faire des affaires au niveau international. Nous faisions de l’intermédiation avec la représentation  de nos entreprises au niveau de la recherche de marché, de financement, de négociation commerciale avec le monde des affaires et l’Etat Burkinabè.

Nous sommes en train de chercher un terrain pour construire une « maison de l’entrepreneur de la diaspora » à Ouagadougou qui comprendra un hôtel, des entrepôts pour faciliter le retour des entrepreneurs de la diaspora qui veulent se réinstaller au niveau du Burkina Faso.

Aussi nous voulons gérer une mutuelle, pour avoir une assise financière solide pour aider les entreprises membres CEDIAPEC et les jeunes entrepreneurs qui arrivent à New York à se lancer dans les affaires. A New York, ce qui marche c’est les affaires. « On peut avoir un emploi temporaire pour créer un fonds, mais on ne peut pas passer son temps à être employé ».

Au Burkina Faso le CEDIAPEC compte « adopter » une école par an. C’est-à-dire prendre en charge l’école durant une année. Egalement « adopter » un village et apporter tout le nécessaire comme un point d’eau, l’électrification, etc. Ce que nous faisions, c’est l’intermédiation, l’assistance et le domaine social.

B24: Comment comptez-vous financer toutes ses activités ?

GYK: Nous commençons par la mise sur pied de la mutuelle avec la cotisation des membres. Notre ambition est de réunir cette année la somme de 50 millions  de FCFA. Nous avons beaucoup de structures financières qui veulent nous épauler comme Coris Bank, la Banque mondiale, etc. En réalité, l’argent n’est pas souvent le plus gros des problèmes, c’est plutôt l’organisation. Quand on est bien organisé, « l’argent ça se ramasse à la pelle ».

Pour le moment, nos finances proviennent uniquement que des cotisations des membres mais nous pensons élargir nos bases de financement avec l’idée de la mutuelle et des Organisations internationales. Nous avons des entreprises membres qui opèrent au Burkina Faso, dans la construction, dans l’électricité, dans le solaire, construction des routes, etc.

B24: Quels sont les pays concernés par le CEDIAPEC?

GYK: Le CEDIAPEC est représenté en Afrique par le Mali, le Burkina Faso, la Guinée, le Sénégal, le Ghana, etc. En Asie représenté par la Chine, le Qatar et en Europe par l’Allemagne, l’Angleterre, la France, et aux USA par  le Canada, etc. On se répand rapidement et on est dans tous les domaines.

C’est un consortium c’est-à-dire que c’est une réunion d’entreprises qui a chacune son mode de financement. Cela va de tous les domaines, de la restauration, au bâtiment, aux télécommunications, import-exports, transports, manutentions, etc. Il y a plusieurs entreprises dans tous les domaines qui existaient avant le CEDIAPEC et qui sont des membres fondateurs du consortium.

B24: Quelles sont les conditions pour une entreprise pour devenir membre du CEDIAPEC ?

GYK: Pour l’instant, c’est une demande que le comité exécutif examine avant toute décision. Aussi, ce comité tient compte de l’assise financière de l’entreprise, une enquête de moralité pour vérifier l’aspect morale et éthique de l’entrepreneur, etc.

Le critère N°1, il faut que ça soit une entreprise burkinabè gérée par un Burkinabè. Notre site web est presque prêt et contiendra un formulaire et les conditions d’adhésion pour toutes entreprises.

B24: Aujourd’hui, combien de membres compte le CEDIAPEC ?

GYK: On a 2 au Soudan, 3 en Guinée, 5 en Côte d’Ivoire, 2 au Ghana, 1 au Qatar, Emirats Arabes 3, etc. En gros, une cinquantaine de membres avec les Etats Unis en moins d’une année de fonctionnement. Je sais qu’avant la fin de 2017, on atteindra les 100 entrepreneurs membres du CEDIAPEC. Pour l’instant, les activités sont centrées sur New York et New Jersey.

B24: Quels sont vos projets à moyen et long terme ?

GYK: Au niveau des USA,  on vient  de déposer une demande de reconnaissance du CEDIAPEC dans l’Etat de New York. Nos activités entre le mois d’août 2016 à maintenant c’est d’abord la consolidation de la structure. Élargir la base d’adhérents, organiser structurellement la structure, asseoir une base juridique, lancer une campagne d’information au niveau de New York, auprès de tout les Burkinabè.

Au Burkina Faso nous avons déjà rencontré le président du Faso. On a déjà commencé la recherche des marchés pour nos entrepreneurs. C’est encore une entreprise naissante mais de la façon dont elle grandit, d’ici un an, quand on fera le point  on verra qu’on a beaucoup avancé.am

Propos recueillis par Jules César KABORE

Lesaffairesbf

 

Arrivé à Berlin en République fédérale d’Allemagne dans l’après-midi du 20 mars 2017, le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a rencontré en début de soirée, la communauté burkinabè vivant dans ce pays. Au menu des échanges entre le chef de l’Etat et ses compatriotes, la situation socio-politique et économique du pays et des doléances qui lui ont été soumises.

D’entrée, c’est l’Ambassadeur du Burkina Faso en Allemagne, Monsieur Honoré Simplice GUIBILA qui a introduit la rencontre. Après avoir souhaité la bienvenue au chef de l’Etat, Monsieur GUIBILA a remercié Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE pour le déplacement de Berlin et réaffirmé l’engagement et la disponibilité des Burkinabè d’Allemagne à soutenir le Plan national de Développement économique et social (PNDES). « Les Burkinabè d’Allemagne adhèrent sans réserve au PNDES que le gouvernement a élaboré avec brio. Ils vous assurent également à travers ma voix, de leur contribution à sa mise en œuvre », a dit l’Ambassadeur GUIBILA.

Selon le représentant du Président du Faso en Allemagne, « les Burkinabè tiennent à lui apporter un soutien sans faille car c’est ensemble et déterminés que nous viendrons à bout des forces obscurantistes et de déstabilisation qui tentent de mettre en péril la paix sociale et la démocratie dans notre pays ».

Prenant la parole au nom de la communauté burkinabè, le délégué du Conseil supérieur des Burkinabé de l’Etranger à Berlin (CSBE), Monsieur Amadou SIENOU a présenté la communauté au Président du Faso, les secteurs d’activités dans lesquels elle exerce et sa contribution au développement du pays. Il a, pour terminer, dressé une liste de doléances au chef de l’Etat, dont la question de la double nationalité, la création de Consulat général dans certaines villes d’Allemagne avec une forte concentration de Burkinabè, l’accompagnement de l’Etat dans la réalisation de leurs projets…

Dès l’entame de ses propos, le Président du Faso a situé l’objet de sa visite : « Nous sommes venus non seulement dans le cadre d’une visite officielle que nous avons avec le gouvernement allemand, mais également pour participer au Forum de Berlin sur l’Afrique».
Le Président Roch Marc Christian KABORE a félicité le comportement exemplaire des Burkinabè dans leur pays d’accueil : « Nous constatons partout où nous allons que les Burkinabè sont toujours solidaires les uns des autres, et je voulais aussi saluer le fait que de façon générale, partout où nous sommes passés, les Burkinabè ont été toujours soucieux du respect des textes dans les pays où ils sont parce que ce n’est pas toujours le cas ailleurs ».

Le Président du Faso a saisi le cadre de ces échanges pour présenter la situation socio-économique du Burkina Faso sous l’angle de trois défis à relever : « Sur le plan politique, suite aux élections aussi bien présidentielle, que législatives et municipales, nous avons terminé la mise en place de l’architecture institutionnelle de notre pays qui a signé le retour à la démocratie et qui en même temps nous a permis d’engager trois grands chantiers. Il s’agit d’abord de l’élaboration d’une nouvelle Constitution et, à cet effet, une Commission constitutionnelle a été mise en place sous la présidence de Maître Halidou OUEDRAOGO. Le deuxième chantier, c’est le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale (HCRUN). Comme vous le savez, le Burkina Faso est un enchevêtrement des problèmes depuis les années 60, jusqu’à nos jours qui vont des crimes économiques aux crimes de sang, des problèmes administratifs qui ne finissent pas. Le HCRUN a répertorié environ 5000 dossiers pour lesquels nous devons trouver les voies afin de permettre aux Burkinabè de se réconcilier avec leur histoire et tourner définitivement sa page sombre ».

Au plan social, depuis le début de l’année 2016, le Burkina Faso fait « face à une situation houleuse ». « Les revendications en termes d’amélioration des conditions de vie sont des revendications légitimes certainement, mais nous devons avoir en conscience que nous ne pouvons pas partager ce que nous ne produisons pas. Plus nous allons faire des efforts dans le travail, plus nous pouvons repartir la richesse entre les Burkinabè », note le chef de l’Etat avant de préciser que « le gouvernement poursuit la discussion avec les différentes structures syndicales de manière à ce que nous prenions la juste conscience de cette problématique. Parce que si nous continuons tel que nous sommes partis, il est évident que le Burkina Faso restera un pays arriéré, et les objectifs que nous visons dans la réalisation du Plan national de Développement économique et social (PNDES) se seront pas atteints ».

Le troisième défis à relever selon le Président du Faso à l‘adresse des Burkinabè vivant en Allemagne est celui du PNDES : « Nous avons présenté en décembre 2016, le PNDES à la Communauté internationale, à nos partenaires au développement, au secteur privé, et les intentions de financement se sont élevées à trois fois plus que ce que nous entendions pour boucler notre programme. Mais le plus dur reste à faire car il faut transformer ces intentions en réalité ».
Le chef de l’Etat a ensuite justifié son déplacement à Berlin qui, selon lui est de « recueillir du gouvernement et du secteur privé allemands, l’annonce de leur contribution, puisqu’ils ont participé à la présentation du PNDES à Paris. Ils est donc important pour nous de refixer les objectifs avec le gouvernement allemand et notamment avec la Chancelière, de manière à ce que dans le programme à venir, ils puissent annoncer de façon plus concrète et substantielle, la contribution qu’ils peuvent apporter à la réalisation du PNDES ». A ce sujet, a conclu le Président du Faso, « j’aimerais dire à la diaspora que sa contribution est attendue pour la réalisation de cet ambitieux projet ».
Au nombre des préoccupations soulevées par la communauté burkinabè, on peut citer entre autres la lourdeur administrative, le terrorisme, la sécurité, le service de néphrologie du CHU Yalgado OUEDRAOGO de Ouagadougou, le retour non organisé des étudiants boursiers, l’apport de la diaspora dans la construction du pays, l’incivisme, etc.

Au terme des échanges, le Président du Faso a réaffirmé son engagement et celui de son gouvernement à œuvrer pour trouver des solutions idoines aux problèmes posés. Des réponses rassurantes ont été données par le chef de l’Etat et les ministres qui l’accompagnent.
La Communauté burkinabè vivant en Allemagne compte 4000 membres qui exercent plusieurs secteurs d’activités et le Président Roch Marc Christian KABORE a salué leur engagement auprès de leur pays. Aussi, a-t-il invité ses compatriotes à rester des ambassadeurs de l’intégrité et du respect des lois de leur pays d’accueil.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Immigré burkinabè résidant en Italie, c'est un formateur, écrivain-journaliste, directeur et co-fondateur du Festival OttobreAfricano (www.ottobreafricano.org), président du comité d’organisation du RomAfrica Film Festival (RAFF - http:// www.romafricafilmfest.com).

Depuis Avril 2015, il est Membre du Conseil National pour la Coopération au Développement au Ministère italien des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, coordinateur du groupe “Migration et Développement”. Travaillant dans le monde de la communication et de la formation depuis 2002, il a collaboré avec plusieurs revues et journaux italiens (Internazionale, SolidarietaInternazionale, Repubblica delle donne...). 
Son expertise en communication, médiation culturelle, formation et organisation d’événements culturels, de conférence sur la coopération internationale et sur le rôle des immigrés dans la société italienne a amené le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale du gouvernement Italien à le choisir comme seul représentant de la diaspora dans le Conseil National pour la Coopération Internationale crée en 2015. Il coordonne le groupe “Migration et Développement".

Il est appelé dans toute l’Italie pour tenir des conférences sur l’immigration, la coopération internationale, l’Afrique. Il réside depuis 2014 à Rome, la capitale de l’Italie, pour la création d’une plateforme en collaboration avec les ambassades africaines à Rome, les ministères des Affaires Etrangères, de la Culture et de l’Economie italiens qui permettrait de mieux présenter les pays africains et par conséquent accompagner les entreprises et les administrations africaines et italiennes dans la mise en œuvre de leurs projets stratégiques en Afrique et en Italie.

Pour lui, l’Etat burkinabè devrait avoir un meilleur regard sur sa forte communauté en Italie. Non seulement c’est une des communautés les plus appréciées mais elle est aussi assez organisée et fait beaucoup pour le pays. Il suffirait d’aller dans la zone du Boulgou pour voir les œuvres de cette communauté : écoles, lycées, dispensaires, etc. Beaucoup de réalisations ont été faites par la diaspora burkinabè. Ils ont donc besoin d’une présence forte et d’un accompagnent du ministère de tutelle: le ministère des affaires étrangères, de notre ambassade et de nos consulats établis en Italie.

Le vendredi 10 mars 2017, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec lui à Ouagadougou et nous avons en commun de solides projets pour notre pays. Tout cela demande l'accompagnement de l'administration burkinabè. Il m'a annoncé sa participation au prochain Forum sur la Migration et le Développement les 6 et 7 avril prochain à Ouagadougou, sous le thème: '' DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL DU BURKINA FASO : QUELLES CONTRIBUTIONS DE LA DIASPORA ? ''


Par GUIGUENDE Moumini

Mme Bernadette et son frère Sylvestre ont fondu en larmes, après 50 ans de séparation

La doyenne de la communauté burkinabè de Madagascar Bernadette Ouédraogo a foulé pour la première fois le sol de son pays, y retrouvant son frère, sa seule famille, qu’elle n’avait pas revu depuis 51 ans.

Née à Antananarivo (Madagascar) d’une mère malgache et d’un père qui y a séjourné pendant la deuxième guerre mondiale, Mme Ouédraogo n’avait jamais foulé la terre de ses ancêtres.

Alors qu’elle n’avait que sept ans, son père, Tiend-bamba Ouédraogo a quitté Madagascar en 1949, avec son frère ainé Sylvestre pour rentrer définitivement au Burkina. Si elle n’a plus revu son père jusqu’à sa mort, sylvestre lui, militaire à la retraite a fondu en larmes avec elle lundi soir à l’aéroport de Ouagadougou lors de ces retrouvailles après plus d’un demi-siècle.

C’est lors du séjour du Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré sur la grande île, dans le cadre du 16eme Sommet de la Francophonie en novembre 2016, qu'elle avait exprimé son rêve de découvrir la terre de ses ancêtres. Un rêve réalisé par le chef de l’Etat.

“Je remercie le Président du Faso grâce à qui ce jour a été possible. C’est un homme de parole. Je suis vraiment très contente je n’ai pas les mots pour décrire mon émotion. Cela fait très longtemps que j’ai attendu ce jour-là. Maintenant que je suis là je suis vraiment très contente», a-t-elle déclaré.

Accompagné de son fils Bruno Roland Razafindraibe, Mme Ouédraogo qui séjournera au Burkina du 27 Février au 27 mars 2017, aura des audiences avec les autorités du pays dont le chef de l’Etat, des visites à Pobé-Mengao, le village de son père, et des excursions touristiques.

 

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