Actualités

Le Docteur Lassina ZERBO, Secrétaire Exécutif de l’Organisation du Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires (OTICE) a été décoré à l’occasion de la célébration du 25ème anniversaire de l’indépendance de la République du Kazakhstan.

La cérémonie s’est déroulée, le mercredi 08 février 2017, à la Mission permanente du Kazakhstan à Vienne en présence de Son Excellence Madame Rita Solange AGNEKETOM/ BOGORE, Ministre déléguée auprès du Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’Extérieur, chargée de la Coopération Régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, de passage à Vienne.
De nombreuses personnalités du monde diplomatique accréditées en République d’Autriche, de hauts fonctionnaires des Agences des Nations Unies basées à Vienne et des représentants de la Mission permanente du Burkina Faso en Autriche ont également pris part à la cérémonie.

Cette haute distinction traduit la reconnaissance de Son Excellence Monsieur le Président Noursoultan NAZARBAYEV du Kazakhstan au Dr Lassina ZERBO pour son rôle personnel et son leadership dans la concrétisation de projets majeurs visant à renforcer le régime de non-prolifération nucléaire et dans la gestion de l’Organisation.

Le docteur ZERBO en exprimant sa gratitude aux plus hautes autorités du Kazakhstan pour l’honneur qui lui a été fait, les a remerciés pour leur soutien constant en vue de la promotion du Traité et de son universalisation.

Il a indiqué que la médaille reçue, bien plus qu’une reconnaissance du travail déjà effectué par l’Organisation qu’il dirige, constitue une invite à plus d’engagement pour l’atteinte des objectifs de l’OTICE.

Simon Yaméogo
Ambassade du Burkina Faso à Vienne

Dans le cadre de l’opération d’évacuation des occupants de la forêt classée du Mont Péko, en République de Côte d’Ivoire, dont 94% sont d’origine burkinabè, les autorités ivoiriennes ont mis fin à l’occupation depuis le 30 juillet 2016. En rappel, les populations y ont installé campements et plants de cacaoyers en détruisant la végétation. Au nom de la protection de l’environnement, le gouvernement ivoirien a décidé de mettre fin à cette occupation irrégulière..

Depuis lors, les populations expulsées se sont réinstallées dans les villages environnants mais continuent de vivre des produits de la forêt du Mont Péko. Cette situation les expose davantage à des problèmes d’ordre sécuritaire, sanitaire, administratif et professionnel étant entendu que ces populations sont appelées à quitter pour d’autres destinations.

La Cinquième Conférence au Sommet du Traité d’Amitié et de Coopération (TAC), qui s’est tenue du 25 au 29 juillet 2016 à Yamoussoukro, a recommandé la mise en place, d’un Comité mixte Ivoiro-Burkinabè pour suivre la situation sur le terrain et faire des propositions aux autorités compétentes des deux pays.

C’est chose faite car du 10 au 22 février 2017, les experts burkinabè séjourneront en Côte d’Ivoire. Les parties ivoirienne et burkinabè se rendront dans la forêt classée du Mont Péko pour constater la situation réelle qui prévaut. Les experts échangeront avec les autorités administratives locales, les communautés burkinabè et procéderont à une évaluation de la situation sur le terrain.
Nous y reviendrons.

La rédaction

Le Conseil des Ministres du 8 février 2017 a procédé à l'adoption du projet de Stratégie Nationale de Migration (SNMig) et de son plan d’actions. C’est la fin d’une longue attente car le projet a été maintes fois relu et il était difficile de faire avancer les choses. Je rappelle que plusieurs départements ministériels sont parties prenantes, mais il a été initié par le ministère en charge de l’économie et du développement.


Avec l'adoption de la SNMig, le gouvernement vient de mettre à la disposition des acteurs publics et privés, des partenaires nationaux et internationaux un cadre politique de référence et un instrument de coopération. Sa mise en oeuvre permettra en particulier de contribuer à :
- renforcer l’impact des politiques publiques dans les domaines de l’aménagement du territoire et de la réduction de la pauvreté ;
- renforcer le dialogue social autour des migrations ;
- garantir les droits des migrants ;
- renforcer la participation des migrants à l’effort de construction nationale ;
- Contribuer au rayonnement de l’image du Burkina Faso au plan international ;
- renforcer les compétences des administrations en charge des questions migratoires.


La Stratégie Nationale de Migration (SNMig) et son plan d’actions visent à promouvoir une gestion cohérente, efficace, intégrée et concertée des migrations dans la perspective de la réalisation du développement humain durable.
La SNMig permet d’assurer la protection et la garantie effectives des droits des migrants pour une contribution optimale au développement, à la consolidation de la paix et de la cohésion sociale, à la promotion de l’intégration régionale et sous régionale et de la coopération internationale à l’horizon 2025.
Il faut noter que la SNMig prend en compte les migrations internes et internationales de la population burkinabè. Les migrations constituent un phénomène ancien au Burkina Faso et elles contribuent au développement socio-économique de notre pays.

GUIGUENDE Moumini, Chef de Service Promotion Economique et Financière au CSBE, 78 89 38 98.

Pour le Délégué Csbe au Gabon, nous avons des compatriotes qui y vivent depuis plus de 40 ans. Leur force de travail avait fait que le Burkinabè était recherché. D’autres sont venus dans les années 1980, 1990 ou même 2000. Parmi ces derniers, des gens ont eu des comportements qui n’honorent pas le pays des hommes intègres. On a retrouvé des Burkinabè dans des actes de banditisme, de vol dans les domiciles, de détournement. Surtout de meurtres. L’année passée, il y a eu une décapitation qui a ému tout le pays. Le président Ali Bongo a instruit pour que le coupable soit retrouvé. Malheureusement les limiers ont mis la main sur un Burkinabè qui avait décapité une Burkinabè. C’était le quatrième assassinat qui impliquait des Burkinabè. Les Gabonais même disaient que c’était la première fois qu’ils voyaient une telle scène. Cela a touché la communauté. Beaucoup de compatriotes ont perdu leurs emplois suite à cela. Nous travaillons à redorer la bonne image de la communauté que nos devanciers avaient bâtie.

Pour cela, il va falloir une franche collaboration entre les différents membres de la communauté. Nous exigeons par exemple que tout Burkinabè qui arrive ici milite dans une association. Comme cela, on ne va pas se retrouver avec un Burkinabè couché sur un lit d’hôpital sans qu’on connaisse son parent. A l’endroit de nos autorités à Ouagadougou, nous posons le problème de la migration irrégulière. On parle tout le temps de Lampedusa pour ceux qui vont en Europe mais personne ne s’imagine le nombre de compatriotes qui restent dans les eaux, sur les routes en voulant venir ici au Gabon. Pour ceux qui sont restés en mer, c’est sûr, leurs corps ne peuvent plus être retrouvés parce qu’ils ont servi de festin pour les poissons. Des parents nous appellent souvent parce qu’ils veulent avoir des nouvelles de leurs enfants. Mais quand ils donnent la date du départ, la dernière fois qu’ils se sont parlé au téléphone, le numéro du téléphone, nous savons que la probabilité que ce fils soit resté en mer est très élevée. Mais sans preuve, nous ne pouvons rien dire. Pour éviter cela, nous demandons aux autorités de sensibiliser les populations du Boulgou et du Koulpelgo. Car ce sont ces deux provinces qui comptent le plus de ressortissants ici. En janvier 2016, dans la salle de conférence du Ministère des affaires étrangères (à Ouaga, ndlr), j’avais soulevé le cas de compatriotes qui avaient été enlevés par des éléments de Boko haram. A ma grande surprise, cela n’avait intéressé personne. Trois semaines plus tard, certains ont pu s’échapper et avec l’aide de l’OIM (Organisation internationale pour les migrations, ndlr), ils sont arrivés à Niamey puis sont rentrés au Burkina. Ils en avaient témoigné à la télévision nationale.

Dans la lutte contre le terrorisme, personne ne sait ce que ces derniers ont subi dans les camps. Est-ce qu’ils ont été libérés ou se sont-ils vraiment échappés ? Le problème de la migration irrégulière est vraiment sérieux. Actuellement près de 2000 personnes sont à la frontière Guinée Equatoriale, Cameroun, Gabon. Lorsque les forces de l’ordre arrivent, ils fuient se cacher dans la forêt. Certains n’en reviennent plus. Ce sont parfois des squelettes qu’on retrouve. Ils ont même pu être abattus par les populations qui vivent dans ces forêts. Pour terminer, je veux ajouter que le Gabon n’est plus l’eldorado qu’on avait connu. L’argent que les gens utilisent pour venir ici, ils peuvent l’utiliser pour monter une petite affaire au pays. Parce qu’on n’est jamais mieux que chez soi. C’est vrai, les premiers ont eu l’argent mais actuellement énormément de Burkinabè souffrent. Il ne se passe pas une semaine sans qu’on ne cotise pour aider quelqu’un qui veut rentrer parce qu’il est malade ou il est dans une précarité avancée et qu’il a le courage de rentrer. Je demande donc à ceux qui sont encore au pays et qui veulent venir de réfléchir par deux fois avant de prendre la décision, car il n’y a plus rien ici.

 

Lefaso.net

Les 8 et 9 février 2017 une Réunion des fonctionnaires de haut niveau (SOM) aura lieu à La Valette, Malte, sur l'état d'avancement de la mise en œuvre du Plan d'Action conjoint de La Valette (JVAP).

Les pays et organisations partenaires du Processus de Rabat et du Processus de Khartoum participeront à la SOM afin de faire un suivi du Sommet de La Valette sur la migration qui a eu lieu à Malte les 11 et 12 novembre 2015. La SOM s'appuie aussi sur les résultats de la réunion de bilan au niveau des experts, entre les membres des comités de pilotage du Processus de Khartoum et du Processus de Rabat, qui s’est tenue à Bruxelles les 21 et 22 juin 2016.

Le Burkina Faso sera représenté par notre Ambassade à Bruxelles.
 
GUIGUENDE Moumini, Chef de Service Promotion Economique et Financière, 78 89 38 98.

La diaspora burkinabè, estimée à plusieurs millions de personnes, constitue une grande opportunité pour notre pays. Les autorités burkinabè se sont engagées à les impliquer davantage dans la recherche de solution aux préoccupations du peuple burkinabè dans les domaines économique et social. C’est dans ce cadre que Madame le Ministre Délégué, chargé de la Coopération Régionale et des Burkinabè de l’Extérieur a eu une séance de travail, le vendredi 3 février 2017, avec les représentants de cinq départements ministériels. Il s’agit des représentants des Ministères en charge de l'Enseignement Supérieur, du Commerce, des Mines, de la Santé et de l'Urbanisme.

L’objectif général de cette première rencontre est de se concerter en vue du renforcement de la participation de la diaspora au développement socio-économique du Burkina Faso. Ainsi, l’ordre du jour a porté sur la prise de contact, l’identification des départements ministériels impliqués dans le cadre de la mobilisation de la diaspora et la mise en place prochaine d’un comité interministériel, toute chose qui permettra d’obtenir des résultats probants.

Le cadre de concertation permettra de réfléchir sur les actions qui seront développées en vue de stimuler une grande implication des Burkinabè de l’Extérieur à l’essor socio-économique de notre pays, conformément aux objectifs du PNDES (Programme National de Développement Economique et Social).

Le but ultime recherché est la promotion d’une participation plus significative de la diaspora aux investissements et sa mobilisation pour le renforcement de l’entreprenariat et de l’innovation.

La rédaction

L’Italie doit annoncer ce mercredi 1er février la création d’un fonds pour l'Afrique de 200 millions d’euros. Sont concernés les pays que Rome considère comme prioritaires dans la lutte contre l’immigration clandestine. Plus de la moitié des fonds environ devraient être alloués à la Tunisie et au Niger.

La priorité pour l’Italie, qui a vu débarquer plus de 4 000 migrants sur ses côtes en janvier, c'est l'immigration. Rome espère que ce nouveau fonds de « dialogue et de coopération » avec l’Afrique pourra contribuer à la résorber.

L’argent servira-t-il à s'attaquer aux causes de l’émigration ou à la contrecarrer ? La réponse est loin d'être claire. Les autorités assurent qu’il s’agira de coopération et d’aide humanitaire, quoique Rome parle aussi de financer les rapatriements volontaires depuis les pays de transit, comme le Niger, jusqu’aux pays d'origine.

C’est justement ce que redoutent des ONG italiennes qui craignent que cet argent ne serve, en priorité, à financer le contrôle des frontières et le renforcement des corps policiers, en Afrique et peut-être même en Italie.

La moitié des fonds sont destinés à deux pays par lesquels transitent des migrants africains : la Tunisie et le Niger. L’autre moitié devrait être répartie entre une dizaine de pays, y compris celui d’où sont originaires la plupart des demandeurs d’asile africains, l’Erythrée.

Les ONG italiennes ne veulent pas en entendre parler. Dans un communiqué, elles demandent que l’Italie ne finance pas directement des « régimes africains qui mettent en œuvre des politiques agressives et antidémocratiques ».

Le samedi 28 janvier 2017, l’Ambassadeur du Burkina Faso en Allemagne, SEM Simplice Honoré GUIBILA, a rencontré les Délégués au Conseil Supérieur des Burkinabè de l’Etranger (CSBE) et les Présidents d’Association des Burkinabè vivant en Allemagne dans les locaux de l’Ambassade.

 

Au menu de la rencontre, l’Ambassadeur a présenté de vive voix ses vœux du nouvel an aux représentants des Burkinabè d’Allemagne et, à travers eux, à toute la communauté burkinabè de la juridiction, avant d’examiner avec ses hôtes du jour la manière dont la diaspora burkinabè d’Allemagne pourra contribuer, de manière patriotique et significative, à la mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES).

 

Sur ce point précis, les représentants des Burkinabè d’Allemagne avec l’Ambassadeur ont convenu de la mise en place d’une Coordination pour mieux susciter l’intérêt et l’implication effective de la diaspora burkinabè et des partenaires allemands à la mise en œuvre du PNDES, de manière à ce que très rapidement, des propositions concrètes impliquant des fiches de projet parviennent à l’attention des autorités compétentes burkinabè.

 

Avant de clore la rencontre, les représentants de la communauté burkinabè d’Allemagne ont évoqué avec l’Ambassadeur des questions diverses touchant aux préoccupations et aux intérêts de leurs membres.

 

La salle de réunion de l’Ambassade du Burkina Faso à Bamako a refusé du monde cet après-midi du vendredi 13 janvier 2017. Venus des différentes régions du Mali, leur pays d’accueil, les Burkinabè qui y vivent, ont échangé à bâtons rompus avec le Président Roch Marc Christian KABORE.

Le mot de bienvenue de l’Ambassadeur du Burkina au Mali, le Général Kodjo LOUGUE, le discours du représentant de la communauté, Monsieur Abdramane SAWADOGO, le mot introductif du Président du Faso suivi de la phase des questions-réponses ont constitué l’ossature de cette rencontre.

Dans son mot de bienvenue, le Général Kodjo LOUGUE a, au nom de la communauté burkinabè du Mali, forte de plus d’un million deux cents mille âmes, félicité le Président du Faso pour son accession à la magistrature suprême. Il a par la suite sollicité l’installation effective du Consulat général du Burkina Faso à Ségou dont l’accord d’ouverture a été acquis et le Consul général déjà nommé.

Prenant la parole, le représentant de la communauté burkinabè du Mali a souhaité la bienvenue au Président du Faso avant de lui témoigner son soutien dans l’œuvre de développement du Burkina Faso entreprise depuis son arrivée au pouvoir.

Dans son mot introductif, le Président du Faso a d’abord présenté ses vœux de bonne et heureuse année 2017 à ses compatriotes vivant au Mali avant de s’appesantir sur la situation socio-économique, politique et sécuritaire du pays, qui du reste, a constitué l’essentiel des préoccupations de la communauté en plus de leurs requêtes spécifiques.

Ainsi, sur le volet politique, le chef de l’Etat a informé les Burkinabè du Mali de la mise en place de la Commission constitutionnelle qui s’apprête à partager ses propositions avec la diaspora burkinabè et de l’effectivité du vote des Burkinabè de la diaspora en 2020. Ce vote, a répété le Président du Faso, est un droit et l’engagement pris depuis 15 ans doit être une réalité à la prochaine élection présidentielle.

Sur le plan de la justice, le Président du Faso a émis le vœu, au regard de la séparation des pouvoirs, que l’année 2017 puisse voir l’aboutissement de tous les dossiers pendants en justice.

Sur le plan social, le chef de l’Etat a indiqué que des instructions ont été données au gouvernement pour engager un dialogue franc avec les partenaires sociaux afin que le budget national puisse bénéficier à toutes les couches sociales du pays. Au plan économique, le Président du Faso a rassuré que la mise en œuvre du PNDES permettra d’avoir une vision globale sur l’économie avec à terme, un taux de croissance de l’ordre de 8%.

Le volet sécuritaire a constitué un point d’orgue lors de cette rencontre. A ce sujet, le chef de l’Etat est convaincu que pour venir à bout du terrorisme qui constitue d’ailleurs un phénomène mondial, les efforts seront faits dans le domaine du renforcement du matériel militaire, en matière de renseignement et dans la mutualisation des moyens entre les Etats.

Répondant aux différentes préoccupations de ses compatriotes, le Président du Faso a indiqué que les mesures seront prises pour l’ouverture effective du Consulat général de Ségou dans de brefs délais et que des audiences foraines sont en voie d’être organisées pour permettre à la diaspora burkinabè d’accéder aux documents administratifs. Concernant l’emploi des jeunes, le Président a soutenu qu’il faut une véritable réforme au niveau de l’enseignement de manière à l’adapter aux besoins du marché. Il a aussi encouragé l’auto emploi des jeunes qui peut résorber le chômage au niveau de la jeunesse. .

Pour clore la rencontre, le Président Roch Marc Christian KABORE a appelé la diaspora burkinabè à se mobiliser pour soutenir la mise en œuvre du PNDES, à rester solidaire et à cultiver la fraternité en son sein.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

NOUVEL AN 2017 : La communauté burkinabè de France souhaite le forum de la diaspora

Rubrique: Burkina Faso,Société |

Partager

 

La communauté burkinabè de France s’est retrouvée ce dimanche 29 janvier à la chancellerie de l’ambassade à l’occasion du nouvel An, pour se présenter les voeux. Pour la circonstance, ils sont venus nombreux, tant des régions intérieures que d’l’Ile de France, pour ces retrouvailles qui sont devenues une tradition.

 

A l’entame de la cérémonie qui a été marquée par le chant du Di Tanyè, l’Ambassadeur Alain Francis Gustave Ilboudo a élevé Abdou Karim Ouédraogo au rang de Chevalier de l’Ordre du Mérite burkinabé.  Emigré en France depuis 2001, boulanger de formation exerçant en région parisienne, Ouédraogo s’est beaucoup investi, dans un élan de solidarité et d’entraide, dans la gestion des questions des sans-papiers burkinabè en France. Prenant la parole pour remercier la communauté et les autorités pour cette marque de reconnaissance, il ne manquera pas de relever que cet honneur est en réalité un honneur à tous les burkinabè sans-papiers, qui se sont regroupés en association.

Pour les vœux, c’est le Consul général Ousman Nacambo, qui introduira la cérémonie, en souhaitant qu’ils soient exaucés. A sa suite, un doyen de la communauté, Pascal Kafando, puis le coordonnateur des délégués CSBE, Sibiri Nabaloum, interviendront pour souhaiter une année 2017 paisible au Burkina Faso, qui a été la cible des attaques terroristes tout le long de l’année 2016. Dans la perspective du vote des burkinabé de l’extérieur, Sibiri Nabaloum s’est appesanti sur la nécessité que l’ambassade accompagne la tenue d’assises de la diaspora burkinabè de France. Ces états-généraux, selon lui, devraient permettre de mieux dégager les perspectives efficaces de la contribution de cette diaspora à l’édification du Burkina Faso.

Revenant sur les points saillants de l’année 2016, Alain Francis Gustave Ilboudo, en réponse aux vœux exprimés, a salué les avancées réalisées, dont notamment la bonne tenue et les engagements pris par les partenaires dans le cadre de la conférence de Paris sur le Plan national de Développement économique et social (PNDES). Sur les doléances qui ont été exprimées, dont notamment la question des titres de séjour, la tenue des assises de la diaspora, le vote des burkinabè de l’extérieur et l’acquisition d’une maison du Burkina, Alain Ilboudo a réaffirmé sa volonté et celle de la représentation diplomatique à les prendre en charge. « Ensemble, nous les aborderons, pour leur envisager des réponses et, le cas échéant, faire des recommandations à qui de droit pour considération », soulignera-t-il. Avant de clore son propos, il a exhorté la communauté à faire de la solidarité et du dialogue, un credo.

A. BAMBARA, AmbabfParis

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

www.facebook.com/ambabfparis