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Le consortium des entrepreneurs de la diaspora pour la promotion économique et commerciale du Burkina Faso (CEDIAPEC) a été créé à l’initiative d’entrepreneurs Burkinabè en Amérique, Europe et Afrique. Il a été mis en place le 26 août 2016 à New York aux Etats Unis d’Amérique au cours d’une assemblée générale constitutive. Lesaffairesbf a rencontré le président du CEDIAPEC, Georges Yamba Kaboré, et le point focal au Burkina Faso, Rasmané Ganemtoré, ancien protocole d’Etat à la retraite, ce lundi 27 mars 2017 à Ouagadougou pour découvrir le fonctionnement de cette structure.

Burkina24 (B24): Qui est Georges Yamba Kaboré ?

Georges Yamba Kaboré (GYK): Je suis retraité des Nations Unies. J’étais fonctionnaire international à New York aux USA et par le monde. J’étais en Afghanistan, en Tanzanie, en Irak, en Syrie, le Cambodge, le Japon, etc. J’ai pris ma retraite en 2004 et je fais la consultance pour garder intellectuellement la forme. Je m’occupe également des activités associatives avec les jeunes à New York.

B24: D’où est venue l’idée de la mise en place du consortium ?

GYK: J’ai été approché par des jeunes en fin 2015-2016 pour les aider à mettre sur pied le consortium des entrepreneurs de la diaspora pour la promotion économique et commerciale du Burkina Faso (CEDIAPEC). La structure a vu le jour le 26 août 2016. Ce sont les jeunes de New York qui sont les initiateurs et moi je suis le président pour l’instant pour les aider à le consolider.

B24: Quels sont les objectifs recherchés par CEDIAPEC ?

GYK: Le CEDIAPEC ce veut être le représentant des entrepreneurs de la diaspora. Unir, unifier,  rassembler autour d’un concept commun et une idée commune. Ensuite  être l’intermédiaire entre les entrepreneurs de la diaspora et les hommes d’affaires burkinabè  qui veulent faire des affaires au niveau international. Nous faisions de l’intermédiation avec la représentation  de nos entreprises au niveau de la recherche de marché, de financement, de négociation commerciale avec le monde des affaires et l’Etat Burkinabè.

Nous sommes en train de chercher un terrain pour construire une « maison de l’entrepreneur de la diaspora » à Ouagadougou qui comprendra un hôtel, des entrepôts pour faciliter le retour des entrepreneurs de la diaspora qui veulent se réinstaller au niveau du Burkina Faso.

Aussi nous voulons gérer une mutuelle, pour avoir une assise financière solide pour aider les entreprises membres CEDIAPEC et les jeunes entrepreneurs qui arrivent à New York à se lancer dans les affaires. A New York, ce qui marche c’est les affaires. « On peut avoir un emploi temporaire pour créer un fonds, mais on ne peut pas passer son temps à être employé ».

Au Burkina Faso le CEDIAPEC compte « adopter » une école par an. C’est-à-dire prendre en charge l’école durant une année. Egalement « adopter » un village et apporter tout le nécessaire comme un point d’eau, l’électrification, etc. Ce que nous faisions, c’est l’intermédiation, l’assistance et le domaine social.

B24: Comment comptez-vous financer toutes ses activités ?

GYK: Nous commençons par la mise sur pied de la mutuelle avec la cotisation des membres. Notre ambition est de réunir cette année la somme de 50 millions  de FCFA. Nous avons beaucoup de structures financières qui veulent nous épauler comme Coris Bank, la Banque mondiale, etc. En réalité, l’argent n’est pas souvent le plus gros des problèmes, c’est plutôt l’organisation. Quand on est bien organisé, « l’argent ça se ramasse à la pelle ».

Pour le moment, nos finances proviennent uniquement que des cotisations des membres mais nous pensons élargir nos bases de financement avec l’idée de la mutuelle et des Organisations internationales. Nous avons des entreprises membres qui opèrent au Burkina Faso, dans la construction, dans l’électricité, dans le solaire, construction des routes, etc.

B24: Quels sont les pays concernés par le CEDIAPEC?

GYK: Le CEDIAPEC est représenté en Afrique par le Mali, le Burkina Faso, la Guinée, le Sénégal, le Ghana, etc. En Asie représenté par la Chine, le Qatar et en Europe par l’Allemagne, l’Angleterre, la France, et aux USA par  le Canada, etc. On se répand rapidement et on est dans tous les domaines.

C’est un consortium c’est-à-dire que c’est une réunion d’entreprises qui a chacune son mode de financement. Cela va de tous les domaines, de la restauration, au bâtiment, aux télécommunications, import-exports, transports, manutentions, etc. Il y a plusieurs entreprises dans tous les domaines qui existaient avant le CEDIAPEC et qui sont des membres fondateurs du consortium.

B24: Quelles sont les conditions pour une entreprise pour devenir membre du CEDIAPEC ?

GYK: Pour l’instant, c’est une demande que le comité exécutif examine avant toute décision. Aussi, ce comité tient compte de l’assise financière de l’entreprise, une enquête de moralité pour vérifier l’aspect morale et éthique de l’entrepreneur, etc.

Le critère N°1, il faut que ça soit une entreprise burkinabè gérée par un Burkinabè. Notre site web est presque prêt et contiendra un formulaire et les conditions d’adhésion pour toutes entreprises.

B24: Aujourd’hui, combien de membres compte le CEDIAPEC ?

GYK: On a 2 au Soudan, 3 en Guinée, 5 en Côte d’Ivoire, 2 au Ghana, 1 au Qatar, Emirats Arabes 3, etc. En gros, une cinquantaine de membres avec les Etats Unis en moins d’une année de fonctionnement. Je sais qu’avant la fin de 2017, on atteindra les 100 entrepreneurs membres du CEDIAPEC. Pour l’instant, les activités sont centrées sur New York et New Jersey.

B24: Quels sont vos projets à moyen et long terme ?

GYK: Au niveau des USA,  on vient  de déposer une demande de reconnaissance du CEDIAPEC dans l’Etat de New York. Nos activités entre le mois d’août 2016 à maintenant c’est d’abord la consolidation de la structure. Élargir la base d’adhérents, organiser structurellement la structure, asseoir une base juridique, lancer une campagne d’information au niveau de New York, auprès de tout les Burkinabè.

Au Burkina Faso nous avons déjà rencontré le président du Faso. On a déjà commencé la recherche des marchés pour nos entrepreneurs. C’est encore une entreprise naissante mais de la façon dont elle grandit, d’ici un an, quand on fera le point  on verra qu’on a beaucoup avancé.am

Propos recueillis par Jules César KABORE

Lesaffairesbf

 

Arrivé à Berlin en République fédérale d’Allemagne dans l’après-midi du 20 mars 2017, le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a rencontré en début de soirée, la communauté burkinabè vivant dans ce pays. Au menu des échanges entre le chef de l’Etat et ses compatriotes, la situation socio-politique et économique du pays et des doléances qui lui ont été soumises.

D’entrée, c’est l’Ambassadeur du Burkina Faso en Allemagne, Monsieur Honoré Simplice GUIBILA qui a introduit la rencontre. Après avoir souhaité la bienvenue au chef de l’Etat, Monsieur GUIBILA a remercié Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE pour le déplacement de Berlin et réaffirmé l’engagement et la disponibilité des Burkinabè d’Allemagne à soutenir le Plan national de Développement économique et social (PNDES). « Les Burkinabè d’Allemagne adhèrent sans réserve au PNDES que le gouvernement a élaboré avec brio. Ils vous assurent également à travers ma voix, de leur contribution à sa mise en œuvre », a dit l’Ambassadeur GUIBILA.

Selon le représentant du Président du Faso en Allemagne, « les Burkinabè tiennent à lui apporter un soutien sans faille car c’est ensemble et déterminés que nous viendrons à bout des forces obscurantistes et de déstabilisation qui tentent de mettre en péril la paix sociale et la démocratie dans notre pays ».

Prenant la parole au nom de la communauté burkinabè, le délégué du Conseil supérieur des Burkinabé de l’Etranger à Berlin (CSBE), Monsieur Amadou SIENOU a présenté la communauté au Président du Faso, les secteurs d’activités dans lesquels elle exerce et sa contribution au développement du pays. Il a, pour terminer, dressé une liste de doléances au chef de l’Etat, dont la question de la double nationalité, la création de Consulat général dans certaines villes d’Allemagne avec une forte concentration de Burkinabè, l’accompagnement de l’Etat dans la réalisation de leurs projets…

Dès l’entame de ses propos, le Président du Faso a situé l’objet de sa visite : « Nous sommes venus non seulement dans le cadre d’une visite officielle que nous avons avec le gouvernement allemand, mais également pour participer au Forum de Berlin sur l’Afrique».
Le Président Roch Marc Christian KABORE a félicité le comportement exemplaire des Burkinabè dans leur pays d’accueil : « Nous constatons partout où nous allons que les Burkinabè sont toujours solidaires les uns des autres, et je voulais aussi saluer le fait que de façon générale, partout où nous sommes passés, les Burkinabè ont été toujours soucieux du respect des textes dans les pays où ils sont parce que ce n’est pas toujours le cas ailleurs ».

Le Président du Faso a saisi le cadre de ces échanges pour présenter la situation socio-économique du Burkina Faso sous l’angle de trois défis à relever : « Sur le plan politique, suite aux élections aussi bien présidentielle, que législatives et municipales, nous avons terminé la mise en place de l’architecture institutionnelle de notre pays qui a signé le retour à la démocratie et qui en même temps nous a permis d’engager trois grands chantiers. Il s’agit d’abord de l’élaboration d’une nouvelle Constitution et, à cet effet, une Commission constitutionnelle a été mise en place sous la présidence de Maître Halidou OUEDRAOGO. Le deuxième chantier, c’est le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale (HCRUN). Comme vous le savez, le Burkina Faso est un enchevêtrement des problèmes depuis les années 60, jusqu’à nos jours qui vont des crimes économiques aux crimes de sang, des problèmes administratifs qui ne finissent pas. Le HCRUN a répertorié environ 5000 dossiers pour lesquels nous devons trouver les voies afin de permettre aux Burkinabè de se réconcilier avec leur histoire et tourner définitivement sa page sombre ».

Au plan social, depuis le début de l’année 2016, le Burkina Faso fait « face à une situation houleuse ». « Les revendications en termes d’amélioration des conditions de vie sont des revendications légitimes certainement, mais nous devons avoir en conscience que nous ne pouvons pas partager ce que nous ne produisons pas. Plus nous allons faire des efforts dans le travail, plus nous pouvons repartir la richesse entre les Burkinabè », note le chef de l’Etat avant de préciser que « le gouvernement poursuit la discussion avec les différentes structures syndicales de manière à ce que nous prenions la juste conscience de cette problématique. Parce que si nous continuons tel que nous sommes partis, il est évident que le Burkina Faso restera un pays arriéré, et les objectifs que nous visons dans la réalisation du Plan national de Développement économique et social (PNDES) se seront pas atteints ».

Le troisième défis à relever selon le Président du Faso à l‘adresse des Burkinabè vivant en Allemagne est celui du PNDES : « Nous avons présenté en décembre 2016, le PNDES à la Communauté internationale, à nos partenaires au développement, au secteur privé, et les intentions de financement se sont élevées à trois fois plus que ce que nous entendions pour boucler notre programme. Mais le plus dur reste à faire car il faut transformer ces intentions en réalité ».
Le chef de l’Etat a ensuite justifié son déplacement à Berlin qui, selon lui est de « recueillir du gouvernement et du secteur privé allemands, l’annonce de leur contribution, puisqu’ils ont participé à la présentation du PNDES à Paris. Ils est donc important pour nous de refixer les objectifs avec le gouvernement allemand et notamment avec la Chancelière, de manière à ce que dans le programme à venir, ils puissent annoncer de façon plus concrète et substantielle, la contribution qu’ils peuvent apporter à la réalisation du PNDES ». A ce sujet, a conclu le Président du Faso, « j’aimerais dire à la diaspora que sa contribution est attendue pour la réalisation de cet ambitieux projet ».
Au nombre des préoccupations soulevées par la communauté burkinabè, on peut citer entre autres la lourdeur administrative, le terrorisme, la sécurité, le service de néphrologie du CHU Yalgado OUEDRAOGO de Ouagadougou, le retour non organisé des étudiants boursiers, l’apport de la diaspora dans la construction du pays, l’incivisme, etc.

Au terme des échanges, le Président du Faso a réaffirmé son engagement et celui de son gouvernement à œuvrer pour trouver des solutions idoines aux problèmes posés. Des réponses rassurantes ont été données par le chef de l’Etat et les ministres qui l’accompagnent.
La Communauté burkinabè vivant en Allemagne compte 4000 membres qui exercent plusieurs secteurs d’activités et le Président Roch Marc Christian KABORE a salué leur engagement auprès de leur pays. Aussi, a-t-il invité ses compatriotes à rester des ambassadeurs de l’intégrité et du respect des lois de leur pays d’accueil.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Immigré burkinabè résidant en Italie, c'est un formateur, écrivain-journaliste, directeur et co-fondateur du Festival OttobreAfricano (www.ottobreafricano.org), président du comité d’organisation du RomAfrica Film Festival (RAFF - http:// www.romafricafilmfest.com).

Depuis Avril 2015, il est Membre du Conseil National pour la Coopération au Développement au Ministère italien des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, coordinateur du groupe “Migration et Développement”. Travaillant dans le monde de la communication et de la formation depuis 2002, il a collaboré avec plusieurs revues et journaux italiens (Internazionale, SolidarietaInternazionale, Repubblica delle donne...). 
Son expertise en communication, médiation culturelle, formation et organisation d’événements culturels, de conférence sur la coopération internationale et sur le rôle des immigrés dans la société italienne a amené le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale du gouvernement Italien à le choisir comme seul représentant de la diaspora dans le Conseil National pour la Coopération Internationale crée en 2015. Il coordonne le groupe “Migration et Développement".

Il est appelé dans toute l’Italie pour tenir des conférences sur l’immigration, la coopération internationale, l’Afrique. Il réside depuis 2014 à Rome, la capitale de l’Italie, pour la création d’une plateforme en collaboration avec les ambassades africaines à Rome, les ministères des Affaires Etrangères, de la Culture et de l’Economie italiens qui permettrait de mieux présenter les pays africains et par conséquent accompagner les entreprises et les administrations africaines et italiennes dans la mise en œuvre de leurs projets stratégiques en Afrique et en Italie.

Pour lui, l’Etat burkinabè devrait avoir un meilleur regard sur sa forte communauté en Italie. Non seulement c’est une des communautés les plus appréciées mais elle est aussi assez organisée et fait beaucoup pour le pays. Il suffirait d’aller dans la zone du Boulgou pour voir les œuvres de cette communauté : écoles, lycées, dispensaires, etc. Beaucoup de réalisations ont été faites par la diaspora burkinabè. Ils ont donc besoin d’une présence forte et d’un accompagnent du ministère de tutelle: le ministère des affaires étrangères, de notre ambassade et de nos consulats établis en Italie.

Le vendredi 10 mars 2017, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec lui à Ouagadougou et nous avons en commun de solides projets pour notre pays. Tout cela demande l'accompagnement de l'administration burkinabè. Il m'a annoncé sa participation au prochain Forum sur la Migration et le Développement les 6 et 7 avril prochain à Ouagadougou, sous le thème: '' DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL DU BURKINA FASO : QUELLES CONTRIBUTIONS DE LA DIASPORA ? ''


Par GUIGUENDE Moumini

Mme Bernadette et son frère Sylvestre ont fondu en larmes, après 50 ans de séparation

La doyenne de la communauté burkinabè de Madagascar Bernadette Ouédraogo a foulé pour la première fois le sol de son pays, y retrouvant son frère, sa seule famille, qu’elle n’avait pas revu depuis 51 ans.

Née à Antananarivo (Madagascar) d’une mère malgache et d’un père qui y a séjourné pendant la deuxième guerre mondiale, Mme Ouédraogo n’avait jamais foulé la terre de ses ancêtres.

Alors qu’elle n’avait que sept ans, son père, Tiend-bamba Ouédraogo a quitté Madagascar en 1949, avec son frère ainé Sylvestre pour rentrer définitivement au Burkina. Si elle n’a plus revu son père jusqu’à sa mort, sylvestre lui, militaire à la retraite a fondu en larmes avec elle lundi soir à l’aéroport de Ouagadougou lors de ces retrouvailles après plus d’un demi-siècle.

C’est lors du séjour du Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré sur la grande île, dans le cadre du 16eme Sommet de la Francophonie en novembre 2016, qu'elle avait exprimé son rêve de découvrir la terre de ses ancêtres. Un rêve réalisé par le chef de l’Etat.

“Je remercie le Président du Faso grâce à qui ce jour a été possible. C’est un homme de parole. Je suis vraiment très contente je n’ai pas les mots pour décrire mon émotion. Cela fait très longtemps que j’ai attendu ce jour-là. Maintenant que je suis là je suis vraiment très contente», a-t-elle déclaré.

Accompagné de son fils Bruno Roland Razafindraibe, Mme Ouédraogo qui séjournera au Burkina du 27 Février au 27 mars 2017, aura des audiences avec les autorités du pays dont le chef de l’Etat, des visites à Pobé-Mengao, le village de son père, et des excursions touristiques.

 

koaci.com

Quels services bancaires pour la diaspora Burkinabè? Le Ministre délégué, Madame Rita Bogoré en discute avec le Directeur Général de la banque de l'habitat.
Le Ministre Délégué chargé de la Coopération Régionale et des Burkinabè de l'Extérieur, Rita Solange Bogore a initié une série de rencontres avec les responsables des établissements bancaires en vue de trouver des facilités pour la diaspora Burkinabè. En effet, l'objectif de cette démarche consiste à négocier des produits bancaires qui permettent à la diaspora Burkinabè de se sentir acteurs et bénéficiaires du développement économique et social du Burkina nouveau. Ce mardi matin, c'était au tour du Directeur Général de la banque de l'habitat, Monsieur Sibiri Coulibaly de discuter de la question avec Madame le Ministre déléguée. C'est la prise en compte des préoccupations de la diaspora Burkinabè à travers le monde qui a commandé une telle initiative qui va être poursuivie dans le temps.

DCPM/Affaires Etrangères, repris par GUIGUENDE Moumini, SP/CSBE

Huit mois après le déguerpissement des populations du parc national du Mont Peko, quelle est la situation sur le terrain ? Comment vivent les populations déguerpies ? Quel est le niveau de cohabitation et d’intégration des populations évacuées dans les villages et campements d’accueil ? A toutes ces interrogations, la mission conjointe composée d’experts Ivoiro-burkinabè qui a séjourné dans la région du Guémon du 13 au 19 février 2017 a tenté d’y apporter des réponses dans son rapport de fin de mission. La présentation officielle de ce rapport a eu lieu le dimanche 19 février 2017 à la salle de conférence de la Mairie de Duékoué. Une cérémonie présidée par le professeur Mariatou Koné, Ministre de la femme, de la protection de l’enfant et de la Solidarité et qui a enregistré la participation de l’ensemble des membres du corps préfectoral de la région du Guemon ainsi de nombreux chefs traditionnels.

 Ainsi, ces experts par la voix de Michel Seka, recommandent entre autres aux Gouvernements Ivoiriens et Burkinabè, la mobilisation des ressources adéquates pour le retour volontaire et la réinsertion dans les meilleurs délais; la mobilisation des ressources adéquates pour l’assistance alimentaire et l’accès aux services sociaux de bases (eau, assainissement, hygiène, santé, éducation, nutrition etc.) ; l’organisation des audiences foraines pour la délivrance des documents d’état civil et administratifs. Ce n’est pas tout. Ces experts encouragent également les deux gouvernements à veiller au fonctionnement régulier des organes de suivi de l’évacuation du parc (comité mixte ivoiro burkinabé, comité de gestion local.

 Se félicitant de la qualité du rapport, la Ministre de la femme, de la protection de l’enfant et de la solidarité n’a pas manqué de traduire ses remerciements à tous les acteurs pour la conduite de cette opération dans un esprit apaisé. ‘’ Je voudrais féliciter et remercier tous les acteurs impliqués dans l’évacuation du Mont Péko particulièrement nos frères ex infiltrés. La date butoir d’évacuation était fixée au 31 juillet 2016. Mais déjà le 30, les populations sont sorties volontairement parce qu’elles ont compris l’intérêt de cette opération qui d’ailleurs n’a enregistré aucune violence. Je tiens sincèrement à les féliciter’’ a insisté le professeur Mariatou Koné.

 S’agissant du rapport, la Ministre s’est voulu formelle : ‘’ les conclusions de ce rapport vont servir pour les décisions à prendre pour la préservation du Mont Peko, patrimoine écologique de notre pays. Je vous donne l’assurance de soumettre ce rapport au gouvernement Ivoirien en liaison avec son homologue du Bukina’’ a-t- elle promis.

 A la tête de la délégation d’experts burkinabè, le consul du Burkina, Maxime Yabré pour sa part s’est réjoui de la bonne cohabitation entre les ex infiltrés composés pour la plupart de ressortissants du Burkina Faso et les populations d’accueil. ‘’ Je tiens aussi à traduire notre reconnaissance au Gouvernent de Côte d’Ivoire pour la prise en charge des ex infiltrés sur  tous les plans’’ a-t- il soutenu. Pour rappel, cette mission d’experts ivoiriens et Burkinabè dans la région du Guemon s’inscrit dans le cadre du suivi du Traité d’Amitié et de Coopération Ivoiro-Burkinabè tenu à Yamousoukro en juillet 2016 sur le chapitre relatif à l’évacuation du parc national du Mont Peko. Les Chefs d’Etats de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso ont décidé à cette rencontre, de la mise en place dans les meilleurs délais, d’un comité mixte Ivoiro-Burkinabè de suivi de la situation post évacuation afin d’évaluer les besoins des personnes déguerpies et renforcer les services sociaux de base.

 

Source: http://www.diaspo24.info

Dans le même esprit de coopération et de solidarité présent lors du premier Sommet de la Valette sur les migrations, la Réunion des hauts fonctionnaires tenue à Malte les 8 et 9 février 2017 a rassemblé des délégations d'Afrique et d'Europe pour faire un bilan sur les progrès réalisés dans le cadre du Plan d'action commun de la Valette. La réunion a abouti à l'adoption des conclusions conjointes, basées sur les recommandations du Processus de Rabat et du Processus de Khartoum. Celles-ci réaffirment l'engagement de toutes les parties prenantes envers les principes de solidarité, de partenariat et de responsabilité partagée dans le domaine de la gestion et de la mobilité des migrations.

Les participants ont souligné la valeur ajoutée des actions à caractère régionale pour une meilleure cohérence des actions entre les pays d(origine, de transit et de destination, en particulier le long des routes migratoires. Ils ont aussi appelé à la mobilisation de l'ensemble des ressources et des instruments financiers existants afin de mettre en oeuvre le Plan d'Action Conjoint de la Valette (PACV).

La République Fédérale Démocratique d'Ethiopie accueillera le prochain Sommet des hauts fonctionnaires au cours du premier trimestre de 2018. 

Source: https://processus-de-rabat.org

Le Président du Faso S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a rencontré la communauté burkinabè vivant en Côte d’Ivoire le 28 juillet 2016, en marge de la tenue de la Cinquième Session du Sommet du Traité d'Amitié et de Coopération entre nos deux pays.

A cette rencontre avec le chef de l’Etat dans une salle archi-comble, après le mot de bienvenue de l’Ambassadeur du Burkina Faso, ce sont les représentants des juridictions consulaires qui ont pris la parole. Ils ont tous, au nom de leurs compatriotes, remercié le Président du Faso pour avoir accepté rencontrer les Burkinabè dès son arrivée malgré un calendrier très chargé.

Les Burkinabè de Côte d’Ivoire, par la voix de leurs représentants ont tous apprécié la tenue de ce sommet qui va relancer le Traité d’Amitié et de Coopération entre les deux pays « condamnés » à vivre ensemble de par l’histoire et la géographie.

Profitant de l’opportunité qui leur était offerte, les compatriotes burkinabè ont évoqué directement leurs préoccupations. La diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire rencontre en effet, beaucoup de difficultés, généralement liées au foncier. A côté de ce problème majeur, il y a aussi d’autres préoccupations non moins importantes : il s’agit entre autres des problèmes liés à l’obtention des actes administratifs et leur coût jugé élevé, telles que les cartes consulaires, l’ouverture de consulats dans certaines régions de la Côte d’Ivoire, le problème des déplacés du mont Péko qui ont besoin d’assistance médicale et psychologique et surtout du vote des Burkinabè de l’extérieur en 2020.

Avant de donner des éléments de réponses relatives aux préoccupations de ses compatriotes, le Président du Faso les a d’abord remerciés pour l’accueil qu’ils lui ont réservé à son arrivée en terre ivoirienne, accueil chaleureux qui témoigne de l’intérêt qu’ils ont pour leur pays.

Le Président Roch Marc Christian KABORE a dès l’entame de ses propos rassuré les Burkinabè de Côte d’Ivoire sur leur préoccupation majeure qui est le droit de vote en 2020. « Le vote des Burkinabè de la diaspora est un devoir, une obligation », a dit le chef de l’Etat. Roch Marc Christian KABORE trouve anormal qu’une promesse faite depuis 2010 sur le vote des Burkinabè de l’extérieur ne soit pas concrétisée jusqu’à nos jours. Toutes les dispositions sont en train d’être prises pour rendre effectif ce droit en 2020.

Sur le plan politique, le Président du Faso a informé ses compatriotes de la Côte d’Ivoire, de la mise en place d’une Commission constitutionnelle qui doit permettre de passer à une Vè République. Il a également fait part de la mise en place du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale (HCRUN) qui doit travailler sur 5000 dossiers de 1960 à nos jours afin de réparer les torts et réconcilier les Burkinabè. Le chef de l’Etat a aussi évoqué tous les dossiers de justice en cours d’instruction dont celui du putsch manqué et de l’insurrection populaire et son souhait est que ces différents dossiers soient jugés avant la fin de l’année. Toujours sur le plan politique, le Président du Faso a fait cas des élections municipales qui viennent de se tenir et qui doivent parachever le processus électoral enclenché depuis les élections couplées présidentielle et législatives du 29 novembre 2015.

Sur le plan de la relance économique, le Président KABORE a fait part du paiement de la dette intérieure et de la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). Selon le Président du Faso, ce programme va permettre de concrétiser les engagements qu’il a pris avec les Burkinabè pour bâtir une société de justice sociale et de bien-être.

Répondant aux préoccupations relatives au foncier et aux déguerpis du mont Péko, le chef de l’Etat a promis que tous ces sujets sont inscrits à l’ordre du jour de ce sommet et feront l’objet d’un traitement bipartite.

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’Extérieur, Monsieur Alpha BARRY a rassuré les Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire sur leurs préoccupations relatives à l’ouverture de consulats dans d’autres régions de leur pays hôte. Aussi, a-t-il annoncé, l’ouverture d’un consulat général à Soubré, en lieu et place du consulat honoraire.

A l’issue de la rencontre, le chef de l’Etat a invité ses compatriotes à toujours être des ambassadeurs du Burkina Faso dans leur pays d’accueil et toujours véhiculer des valeurs de solidarité, d’honnêteté, de travail, de discipline qui ont toujours caractérisé les Burkinabè. « Les Burkinabè ont toujours été reconnus comme d’honnêtes travailleurs, sérieux et respectueux des lois de leur pays d’accueil. Je vous invite à toujours garder en vous ces valeurs qui vous ont toujours caractérisés », a adressé à ses compatriotes, le Président Roch Marc Christian KABORE dans son mot de clôture.

in www.presidence.bf

Le Docteur Lassina ZERBO, Secrétaire Exécutif de l’Organisation du Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires (OTICE) a été décoré à l’occasion de la célébration du 25ème anniversaire de l’indépendance de la République du Kazakhstan.

La cérémonie s’est déroulée, le mercredi 08 février 2017, à la Mission permanente du Kazakhstan à Vienne en présence de Son Excellence Madame Rita Solange AGNEKETOM/ BOGORE, Ministre déléguée auprès du Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’Extérieur, chargée de la Coopération Régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, de passage à Vienne.
De nombreuses personnalités du monde diplomatique accréditées en République d’Autriche, de hauts fonctionnaires des Agences des Nations Unies basées à Vienne et des représentants de la Mission permanente du Burkina Faso en Autriche ont également pris part à la cérémonie.

Cette haute distinction traduit la reconnaissance de Son Excellence Monsieur le Président Noursoultan NAZARBAYEV du Kazakhstan au Dr Lassina ZERBO pour son rôle personnel et son leadership dans la concrétisation de projets majeurs visant à renforcer le régime de non-prolifération nucléaire et dans la gestion de l’Organisation.

Le docteur ZERBO en exprimant sa gratitude aux plus hautes autorités du Kazakhstan pour l’honneur qui lui a été fait, les a remerciés pour leur soutien constant en vue de la promotion du Traité et de son universalisation.

Il a indiqué que la médaille reçue, bien plus qu’une reconnaissance du travail déjà effectué par l’Organisation qu’il dirige, constitue une invite à plus d’engagement pour l’atteinte des objectifs de l’OTICE.

Simon Yaméogo
Ambassade du Burkina Faso à Vienne

Dans le cadre de l’opération d’évacuation des occupants de la forêt classée du Mont Péko, en République de Côte d’Ivoire, dont 94% sont d’origine burkinabè, les autorités ivoiriennes ont mis fin à l’occupation depuis le 30 juillet 2016. En rappel, les populations y ont installé campements et plants de cacaoyers en détruisant la végétation. Au nom de la protection de l’environnement, le gouvernement ivoirien a décidé de mettre fin à cette occupation irrégulière..

Depuis lors, les populations expulsées se sont réinstallées dans les villages environnants mais continuent de vivre des produits de la forêt du Mont Péko. Cette situation les expose davantage à des problèmes d’ordre sécuritaire, sanitaire, administratif et professionnel étant entendu que ces populations sont appelées à quitter pour d’autres destinations.

La Cinquième Conférence au Sommet du Traité d’Amitié et de Coopération (TAC), qui s’est tenue du 25 au 29 juillet 2016 à Yamoussoukro, a recommandé la mise en place, d’un Comité mixte Ivoiro-Burkinabè pour suivre la situation sur le terrain et faire des propositions aux autorités compétentes des deux pays.

C’est chose faite car du 10 au 22 février 2017, les experts burkinabè séjourneront en Côte d’Ivoire. Les parties ivoirienne et burkinabè se rendront dans la forêt classée du Mont Péko pour constater la situation réelle qui prévaut. Les experts échangeront avec les autorités administratives locales, les communautés burkinabè et procéderont à une évaluation de la situation sur le terrain.
Nous y reviendrons.

La rédaction