Investir dans l'immobilier au Burkina Faso

La promotion immobilière a véritablement pris son envol suite à l’adoption de la loi n° 057-2008/AN, portant promotion immobilière au Burkina Faso.

De nombreuses mesures attractives ont ainsi été prévues pour mieux cadrer et booster le secteur de l’immobilier au Burkina Faso.

En novembre 2013, 32 promoteurs immobiliers et, pas des moindres, disposaient de leur agrément. Né en juillet 2013, le Syndicat National des Promoteurs Immobiliers du Burkina (SYNAPIB) regroupait déjà en novembre 2013, dix (10) promoteurs immobiliers de taille, des sociétés et agences immobilières, une pléthore de démarcheurs et de fortunés propriétaires immobiliers.

Au Burkina Faso, le secteur immobilier est prometteur et figure désormais parmi les secteurs émergeants du pays.

L’Etat demeure aujourd’hui le plus gros client des promoteurs immobiliers burkinabè devant les ONG, entreprises, associations et ménages. Les chantiers de l’Etat en cours sont nombreux mais loin de combler le déficit immobilier qui va grandissant. On peut citer entre autres, la construction de l’hôtel administratif dans la zone du projet ZACA qui est prévue pour abriter 9 ministères, pour un coût estimé à plus de 13 milliards de francs CFA ; la construction de deux hôtels administratifs par région, soit 26 hôtels au total dont 12 pour la phase I et les 12 autres pour la phase II.

En attendant la disponibilité de ces bâtiments administratifs, Chaque année, l’Etat burkinabè investit de grosses sommes d’argent dans la location immobilière pour abriter ses bureaux, logements et magasins.

Les préoccupations auxquelles font face l’Etat sont nombreuses. Environ 10.000 nouveaux agents viennent grossir cahque année les effectifs d’agents publics, toute chose qui exige la création de nouveaux bureaux. Il faut également compter avec la vétusté des locaux et le caractère inadapté des bâtiments administratifs existants.

Le portefeuille des baux administratifs de l’Etat sont évalués à ce jour à 336 contrats, pour un budget consacré à la location immobilière de 3.5 milliards de francs CFA en 2013 contre 4.5 milliards en 2012.

Selon un rapport de la Direction Générale des Affaires Immobilières et de l’Equipement de l’Etat, « l’incidence financière des nouvelles locations est passée de 741 millions en 2012 à 1.4 milliards en 2013, soit un taux d’accroissement de 89% ».

Vus les impératifs auxquels fait face l’Administration publique burkinabè, l’Etat demeurera sans doute et pendant longtemps encore le plus gros client des promoteurs immobiliers et le secteur immobilier a encore de beaux jours devant lui.