Du 13 au 23 mars 2017, l’ambassadeur du Burkina Faso en Côte d’Ivoire, SEM. Mahamadou Zongo a effectué sa deuxième sortie dans la juridiction du Consulat honoraire de Soubré. Objectif : toucher du doigt les réalités que vivent ses compatriotes dans cette partie du sud-ouest ivoirien.

Tout a commencé par Dagadji, ensuite, Gabiadji, San-Pedro, Tabou, Dogbo, SOGB-Village, Grand-Bereby, Adjamené, Sassandra, Médon, Gnango I, Gnango II, Sago, et enfin, Dakpadou. Ces noms sont ceux des localités où résident souvent plus de 80% de Burkinabè et qui ont reçu pour la première fois, à l’exception de San-Pedro, Tabou, Grand-Bereby et Sassandra, la visite d’un ambassadeur du Pays des Hommes intègres. Mahamadou Zongo a eu donc droit à des mobilisations extraordinaires de ses compatriotes et un agenda excessivement chargé. Tout simplement, parce que chaque Ivoirien, chaque Burkinabè et chaque ressortissant de l’espace CEDEAO a tenu à vivre en direct la rencontre avec l’ambassadeur Zongo.

Vivant dans cette partie du sud-ouest ivoirien, les habitants en général, et les Burkinabè, en particulier, n’ont pour activité essentielle que les plantations du cacao, de l’hévéa et de palmiers à huile.

Partout où l’ambassadeur Zongo est passé, le dispositif est toujours le même : libations ou prières avant chaque cérémonie ; mot de bienvenue du délégué ou porte-parole des populations ; mot introductif du Consul honoraire, Monsieur Jean De Dieu Zoundi, et enfin, message de l’ambassadeur, le représentant du Président du Faso.

Ce message, contenu de la lettre de mission que SEM. Roch Marc Christian Kaboré, lui a remis, se résume ainsi qu’il suit : le renforcement des relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, relations qui datent depuis la colonisation ; le raffermissement des liens de solidarité entre Burkinabè de la diaspora, une diaspora minée par des querelles intestines ; le respect strict des lois, des coutumes et des us du pays d’accueil ; l’établissement des extraits d’acte de naissance ou jugements supplétifs d’acte de naissance afin de confectionner la carte d’identité consulaire et aussi la scolarisation des enfants (filles et garçons) en lieu et place des champs de plantation. Des chiffres du ministère ivoirien de l’éducation nationale indiquent que près de 60% d’enfants burkinabè nés en Côte d’Ivoire ne vont pas à l’école.

L’ambassadeur Zongo a annoncé de vive voix que la détention de la carte consulaire permettra le vote à l’élection présidentielle de 2020, un engagement personnel du Président du Faso.

Enfin, l’ambassadeur Zongo a lancé un cri de cœur à ses compatriotes en leur demandant de ne point oublier la mère patrie. Pour cela, parler moins de mal du pays aux enfants. Mieux, inculquer à vos enfants l’amour du retour au bercail, et aussi, l’amour d’y investir.

Interpeler à maintes reprises et à chaque étape de sa tournée, sur les tracasseries policières que subissent les Burkinabè à propos du port permanent du certificat de résidence, dans les multiples corridors, l’ambassadeur Zongo a promis, dès son retour à Abidjan, saisir les autorités ivoiriennes compétentes en vue de sa suppression, parce que sur la carte consulaire burkinabè, y figure déjà le lieu de résidence en territoire ivoirien. Aussi, a-t-il fait remarquer, c’est dans cette seule partie du sud-ouest de la Côte d’Ivoire que le certificat de résidence est exigé lors des contrôles de police et de gendarmerie.

Visites de courtoisie, séances de travail et baptêmes

Avant l’entame de chaque cérémonie avec ses compatriotes, l’ambassadeur Zongo rend une visite de courtoisie aux autorités administratives locales (Préfets de Région, Sous-préfets et Maires) et coutumières (chefs de tribus, chefs de villages ou de terre). A leur endroit, il explique les raisons de son périple, et réitère les remerciements de l’Etat burkinabè pour leur hospitalité légendaire, la coexistence pacifique et la vie harmonieuse entre populations autochtones et allogènes.
Dans la sous-préfecture de Tabou, le chef suprême des 11 tribus Kroumens, très ému par les civilités et considérations de l’ambassadeur Zongo, a baptisé séance tenante ce dernier. Mahamadou Zongo s’appellera désormais en pays Kroumen « BOUADI TOTO », ce qui signifie « Chef de terre ».

Même scène dans le village de Medon, où l’ethnie majoritaire, les KORDIA ont donné le nom « OPIAH BLO », c’est-à-dire la « Corde du développement » entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Dans la sous-préfecture de Sago, le chef central de l’ethnie KORDIE a donné le nom « KOKROKO », c’est-à-dire « celui qui sait accueillir les étrangers ».

Enfin, dans la sous-préfecture de Dakpadou, les GODIE, une autre ethnie a baptisé l’ambassadeur Zongo du nom de « DAKBA », ce qui signifie « Compagnon ».
Avec les autorités administratives locales, l’ambassadeur Zongo a eu deux séances de travail.

D’abord, avec le Préfet de Région de San-Pedro, Monsieur Ousmane Coulibaly, et ensuite avec Monsieur Hilaire Lamizana, Directeur Général du Port autonome de ladite ville. Les entretiens avec le Préfet de Région ont porté sur les tracasseries policières que subissent les Burkinabè qui se rendent ou qui vivent dans cette Région, d’une part, et avec le DG sur les opportunités qu’offrent le Port de San-Pedro aux hommes d’affaires burkinabè, d’autre part. Les deux responsables ont très bien apprécié la démarche de l’ambassadeur Zongo.

En ce qui concerne le Port autonome de San-Pedro, son DG a rappelé à l’ambassadeur Zongo, les mesures prises au profit du Burkina Faso. Il s’agit de la mise à la disposition de deux terrains gracieux de deux (02) hectares, soit un hectare pour le Conseil burkinabè des Chargeurs (CBC) et un hectare pour la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina (CCI-B). L’ambassadeur Zongo a salué le leadership et le management du DG Lamizana pour avoir réussi à faire du Port de San-Pedro l’un des fleurons de l’émergence économique de la Côte d’Ivoire, sans oublier deux Etats de l’hinterland que sont le Burkina Faso et le Mali qui ont pour Port naturel celui de San-Pedro.

En marge des rencontres officielles, l’ambassadeur Zongo a eu des séances de travail avec les opérateurs économiques burkinabè résidents dans les différentes localités ainsi que les leaders de mouvements de jeunesse. Il leur a prodigué des conseils d’union, d’unité, d’entraide et de solidarité dans les actions de développement, surtout dans la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). Il a visité l’usine de transformation de la sève de l’hévéa en caoutchouc, à savoir, la Société des caoutchoucs de Grand-Bereby (SOGB). C’est une société qui emploie près d’un millier de Burkinabè sur un total d’environ six mille ouvriers. L’ambassadeur Zongo a traduit la reconnaissance du Burkina au DG de la SOGB qui a financé la confection des cartes consulaires du personnel burkinabè, et participe aux actions de promotion et de développement de nos compatriotes.

Ce périple est le deuxième de l’ambassadeur Zongo dans la juridiction du Consulat honoraire de Soubré après celui effectué du 15 au 21 novembre 2016 dans les Régions de la Nawa (Soubré) et du Goh (Gagnoa). Une sortie qui honore et requinque le doyen Jean De Dieu Zoundi, Consul honoraire de cette juridiction qui constitue l’un des poumons de l’économie ivoirienne.

 

Service Presse
Ambassade du Burkina en Côte d’Ivoire

 

Le Nigeria est le pays d’Afrique subsaharienne qui a reçu le plus de fonds envoyés par les migrants en 2016, selon un rapport publié le 22 avril par la Banque mondiale et intitulé « Migrations et envois de fonds : développement récent et perspectives » (Migration and Remittances : Recent developments and outlook).

Le pays le plus peuplé du continent a reçu dans ce cadre 19 milliards de dollars, l’an passé, un montant en baisse de 10% par rapport à l’année précédente, selon ce rapport.

Le Ghana et le Sénégal arrivent ex-æquo, en deuxième position avec un montant de 2 milliards de dollars pour chacun de ces deux pays. Viennent ensuite le Kenya (1,7 milliard de dollars), l’Ouganda (1,1 milliard), le Mali (0,8 milliard), l’Afrique du Sud (0,7 milliard), le Liberia (0,6 milliard), l’Ethiopie (0,6 milliard) et Madagascar (0,4 milliard).

D’après le document publié en marge des Assemblées de printemps du groupe de la Banque mondiale et du FMI, les transferts des fonds des migrants vers l’ensemble des pays d’Afrique subsaharienne ont diminué d’environ 6,1% en 2016 pour s’établir à 33 milliards de dollars, en raison de la lenteur de la croissance économique dans les pays d’accueil des migrants, de la baisse des prix des produits de base, de l’essor des envois de fonds via des circuits informels dans un contexte de régimes de change contrôlés.

Les transferts de fonds vers la région devraient augmenter de 3,3% en 2017, à 34 milliards de dollars, grâce notamment au raffermissement des prix du pétrole et à l’amélioration des perspectives de croissance à l’échelle mondiale.

Les envois de fonds des migrants devraient augmenter de 1,9% vers le Nigeria, de 3,1% vers le Ghana et de 2,6% vers le Sénégal.

Par ailleurs, le coût moyen des transferts de fonds des migrants vers l’Afrique subsaharienne a légèrement augmenté, passant de 9,7% en 2016 à 9,8% au premier trimestre 2017, soit le taux le plus élevé à l’échelle mondiale.

 

Agence Ecofin

 

Campagne d'inscription au 40000 logements au Burkina Faso.

L'adresse du site est: www.pncl-burkina.net.

Pendant longtemps, les Burkinabè de l’extérieur ont souhaité qu’un ministère plein leur soit consacré et à chaque occasion, ils le rappelaient à qui de droit. C’est désormais fait depuis le 6 janvier 2016. Mais qui est la ministre chargée des Koswétos ?

C’est désormais chose faite depuis le 6 janvier 2016, avec la création d’un ministère délégué chargé de de la coopération, et des Burkinabè de l’extérieur, confié à Solange Rita Agneketom, née Bogoré, une diplomate de carrière qui était en poste à Vienne lorsqu’elle a été nommée dans le gouvernement du premier ministre Paul Kaba Thiéba.

La réalisation d’un rêve pour cette germaniste qui voulait être soit, interprète, soit diplomate. Il faut dire que l’environnement familial y est pour quelque chose dans cette orientation. « Je ne suis pas arrivée ici par hasard ; l’environnement familial a beaucoup joué car il y a avait des amis, des connaissances de la famille qui étaient dans la diplomatie et ça ma inspirée », confie celle qui a fréquenté l’école de Paspanga, puis le lycée technique de Ouagadougou. Seulement voilà, les matières techniques ne sont pas du tout sa passion. Ce qu’elle veut, c’est poursuivre des études, soit en interprétariat, en sciences politiques ou en diplomatie. Un oncle la conseille alors de passer un baccalauréat A. Après l’obtention du parchemin qui ouvre les portes de l’enseignement supérieur, elle est orientée, contre son gré, en Allemand. Pour la commission d’orientation et des bourses, il y avait un déficit de traducteurs en Allemand au ministère des Affaires étrangères qu’il fallait combler. « Avec le recul, je me dis que les orientations étaient bien faites ; avoir repéré le manque de spécialisations au ministère des Affaires étrangères signifie qu’il y avait un suivi », commente Rita Agneketom née Bogoré.

La voici donc inscrite en Allemand, au département des Lettres de l’université de Ouagadougou. Après le DEUG, elle aurait pu demander une inscription en interprétariat, mais elle l’ignorait. A l’époque, il fallait se rendre à l’étranger pour poursuivre les études au-delà du DEUG. Elle part en France et s’inscrit à l’université de Paris10 Nanterre. Là, également, elle tente de s’inscrire en interprétariat, sans succès, l’anglais étant exigée comme langue de base. Sans se décourager, elle tente sa chance à l’Université Paris-Dauphine, à l’Institut catholique de Paris, à l’université de Mons en Belgique et à Lille. Sans succès. A cause de l’anglais et du coût élevé des frais d’inscription dans la dernière ville.

Contre mauvaise fortune bon cœur, Rita Bogoré s’engage dans des études de troisième cycle, convaincue que tous les chemins mènent à Rome !
A Paris10 Nanterre, elle soutient avec succès un mémoire de Diplôme d’études approfondies (DEA) avec comme thème, « l’empire allemande de 1871 et la politique coloniale en Afrique », un essai historiographique très bien apprécié par le jury. Sur les conseils et encouragements de son maitre de mémoire, Rita Bogoré s’inscrit en thèse sur le même thème. Les nouvelles recherches commandent qu’elle se rende au Cameroun et au Togo, deux pays qui ont subi l’administration coloniale allemande et où les archives sont encore conservées. Mais, par manque de moyens, elle doit y renoncer, sans pour autant tirer un trait sur son ambition de faire carrière dans la diplomatie. En 1991, elle demande et obtient une inscription à Paris I Sorbonne pour un « DESS en Développement et coopération internationale », un diplôme qui permet d’intégrer soit, le ministère des Affaires étrangères, soit une organisation non gouvernementale.

La formation terminée, Rita Bogoré décide de rentrer au pays en 1996, et d’offrir ses services au ministère des Affaires étrangères qui, heureusement, les accepte. Elle intègre le ministère et fait ses premiers pas dans la diplomatie burkinabè.
En 2002, elle est nommée deuxième conseiller à l’ambassade du Burkina à Vienne, en Autriche. Cinq ans plus tard, elle est promue directrice des Organisations spécifiques, une nouvelle direction qui s’occupe des regroupements à caractère transrégional, comme le Mouvement des non alignés, le Groupe des 77, l’Organisation de la conférence islamique, etc., mais aussi des pays les moins avancés dont s’occupe l’ONU. « C’est une nouvelle direction que je devais animer et dans les Affaires étrangères, chacun se dit que tel dossier est son domaine et j’ai essayé de faire de mon mieux pour répondre aux attentes du pays », commente -telle.

En 2013, elle est à nouveau envoyée à Vienne comme ambassadeur représentant permanent adjoint. « Nous étions les pionniers même s’il y avait eu un ambassadeur permanent adjoint quand le Burkina était au conseil de sécurité de l’ONU avec l’ambassadeur Paul Robert Tiendrebéogo », se souvient Bogoré. A ce poste, le travail est si immense qu’il faut bien quelqu’un pour suppléer le titulaire.

En 2014, elle est confirmée chef de mission diplomatique à Vienne, poste qu’elle a occupé jusqu’à sa nomination dans le gouvernement début janvier 2016.
« Vienne est une plaque internationale où notre ambassadeur a deux casquettes : ambassadeur au titre des relations bilatérales avec l’Autriche, et les autres pays de la juridiction que sont la Slovaquie, la Hongrie, la Tchéquie, la Croatie et la Slovénie, puis une mission permanente de représentation du pays au niveau des organisations internationales », explique celle qui est désormais l’œil et les oreilles des 10 millions de Burkinabè vivant hors du pays.
Vienne est surtout connue pour abriter la Commission préparatoire de l’organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE) où officie notre compatriote Lassiné Zerbo en tant que Secrétaire exécutif. Mais la capitale autrichienne abrite aussi l’Office des nations unies contre la drogue et le crime, qui traite aussi de la lutte contre la corruption, la criminalité transnationale organisée, le droit du commerce international, la commission des nations unies pour l’espace transphérique, l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), etc. « Dès lors que vous êtes représentant permanent auprès de ces organisations, il faut travailler à ce que votre pays soit visible afin de bénéficier de leur appui pour le financement des projets que vous portez. Les dossiers sont essentiellement techniques, mais le volet politique s’invite aussi, avec notamment le programme nucléaire iranien en débat depuis les années 2002 jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée en 2015 », détaille l’ex diplomate.
Avec ses collaborateurs, elle s’attèlait à décliner son programme d’activités 2016 quand elle reçoit un coup de fil l’informant qu’elle est pressentie pour être ministre. Il faut donner très vite la réponse. « J’ai évidemment accepté en me disant que c’est un service à la nation que je devais rendre, alors que je venais de passer à peine une année à la tête de la représentation diplomatique ». La voilà ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, chargée de a coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur. Un portefeuille où les défis à relever sont multiples.

D’abord, le chiffre exact, ou approximatif sur le nombre des Burkinabè vivant hors du pays. Combien sont-ils ? 6, 10 voire 15 millions ? Comment les organiser, les mobiliser et mieux canaliser les transferts d’argent qu’ils opèrent vers l’investissement productif ? Grandes gueules, protestataires, revendicatifs, comment profiter de leur expertise et leur expérience dans les secteurs où leurs contributions sont plus que salutaires ? « Si le président du Faso a décidé de mettre en place un ministère chargé des Burkinabè de l’extérieur, c’est par ce qu’il y a un grand intérêt. Ailleurs, la diaspora est prise en compte et est même érigée en sixième régions d’Afrique. Pourquoi nous resterons en marge de ce mouvement ? », argumente la ministre des « Koswétos ». Sa feuille de route ? « Mettre en œuvre une politique de suivi des Burkinabè de l’extérieur ; d’établir un répertoire des Burkinabè ; les mobiliser pour l’entrepreneuriat et l’innovation et les aider pour la réinsertion quand ils décideront de rentrer au pays ».

Certes, en 1991, il y a eu un secrétariat chargé des Burkinabè de la diaspora, mais par manque de moyens pour son fonctionnement, il a été transformé en Conseil supérieur des Burkinabè de l’extérieur (CSBE) en 1993. Résultat, rien ou presque n’a été fait pour mobiliser la diaspora dans des actions de développement en cohérence avec la politique du gouvernement.

Depuis son arrivée, Solange Rita Agneketom Bogoré s’attelle à constituer un fichier sur les compétences de la diaspora. Avec les responsables de structures financières, elle veut faciliter le transfert des fonds à moindre coût, comme ça se fait au Maroc en Tunisie, au Sénégal et au Mali. Elle plaide pour que les projets immobiliers aussi bien privés que publics tiennent compte de la diaspora et veut trouver des accords avec les pays d’accueil pour que les Burkinabè qui y travaillent puissent toucher leur retraite en étant au pays s’ils le souhaitent. L’établissement des cartes consulaires biométriques par le biais d’audiences foraines notamment en Côte d’Ivoire et surtout le vote des Burkinabè de l’extérieur en 2020, etc., autant de sujets sur lesquels elle planche avec une équipe qu’elle aurait souhaitée plus grande. Sur le dernier dossier, le ministre des Affaires étrangères Alpha Barry rappelle régulièrement que sa tête est mise à prix, mais s’empresse d’ajouter qu’il n’est pas seul « il a aussi la ministre déléguée ». Bilan en 2020.

Source: Joachim Vokouma.
Kaceto.net

En 2020, les Burkinabè de l’extérieur prendront part au scrutin présidentiel, conformément à l'esprit de la loi no 019-2009/AN du 14 avril 2009 modifiant la loi no 014-2001/AN du 03 juillet 2001 portant code électoral et consacrant la participation des Burkinabè de la diaspora aux scrutins présidentiels et référendaires conformément aux articles 1 et 12 de la Constitution, une première dans l’histoire politique.

Afin que ce rendez-vous soit un succès, le ministère des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabé de l’extérieur compte solliciter l’accompagnement de l’ONI dans la délivrance de la carte consulaire sécurisée, document qui pourrait servir officiellement pour voter.

C’est une promesse du candidat Roch Kaboré, devenue un engagement après son élection. Promis: pour la première fois de notre histoire politique, les Burkinabè de l’extérieur vont pouvoir voter à la présidentielle de 2020. La mission incombe bien entendu à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), mais le vote de la diaspora préoccupe le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabé de l’Extérieur. Le  Ministre Alpha Barry le rappelle sans cesse : sa tête est mise à prix sur ce dossier, ainsi que celle de la ministre déléguée chargée de de la coopération, et des Burkinabè de l’extérieur, Solange Rita Agneketom née Bogoré.

La participation des Burkinabè de l’extérieur passe d’abord par leur identification au moyen de la carte consulaire, et ensuite leur inscription sur le fichier électoral. Mais qui va les identifier ? Dans certains pays comme la Côte d’Ivoire, cette tâche a été confiée à une société privée, mais le résultat n’est franchement pas à la hauteur des attentes. Non seulement, le délai de délivrance de la carte consulaire est long, mais surtout, sa fiabilité est plus que douteuse.
Les deux ministres en charge des Burkinabè de l’extérieur pensent alors à l’office national d’identification, un Etablissement public de l’Etat à caractère administratif, qui confectionne et délivre déjà les cartes nationales d’identité, les passeports ordinaires, mais aussi la carte du réfugié, la carte professionnelle des policiers, celles des agents du ministère de l’Environnement.

Afin de s’informer sur les conditions de délivrance de millions de cartes consulaires sécurisées, viables, les deux ministres se sont rendus hier matin dans les locaux de l’Oni où ils ont pu voir le processus de fabrication de la carte nationale d’identité et des autres documents officiels.

La délivrance des cartes consulaires sécurisées va au-delà du scrutin de 2020, mais vise à doter nos compatriotes de de documents leur permettant de se déplacer en toute liberté, sans tracasseries dans les aéroports et autres portes d’entrée.

Le directeur général de l’Oni, Arsène Yoda s’est voulu rassurant, son établissement est bien capable de délivrer des millions de cartes consulaires sécurisées, tout comme les passeports CEDEAO, s’il est sollicité.

"Avec ce que nous avons vu, nous croyons à la capacité de l’ONI à nous accompagner pour fournir à nos compatriotes un document biométrique sécurisé et c’était bien l’objectif de notre visite", s’est rassurée la ministre déléguée chargée de de la coopération, et des Burkinabè de l’extérieur, Solange Rita Agneketom.

 

 

Salam Sondé (texte repris avec quelques modifications par GUIGUENDE Moumini, CSBE).
Kaceto.net

Qui est El-Hadj Alhassan Rouamba ?

Je suis né le 12 janvier 1938 à Koudougou et j’ai grandi avec un oncle avant d’aller faire l’école en Côte d’Ivoire. J’ai rejoint mes parents en 1950 au Ghana où ils étaient installés. A l’époque, le pays s’appelait la Gold-Coast. Je suis marié et j’ai eu 12 enfants dont quatre sont malheureusement décédés. Il reste donc deux garçons et six filles qui vivent tous au Ghana.
En 1956-57, je travaillais à l’ambassade de France comme planton et je représentais déjà les Voltaïques comme on disait à l’époque en tant que Secrétaire général de l’Union des Burkinabè du Ghana. Il y a de nombreuses associations qui sensibilisent nos compatriotes à faire leur carte d’identité, la carte consulaire et les actes de naissance. Pour les passeports, je venais déposer les demandes à Ouaga jusqu’à ce que notre pays accède à l’indépendance en 1960.

Qu’est-ce qui a changé avec l’arrivée du président Maurice Yaméogo ?

Le président Maurice Yaméogo a envoyé son conseiller pour venir nous rencontrer ; il s’appelait Albert Balima. Quand je l’ai rencontré, il a dit qu’il souhaitait voir l’ambassadeur de France et j’ai fait ce qu’il fallait pour que la rencontre ait lieu. A la fin de leur entretien, l’ambassadeur de France m’a dit d’aider Albert Balima a bien remplir sa mission auprès des Voltaïques. Je l’ai donc présenté au président de l’Association Ouédraogo Salfo Guabgtenga. Il voulait savoir comment on vivait, quels étaient nos rapports avec les Ghanéens et quels sont nos problèmes. Le président de l’Association a dit de dire au président Yaméogo que nous avons besoin d’une ambassade au Ghana. Il a promis de plaider notre cause et quelques mois après, nous avons reçu une lettre nous informant que notre requête avait été acceptée et qu’il y aura un ambassadeur voltaïque au Ghana.
En 1962, nous avons reçu le premier ambassadeur qui s’appelait Boureima Kaboré et nous sommes aujourd’hui au 12è ambassadeur.

Combien de Burkinabè vivent-ils au Ghana ?

Nous sommes plus de 4 millions de Burkinabè vivant au Ghana, mais le problème, c’est que nos enfants sont intégrés comme Ghanéens. Ils ont toutes les possibilités qui s’offrent à eux comme à n’importe quel Ghanéen. On a des Généraux dans l’armée, des officiers de police, des ministres dans le gouvernement et des députés au parlement. Toutes les ethnies sont présentes dans la fonction publique parce qu’on y rencontre des Mossis, des Gourounsis, des Dagaras, etc. Seulement, tous ces enfants se considèrent comme Ghanéens et même si nous travaillons ensemble à l’occasion de manifestations, ils ne viennent pas au pays.

Pourquoi ils ne viennent pas au pays ?

D’abord, parce que les parents ne les ont pas éduqués à connaitre le pays ! Or, quand le papa meurt, l’enfant ne parle même pas souvent la langue, excepté des Bissas et les Gourounsis. Ensuite, beaucoup d’enfants sont venus rendre visite à leurs parents au Burkina et ils ont été mal accueillis ; donc, ils n’ont plus envie de revenir une deuxième fois. L’Association des Burkinabè du Ghana et les délégués du Conseil supérieur des Burkinabè de l’extérieur (CSBE) se battent pour sensibiliser nos compatriotes vivant dans les 10 régions du Ghana à faire les documents officiels burkinabè.

Avez-vous le sentiment que les préoccupations des Burkinabè du Ghana ont été bien comprises par les autorités à l’occasion du Forum national sur la migration et le développement ?

Le débat s’est bien passé et nous avons expliqué les problèmes auxquels nous sommes confrontés en tant que Burkinabè vivant au Ghana. On verra si nous avons été bien écoutés et compris. Je l’espère bien car actuellement, il y a beaucoup de Burkinabè au Ghana qui sont riches et il faut qu’on parvienne à les intéresser à leur pays d’origine pour qu’ils viennent y investir. Pour les transferts d’argent, nous rencontrons pas mal de problèmes avec les banques, de même qu’avec la douane dans les transactions à cause de la monnaie ghanéenne, le CEDI, qui est difficile à convertir.
Je profite de votre organe pour lancer un message au gouvernement burkinabè : je souhaite qu’il soit très regardant sur les critères avant de nous envoyer un ambassadeur. Il faut nous envoyer quelqu’un qui connait le travail et qui veut travailler avec les Burkinabè vivant sur l’ensemble du territoire ghanéen. Je le dis, parce que franchement, certains ne connaissent pas le travail et ne travaillent pas à rassembler la communauté.

 

Propos recueillis par Joachim Vokouma
Kaceto.net

154 migrants burkinabè dont 7 femmes et quelques enfants en situation de retour volontaire de la Libye sont arrivés à Ouagadougou ce mercredi 19 avril 2017. Ils ont été accueillis à l’aéroport international de Ouagadougou par le Secrétariat Permanent du Conseil Supérieur des Burkinabè de l’Extérieur, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM Burkina Faso) ainsi que par d’autres structures étatiques et de la Société civile. Déception, indignation mais aussi soulagement se lisaient sur le visage de la plupart des migrants.

Les 154 migrants accueillis à Ouagadougou présentent un profil de jeunes âgés entre 17 et 35 ans. Il s’agit d’une jeunesse essentiellement originaire du monde rural. Selon les premiers témoignages, lors de séjour libyen, ils ont été entre autres victimes de tortures, de traite, de séquestration, et d'arrestations abusives

Pour Abdel Rahmane Diop, le Chef de Bureau de l’OIM Burkina Faso, il y a plusieurs personnes qui sont en situation de détention de manière arbitraire, qui n’arrivent pas à avoir accès à leur salaire après avoir travaillé, qui sont brimés ou tout simplement victimes d’un certain nombre d’abus.

À en croire le Chef de Bureau de l’OIM au Burkina Faso, il y a environ un millier de Burkinabè en Libye qui sont en attente de retour volontaire. Le Gouvernement burkinabè est interpellé afin d’organiser leur retour volontaire car cela va en droite ligne avec la protection des Burkinabè en situation de vulnérabilité dans leur pays d’accueil.

 

GUIGUENDE Moumini, CSBE

LES THEMES DU FORUM MONDIAL SUR LA MIGRATION ET LE DEVELOPPEMENT DE 2006 A 2016

 

La 9ème réunion s'est tenue à Dhaka (Bangladesh) du 10 au 12 décembre 2016 dans le cadre du thème principal «Migration qui fonctionne pour le développement durable de tous : Vers un programme de migration transformatif». Le Forum de cette année est axé sur trois grands axes : l'économie, la sociologie et la gouvernance des migrations et du développement. Le thème général est basé sur une approche «SDG Plus», c'est-à-dire pour intégrer et avancer, dans le contexte des livrables, une gamme de problèmes spécifiques à la migration, des idées et des éléments qui ont déjà été reconnus, entre autres, dans les deux niveaux supérieurs de l'Assemblée générale des Nations Unies Dialogues sur la migration et le développement internationaux (2007, 2013) et dans divers autres dialogues / plateformes, processus consultatifs mondiaux et documents analytiques au cours de la dernière décennie.

 

La 8ème réunion s'est tenue à Istanbul, en Turquie, du 14 au 16 octobre 2015 autour du thème central «Renforcer les partenariats: mobilité humaine pour le développement durable» en signalant que les migrations internationales ne peuvent être traitées efficacement par un seul pays ou par des États sans coopération D'autres parties prenantes, y compris les organisations internationales, la société civile, le secteur privé et les migrants eux-mêmes. Il a également souligné que la mobilité dans le bon cadre politique est un facteur positif pour le développement.


La 7ème réunion a eu lieu à Stockholm,
en Suède, du 14 au 16 mai 2014 autour du thème central "Débloquer le potentiel de migration pour le développement inclusif". Depuis 2007 à 2014, des représentants de plus de 160 États membres et des observateurs des Nations Unies, ainsi que Plus de 45 organisations internationales ont participé à la réunion annuelle du gouvernement du GFMD, tandis que 200 à 400 acteurs variés ont participé aux Journées de la société civile. La présidence suédoise avait pour objectif de lancer une nouvelle phase de la GFMD en organisant un forum plus axé sur le développement, dynamique et durable. La réunion était composée de sessions plénières, de six tables rondes, d'une session sur l'avenir du forum et d'une session PfP. Les discussions à l'espace commun comprenaient des participants de la société civile, du secteur privé, des organisations internationales et des gouvernements.


La 6ème réunion a eu lieu à Port Louis, Maurice, du 19 au 22 novembre 2012, autour du thème central "Améliorer le développement humain des migrants et leur contribution au développement des communautés et des États". Il a mis l'accent sur les résultats réalisables pour l'avenir du Forum, Les besoins uniques et les défis de l'Afrique et la participation de la société civile, de la diaspora et du secteur privé. Il a abordé ces objectifs en utilisant les thèmes de la mobilité de la main-d'œuvre, en intégrant les migrations dans la planification du développement et la protection des migrants dans trois tables rondes, un format plus intime pour le dialogue sur l'espace commun et une session de travail sur la plate-forme pour les partenariats. GFMD 2012 a également complété la phase deux de l'exercice d'évaluation GFMD et a présenté les chefs de délégation avec des recommandations du document d'évaluation consolidé lors de la session extraordinaire sur l'avenir du Forum.


La Suisse a organisé et organisé le 5ème GFMD à Genève les 1er et 2 décembre 2011. Le GFMD suisse a organisé quatorze réunions thématiques basées sur le contenu et les résultats clés des précédentes réunions du GFMD et soutenues par le thème phare du Président intitulé «Action pour la migration et le développement - Capacité de cohérence et coopération ". Ces thèmes thématiques ont été structurés sous les trois thèmes de grappes de GFMD 2011 - mobilité et développement de la main-d'œuvre (cluster I), abordant la migration irrégulière grâce à des stratégies de migration et de développement cohérentes (cluster II) et des outils pour les politiques de migration et de développement basées sur des données probantes (cluster III) . Les résultats de ces réunions thématiques ont été rapportés au cours du Débat de fin de 2011 de GFMD. GFMD 2011 a également convoqué la première phase de l'exercice d'évaluation GFMD qui a produit un projet de rapport d'évaluation [ES | FR] sur la base des réponses de 66 gouvernements et de 10 observateurs GFMD.

Le Mexique a présidé la 4ème réunion du GFMD qui a eu lieu à Puerto Vallarta du 8 au 11 novembre 2010 autour du thème central «Partenariats pour la migration et le développement humain - prospérité partagée, responsabilité partagée». Il a mis l'accent sur le concept de partenariats, a présenté le nouveau format d'espace commun des débats en plénière entre les gouvernements et la société civile, et a mis au point une nouvelle ou une nouvelle priorité des tables rondes sur la migration irrégulière, la famille, le genre et le changement climatique. Il s'agissait également d'une séance de travail sur la Plate-forme pour les partenariats (PfP), un mécanisme de soutien pour faciliter les partenariats sur les résultats actuels et passés du GFMD et les activités de suivi, et une session Future of the Forum axée sur l'exercice d'évaluation GFMD à entreprendre dans 2011-2013.


La 3ème réunion a eu lieu à Athènes du 2 au 5 novembre 2009. La chaire grecque a choisi comme thème principal «Intégrer les politiques de migration dans les stratégies de développement au profit de tous». La discussion a porté sur l'intégration des migrations dans la planification du développement et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, l'impact de la crise économique sur les liens de migration et de développement, ainsi que sur la cohérence des politiques et la relation entre l'intégration des migrants, la réintégration et le développement.

La 2ème réunion du GFMD a eu lieu à Manille sous la présidence philippine du 27 au 30 octobre 2008 ; Il a tourné autour du thème central "Protéger et responsabiliser les migrants pour le développement". Son objectif était de souligner le visage humain de la migration et la protection des droits des migrants et d'examiner l'impact de cette protection dans le renforcement du développement. Il a également introduit pour la première fois le concept de «responsabilité partagée» des gouvernements et d'autres acteurs concernés dans la protection et l'autonomisation des migrants et de leurs familles.

 

La Belgique a organisé et organisé le 1er GFMD à Bruxelles les 7 et 9 juillet 2007. Les axes thématiques de la réunion ont reflété les thèmes prioritaires identifiés par les États membres de l'ONU dans le cadre d'une enquête menée par le Gouvernement belge à la fin de 2006. GFMD 2007 a examiné l'impact De la migration sur le développement social et économique, en termes de développement du capital humain et de mobilité de la main-d'œuvre, d'une part, et la contribution des ressources des migrants (financières et compétences) d'autre part. La cohérence des politiques entre les politiques de migration et de développement était le deuxième problème principal. Des problèmes horizontaux, tels que les droits de l'homme, le genre et les causes profondes de la migration, ont également été discutés. Des modalités d'exploitation ont été mises en place, qui comprenaient un cadre structurant pour garantir la poursuite du Forum à l'avenir sur une base solide.

GUIGUENDE MOUMINI, CSBE

Le Ministre Délégué chargé de la Coopération Régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Madame Rita Solange AGNEKETOM/BOGORE a reçu en audience le lundi 03 avril 2017 le Docteur Abdraman SYLLA, Ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine.

Cette rencontre avait pour objectif d’échanger sur des questions portant sur la migration irrégulière, engendrant beaucoup de conséquences néfastes dont les pertes en vies humaines. Le ministre malien est revenu sur les démantèlements des réseaux de passeurs, la concertation entre les forces de sécurité des pays de la sous-région, les concertations entre Ministres en charge des questions migratoires dans notre sous-région pour combattre  la migration irrégulière.

Madame le Ministre a salué la justesse des propositions du Ministre malien et a rassuré son hôte de l’intérêt que les autorités burkinabè portent également au phénomène de la migration irrégulière.

Pour les deux Ministres, le phénomène de la migration irrégulière est une préoccupation majeure pour les gouvernements africains eu égard aux multiples inconvénients, notamment les morts qu’elle occasionne. Ils souhaitent que l’accent soit mis sur les concertations sous-régionales afin de lutter efficacement contre le phénomène.

 À l’issue de l’audience, madame le Ministre Délégué a réitéré ses remerciements à son homologue du Mali et a souligné la nécessité d’entreprendre des actions fortes pour endiguer la migration irrégulière dans nos pays.

 

GUIGUENDE MOUMINI, CSBE

Les conclusions à l'issue du Forum national sur la migration et le développement

 

  1. INTRODUCTION

Organisé par le Ministère de l’économie, des finances et du développement (MINEFID) avec l’appui financier de la Coopération suisse, le  forum national sur la migration et le développement s’est tenu les 06 et 07 avril 2017 à Ouagadougou dans la salle de conférence de Ouaga 2000 autour du thème central: « développement économique et social du Burkina Faso : quelles contributions de la diaspora ? ».

Ce forum avait pour objectif global est de susciter une réflexion proactive et la mobilisation agissante autour de la contribution des Burkinabè vivant à l’étranger au développement économique et social  en lien avec la transformation structurelle socio-économique du pays.

Plus de deux cents (200) participants, dont plusieurs Burkinabè de la diaspora venus de neuf (09) pays du monde ont participé au forum.

 

  1. LES THEMES TRAITES

Le forum a été une opportunité pour tous les acteurs du développement de mener des réflexions fructueuses pour améliorer la contribution de la diaspora au développement économique et social du pays. La thématique a été traitée au cours de trois sessions en plénière et de quatre sessions parallèles.

La première session plénière a porté sur le thème « développement économique et social du Burkina Faso : opportunité et créneaux d’investissements pour la diaspora ». Cette session a passé en revue les opportunités d’investissements au Burkina Faso, le Plan national de développement économique et social (PNDES) et le cas de Bagré Pôle.

La deuxième session plénière a traité du « bilan des politiques mises en œuvre depuis 1960 et perspectives pour une gestion efficace de la migration au Burkina Faso »

La troisième session plénière a présenté la stratégie nationale de migration et son plan d’actions.

Outre les sessions plénières, quatre sessions parallèles ont été tenues sur les thématiques suivantes :

  • transfert de fonds et autres ressources de la diaspora burkinabé : comment augmenter leur volume et leur impact sur le développement ;
  • panorama de l’émigration des Burkinabé : l’émigration d’hier, d’aujourd’hui et perspectives ;
  • gestion des migrants de retour : état des lieux et perspectives ;
  • contribution de la diaspora au développement du Burkina Faso : cas de la région du Centre-Est.

A l’issue des différentes présentations, les participants ont eu des échanges fructueux qui ont abouti à la formulation de plusieurs recommandations.

 

  • LES RECOMMANDATIONS

Nous, participants au Forum National sur Migration et le Développement, tenu les 06 et 07 avril 2017 à Ouagadougou dans la Salle de Conférence de Ouaga 2000 autour du thème : « Développement économique et social du Burkina Faso : quelles contributions de la diaspora ? » :

  • saluons l’Etat burkinabè à travers le Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement pour l'organisation du présent forum,
  • saluons l’effort consenti par l’Etat burkinabè depuis quelques années pour faire de la diaspora un levier essentiel de son développement économique et social,
  • saluons le comité d’organisation pour les efforts consentis pour la bonne organisation du forum,
  • saluons nos frères et sœurs de la diaspora qui, malgré leur calendrier chargé ont répondu à cet appel pour encore pousser la réflexion sur la contribution de la diaspora au développement du Burkina Faso,
  • saluons particulièrement ceux qui sont venus au présent forum en se prenant en charge,
  • remercions le Tocsin pour les efforts et le contact maintenu avec la diaspora.

A l’issue des travaux, nous, participants au forum, formulons les recommandations suivantes :

  • A l’endroit du Comité d’organisation :
  • soumettre les documents du forum aux participants dans un délai raisonnable avant l’événement ;
  • consacrer plus de temps aux échanges pour le partage d’expérience,

 

  • A l’endroit de l’Etat :
  • mettre en place un fonds dédié aux migrants ;
  • trouver des mécanismes pour organiser la diaspora burkinabé ;
  • créer un guichet unique pour faciliter les investissements de la diaspora au Burkina Faso ;
  • créer une maison de la diaspora regroupant des compétences multisectorielles utiles pour un appui-conseil aux investisseurs de la diaspora,
  • encourager et soutenir les études sur les migrations des Burkinabè et de la diaspora ;
  • dresser une situation exacte de la diaspora burkinabé (estimation, profil, etc.),
  • prendre des mesures pour un meilleur accès aux logements sociaux et aux terres aménagées ;
  • effectuer des missions pour rencontrer la diaspora pour présenter les opportunités d’investissements ;
  • mise en place d’une structure faitière de la diaspora siégeant au Burkina Faso et collaborant avec les Organisations de Société Civile (O.S.C.) et les structures étatiques ;
  • créer un fonds de garantie de la diaspora afin de faciliter leur investissement au Burkina Faso,
  • relire les textes règlementaires pour une reconnaissance des associations de la diaspora par l’Etat burkinabé
  • mettre en place un mécanisme visant à inciter les établissements financiers à traiter de façon particulière les fonds transférer par les migrants ;
  • assurer une meilleure protection des Burkinabè de l’extérieur ;
  • accompagner la diaspora pour la restitution des conclusions du présent forum dans leur pays d’accueil ;
  • institutionnaliser le Forum National sur Migration et le Développement.
  • A l’endroit de la diaspora :
  • s’immatriculer dans les structures consulaires des pays d’accueil,
  • respecter les textes et les lois des pays d’accueil,
  • sécuriser leurs ressources en les investissant au Burkina Faso,
  • développer l’esprit de solidarité entre membres de la diaspora,
  • dupliquer les bonnes expériences de progrès économique, social et culturel vécues dans les pays d’accueil dans leur pays d’origine,
  • s’inspirer des expériences réussies dans une diaspora pour les dupliquer ailleurs (Quick Cash)

 

                                                                    Ouagadoudou, le 7 avril 2017

 

 

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