En visite officielle de prise de contact avec la communauté burkinabè vivant en Côte d’Ivoire, le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Paul Robert Tiendrebéogo, a effectué une tournée dans les villes de Soubré, Bouaké et Abidjan du 30 mai au 5 juin 2018. Concernant la question récurrente de la participation des Burkinabè de l’extérieur à l’élection présidentielle de 2020, le ministre Paul Robert Tiendrebéogo confirme que le vote de la diaspora sera effectif.

 

 

 

L’objectif de la tournée du ministre Paul Robert Tiendrebéogo est de délivrer le message du Président du Faso à la communauté burkinabè, et de profiter de cela pour donner des informations relatives à la situation politique, économique et sécuritaire du Burkina Faso. Le ministre a saisi l’occasion de cette sortie sur le terrain pour s’imprégner des conditions de vie et de travail des Burkinabè dans leurs localités de résidence, et recueillir leurs préoccupations majeures.

Avant l’entame de sa tournée, le ministre Paul Robert Tiendrebéogo, accompagné de l’ambassadeur Mahamadou Zongo et du Consul adjoint gérant intérimaire du Consulat général d’Abidjan, Idrissa Nénin Soulama, a eu une séance de travail avec son homologue Ally Coulibaly de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur le 31 mai 2018. Au cours de l’entretien, il a été question de la coopération ivoiro-burkinabè et d’échanges dans les domaines de l’intégration sous-régionale et régionale.

Après cette audience, le ministre et sa délégation (l’Ambassadeur du Burkina, le SP/CSBE, les représentants des ministères des Affaires étrangères, de l’Administration territoriale et de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina) sont allés successivement à Soubré, à Bouaké, et ils ont terminé leur périple par Abidjan, la capitale économique ivoirienne. Dans ces trois juridictions consulaires burkinabè en Côte d’Ivoire, les préoccupations soumises au ministre Paul Robert Tiendrebéogo sont quasiment similaires.

 

Synthèse des préoccupations et éléments de réponse

 

Dans l’ensemble, les préoccupations des Burkinabè ont pour noms : le vote de la diaspora en 2020 à la présidentielle ; la reconnaissance par l’Etat burkinabè des fils et filles méritants ; un fonds pour le financement des activités rémunératrices ; l’assistance aux personnes déguerpies des forêts classées ; la non-scolarisation des enfants ; le coût élevé de la carte consulaire (7 000 F CFA) ; la mauvaise qualité de la carte consulaire ; la question du certificat de résidence ; les tracasseries dans les corridors ivoiriens et burkinabè ; la lenteur dans la délivrance des diplômes du BEPC et du BAC ; le statut des délégués consulaires ; le renouvellement du mandat des délégués du Conseil supérieur des Burkinabè de l’extérieur (CSBE) ; l’antagonisme entre associations et chefferies ; le difficile accouchement du club des hommes d’affaires ; les audiences foraines en vue de doter de documents d’état civil  les personnes qui en sont dépourvues ; la non-reconnaissance de la carte consulaire par les établissements financiers et bancaires au Burkina ; la désorganisation de la communauté, etc.

Avant de répondre à ces préoccupations, le ministre Paul Robert Tiendrebéogo a indiqué que c’est sur instruction du Président du Faso qu’il effectue la présente mission. Il a tenu, d’abord, à transmettre les salutations et les félicitations du Président du Faso, SEM. Roch Marc Christian Kaboré, du Premier ministre, du Gouvernement et du peuple burkinabè à la diaspora ;

ensuite, il a fait l’état des lieux du Burkina. Un état des lieux marqué par la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES), signe du retour à la croissance économique, le dialogue républicain et régulier entre le chef de l’Etat et la classe politique (majorité et opposition) sur les grands sujets (l’adoption d’une nouvelle constitution, le vote de la diaspora en 2020), et les grèves qui plombent les actions du Gouvernement ;

enfin, il a décrit la situation sécuritaire nationale marquée par des attaques terroristes. Le Gouvernement fait des efforts pour gagner cette guerre asymétrique en renforçant les renseignements. La situation nationale est également marquée par la mauvaise pluviométrie de l’année écoulée, ce qui a engendré une pénurie alimentaire dans 22 provinces. Pour juguler cette crise alimentaire, le gouvernement a mobilisé 68 milliards F CFA pour ravitailler les provinces déficitaires en vivres, a indiqué le ministre.

Paul Robert Tiendrebéogo a exprimé l’attachement du Président du Faso à la diaspora en lui accordant un ministère plein. Un ministère dont il a la charge avec comme feuille de route, la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de promotion de l’intégration africaine et la valorisation et l’implication des Burkinabè dans les actions de développement. A cet effet, le ministre Tiendrebéogo a annoncé la tenue, au début du mois de juillet 2018, d’un Forum national de la diaspora burkinabè à Ouagadougou. Au cours du forum, tous les sujets touchant la vie de la communauté burkinabè vivant à l’extérieur seront abordés.

Se prononçant sur la multitude des préoccupations soulevées lors des différentes rencontres d’échanges à Soubré, à Bouaké et à Abidjan, le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur a donné des réponses satisfaisantes dans l’ensemble.

Assisté de l’Ambassadeur Mahamadou Zongo, du Consul général du Burkina à Bouaké, Maxime Yabré, du Consul adjoint gérant intérimaire du Consulat général du Burkina à Abidjan, Idrissa Nénin Soulama, du Consul honoraire du Burkina à Soubré, Jean de Dieu Zoundi, et des deux responsables de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina (Mamadou Ouattara, membre de la délégation du ministre) et Ibrahima Lompo, Représentant de la Chambre de commerce à Abidjan, le ministre Paul Robert Tiendrebéogo a rappelé partout que le vote des Burkinabè de l’extérieur est une promesse de campagne du Président du Faso. Mieux, SEM. Roch Marc Christian Kaboré a réitéré son engagement lors de son discours d’investiture. C’est pourquoi le ministre Paul Robert Tiendrebéogo affirme que le vote de la diaspora à la présidentielle sera effectif en 2020. La relecture du code électoral déterminera le type de document devant servir au vote.

Pour ce qui est du coût élevé de la carte consulaire, l’Ambassadeur du Burkina a indiqué que cela ne relève pas de sa compétence, car c’est un décret interministériel qui l’a fixé. Par contre, il a réaffirmé le caractère biométrique de la carte consulaire, et dit que des actions sont en cours pour améliorer sa qualité.

Au sujet des tracasseries relatives au certificat de résidence, l’Ambassade en a déjà été saisie par  les autorités ivoiriennes.

En ce qui concerne la reconnaissance des cartes consulaires par les établissements financiers au Burkina, le ministre indique que les ministères des Affaires étrangères et de l’Administration territoire en ont été saisis, et que le dossier est en cours de traitement.

Quant aux conflits entre associations, délégués et chefferie, l’Ambassadeur a annoncé la mise en place d’un Cadre de concertation consulaire (CDC) qui en sera la réponse adéquate. Le CDC définira le rôle et la place de chaque entité et la nature de sa collaboration avec les consulats. Mieux, cette nouvelle structure permettra de poser les jalons de l’organisation de la communauté burkinabè en Côte d’Ivoire.

Paul Robert Tiendrebéogo dit avoir noté la requête de ses compatriotes en ce qui concerne la création d’un fonds d’aide aux femmes, aux associations et aux personnes démunies. Une requête qui sera soumise au Gouvernement burkinabè.

Néanmoins, il est revenu sur l’exemple d’une communauté africaine à New York dont l’unité et la solidarité lui ont permis de se doter d’infrastructures de garderie d’enfants et de salles de réunion en location. Ces infrastructures, selon le ministre, sont des sources de revenus et constituent un fonds d’entraide pour cette communauté. Il a donc invité les Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire à s’inspirer de ces modèles d’organisation. Ce sont ces genres d’initiatives qui permettent l’autonomisation d’une communauté.

Pour le difficile accouchement du club des hommes d’affaires, l’Ambassade et les consulats, après avoir été associés au projet comme structures d’appui-conseil, se sont retirés du processus, et carte blanche a été donnée aux initiateurs et à la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina de poursuivre la concrétisation du projet.

La question des décorations a été prise en compte par le ministère, et Paul Robert Tiendrebéogo a annoncé que dès cette année, une dizaine de médailles seraient décernées à des Burkinabè très méritants dans chaque pays  à l’étranger.

Pour ce qui est de la délivrance des diplômes (BEPC, Baccalauréat et autres) en Côte d’Ivoire, l’Ambassadeur a invité les titulaires à formuler leur demande dès leur admission au lieu d’attendre d’être dans le besoin pour le faire. Parce que le processus de délivrance est très long pour des raisons de sécurité.

En ce qui concerne le souhait d’organiser des audiences foraines en vue de doter les Burkinabè de documents d’état civil, des réflexions sont en cours pour sa faisabilité après des rendez-vous manqués.

Quant à la sous-scolarisation des enfants, l’Ambassadeur et les Consuls ont lancé un appel pressant aux Burkinabè à déclarer les naissances des enfants dans les consulats soixante jours après leur date de naissance, ou bien à se rendre dans les mairies et sous-préfectures pour se faire établir leurs jugements supplétifs d’acte de naissance. Cette exigence permet d’établir à chaque enfant un document de naissance pour son inscription scolaire future.

Enfin, les personnes déguerpies des forêts classées ont bénéficié de l’assistance humanitaire des Etats de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et des organisations non gouvernementales. Et pour éviter ce genre de situation à l’avenir, le ministre Paul Robert Tiendrebéogo a recommandé à ses compatriotes de respecter les lois, coutumes et règlements de leur pays d’accueil. « Vous êtes tous des ambassadeurs du Burkina en Côte d’Ivoire », a-t-il lancé.

A chaque étape de sa tournée, et en marge des rencontres d’échanges, le ministre Paul Robert Tiendrebéogo a rendu des visites de courtoisie aux préfets de régions et aux maires de Soubré et de Bouaké. Il a également accordé des audiences aux responsables de femmes, d’élèves, d’associations et d’opérateurs économiques. Sans oublier les Burkinabè travaillant dans les institutions internationales et interafricaines.

En somme, cette tournée du ministre Paul Robert Tiendrebéogo a été la bienvenue. Elle a apaisé les cœurs, ragaillardi les Burkinabè de la diaspora et les a assurés de lendemains meilleurs.

 

Issouf Zabsonré

Attaché de Presse

Ambassade du Burkina

Abidjan

Mohammed Koanda, étudiant à l’université Buffalo aux Etats Unis a reçu le samedi 19 mai 2018, le prix « chancellor’s Awards 2018 ». Ce prix est un programme de réussite collégiale de new Settlement auquel il a pris part. Il est donc le premier burkinabè lauréat de ce prix d’excellence.

Pour participer à ce programme les critères suivants sont à remplir. Il s’agit du leadership, l’engagement sur le campus, l’athlétisme, la carrière ou création et les arts. Ce prix consiste à honorer les étudiants de New York pour leur engagement. L’étudiant burkinabè n’est pas un inconnu sur la scène universitaire car il est le major sur 1900 étudiants de sa promotion sortante. Par cette distinction, il est le premier burkinabè à se hisser au sommet des universités des Etats-Unis . Sur les 600 000 étudiants, 249 ont été distingués.

Le COE (Comité d’Organisation des Elections) des Délégués au Conseil Supérieur des Burkinabè de l’Etranger en France a l’honneur de porter à la connaissance de la communauté burkinabè de France, des modifications portant sur la date de la tenue de ladite élection, la date limite de candidature et la constitution des dossiers de candidature.

Compte tenu des nouvelles directives du Ministère de l’Intégration Africaine et des Burkinabè de l’Extérieur autorisant à prolonger le délai pour l’élection des Délégués au CSBE, la date des élections des délégués de France est désormais fixée au dimanche 24 juin de 9h à 18h sur l’ensemble du territoire.

La date limite de réception des candidatures est repoussée au vendredi 8 juin 2018, délai de rigueur, le cachet de la poste faisant foi le cas échéant.

Les dossiers de candidature incomplets déjà reçus devront être complétés au plus tard à la date du 8 juin, délai de rigueur, conformément à la composition ci-dessous :

1- La fiche de candidature renseignée et signée ;

2- Une copie de la carte consulaire ;

3- Une copie du certificat de nationalité burkinabè, ou du passeport, ou de la CNIB ;

4- Deux (2) photos d’identité récentes ;

5- Un (ou des) justificatif(s) de domicile couvrant la période des six (6) derniers mois

6- Un curriculum vitae (facultatif).

Les candidatures doivent être adressées au Ministre en charge des Burkinabè de l’Extérieur et envoyées/déposées auprès de l’Ambassadeur, Président du Comité d’Organisation de l’Élection des délégués au CSBE.

Adresse d’envoi pour rappel : Comité d’Organisation des Elections CSBE

Ambassade du Burkina Faso

159, boulevard Haussmann

75008 Paris Ou par mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Par ailleurs, nous vous invitons à prendre connaissance de la composition du Comité d’Organisation des Elections des délégués au CSBE de France :

* Président : Alain Francis Gustave ILBOUDO (Ambassadeur)

* Premier vice-président : Didier OUEDRAOGO (représentant de la communauté)

* Deuxième vice-président : Adiara KOUSSOUBE (Consul général)

* Secrétaire : Rasmata Sarah SAVADOGO (représentant de la communauté)

* Cinq (5) membres (représentants de la communauté) :

- Ramata HEMA

- Jacques BATIENO

- Aly TRAORE

- Edouard SANOU

- Ousmane DIPAMA

Le Comité d’Organisation des Elections des Délégués au CSBE - France

Apollinaire BAGHNYAN
Ambassade du Burkina Faso en France
Service des Relations Publiques, de l’Animation et du Tourisme

 

"Je réaffirme que le vote des Burkinabé de l'extérieur sera effectif en 2020", dixit Paul Robert TIENDREBEOGO à Bouaké face à la diaspora

Au cours des échanges qu'il a eus avec la communauté burkinabé vivant dans la juridiction consulaire burkinabé à Bouaké, le Ministre de l'intégration africaine et des Burkinabé de l'extérieur, M. Paul Robert TIENDREBEOGO, a réaffirmé que le vote des Burkinabé de l'extérieur sera effectif en 2020 à l'élection présidentielle. Il a annoncé également la tenue au mois de juillet 2018 le Forum de la Diaspora burkinabé à Ouagadougou. Prévue pour 72 heures, cette conférence des Burkinabé de l'extérieur permettra de poser les jalons d'une politique d'accompagnement et d'insersion de notre diaspora. Le Ministre Paul Robert TIENDREBEOGO termine sa visite officielle d'amitié et de travail en Côte d'Ivoire par une rencontre à Abidjan avec la communauté burkinabé.

Ambassade du Burkina Faso à Abidjan.

La mission du Ministre de l'intégration africaine et des Burkinabé de l'extérieur, Monsieur Paul Robert TIENDREBEOGO, s'est bien déroulée dans la juridiction consulaire burkinabé à Soubré. Face à la communauté burkinabé vivant dans cette juridiction Paul Robert TIENDREBEOGO a tenu un discours qui a été bien apprécié. Les principales préoccupations sont le vote à la présidentielle de 2020 et la reconnaissance des Burkinabé méritants. Concernant le vote de 2020, le Ministre Paul Robert TIENDREBEOGO a indiqué c'est une promesse du Président du Faso qui sera respectée. La relecture prochaine du code électoral précisera les modalités pratiques. En d'autres termes, le nouveau code électoral précisera le document qui servira au vote. Quant à la reconnaissance de l'Etat burkinabé à ses fils méritants, le Ministre Paul Robert TIENDREBEOGO a annoncé qu'il est prévu cette année une dizaine de médailles à la diaspora dans chaque pays.

Ambassade du Burkina Faso à Abidjan

Le Burkina Faso va désormais présider le Comité de Pilotage du Processus de Rabat au terme de la Conférence ministérielle du Processus de Rabat qui s'est tenue le 2 mai 2018 à Marrakech. C'est un honneur pour notre pays, tout en prenant la pleine mesure de l’ampleur de la tâche. Le Burkina Faso ne ménagera aucun effort dans l’exécution de cette mission. 

Pays concerné par les routes migratoires en Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso prône et plaide pour le renforcement de la coopération internationale en matière de migration. Le Processus de Rabat est un cadre idéal pour des échanges fructueux sur les défis et les opportunités de la question migratoire.

Ces échanges doivent nous permettre notamment de relever les défis que pose la migration, et surtout de saisir les opportunités qu’elle offre en tant que facteur de développement et de rapprochement entre les peuples.

Nul n’ignore en effet que les mouvements des populations sont un phénomène universel historique, qui a toujours ponctué la vie des sociétés humaines, et participé au renforcement de la connaissance entre les peuples, de leur intégration, elles-mêmes facteurs de paix et de stabilité.

Nul n’ignore non plus que la migration est devenue un enjeu majeur de développement, qui plus est dans un contexte où les technologies de l’information et le développement des moyens de transport ont réduit les distances entre les pays et les continents, tout comme les coûts des déplacements, entraînant ainsi l’intensification des mouvements et des flux migratoires. 

La pleine conscience de ces enjeux a conduit le Gouvernement burkinabè à adopter en 2017, la Stratégie nationale de migration, qui vise à faire du Burkina Faso à l’horizon 2025 un pays qui assure la protection et la garantie effective des droits des migrants pour une contribution optimale à la réduction de la pauvreté, à la consolidation de la paix et de la cohésion sociale, à la promotion de l’intégration régionale et de la coopération internationale.

La déclaration du Burkina a été prononcée par Monsieur le Ministre en charge des Burkinabè de l'Extérieur qui avait à ses cotés le Ministre de la Sécurité et une équipe des experts burkinabè.

Notre compatriote Dr Lassina Zerbo Secrétaire exécutif de l’OTICE fait à nouveau honneur à la patrie. En effet, Dr Zerbo a été distingué lauréat du prix de la Diplomatie scientifique décerné par l’Association américaine pour l’avancée des Sciences (AAAS). Dr Zerbo a reçu son prix le 28 février 2018 à Austin au Texas.

 

Selon l’Association américaine, Dr Zerbo a été distingué pour son expertise scientifique, son leadership et son engagement dans la lutte pour l’élimination des essais nucléaires. Toujours selon l’AAAS, ce prix est la reconnaissance des efforts déployés par Dr Lassina Zerbo pour promouvoir le dialogue entre scientifiques, décideurs, société civil et bien d’autres groupes dans la promotion de la paix dans le monde.

Le prix de l’AAAS est la deuxième distinction décernée à Dr Zerbo en l’espace de quelques mois après celui du site Nature News le 19 décembre 2017 qui a classé Dr Zerbo parmi les 10 personnalités qui ont marqué l’année 2017 dans le domaine scientifique.

Le Président Roch Marc Christian Kabore a, dans un message, salué ce digne fils du Burkina Faso qui, pour lui, « incarne les valeurs fondamentales de l’AAAS, pour faire progresser la science au service de l’humanité ».
Docteur Zerbo a reçu les encouragements et les félicitations d’éminents universitaires et hommes politiques dont William J. Perry ancien Secrétaire d’Etat à la Défense des Etats-Unis.

Suite au remaniement du gouvernement le 31 janvier dernier, le ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur a été transformé en un ministère autonome. Ce 8 février 2018 à Ouagadougou, le premier responsable du département, Paul Robert Tiendrébéogo, a pris officiellement fonction. Il succède à Agnéketom Rita Solange Bogoré, qui a conduit le ministère de la coopération régionale et des Burkinabè de l’étranger, durant ces deux dernières années.

Précédemment Conseiller spécial chargé des questions diplomatiques auprès du chef de l’Etat, Paul Robert Tiendrébéogo assure désormais le poste de ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur. La passation de service entre lui et sa devancière Agnéketom Rita Solange Bogoré, a eu lieu, jeudi 8 février 2018, sous la houlette du secrétaire général du gouvernement, Stéphane Sanou. Juste après son installation officielle, le nouveau ministre a indiqué quelques grandes lignes qui guideront sa mission. « La première est de voir comment les Burkinabè de l’extérieur peuvent contribuer au développement national aussi bien intellectuellement que financièrement, et ensuite comment à notre tour nous allons pouvoir les accompagner en leur garantissant une meilleure sécurité et en leur offrant des opportunités qui existent au Burkina Faso », a-t-il dit.

Pour relever ce défi, il compte sur le personnel de son département. Le ministre Tiendrébéogo a dit placer son mandat sous le signe de l’unité : « Même si certains vont partir vers le nouveau ministère ça reste la diplomatie burkinabè, ça reste la mise en œuvre de la politique étrangère du Burkina Faso. Donc, soyons soudés, ayons des passerelles entre les deux maisons pour que les tâches qui nous sont confiées puissent être accomplies de la meilleure manière possible ».

Il a, en outre, salué les deux ministres sortants, Alpha Barry et Agnéketom Rita Solange pour le travail qu’ils ont déjà abattu puis réitéré sa disponibilité aux agents du ministère. « Je suis votre serviteur ; le serviteur de la nation burkinabè. Et ma porte vous est toujours ouverte », a-t-il conclu.

Pour sa part, Mme le ministre sortant a lancé un message fort à son successeur : « Je vous confie mes enfants qui sont 17 millions de burkinabè à l’extérieur. C’est une mère qui laisse ses enfants à un père. Je sais que vous pourrez y veiller pour que notre diaspora puisse vraiment contribuer comme elle le souhaite ». Elle a par ailleurs exprimé sa gratitude aux agents à qui elle dédie les résultats enregistrés durant son passage à la tête du ministère.

« Nous avons pu mettre en place un site web de la diaspora, qui sert d’interface avec notre diaspora afin de leur communiquer un certain nombre d’informations nécessaires pour des activités qu’ils veulent entreprendre… Nous avons également mis en place un comité interministériel de suivi des actions de la diaspora. Aussi, nous avons établi des contacts avec des établissements financiers, etc. », a énuméré Mme Bogoré. 
Sur l’organisation du 1er forum de la diaspora, elle a noté que d’énormes efforts ont été faits. « Depuis septembre 2017, nous sommes en train d’organiser le premier forum de la diaspora. A ce niveau, nos TDR sont prêts », s’est-elle empressée de dire. « (…) Vraiment, je tiens à ce qu’il puisse avoir lieu parce que c’est le lieu de rassemblement et il y a beaucoup de choses à faire avec notre diaspora », insiste-t-elle.

L’une des doléances c’est aussi l’opérationnalisation de la tour de contrôle du ministère situé au deuxième étage. « Ce n’est pas pour contrôler le trafic aérien mais pour assurer une bonne synergie et une bonne coordination des différentes directions du ministère. Cela irait de votre avantage pour des résultats encore plus efficaces et plus probants », a signifié Mme le ministre sortant.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

 

Côte d’Ivoire : Quatre membres de la communauté burkinabè reçoivent des distinctions honorifiques
SEM. Mahamadou ZONGO, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République de Côte d’Ivoire, a procédé le samedi 03 février 2018, au Consulat Général du Burkina à Abidjan, à la décoration de quatre récipiendaires, membres de la communauté burkinabè vivant en Côte d’Ivoire. Il s’agit de El Hadj Issaka Komyaba SAWADOGO, opérateur économique, élevé au rang de Commandeur de l’Ordre national ; de Monsieur Amadé SAVADOGO, coordonnateur des Délégués consulaires d’Abidjan, élevé au rang de Chevalier de l’Ordre de Mérite ; de Mme Antoinette BADINI/GARANE, Secrétaire dactylographe, élevée au rang de Chevalier de l’Ordre de Mérite et de Mme Assitan SANGANOKO/SAGNON, fonctionnaire de la Commission bancaire en retraite, élevée au rang de Chevalier de l’Ordre de Mérite.
Avant la remise des médailles aux récipiendaires, le Chef de la Mission diplomatique et consulaire du Burkina, l’Ambassadeur Mahamadou ZONGO, a indiqué dans un bref message que la cérémonie s’inscrit dans le cadre de la distinction des filles et fils du Burkina Faso qui se sont fait remarquer par leur ardeur au travail, leur comportement exemplaire et leur sens élevé de la considération de la patrie-mère. L’Ambassadeur ZONGO a saisi cette tribune pour lancer un appel à ses compatriotes de se comporter en ambassadeurs du Burkina Faso, et d’éviter de se mêler à la vie politique de leur pays d’accueil. Comme il l’a toujours fait à chaque occasion publique, le Chef de la Mission diplomatique et consulaire burkinabè recommande à ses concitoyens le respect des lois et coutumes du pays d’accueil. A la suite de son message, l’Ambassadeur ZONGO a, au nom de SEM. Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, procédé à la remise des médailles.
En retour, le nouveau Commandeur de l’Ordre national, El Hadj Issaka SAWADOGO, a exprimé au nom des trois autres récipiendaires et en son propre nom, leurs sincères remerciements au Président du Faso, au Ministre des Affaires étrangères et à l’Ambassadeur Mahamadou ZONGO ainsi qu’à toute la Représentation diplomatique du Burkina en Côte d’Ivoire. Au-delà de l’honneur qui leur fait, « c’est plutôt un appel à mieux faire. Nous dédions nos médailles à l’ensemble de la communauté burkinabè vivant en Côte d’Ivoire »,
 conclu El Hadj Issaka SAWADOGO.

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