L’Etat burkinabè a procédé au lancement d’une opération d’emprunt obligataire par appel public à l’épargne organisé par le Trésor Public, ce vendredi 7 juillet 2017 à Ouagadougou. Cette opération va se dérouler sur le territoire national du 7 au 21 juillet 2017.

L’emprunt obligataire vise à mobiliser des ressources complémentaires pour le financement du budget de l’Etat. Egalement cette opération est destinée au projet porteur de croissance et s’inscrit dans le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES).

 La présente opération vise à emprunter un montant de 75 milliards de F CFA sur une période de 10 ans dont 2 ans de différé. Le nombre total des obligations est de 7 500 000  unités avec une valeur nominale unitaire de 10 000 F CFA.

 Le Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique, Naby Abraham Ouattara, a expliqué que « l’Etat du Burkina Faso se tourne vers ses fils et filles pour demander de prêter leur argent pour permettre de réaliser ses projets d’investissements ».

C’est un prêt et l’Etat s’engage à rembourser avec des intérêts de 6,5% l’an net de tout impôt pour les souscripteurs résidents au Burkina Faso. Les intérêts seront reversés semestriellement (6 mois) durant la période 2017-2027, a-t-il mentionné.

Cette opération de souscription sera gérée par la Société de Gestion d’Intermédiation Boursière «Coris Bourse» avec un ensemble d’acteurs, notamment les Banques et l’Administration Publique du 7 au 21 juillet 2017.

Monsieur Yacouba Saré, Directeur Général de Coris Bourse, a laissé entendre que : « notre rôle est de structurer l’opération de l’emprunt ».

 « C’est une opportunité de placement pour les épargnants, en ce sens que la fiscalité est entièrement exonérée. Avec un investissement de 10 000 FCFA, vous avez 325 F CFA chaque semestre », a-t-il signalé.

En rappel, cet emprunt de 2017 est le 4e du genre à la suite de ceux de 2003, 2011 et 2013.

Jules César KABORE

Burkina24

La Commission européenne a présenté ce mardi 4 juillet «—un plan d’action—» migratoire pour venir en aide à l’Italie, débordée par les arrivées incessantes sur ses côtes de migrants partis de Libye.

Présenté au Parlement européen à Strasbourg, le plan de la Commission prévoit notamment de « renforcer les capacités des autorités libyennes grâce à un projet de 46 millions d’euros » préparé avec Rome. Il prévoit également d’augmenter l’aide à l’Italie « grâce à une enveloppe supplémentaire de 35 millions d’euros prête à être immédiatement mobilisée ».

L’exécutif européen demande de « soutenir la création, en Libye, d'un centre de coordination et de sauvetage maritime entièrement opérationnel » et d'aider Tripoli à renforcer les contrôles à sa frontière méridionale. « La réserve de réaction rapide du corps européen de garde-frontières et de garde-côtes composée de plus de 500 experts en matière de retour est prête à être déployée à la demande de l'Italie », a précisé la Commission.

Bruxelles demande également à l’Italie, ainsi qu’aux autres Etats membres, d’accélérer les renvois vers leurs pays des migrants ne pouvant pas prétendre au statut de réfugié en Europe. Elle a par ailleurs encouragé Rome à rédiger le « code de conduite pour les ONG » effectuant des opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée, annoncé lundi à l’issue d’une réunion entre les gouvernements allemand, français et italien.

Ce « plan d’action » présenté par la Commission européenne sera soumis aux Vingt-Sept lors d’une réunion informelle des ministres de l’Intérieur européens à Tallinn, en Estonie, qui sera largement consacrée à la situation en Méditerranée centrale.

 

Parmi les plus de 100 000 migrants arrivés depuis janvier dernier en Europe en traversant la Méditerranée, plus de 85 000 ont débarqué en Italie et près de 9 300 en Grèce, selon les chiffres diffusés ce mardi par l’Organisation internationale pour les migrations. Ces derniers jours, Rome a appelé les autres pays européens à ouvrir leurs ports aux bateaux secourant les migrants afin d’alléger son fardeau. Mais certains pays comme la France estiment qu’une telle initiative pourrait provoquer « un appel d’air supplémentaire ».

Les relations se tendent entre Rome et Vienne sur fond de crise migratoire

Le ministère italien des Affaires étrangères a annoncé la convocation de l'ambassadeur d’Autriche après les déclarations d'un ministre autrichien de la Défense sur la mise en place sous peu de contrôles aux frontières pour empêcher l'afflux de migrants.

L'Autriche a en effet annoncé sa volonté de déployer des soldats à sa frontière avec l'Italie pour empêcher tout afflux de migrants. « Ces mesures seront indispensables si l'afflux vers l'Italie ne ralentit pas », s’est justifié le ministre autrichien de la Défense Hans Peter Doskozil. Quatre véhicules blindés ont déjà été envoyés vers la frontière.

Pourtant, bien que le nombre de migrants arrivés en Italie en 2017 soit en augmentation de 20 % par rapport à 2016, le nombre estimé de passages à la frontière italo-autrichienne est stable. Selon le chef de la police du Tyrol, 15 à 25 migrants sont interceptés chaque jour dans cette région autrichienne frontalière de l’Italie. Le parti social-démocrate semble donc durcir son discours sur la migration, à quatre mois de législatives anticipées. La formation au pouvoir en Autriche n’exclut d’ailleurs pas de s’allier au parti d’extrême droite FPÖ.  Une coalition avec le FPÖ serait la seule solution pour le SPÖ de rester au gouvernement après le scrutin.

RFI

Soubré, le chef-lieu de la Région de la Nawa, a abrité du 30 juin au 03 juillet 2017, la réunion dénommée « Rencontre trimestrielle de l’Ambassadeur et Consuls du Burkina Faso en Côte d’Ivoire ». Au menu de ce conclave, l’épineuse question de l’organisation et de la gestion de la communauté burkinabè en Côte d’Ivoire et les préparatifs du 6ème Sommet du Traité d’Amitié et de Coopération ivoiro-burkinabè, du 12 au 18 juillet 2017 à Ouagadougou.

Deuxième du genre après celle tenue à Bouaké, le 10 mars 2017, la rencontre de Soubré a réuni autour de SEM. Mahamadou ZONGO, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire, Monsieur Maxime YABRE, Consul général du Burkina à Bouaké, Monsieur Daouda DIALLO, Consul général du Burkina à Abidjan et Monsieur Mitibkieta Jean De Dieu ZOUNDI, Consul honoraire du Burkina Soubré. Ont assisté, également, à cette rencontre, Monsieur Hervé BAZIE, Premier conseiller de l’Ambassade et Monsieur Idrissa SOULAMA, Consul adjoint d’Abidjan. L’ordre du jour se résume ainsi qu’il suit :
Examen et adoption de l’ordre du jour et du compte rendu de la première rencontre tenue à Bouaké ;
Communications sur les activités de la Représentation diplomatique ;
Organisation et gestion de la communauté burkinabè et de diverses questions.
Avant l’entame des travaux, Monsieur Mitibkieta Jean De Dieu ZOUNDI, a, au nom de la communauté burkinabè de Soubré, souhaité la bienvenue dans la cité de la Nawa. Monsieur ZOUNDI s’est réjoui du choix de sa juridiction car cela fait belle lurette que Soubré n’a plus abrité une rencontre d’une telle envergure. Il a traduit ses remerciements et ceux de la communauté burkinabè à l’Ambassadeur ZONGO dont les deux sorties effectuées en novembre 2016 et en mars 2017 dans sa juridiction sont restées gravées dans la mémoire de ses compatriotes. Mieux, ces deux sorties ont permis la suppression de contrôle de certificat de résidence dans les corridors.
Monsieur ZOUNDI a souhaité que les résolutions qui sortiront de leur conclave apportent un réel changement dans le comportement des Burkinabè de Côte d’Ivoire.
En réponse à ce mot de bienvenue, l’Ambassadeur ZONGO a remercié personnellement et au nom des Consuls généraux de Bouaké et d’Abidjan, le Consul honoraire, affectueusement appelé « Doyen ».
Ensuite, l’Ambassadeur et les trois Consuls ont adopté l’ordre du jour de la rencontre ainsi que le compte rendu de la première réunion, tenue à Bouaké.
Au sujet des communications sur les activités de la Représentation diplomatique, il est revenu d’abord à l’Ambassadeur Mahamadou ZONGO d’introduire les échanges. Et à ce propos, il a fait le point des activités menées au niveau de l’Ambassade qui sont, entre autres, le dossier du Mont-Péko, les préparatifs du Traité d’Amitié et de Coopération (TAC) entre le Burkina et la Côte d’Ivoire, et les dossiers internes à la Représentation diplomatique.
Ensuite, le Consul général de Bouaké, Monsieur Maxime YABRE, a fait le point de fonctionnement de sa juridiction. Il a noté un ralentissement dans les opérations d’enrôlement des cartes consulaires biométriques. Il a fait aussi le point des occupations illégales des forêts classées et parcs nationaux par les populations allogènes ainsi que la pratique de l’orpaillage clandestin. Il est revenu sur le délai d’inscription des bacheliers burkinabè de Côte d’Ivoire dans les universités du Burkina, délai qu’il estime insuffisant à cause des difficultés inhérentes à constituer les dossiers.
Quant au Consul général d’Abidjan, Monsieur Daouda DIALLO, il a dressé l’état des activités menées dans sa juridiction. En plus des activités classiques, à savoir, la délivrance des cartes consulaires biométriques, le règlement des multiples litiges et de toute nature, il a annoncé le projet de visites aux compatriotes détenues dans les prisons. Il a fait le bilan de l’organisation d’élections des délégués consulaires en fin de mandat ou disparus. A Abidjan, le Consul général a noté également un ralentissement dans le processus d’enrôlement des cartes consulaires. Des sujets d’ordre interne au bon fonctionnement du Consulat général d’Abidjan ont été abordés.
Enfin, le Consul honoraire de Soubré, Monsieur Mitibkieta Jean De Dieu ZOUNDI, a résumé l’essentiel de son intervention sur l’insécurité qui règne dans sa juridiction. En effet, des attaques à mains armées ou des braquages mortels sont monnaie courante dans la zone, et touchent des Burkinabè. Il a souhaité l’ouverture des agences de CORIS BANK dans certaines villes de la juridiction afin de réduire les braquages et autres risques.
Le troisième point de l’ordre du jour portant sur l’organisation et la gestion de la communauté burkinabè de Côte d’Ivoire est parti d’un constat : confusion des statuts entre Naabas, Notables et Associations ; manque de cohérence entre les auxiliaires administratifs que sont les délégués consulaires et les délégués du Conseil supérieur des Burkinabè de l’étranger (CSBE).
Face à de tels constats qui plombent les activités de la Représentation diplomatique, l’Ambassadeur Mahamadou ZONGO entend organiser la diaspora burkinabè par des actions de plusieurs ordres. Il s’agit, entre autres, du rapprochement de la Représentation diplomatique auprès de ses administrés, de l’établissement des règles consensuelles pour le choix des responsables de la communauté (chefferies, associations, délégués consulaires et délégués CSBE), et la création d’un Cadre de concertation consulaire en vue de régir les relations entre les Consulats et la communauté. Voilà grosso modo, ce que l’Ambassadeur ZONGO a soumis à la réflexion des Consuls généraux et honoraire.
Pour la résolution des différentes préoccupations des Consuls généraux et Consul honoraire, l’Ambassadeur Mahamadou ZONGO dit prendre bonne note afin de les soumettre à qui de droit.
Initiée par l’Ambassadeur Mahamadou ZONGO depuis sa prise de fonction en septembre 2016, ces rencontres entre l’Ambassadeur et les Consuls généraux et Consul honoraire visent plusieurs objectifs, à savoir, faire le point des activités au niveau de l’Ambassade et de chaque Consulat général et honoraire, d’une part, et la tenue itinérante permet de découvrir les réalités de chaque juridiction et sa communauté d’autre part. C’est dans ce sens que s’inscrivent la visite du chantier devant abriter le futur Consulat général de Soubré et la rencontre d’échanges avec les opérateurs économiques de la région. Aux pas de course, l’Ambassadeur et les Consuls ont visité le chantier de l’immeuble de trois niveaux et dont les travaux sont au stade de la finition.
Quant à la rencontre avec les opérateurs économiques, l’Ambassadeur et le Consul général d’Abidjan ont mis plus d’une heure d’horloge pour échanger à bâtons rompus. Tellement, il y avait beaucoup à se dire. Les points saillants sont entre autres, l’insécurité, la désorganisation des membres de la communauté, le manque de fonds de soutien. A toutes ces préoccupations, l’Ambassadeur a prodigué des conseils relatifs à l’organisation des acteurs, à participer aux rencontres de la Représentation de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina en Côte d’Ivoire, et à placer leur épargne dans les banques et établissements financiers.
Avant de quitter Soubré, l’Ambassadeur et les Consuls ont échangé sur la question de la revalorisation du statut du personnel local et sur l’idée d’étendre la montée des couleurs nationales chaque premier lundi du mois aux Consulats de Bouaké et de Soubré. La prochaine rencontre est prévue pour le mois de septembre 2017 à Abidjan.

 

Issouf ZABSONRE
Attaché de Presse Ambassade du Burkina en Côte d’Ivoire

 

 

Du 2 au juin 2017, sur invitation du Consul honoraire du Burkina Faso à Belfort, Pierre Michaillard, et de l’association des Burkinabè de d’Alsace et Environs (BAE), Alain Francis Gustave Ilboudo a effectué une visite à Belfort et à Strasbourg. Cette seconde visite dans les régions du Grand Est, après celle de Nancy, participe de la volonté de rencontrer les compatriotes et les acteurs de la coopération décentralisée et de la solidarité internationale intervenant au Burkina Faso. 
A Belfort, l’Ambassadeur Ilboudo a rencontré des autorités administratives du département, notamment le Président du Conseil départemental et le Préfet. Les échanges ont porté essentiellement sur l’excellence de la coopération décentralisée franco-burkinabè, avec des axes variés comme l’eau et l’assainissement, la santé et l’agriculture. Répondant à l’invitation de l’Ambassadeur Ilboudo, Florient Bouquet, Président du Conseil départemental de Belfort a assuré de sa participation aux assises nationales de la coopération décentralisée, prévues du 05 au 07 octobre 2017, à Ouagadougou. 
L’Ambassadeur a rencontré également la communauté burkinabè de Belfort et, par la suite, comme à l’accoutumée, les responsables d’associations régionales de solidarité intervenant au Burkina Faso, les collectivités territoriales engagées dans la coopération décentralisée dans notre pays ainsi que les amis du Burkina Faso. La rencontre a permis aux acteurs de faire le tour d’horizon de leurs domaines d’intervention et de présenter les préoccupations. Il s’agit notamment de la question des visas, ainsi que des difficultés de suivi de leurs réalisations dans notre pays. 
Alain Ilboudo a mis à profit son séjour belfortain pour assister à deux concerts de belle facture de deux groupes musicaux venus du Burkina Faso et évoluant dans le rythme tradi-moderne. Il s’agit du groupe franco-burkinabè « Djelli Koura » et du duo burkinabè-ghanéen « Mabiisi ». 
Après Belfort, sur invitation de l’association des Burkinabè d’Alsace et Environs (BAE), l’ambassadeur Ilboudo a participé au traditionnel barbecue annuel du BAE, un moment de convivialité bien prisé des Burkinabè de Strasbourg qui n’ont pas marchandé leur participation. 
Le clou de la visite de l’ambassadeur à Strasbourg a été la rencontre de 3 heures d’horloge, avec la communauté burkinabè et les amis du Burkina Faso. Les préoccupations soulevées par nos compatriotes ont porté essentiellement sur des questions sécuritaires au Burkina Faso, le processus de relecture du code électoral, le vote de la diaspora ainsi que la demande d’ouverture d’un Consulat honoraire à Strasbourg, ville stratégique abritant le siège du Parlement européen.

 

R. A. Bambara, C. R. Ouédraogo ; Ambassade du Burkina à Paris

Pour la deuxième année consécutive, la réunion du mécanisme d'affaires offrait un espace sûr aux gouvernements et aux milieux d'affaires de partager leurs expériences, de connaître les nouvelles tendances et les faits nouveaux concernant la mise en relation de l'agenda des affaires avec les politiques de migration et de développement, le réseau avec les pairs et les gouvernements, et Influencer la position des entreprises sur des dossiers importants.

Cette année, la réunion a tenu des discussions simultanées sur les thèmes suivants :
1. Le besoin de mobilité des compétences
2. Le cas d'affaires pour un recrutement responsable
3. Innovations pour l'accès des migrants et des réfugiés aux marchés du travail
4. Entrepreunariat et migration circulaire.

https://www.facebook.com/gfmdsu

C’est le ministère des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur lui-même qui donne l’information : notre compatriote Souleymane Porgo, qui avait été violemment tabassé par des individus dans une rue du Bronx, à New York City début mai, nécessitant une hospitalisation, est maintenant tiré d’affaire. Une agression qui avait choqué les Burkinabè et contre laquelle les autorités burkinabè se sont mobilisées pour lui apporter le soutien nécessaire. Selon les premiers responsables du ministère des Affaires étrangères, "Souleymane Porgo se porte beaucoup mieux et sort de l’hôpital ce mardi, ses six agresseurs ont été arrêtés et seront jugés le 13 septembre prochain." 

Reconnaissant, son frère qui a été reçu en audience a saisi l'occasion pour adresser ses vifs remerciements aux plus hautes autorités et aux ministres au nom de sa famille et des Burkinabè vivant aux Etats-unis.

 
DCPM/Affaires étrangères

Conformément à la déclaration de New York de 2016 relative aux réfugiés et aux migrants, le thème de la réunion au sommet de cette année est " vers un contrat social mondial sur la migration et le développement."

Il souligne les rôles que les différents niveaux de gouvernance jouent pour tirer parti des liens positifs entre les migrations et le développement, ainsi que pour équilibrer les intérêts entre migrants et leurs pays d'origine, les états de transit et les destinations dans le cadre d'une migration sûre, ordonnée et régulière.

28 juin 2017 – À l'ouverture mercredi du 10e Forum mondial sur les migrations et le développement qui se tient à Berlin, en Allemagne, plusieurs hauts responsables des Nations Unies ont plaidé pour que les droits des migrants soient au cœur des discussions devant conduire à l'établissement par les Etats d'un Pacte mondial sur les migrations avant la fin de l'année 2018.
Premier responsable onusien à s'exprimer dans le cadre du forum, le Directeur général de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), William Lacy Swing, a qualifié le Pacte mondial pour les migrations de « rendez-vous avec l'histoire » que la communauté internationale ne peut pas rater, « car cette opportunité ne peut plus se présenter ».
« Le Pacte mondial sur les migrations invite la communauté internationale à se détourner des approches réactives et unidimensionnelles de la gouvernance de la migration et à parvenir à un consensus sur un cadre global qui permettra aux migrants de se déplacer de manière sûre, ordonnée et digne », a déclaré M. Swing.
« Pour ce faire, nous devons placer les migrants et leurs droits, leurs besoins et leurs capacités au cœur de nos efforts, et nous devons aborder les relations entre la migration et les domaines stratégiques adjacents critiques, y compris le développement, l'humanitaire, le changement climatique, la paix et la sécurité, d'une façon vraiment complète », a ajouté le chef de l'OIM.
« Le pacte mondial nous offre une opportunité de faciliter les voies régulières et juridiques pour la migration », a rappelé pour sa part la Représentante spéciale des Nations Unies pour les migrations internationales, Louise Arbour.
Pour Mme Arbour, il est important de souligner que les migrations ont un impact économique, social et culturel extrêmement positif sur les pays d'origine et de destination. Une dimension selon elle qui obligera à s'interroger sur le récit négatif autour de ce phénomène qu'elle juge nécessaire d'inverser pour progresser sur cette question.
Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a également insisté sur la nécessité d'élargir les voies juridiques de migrations, à la fois pour le bénéfice de réfugiés et des migrants.
Le chef du HCR a insisté sur la nécessité d'une approche impliquant la société toute entière afin de répondre aux besoins des réfugiés et des migrants. « Toute la société doit exploiter le potentiel des réfugiés des migrants, y compris les communautés, les entreprises et la société civile », a souligné le Haut-Commissaire.
Le Directeur général de l'Organisation internationale du travail (OIT), Guy Ryder, s'est fait l'écho des propos du Haut-Commissaire, indiquant que « nous devons travailler ensemble pour protéger les droits des migrants ».
Pour le Directeur général de l'OIT, les politiques de l'emploi peuvent contribuer à trouver un juste équilibre entre la nécessité de répondre aux besoins du marché du travail et celle de garantir les droits des travailleurs migrants.
« Nous avons besoin d'un nouveau contrat social mondial pour aider les travailleurs migrants », a déclaré M. Ryder, soulignant que « le dialogue social est essentiel pour l'atteindre ».
Le Forum mondial sur les migrations et le développement a été mis en place par l'ONU en 2007 en tant que lieu informel, non contraignant, volontaire et dirigé par les gouvernements pour des discussions de haut niveau sur les politiques, les défis et les opportunités présentés par le lien entre migration et développement.
Les résultats de la dixième session alimenteront le processus continu devant forger un Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières - un cadre pour une gouvernance efficace de la migration. La session en cours marque également l'aboutissement de plus d'une décennie de dialogue et de coopération internationale en matière de migration et de développement.

https://www.facebook.com/gfmds

Le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly a présidé le 22 mai à Abidjan, la deuxième édition du Forum de la diaspora ivoirienne. Axée sur les thèmes : « Diaspora ivoirienne, 32ème région de la Côte d’Ivoire » et « quelles réponses africaines au phénomène de l’immigration irrégulière », cette rencontre qui a pris fin, le 23 mai vise notamment à adopter une politique migratoire et une stratégie de mise en œuvre des mécanismes gestion de la diaspora ivoirienne. Pour le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly, les Ivoiriens vivant à l’extérieur dont le nombre est estimé à 1,2 million préoccupent, autant que les autres, le Gouvernement en raison de leur « importance démographique, leur riche expérience, leur compétence avérée et de leur poids financier ».

Pour le Chef du Gouvernement, il s’agira donc à travers ce forum, qui s’inscrit dans la vision du Président Alassane Ouattara de faire une saine gestion de la question de l’immigration, de « créer les conditions d’épanouissement des migrants et d’ouvrir des pistes pour leur contribution décisive et efficiente à la construction et à la croissance de l’économie nationale ».

Evoquant la question de l’immigration irrégulière, M. Amadou Gon Coulibaly a fait remarquer qu’à l’instar de bien d’autres pays africains, la Côte d’Ivoire est devenue « une terre de transit et de départ » vers d’autres destinations.
Il a assuré que le Gouvernement a engagé une lutte contre ce fléau, en mettant en œuvre des mesures incitatives et en renforçant les arsenaux institutionnel, juridiques et sociaux. A savoir, les campagnes de sensibilisation, la politique de promotion de l’employabilité des jeunes, le rapatriement volontaire de 1 200 migrants, etc.

Pour sa part, le Ministre de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, Ally Coulibaly a exprimé sa fierté de voir que ce forum suscite désormais un réel engouement.
A l’en croire, les immigrés constituent, dans l’ensemble, un « atout inestimable et irremplaçable » et des « vecteurs de notre influence extérieure ». Il est plus que nécessaire, selon lui, de renforcer la chaîne des valeurs que peuvent apporter les concitoyens de l’extérieur en termes d’investissements. Il a annoncé que la diaspora ivoirienne, composée de toutes les couches socio-professionnelles est considérée comme la 32ème région de la Côte d’Ivoire.

Ally Coulibaly a toutefois indiqué que face à complexité de la problématique de l’immigration, il convient pour les pays de mutualiser leurs moyens pour développer une politique visant à répondre aux attentes légitimes de cette frange des Ivoiriens à l’effet juguler « ce phénomène social et historique » qui concerne 3,2 % de la population mondiale.

Pour information, ce forum dont la première édition s’est tenue en mai 2015, fait suite à l’appel lancé, le 26 mai 2011, à Paris par le Président Ouattara aux Ivoiriens de la diaspora afin que ceux-ci puissent rentrer en Côte-d’Ivoire. Ledit forum a été meublé de panels de thématiques et de sessions.

 

http://www.gouv.ci

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