Arrivé à Berlin en République fédérale d’Allemagne dans l’après-midi du 20 mars 2017, le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a rencontré en début de soirée, la communauté burkinabè vivant dans ce pays. Au menu des échanges entre le chef de l’Etat et ses compatriotes, la situation socio-politique et économique du pays et des doléances qui lui ont été soumises.

D’entrée, c’est l’Ambassadeur du Burkina Faso en Allemagne, Monsieur Honoré Simplice GUIBILA qui a introduit la rencontre. Après avoir souhaité la bienvenue au chef de l’Etat, Monsieur GUIBILA a remercié Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE pour le déplacement de Berlin et réaffirmé l’engagement et la disponibilité des Burkinabè d’Allemagne à soutenir le Plan national de Développement économique et social (PNDES). « Les Burkinabè d’Allemagne adhèrent sans réserve au PNDES que le gouvernement a élaboré avec brio. Ils vous assurent également à travers ma voix, de leur contribution à sa mise en œuvre », a dit l’Ambassadeur GUIBILA.

Selon le représentant du Président du Faso en Allemagne, « les Burkinabè tiennent à lui apporter un soutien sans faille car c’est ensemble et déterminés que nous viendrons à bout des forces obscurantistes et de déstabilisation qui tentent de mettre en péril la paix sociale et la démocratie dans notre pays ».

Prenant la parole au nom de la communauté burkinabè, le délégué du Conseil supérieur des Burkinabé de l’Etranger à Berlin (CSBE), Monsieur Amadou SIENOU a présenté la communauté au Président du Faso, les secteurs d’activités dans lesquels elle exerce et sa contribution au développement du pays. Il a, pour terminer, dressé une liste de doléances au chef de l’Etat, dont la question de la double nationalité, la création de Consulat général dans certaines villes d’Allemagne avec une forte concentration de Burkinabè, l’accompagnement de l’Etat dans la réalisation de leurs projets…

Dès l’entame de ses propos, le Président du Faso a situé l’objet de sa visite : « Nous sommes venus non seulement dans le cadre d’une visite officielle que nous avons avec le gouvernement allemand, mais également pour participer au Forum de Berlin sur l’Afrique».
Le Président Roch Marc Christian KABORE a félicité le comportement exemplaire des Burkinabè dans leur pays d’accueil : « Nous constatons partout où nous allons que les Burkinabè sont toujours solidaires les uns des autres, et je voulais aussi saluer le fait que de façon générale, partout où nous sommes passés, les Burkinabè ont été toujours soucieux du respect des textes dans les pays où ils sont parce que ce n’est pas toujours le cas ailleurs ».

Le Président du Faso a saisi le cadre de ces échanges pour présenter la situation socio-économique du Burkina Faso sous l’angle de trois défis à relever : « Sur le plan politique, suite aux élections aussi bien présidentielle, que législatives et municipales, nous avons terminé la mise en place de l’architecture institutionnelle de notre pays qui a signé le retour à la démocratie et qui en même temps nous a permis d’engager trois grands chantiers. Il s’agit d’abord de l’élaboration d’une nouvelle Constitution et, à cet effet, une Commission constitutionnelle a été mise en place sous la présidence de Maître Halidou OUEDRAOGO. Le deuxième chantier, c’est le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale (HCRUN). Comme vous le savez, le Burkina Faso est un enchevêtrement des problèmes depuis les années 60, jusqu’à nos jours qui vont des crimes économiques aux crimes de sang, des problèmes administratifs qui ne finissent pas. Le HCRUN a répertorié environ 5000 dossiers pour lesquels nous devons trouver les voies afin de permettre aux Burkinabè de se réconcilier avec leur histoire et tourner définitivement sa page sombre ».

Au plan social, depuis le début de l’année 2016, le Burkina Faso fait « face à une situation houleuse ». « Les revendications en termes d’amélioration des conditions de vie sont des revendications légitimes certainement, mais nous devons avoir en conscience que nous ne pouvons pas partager ce que nous ne produisons pas. Plus nous allons faire des efforts dans le travail, plus nous pouvons repartir la richesse entre les Burkinabè », note le chef de l’Etat avant de préciser que « le gouvernement poursuit la discussion avec les différentes structures syndicales de manière à ce que nous prenions la juste conscience de cette problématique. Parce que si nous continuons tel que nous sommes partis, il est évident que le Burkina Faso restera un pays arriéré, et les objectifs que nous visons dans la réalisation du Plan national de Développement économique et social (PNDES) se seront pas atteints ».

Le troisième défis à relever selon le Président du Faso à l‘adresse des Burkinabè vivant en Allemagne est celui du PNDES : « Nous avons présenté en décembre 2016, le PNDES à la Communauté internationale, à nos partenaires au développement, au secteur privé, et les intentions de financement se sont élevées à trois fois plus que ce que nous entendions pour boucler notre programme. Mais le plus dur reste à faire car il faut transformer ces intentions en réalité ».
Le chef de l’Etat a ensuite justifié son déplacement à Berlin qui, selon lui est de « recueillir du gouvernement et du secteur privé allemands, l’annonce de leur contribution, puisqu’ils ont participé à la présentation du PNDES à Paris. Ils est donc important pour nous de refixer les objectifs avec le gouvernement allemand et notamment avec la Chancelière, de manière à ce que dans le programme à venir, ils puissent annoncer de façon plus concrète et substantielle, la contribution qu’ils peuvent apporter à la réalisation du PNDES ». A ce sujet, a conclu le Président du Faso, « j’aimerais dire à la diaspora que sa contribution est attendue pour la réalisation de cet ambitieux projet ».
Au nombre des préoccupations soulevées par la communauté burkinabè, on peut citer entre autres la lourdeur administrative, le terrorisme, la sécurité, le service de néphrologie du CHU Yalgado OUEDRAOGO de Ouagadougou, le retour non organisé des étudiants boursiers, l’apport de la diaspora dans la construction du pays, l’incivisme, etc.

Au terme des échanges, le Président du Faso a réaffirmé son engagement et celui de son gouvernement à œuvrer pour trouver des solutions idoines aux problèmes posés. Des réponses rassurantes ont été données par le chef de l’Etat et les ministres qui l’accompagnent.
La Communauté burkinabè vivant en Allemagne compte 4000 membres qui exercent plusieurs secteurs d’activités et le Président Roch Marc Christian KABORE a salué leur engagement auprès de leur pays. Aussi, a-t-il invité ses compatriotes à rester des ambassadeurs de l’intégrité et du respect des lois de leur pays d’accueil.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Immigré burkinabè résidant en Italie, c'est un formateur, écrivain-journaliste, directeur et co-fondateur du Festival OttobreAfricano (www.ottobreafricano.org), président du comité d’organisation du RomAfrica Film Festival (RAFF - http:// www.romafricafilmfest.com).

Depuis Avril 2015, il est Membre du Conseil National pour la Coopération au Développement au Ministère italien des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, coordinateur du groupe “Migration et Développement”. Travaillant dans le monde de la communication et de la formation depuis 2002, il a collaboré avec plusieurs revues et journaux italiens (Internazionale, SolidarietaInternazionale, Repubblica delle donne...). 
Son expertise en communication, médiation culturelle, formation et organisation d’événements culturels, de conférence sur la coopération internationale et sur le rôle des immigrés dans la société italienne a amené le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale du gouvernement Italien à le choisir comme seul représentant de la diaspora dans le Conseil National pour la Coopération Internationale crée en 2015. Il coordonne le groupe “Migration et Développement".

Il est appelé dans toute l’Italie pour tenir des conférences sur l’immigration, la coopération internationale, l’Afrique. Il réside depuis 2014 à Rome, la capitale de l’Italie, pour la création d’une plateforme en collaboration avec les ambassades africaines à Rome, les ministères des Affaires Etrangères, de la Culture et de l’Economie italiens qui permettrait de mieux présenter les pays africains et par conséquent accompagner les entreprises et les administrations africaines et italiennes dans la mise en œuvre de leurs projets stratégiques en Afrique et en Italie.

Pour lui, l’Etat burkinabè devrait avoir un meilleur regard sur sa forte communauté en Italie. Non seulement c’est une des communautés les plus appréciées mais elle est aussi assez organisée et fait beaucoup pour le pays. Il suffirait d’aller dans la zone du Boulgou pour voir les œuvres de cette communauté : écoles, lycées, dispensaires, etc. Beaucoup de réalisations ont été faites par la diaspora burkinabè. Ils ont donc besoin d’une présence forte et d’un accompagnent du ministère de tutelle: le ministère des affaires étrangères, de notre ambassade et de nos consulats établis en Italie.

Le vendredi 10 mars 2017, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec lui à Ouagadougou et nous avons en commun de solides projets pour notre pays. Tout cela demande l'accompagnement de l'administration burkinabè. Il m'a annoncé sa participation au prochain Forum sur la Migration et le Développement les 6 et 7 avril prochain à Ouagadougou, sous le thème: '' DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL DU BURKINA FASO : QUELLES CONTRIBUTIONS DE LA DIASPORA ? ''


Par GUIGUENDE Moumini

Présentation de la société Abdoul ‘Service

  

La société ABDOUL’SERVICE SARL a été créée le 16 mai 2012. Elle exerce les activités suivantes :

Bâtiment et travaux publics (BTP),

Tous travaux d’imprimerie,

Vente de consommations informatiques,

Commerce général,

Promotion immobilière et/ou foncière.

 

Elle a été agréée le 06 août 2014 par arrêté ministériel N°2014-0006/MHU/SG/DGESS pour l’exercice de l’activité  de promotion immobilière et/ou foncière.

 

Son directeur est Monsieur OUEDRAOGO Abdou. Elle est structurée de la manière suivante :

-         Direction Générale,

-         Direction Générale Adjointe,

-         Direction Technique,

-         Direction de la Commercialisation et du Marketing

 

La société Abdoul ‘Service possède ses propres terrains aménagés, munis de titres fonciers à Ouaga 2000, Zagtouli et Boassa mais d’autres potentialités existent. Des logements témoins sont disponibles sur les sites de Saaba, de Ouaga 2000 et de Zagtouli.

 

La société travaille aussi à l’internationale et surtout en Côte d’ivoire.

Contact

Adresse:
Ouagadougou, Samandin, Secteur 05
Ouagadougou
11 BP 912 ouagadougou 11
BURKINA FASO
E-mail:
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Téléphone:
(00226) 70 20 54 94
Fax:
(226) 50 31 33 87
Mobile:
(00226) 70 20 51 59
http://www.abdoul-services-international.com

Mme Bernadette et son frère Sylvestre ont fondu en larmes, après 50 ans de séparation

La doyenne de la communauté burkinabè de Madagascar Bernadette Ouédraogo a foulé pour la première fois le sol de son pays, y retrouvant son frère, sa seule famille, qu’elle n’avait pas revu depuis 51 ans.

Née à Antananarivo (Madagascar) d’une mère malgache et d’un père qui y a séjourné pendant la deuxième guerre mondiale, Mme Ouédraogo n’avait jamais foulé la terre de ses ancêtres.

Alors qu’elle n’avait que sept ans, son père, Tiend-bamba Ouédraogo a quitté Madagascar en 1949, avec son frère ainé Sylvestre pour rentrer définitivement au Burkina. Si elle n’a plus revu son père jusqu’à sa mort, sylvestre lui, militaire à la retraite a fondu en larmes avec elle lundi soir à l’aéroport de Ouagadougou lors de ces retrouvailles après plus d’un demi-siècle.

C’est lors du séjour du Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré sur la grande île, dans le cadre du 16eme Sommet de la Francophonie en novembre 2016, qu'elle avait exprimé son rêve de découvrir la terre de ses ancêtres. Un rêve réalisé par le chef de l’Etat.

“Je remercie le Président du Faso grâce à qui ce jour a été possible. C’est un homme de parole. Je suis vraiment très contente je n’ai pas les mots pour décrire mon émotion. Cela fait très longtemps que j’ai attendu ce jour-là. Maintenant que je suis là je suis vraiment très contente», a-t-elle déclaré.

Accompagné de son fils Bruno Roland Razafindraibe, Mme Ouédraogo qui séjournera au Burkina du 27 Février au 27 mars 2017, aura des audiences avec les autorités du pays dont le chef de l’Etat, des visites à Pobé-Mengao, le village de son père, et des excursions touristiques.

 

koaci.com

Quels services bancaires pour la diaspora Burkinabè? Le Ministre délégué, Madame Rita Bogoré en discute avec le Directeur Général de la banque de l'habitat.
Le Ministre Délégué chargé de la Coopération Régionale et des Burkinabè de l'Extérieur, Rita Solange Bogore a initié une série de rencontres avec les responsables des établissements bancaires en vue de trouver des facilités pour la diaspora Burkinabè. En effet, l'objectif de cette démarche consiste à négocier des produits bancaires qui permettent à la diaspora Burkinabè de se sentir acteurs et bénéficiaires du développement économique et social du Burkina nouveau. Ce mardi matin, c'était au tour du Directeur Général de la banque de l'habitat, Monsieur Sibiri Coulibaly de discuter de la question avec Madame le Ministre déléguée. C'est la prise en compte des préoccupations de la diaspora Burkinabè à travers le monde qui a commandé une telle initiative qui va être poursuivie dans le temps.

DCPM/Affaires Etrangères, repris par GUIGUENDE Moumini, SP/CSBE

Huit mois après le déguerpissement des populations du parc national du Mont Peko, quelle est la situation sur le terrain ? Comment vivent les populations déguerpies ? Quel est le niveau de cohabitation et d’intégration des populations évacuées dans les villages et campements d’accueil ? A toutes ces interrogations, la mission conjointe composée d’experts Ivoiro-burkinabè qui a séjourné dans la région du Guémon du 13 au 19 février 2017 a tenté d’y apporter des réponses dans son rapport de fin de mission. La présentation officielle de ce rapport a eu lieu le dimanche 19 février 2017 à la salle de conférence de la Mairie de Duékoué. Une cérémonie présidée par le professeur Mariatou Koné, Ministre de la femme, de la protection de l’enfant et de la Solidarité et qui a enregistré la participation de l’ensemble des membres du corps préfectoral de la région du Guemon ainsi de nombreux chefs traditionnels.

 Ainsi, ces experts par la voix de Michel Seka, recommandent entre autres aux Gouvernements Ivoiriens et Burkinabè, la mobilisation des ressources adéquates pour le retour volontaire et la réinsertion dans les meilleurs délais; la mobilisation des ressources adéquates pour l’assistance alimentaire et l’accès aux services sociaux de bases (eau, assainissement, hygiène, santé, éducation, nutrition etc.) ; l’organisation des audiences foraines pour la délivrance des documents d’état civil et administratifs. Ce n’est pas tout. Ces experts encouragent également les deux gouvernements à veiller au fonctionnement régulier des organes de suivi de l’évacuation du parc (comité mixte ivoiro burkinabé, comité de gestion local.

 Se félicitant de la qualité du rapport, la Ministre de la femme, de la protection de l’enfant et de la solidarité n’a pas manqué de traduire ses remerciements à tous les acteurs pour la conduite de cette opération dans un esprit apaisé. ‘’ Je voudrais féliciter et remercier tous les acteurs impliqués dans l’évacuation du Mont Péko particulièrement nos frères ex infiltrés. La date butoir d’évacuation était fixée au 31 juillet 2016. Mais déjà le 30, les populations sont sorties volontairement parce qu’elles ont compris l’intérêt de cette opération qui d’ailleurs n’a enregistré aucune violence. Je tiens sincèrement à les féliciter’’ a insisté le professeur Mariatou Koné.

 S’agissant du rapport, la Ministre s’est voulu formelle : ‘’ les conclusions de ce rapport vont servir pour les décisions à prendre pour la préservation du Mont Peko, patrimoine écologique de notre pays. Je vous donne l’assurance de soumettre ce rapport au gouvernement Ivoirien en liaison avec son homologue du Bukina’’ a-t- elle promis.

 A la tête de la délégation d’experts burkinabè, le consul du Burkina, Maxime Yabré pour sa part s’est réjoui de la bonne cohabitation entre les ex infiltrés composés pour la plupart de ressortissants du Burkina Faso et les populations d’accueil. ‘’ Je tiens aussi à traduire notre reconnaissance au Gouvernent de Côte d’Ivoire pour la prise en charge des ex infiltrés sur  tous les plans’’ a-t- il soutenu. Pour rappel, cette mission d’experts ivoiriens et Burkinabè dans la région du Guemon s’inscrit dans le cadre du suivi du Traité d’Amitié et de Coopération Ivoiro-Burkinabè tenu à Yamousoukro en juillet 2016 sur le chapitre relatif à l’évacuation du parc national du Mont Peko. Les Chefs d’Etats de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso ont décidé à cette rencontre, de la mise en place dans les meilleurs délais, d’un comité mixte Ivoiro-Burkinabè de suivi de la situation post évacuation afin d’évaluer les besoins des personnes déguerpies et renforcer les services sociaux de base.

 

Source: http://www.diaspo24.info

Dans le même esprit de coopération et de solidarité présent lors du premier Sommet de la Valette sur les migrations, la Réunion des hauts fonctionnaires tenue à Malte les 8 et 9 février 2017 a rassemblé des délégations d'Afrique et d'Europe pour faire un bilan sur les progrès réalisés dans le cadre du Plan d'action commun de la Valette. La réunion a abouti à l'adoption des conclusions conjointes, basées sur les recommandations du Processus de Rabat et du Processus de Khartoum. Celles-ci réaffirment l'engagement de toutes les parties prenantes envers les principes de solidarité, de partenariat et de responsabilité partagée dans le domaine de la gestion et de la mobilité des migrations.

Les participants ont souligné la valeur ajoutée des actions à caractère régionale pour une meilleure cohérence des actions entre les pays d(origine, de transit et de destination, en particulier le long des routes migratoires. Ils ont aussi appelé à la mobilisation de l'ensemble des ressources et des instruments financiers existants afin de mettre en oeuvre le Plan d'Action Conjoint de la Valette (PACV).

La République Fédérale Démocratique d'Ethiopie accueillera le prochain Sommet des hauts fonctionnaires au cours du premier trimestre de 2018. 

Source: https://processus-de-rabat.org

Le Président du Faso S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a rencontré la communauté burkinabè vivant en Côte d’Ivoire le 28 juillet 2016, en marge de la tenue de la Cinquième Session du Sommet du Traité d'Amitié et de Coopération entre nos deux pays.

A cette rencontre avec le chef de l’Etat dans une salle archi-comble, après le mot de bienvenue de l’Ambassadeur du Burkina Faso, ce sont les représentants des juridictions consulaires qui ont pris la parole. Ils ont tous, au nom de leurs compatriotes, remercié le Président du Faso pour avoir accepté rencontrer les Burkinabè dès son arrivée malgré un calendrier très chargé.

Les Burkinabè de Côte d’Ivoire, par la voix de leurs représentants ont tous apprécié la tenue de ce sommet qui va relancer le Traité d’Amitié et de Coopération entre les deux pays « condamnés » à vivre ensemble de par l’histoire et la géographie.

Profitant de l’opportunité qui leur était offerte, les compatriotes burkinabè ont évoqué directement leurs préoccupations. La diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire rencontre en effet, beaucoup de difficultés, généralement liées au foncier. A côté de ce problème majeur, il y a aussi d’autres préoccupations non moins importantes : il s’agit entre autres des problèmes liés à l’obtention des actes administratifs et leur coût jugé élevé, telles que les cartes consulaires, l’ouverture de consulats dans certaines régions de la Côte d’Ivoire, le problème des déplacés du mont Péko qui ont besoin d’assistance médicale et psychologique et surtout du vote des Burkinabè de l’extérieur en 2020.

Avant de donner des éléments de réponses relatives aux préoccupations de ses compatriotes, le Président du Faso les a d’abord remerciés pour l’accueil qu’ils lui ont réservé à son arrivée en terre ivoirienne, accueil chaleureux qui témoigne de l’intérêt qu’ils ont pour leur pays.

Le Président Roch Marc Christian KABORE a dès l’entame de ses propos rassuré les Burkinabè de Côte d’Ivoire sur leur préoccupation majeure qui est le droit de vote en 2020. « Le vote des Burkinabè de la diaspora est un devoir, une obligation », a dit le chef de l’Etat. Roch Marc Christian KABORE trouve anormal qu’une promesse faite depuis 2010 sur le vote des Burkinabè de l’extérieur ne soit pas concrétisée jusqu’à nos jours. Toutes les dispositions sont en train d’être prises pour rendre effectif ce droit en 2020.

Sur le plan politique, le Président du Faso a informé ses compatriotes de la Côte d’Ivoire, de la mise en place d’une Commission constitutionnelle qui doit permettre de passer à une Vè République. Il a également fait part de la mise en place du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale (HCRUN) qui doit travailler sur 5000 dossiers de 1960 à nos jours afin de réparer les torts et réconcilier les Burkinabè. Le chef de l’Etat a aussi évoqué tous les dossiers de justice en cours d’instruction dont celui du putsch manqué et de l’insurrection populaire et son souhait est que ces différents dossiers soient jugés avant la fin de l’année. Toujours sur le plan politique, le Président du Faso a fait cas des élections municipales qui viennent de se tenir et qui doivent parachever le processus électoral enclenché depuis les élections couplées présidentielle et législatives du 29 novembre 2015.

Sur le plan de la relance économique, le Président KABORE a fait part du paiement de la dette intérieure et de la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). Selon le Président du Faso, ce programme va permettre de concrétiser les engagements qu’il a pris avec les Burkinabè pour bâtir une société de justice sociale et de bien-être.

Répondant aux préoccupations relatives au foncier et aux déguerpis du mont Péko, le chef de l’Etat a promis que tous ces sujets sont inscrits à l’ordre du jour de ce sommet et feront l’objet d’un traitement bipartite.

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’Extérieur, Monsieur Alpha BARRY a rassuré les Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire sur leurs préoccupations relatives à l’ouverture de consulats dans d’autres régions de leur pays hôte. Aussi, a-t-il annoncé, l’ouverture d’un consulat général à Soubré, en lieu et place du consulat honoraire.

A l’issue de la rencontre, le chef de l’Etat a invité ses compatriotes à toujours être des ambassadeurs du Burkina Faso dans leur pays d’accueil et toujours véhiculer des valeurs de solidarité, d’honnêteté, de travail, de discipline qui ont toujours caractérisé les Burkinabè. « Les Burkinabè ont toujours été reconnus comme d’honnêtes travailleurs, sérieux et respectueux des lois de leur pays d’accueil. Je vous invite à toujours garder en vous ces valeurs qui vous ont toujours caractérisés », a adressé à ses compatriotes, le Président Roch Marc Christian KABORE dans son mot de clôture.

in www.presidence.bf