L’Association des Burkinabè de New York (ABNY) a procédé ce dimanche 7 mai 2017 au renouvellement de son bureau exécutif. Au départ, une seule équipe avait présentée sa candidature et comme il fallait s’y attendre elle tout simplement a été plébiscité au soir du vote. Et c’est Tommy Régis ZONGO qui doit désormais présider à la destinée des Burkinabè de New York.

C’est à la 598e GRAND CONCOURSDE dans le Bronx que les Burkinabè vivant dans l’Etat de New York ont installé leur bureau de vote ce dimanche 7 mai 2017. Etant donné que l’équipe constituée par Tommy Régis Zongo n’avait pas de concurrent l’enjeu de cette élection était le taux de participation. C’est donc tout  naturellement que cette équipe qui a été constituée par consensus a été plébiscitée. Au dépouillent, moins 15% de l’estimation des Burkinabè de cette contrée ont pris part au scrutin, selon le président du comité d’organisation Etienne Saoura.

L’équipe dont le mandat a été validé promet de travailler pour le rassemblement des fils et filles du pays des hommes intègres vivant dans cette partie du monde.

Pour son premier responsable Tommy Régis Zongo il va : ‘’ Dans un premier temps c’est de travailler à conscientiser et à responsabiliser notre communauté. Secundo, de travailler a une cohésion sociale, une cohésion communautaire, a une unification des différentes couches qui pour certaines mésententes, pour certaines futilités font observer une discordance". Il place son mandat sous le signe de la cohésion et l’unité.

Pharmacien de son état à New York, et jeune entrepreneur dans son pays le Burkina Faso, Tommy Régis Zongo vit aux Etats Unis depuis 20 ans. Il remplace à la tête de l’ABNY Issiffou Ouédraogo pour un mandat de 2 ans.

Victor Bassolé

Burkina Demain

Le président de l’Association des Burkinabè de New York  (ABNY), Tommy Zongo, est au pays. Un séjour qu’il met à profit pour voir les siens, mais aussi pour préparer la « nuit du Faso dan fani » chez l’Oncle Sam. Dans cet entretien, le pharmacien parle des difficultés d’intégration des Burkinabè aux Etats-Unis d’Amérique.
 
Sidwaya (S.) : Votre association organise « la nuit du Faso dan fani » et une journée en hommage à la femme à New York. Quel est l’état des préparatifs à un mois de l’évènement ?   
 
 
Tommy Zongo (T. Z.) : La nuit du « Faso dan fani » est organisée spécialement pour rendre hommage à la femme. Le « Faso danfani » est notre repère culturel, notre identité nationale. Comme on le dit, toute civilisation a une identité culturelle. Nous nous identifions à ce tissu, qui est une richesse incommensurable. C’est à nous de le porter très haut.
Les préparatifs vont bon train. Je suis à Ouagadougou pour d’autres circonstances, mais j’ai profité pour établir les derniers contacts, pour mettre les derniers  rouages en place au niveau artistique et organisationnel pour la réussite de  cet évènement.
Coté New York, nous avons trouvé une salle de spectacles qui peut contenir plus de 500 personnes. C’est un lieu approprié, un cadre idéal et sécurisé qui peut recevoir nos autorités.
 
 
S. : Quel sera le menu de cette soirée ?
 
 
T. Z. : Au cours de la journée, il y aura un ensemble d’activités visant à rendre hommage à la femme, une rue marchande.
Les participants viennent de partout. A New York, toute la communauté burkinabè est mobilisée. Dans les autres Etats où vivent les Burkinabè, c’est la même détermination. Des artistes locaux burkinabè qui résident à New York prendront part à la fête. Ils seront accompagnés par ceux qui viendront du pays. Nous avons invité des artistes modernes mais aussi traditionnels.
 
 
S. : Comment se porte l’association des Burkinabè de New York? 
 
 
T. Z. En ce moment, l’association se porte bien. Actuellement, nous travaillons en fonction de ce qui nous a été assigné dans le cahier des charges par la communauté. Nous sommes en train d’évoluer positivement  conformément au plan d’actions que nous avons établi tout au cours des deux années que dure notre mandat.
 
 
S. : Vous venez d’accéder à la tête de l’Association. Nouveau président, nouveaux défis, dit-on. Quels sont vos nouveaux chantiers ? 
 
 
T. Z. : Le défi que nous nous sommes assignés bien avant de prendre les rênes de l’Association, c’est d’unir tous les Burkinabè. Parce qu’il y avait quelques divergences entre nous. Mais nous sommes sur la bonne voie pour nous unir et assurer une cohésion parfaite entre tous les Burkinabè. 
 
 
S. : Comment se passe l’intégration des nouveaux Burkinabè aux Etats-Unis ? 
 
 
T. Z. : Dans notre plan d’action, nous sommes en train de travailler pour l’accueil des nouveaux Burkinabè. Quand les gens arrivent, ils intègrent de façon disparate et anarchique le système américain. 
En ce moment, nous avons 10 compatriotes en prison et une quinzaine de cas de folie. Cela est lié spécialement à la pression, au stress. Nous avons d’autres qui sont en psychiatrie, certains en voie d’être rapatriés. Les cas de rapatriement sont dus aux habitudes, aux règles et aux lois dont il faut être en conformité parfaite. Les USA sont un pays de droit. Par exemple, le seul fait de boire de l’alcool dehors, uriner dehors, peut conduire à la prison. Nous avons inclus ce volet dans notre plan d’actions. 
Il s’agira d’établir une base de données qui servira à recenser les nouveaux venus, à leur donner des instructions sur le mode de vie. A cet effet, nous avons contacté des avocats de l’immigration, pour accompagner nos compatriotes qui éventuellement se sont retrouvés dans ces cas malheureux.
L’objectif premier de notre l’association, est de réunir, d’unir, d’assurer la cohésion et de défendre les intérêts de nos membres, leur venir en aide dans les cas heureux ou malheureux.
 
S. : Certains Burkinabè à l’image de Aboubacar Fofana ont perdu la vie dans des incidents assez troublants…
 
 
T. Z. : Le cas de Fofana, c’est vraiment malheureux. Je saisis l’occasion pour réitérer mes condoléances à la famille éplorée. Mais, il faut dire que l’intégration des immigrants est très importante dans le processus d’adaptation. Si on arrive dans un pays d’accueil, on  veut ressembler aux autochtones, il faut prendre les bons côtés.  Si on veut se croire Américain, on veut entrer dans le système sans suivre le processus normal, on ne peut que avoir des situations comme celle-là.
 
 
Propos recueillis par Djakaridia SIRIBIE 

Rentrée universitaire 2017-2018 : Plus de 3000 nouveaux bacheliers burkinabè de Côte d’Ivoire

L’Ambassade du Burkina Faso en Côte d’Ivoire a reçu, pour la rentrée universitaire 2017-2018, les dossiers d’inscription dans les universités publiques du Burkina plus de 3000 demandes provenant d’élèves burkinabè ayant obtenu leurs baccalauréats dans les lycées et collèges ivoiriens.

En effet, du 28 août au 11 septembre 2017, ils étaient trois mille cent trente cinq (3135) nouveaux bacheliers burkinabè qui ont déposé leurs dossiers d’inscription dans l’une des universités publiques du Burkina.
Au terme de cette opération qui a mobilisé les personnels de l’Ambassade et des Consulats généraux du Burkina à Abidjan et Bouaké ainsi que le Consulat honoraire de Soubré, SEM. Mahamadou ZONGO, Ambassadeur du Burkina en Côte d’Ivoire, a indiqué avoir reçu, à la date de clôture, 3135 dossiers répartis ainsi qu’il suit : 1523 dossiers à l’université Joseph KI-ZERBO Ouaga 1 ; 978 dossiers à l’université Ouaga 2 ; 464 dossiers à l’université de Koudougou Norbert ZONGO et 170 dossiers à l’université Nazi BONI de Bobo-Dioulasso.
L’Ambassadeur ZONGO note une croissance par rapport au chiffre de l’année précédente. « Il y a une hausse bien visible du nombre des postulants par rapport à l’année passée. En effet, de 2180 postulants en 2016-2017, ils sont à 3135 à avoir déposé leurs dossiers par le canal de l’Ambassade pour une inscription dans une des universités publiques du Burkina Faso. Nous avons noté une évolution de plus 44,22%. »
A la question de savoir quelles ont été les difficultés rencontrées lors de cette opération, le diplomate retient entre autres, les difficultés liées à l’orientation des bacheliers de séries techniques (G, F ; H…) ; les cas des dossiers incomplets liés à l’absence d’extraits de naissance et de cartes d’identité consulaires ; la non-maitrise par les parents et les postulants du mécanisme de choix des filières ; le non-respect des délais de dépôts ; la difficulté de la diffusion de l’information dans les différentes zones.
Comme conseils ou suggestions à l’endroit l’adresse des futurs étudiants et à leurs parents en vue d’amélioration, l’Ambassadeur leur recommande l’établissement par avance des extraits de naissance et pour les postulants à une bourse nationale, l’établissement des certificats de nationalité burkinabè, des cartes d’identité consulaires, des carnets de famille et des attestations de revenu. 
L’Ambassadeur leur demande de toujours aller à la source pour avoir les bonnes informations sur les universités publiques, les filières d’orientation, les différents tests ou concours d’entrée en première année en consultant régulièrement les sites Webs des universités publiques et des Ambassades, et enfin, de respecter les périodes de dépôt des dossiers d’orientation.
En guise de conclusion, l’Ambassadeur Mahamadou ZONGO a saisi cette opportunité pour souhaiter une très bonne année académique à tous les étudiants. Aux agents récepteurs des dossiers et aux autorités consulaires, il a exprimé sa satisfaction pour le travail bien fait.

 

Ambassade du Burkina Faso en République de Côte d’Ivoire

Le Burkinabè, Siaka Gobé, a été décoré vendredi de la médaille de l’Ordre du Trésor Sacré, rayon d’or et argent pour ses 30 ans de vie active au service de la coopération entre le Japon et le Burkina.Il a reçu cette distinction des mains de l’Ambassadeur Japonais, Tamotsu Ikezaki.

« Je pense qu’à travers moi, c’est tout le Burkina qui est honoré. Je suis d’autant plus fier parce que selon les infos que j’ai, je suis le premier burkinabè à recevoir une telle médaille » a indiqué le Siaka Gobé, au micro de radio Oméga.
Siaka Gobé est un ancien employé de l’ambassade du japon. Il a travaillé pendant 22 ans à l’ambassade du japon en Côte d’ivoire et pendant 8 ans et quelques mois à l’ambassade du japon au Burkina Faso.

Radio Oméga

Teguewindé Sawadogo, un polytechnicien burkinabè vivant au Canada, a fait part vendredi au Premier ministre Paul Kaba Thiéba, de sa volonté de mettre ses compétences au profit du développement du Burkina Faso, à travers notamment le PNDES.

Teguewindé Sawadogo est un polytechnicien dans le domaine du développement des technologies, de l’énergie, des infrastructures et de l’industrie qui entend mettre son savoir-faire au service du développement national.

« En tant que Burkinabè, je suis patriote, je veux le progrès de mon pays. Et c’est dans ce cadre que je suis venu parler au Premier ministre de projets spécifiques pour le progrès du Burkina », a-t-il soutenu.

Selon l’hôte du jour, il s’agit de projets en relation avec l’éducation, l’industrie, les infrastructures, notamment certains projets spécifiques du Plan national de développement économique et social (PNDES).

Avec le Chef du gouvernement, M. Sawadogo, a abordé les mécanismes pour élaborer des projets efficaces pour le pays, et comment mettre les projets en relations les uns avec les autres afin qu’ils concourent ensemble à l’atteinte d’un objectif spécifique.

Quant au financement desdits projets, le polytechnicien répond : « je suis de ceux qui pensent que nous devons compter sur nos propres forces pour réaliser ce que nous pensons pour nous-même ».

En clair, sans exclure l’appui de partenaires, Teguewindé Sawadogo pense à l’autofinancement qui va soutenir la réalisation de projets structurants dans les domaines sus-cités.

 

Agence d’information du Burkina

CGE-IMMOBILIER

25 30 00 15 OU 79 05 30 75

AZIMMO

70 24 95 42

AGENCE KOUPOULI

25 39 64 15 OU 70 29 00 55 OU 78 26 23 27

SOCOGIB

60 07 62 62

ABDOUL SERVICES

70 20 54 94

WEND PANGA

25 47 21 34

 

A des milliers de kilomètres de la mère patrie, ils sont toujours prêts à hisser haut le drapeau du Burkina Faso, dans les études comme dans les affaires. Jeunes et ambitieux, ils le sont face à l’adversité. Williams Kaboré est l’un d’eux. Etudiant non-boursier en ingénierie informatique à l’Université de Tamkang en République de Chine-Taïwan, il est également le fondateur de deux entreprises. Il s’agit de MondesAffaires.com, le site d’affaires le plus utilisé au Burkina Faso avec plus d’un millier d’annonces actives et un demi-million de pages vues par an ; et Inzaka (inzaka.com) qui permet aux utilisateurs d’acheter des marchandises en Asie sans se déplacer. Portrait !

« Le succès ne dépend pas de la famille dans laquelle on grandit mais de la conviction personnelle que l’on a ». Tel est le conseil que Williams Kaboré donne à quiconque veut se lancer dans l’entrepreneuriat. Lui qui a toujours été fasciné par les ordinateurs et appareils électroniques, depuis sa tendre enfance et qui, à l’adolescence, a été piqué par le virus de l’entrepreneuriat. « Dans ma famille, on a toujours eu une grande liberté de choix de carrière, mais mes parents m’ont toujours dit de faire la part des choses entre ce qui leur appartient et ce qui m’appartient. Et quel que soit ce que je choisis de faire, je dois toujours tout donner pour être le meilleur dans le domaine. J’avais 14 ans, mais ces conseils m’ont obligé à raisonner comme un adulte indépendant », se rappelle encore Williams Kaboré.

Mais avant de se lancer dans les affaires, le jeune Williams a appris à programmer différents types de logiciels tout en étant un fin observateur de la société. Au bout de 2 ans de réflexion et de planification, il décide de créer MondesAffaires.com après avoir convaincu ses parents de lui prêter un modeste capital de départ qui est devenu plus tard un don. « Ils étaient impressionnés par le travail accompli. Pendant 3 mois, j’étais enfermé dans ma chambre à écrire le code du site web, à planifier le développement de l’entreprise et à communiquer avec d’autres programmeurs sur Skype pour prendre des conseils », nous confie-t-il. Et ce n’est que le 27 septembre 2014 que le site a été officiellement lancé soit deux mois avant le départ du jeune entrepreneur pour la Chine-Taiwan afin d’y poursuivre ses études.

Une fois sur l’île de Formose, il fallait suivre pendant une année un cours de mandarin. Cette étape, le jeune Williams l’a franchie sans problème et aujourd’hui il parle bien le chinois-mandarin. Un atout qui lui permet aujourd’hui de jouer à l’interprète pour les commerçants et hommes d’affaires africains qui fréquentent habituellement Taiwan. Après donc ses cours de langue, il s’est inscrit à l’Université de Tamkang en ingénierie informatique. Débordé par les études en première année, il a été rejoint plus tard par deux autres associés dans l’administration de MondesAffaires.com.

Et malgré les difficultés de parcours, le jeune burkinabè dit être fier de son entreprise qui, à l’en croire, est de loin le site d’annonces le plus utilisé au Burkina Faso avec plus d’un millier d’annonces d’affaires actives et un demi-million de pages vues par an. Malgré cette performance, l’équipe veut aller plus haut et plus loin. « Nous avons un plan d’action pour les 10 prochaines années qui pourra nous assurer une meilleure intégration sur le marché burkinabè et une croissance stable en termes de nombre d’utilisateurs et de revenus. Ce qui nous permettra d’avoir les moyens pour mettre en place des services encore plus bénéfiques pour nos utilisateurs », a indiqué le fondateur de MondesAffaires.com.

En plus de cette entreprise, Williams Kaboré est également le fondateur et président de Inzaka (inzaka.com), une entreprise qui permet à ses utilisateurs d’acheter des marchandises en Asie sans se déplacer, ce, grâce à une équipe dynamique en Asie qui aide les commerçants et particuliers africains à produire les marchandises et assurer la logistique jusqu’à la destination finale. Les matériels de construction, les produits solaires, agricoles, informatiques, électroniques, industriels et les pièces auto sont les mieux vendus, selon le jeune Williams. Présent en ce moment au Burkina, il rencontre des partenaires et clients dans le but d’obtenir des accords stratégiques et finaliser la mise en place d’un certain nombre de services.

Williams Kaboré, c’est aussi une personnalité forgée à Taiwan où il a remarqué une grande différence entre la façon de penser et de travailler des Asiatiques et celle des Africains. « L’Africain typique, face à une situation délicate, essaie de fuir la réalité par divers moyens dont la religion et l’alcool principalement et n’agit pas vraiment pour résoudre le problème. Il espère qu’un miracle va se produire. Le plus souvent, ce miracle ne se produit pas et la situation s’empire. Je suis un croyant pratiquant, mais je me dis que Dieu ne viendra pas résoudre les problèmes qu’on peut résoudre nous-mêmes sinon, nous ne serions pas dotés d’un cerveau. L’Asiatique typique en revanche est permanent présent dans sa vie et ne laisse rien à l’incertitude. Face à une situation délicate, Il évalue de façon lucide et réaliste les options disponibles et applique de façon assidue la meilleure option. »

Que dire du sens élevé de patriotisme des Taiwanais ? Selon Williams Kaboré, les chinois font toujours passer l’intérêt de la nation avant leurs intérêts personnels et en presque trois ans, il affirme n’avoir pas vu encore de grève. « Quand ils sont mécontents, ils passent par des moyens formels pour le faire comprendre et si il n’y a pas de suite, ils continuent d’aller au travail mais manifestent de façon pacifique dans leur temps libre pour attirer l’attention du Gouvernement ». Comparaison n’est pas raison, mais le jeune entrepreneur pense que les Burkinabè ont du potentiel qu’ils devraient mettre au service de la nation par le travail. « Nous pouvons continuer à grever pour tout et rien mais l’expérience de nos aînés a démontré que cela n’a pas beaucoup d’effets car la solution à un bon nombre de problèmes comme le manque d’emploi est entre les mains de la jeunesse », a-t-il déclaré avant de conclure : « les eaux douces ne font pas les bons marins ».

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

 

Le ministre des Affaires étrangères de la Coopération et des Burkinabè de l’Extérieur et la ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères chargée de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur ont reçu en audience une délégation du Conseil national des Burkinabè en Côte d’Ivoire à Ouagadougou, le jeudi 27 juillet 2017. La structure est venue se présenter aux autorités en charge des Affaires étrangères et demander leur accompagnement pour mener à bien leurs activités.

C’est dans une ambiance empreinte de convivialité que la délégation du Conseil national des Burkinabè en Côte d’Ivoire (CNBCI) a été reçue par le ministre Alpha Barry et la ministre déléguée Rita Solange Agneketom, le jeudi 27 juillet 2017 à Ouagadougou. Conduite par le président de la structure Mamadou Salogo, la délégation est venue présenter le CNBCI aux autorités en charge des Affaires étrangères. La structure implantée dans plusieurs villes de la Côte d’Ivoire a pour rôle de rassembler les Burkinabè pour leur intégration, la paix et la réconciliation nationale. Le CNBCI prône également le respect des valeurs de leur pays d’accueil, à savoir la Côte d’Ivoire. Cette visite avait également pour objet de solliciter l’accompagnement de ces autorités pour le succès de leurs actions, à l’image des structures similaires des pays de la sous-région également implantées en Côte d’Ivoire. Les hôtes des deux ministres ont en outre salué leur détermination et leur engagement dans la conduite de leur mission.

A leur tour, les ministres ont félicité le CNBCI pour sa démarche. Ils ont encouragé la structure dans ses actions de sensibilisation à l’endroit des Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire, notamment sur la question de l’état civil afin que les naissances soient déclarées, car beaucoup d’enfants ne sont pas scolarisés pour faute de ce document. Ils les ont invités à cultiver la solidarité et au respect des valeurs de leur pays hôte.
La question du vote des Burkinabè de l’étranger a été évoquée au cours des échanges. A ce sujet le ministre s’est voulu on ne peut plus rassurant en ces termes « en 2020, les Burkinabè de l’Etranger voteront, c’est un engagement du Président du Faso et nous allons le tenir. C’est un droit ». Toute chose qui a suscité un soulagement au sein de la délégation et est accueilli avec des acclamations. Alpha Barry a par ailleurs fait part de la prise en compte par le Président du Faso de tous les Burkinabè où qu’ils se trouvent. Il a expliqué que c’est pourquoi S.E.M. Roch Marc Christian Kaboré consacre toujours un temps d’échanges avec les Burkinabè des différents pays où il effectue des déplacements.

Le CNBCI a été créé en 1954 sous l’appellation Union fraternelle des originaires de la haute Volta en Côte d’Ivoire (UFOVCI). Les pères fondateurs de cette structure ont entre autres pour nom Félix Houphouet Boigny, Daniel Ouezzin Coulibaly, Djibo Soungalo (ancien maire de Bouaké), etc. Le CNDCI est dirigé dépuis 2012 par M. Mamadou Salogo.

 

MAECBE

Nigeria, Ghana, Mali, Sénégal, etc, de nombreux pays africains profitent chaque année d’énormes transferts de fonds opérés par leurs ressortissants installés hors des frontières. Le Burkina commence à leur emboîter le pas. 

Dans un rapport publié en avril dernier et intitulé, "Migrations et envois de fonds : développements récents et perspectives", la Banque mondiale a révélé que les migrants opèrent des transferts importants de fonds vers leurs pays d’origine. 
Parmi les pays africains qui ont largement profité de la contribution financière de leurs diasporas en 2016, figurent, au premier rang le Nigeria, (19 milliards de dollars) suivi du Ghana et du Sénégal ex-æquo (2 milliards de dollars) le Kenya (1,7 milliard de dollars), l’Ouganda (1,1 milliard), le Mali (0,8 milliard), l’Afrique du Sud (0,7 milliard), le Liberia (0,6 milliard) et Madagascar (0,4 milliard).
L’ensemble du volume de fonds transféré en 2016, soit au total 33 milliards de dollars, accuse une baisse de 6,1% comparativement à 2015.
Selon la Banque mondiale, les envois de fonds devraient connaitre une croissance de 3,3% à la fin de cette année, malgré l’augmentation du coût des transferts.
Quant aux fonds transférés, ils sont destinés majoritairement dans les dépenses domestiques (achat de nourriture frais de santé, scolarisation, mariage, funérailles, pèlerinage, etc.), et très peu vers l’investissement productif.
La même étude montre que des pays comme le Mali et le Sénégal recevront, dans les prochaines années, davantage plus de fonds envoyés par leurs compatriotes installés hors des frontières.
Quid du Burkina ? Avec environ 10 millions de Burkinabè vivant à l’extérieur, la contribution de cette diaspora en termes de transferts de fonds reste marginale comparativement aux autres. Lors du Forum sur la migration organisé par le ministère de l’Economie et des finances début avril 2017, on a appris que seulement 174 190 852 de dollars avaient été envoyés par les Koswétos en 2011 selon la BCEAO. Des broutilles au regard du potentiel de fonds qui pourrait être transféré et investi dans l’économie nationale
Consciente de ce gâchis financier, la ministre déléguée chargée de la Coopération, et des Burkinabè de l’extérieur, Solange Rita Agneketom, née Bogoré a entrepris dès sa nomination des concertations avec les banques et établissements financiers pour tenter de lever les freins qui nous empêchent de profiter, comme les autres pays, de la manne financière de la diaspora burkinabè.

Pourquoi le Burkina reçoit peu de fonds de ses ressortissants installés hors du pays ? Quels dispositifs incitatifs peut-on mettre en place pour faciliter les transferts de fonds ? Pourquoi les banques burkinabè s’intéressent peu à l’argent de la diaspora ? Autant de questions autour desquelles la ministre Agneketon a convié les responsables de banques le 14 août dernier dans les locaux du ministère. 
Banque de l’Habitat, SGBB, Ecobank, BICIA-B, BOA, Banque Atlantique, etc., leurs représentants ont échangé sur les causes réelles et possibles du faible volume des fonds transférés par la diaspora. "Depuis des semaines, nos compatriotes vivant en Afrique centrale éprouvent des difficultés à envoyer de l’argent" avance un banquier. Allusion à la tension apparue dans la zone CEMAC depuis plus d’un an et qui nourrit toutes les spéculations autour du F CFA d’Afrique centrale. "Nous sommes tous prêts à recevoir de l’argent venant de l’extérieur, mais pas à n’importe quelles conditions", explique un autre. "Nous sommes soumis à des procédures visant à lutter contre l’argent du terrorisme ; or de nombreux compatriotes n’ont pas de comptes bancaires dans leur pays de résidence ; donc il est difficile de contrôler l’origine de l’argent envoyé", ajoute t-il.
Autre facteur qui annihile les volontés d’investissement des Burkinabè de la diaspora évoqué lors du Forum : l’impossibilité d’obtenir un prêt auprès des banques nationales quand on réside à l’étranger même quand on est titulaire d’un compte bancaire régulièrement alimenté. Réponse quasi-unanime des banquiers : "parce si le bénéficiaire du prêt établi à l’étranger cesse de rembourser, nous n’avons aucun moyen de recouvrer notre argent". Les banques regrettent par ailleurs le manque de "patriotisme" des Burkinabè fortunés, notamment dans le secteur sportif, malgré les opérations de charmes déployées à leur égard, alors que chez "nos voisins, nous voyons bien ce que leurs sportifs fortunés font en termes d’investissements"
Le statut quo n’est toutefois plus tenable. Sous l’impulsion du ministère des Affaires étrangères, il est bien possible de faire bouger les lignes. Un participant propose l’envoi d’une mission composée de banquiers et de techniciens du ministère dans un pays voisin, histoire de s’inspirer des bonnes pratiques qui lui permettent de capter au maximum les fonds de sa diaspora.
La dynamique est maintenant enclenchée. A chacun de jouer désormais sa partition. Pour faciliter l’envoi massif de devises dans notre pays et hâter l’inclusion financière et économique des Burkinabè de l’extérieur.

JV
Kaceto.net