Nuremberg, située dans le sud-ouest de l’Allemagne a abrité ce samedi 03 juin 2017, la 3e édition de la journée du Burkina, Burkina-Tag.

„J’ai souhaité ardemment être parmi vous aujourd’hui, comme j’ai pu le faire l’année dernière à la précédente édition du Burkina-Tag à Mannheim, mais malheureusement des contraintes à la fois de travail et des raisons de famille m’ont amené à effectuer un déplacement au Burkina Faso. Sachez, cependant, que je suis en ce moment de cœur et d’esprit avec vous et je vous souhaite très chaleureusement une bonne et agréable journée de retrouvailles, de communion fraternelle,“ a affirmé l’ambassadeur Guibila Simplice Honoré à travers son représentant Hébié Souleymane.

“La Journée du Burkina en Allemagne est une très bonne initiative et je réitère mes félicitations à ceux et celles qui en ont eu l’inspiration,” a renchéri Hébié Souleymane également premier conseiller à l’ambassade du Burkina Faso à Berlin.

Cette journée qui selon le porte-parole du comité d’organisation composé de 8 membres, Sawadogo Gustave, a pour but de réunir tous les Burkinabè et les amis du Burkina sans distinction ou obligation aucune pour passer une journée en harmonie.

Un Burkinabè qui aide les Allemands dans la nécessité

Cette harmonie se fait donc à travers l’amitié ou coopération sociale Burkina-Allemagne. Ainsi, des structures exerçant aussi bien au Burkina Faso tout comme en Allemagne tels BUSPAD, une association regroupant les étudiants et anciens étudiants burkinabè en Allemagne et œuvrant dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la cohésion sociale, de l’environnement et cela depuis septembre 2005, a présenté ses projets de développement ce jour-là. Il en a été de même pour d’autres organisations comme Sahel e.V., l’association sœur de AMPO (Association managré nooma pour la protection des orphelins) dirigée par l’Allemande Katrin Rohde, sa fondatrice installée depuis 1996 au Burkina Faso. Si cette structure multiplie ses champs d’action en faveur des personnes vulnérables au Burkina Faso en créant entre autres des centres d’éducation et de production, il en va de même que des Burkinabè développent des initiatives qui aident également des Allemands dans le besoin et bien sûr des Africains.

C’est avec son projet Hilfsfonds qui s’est spécialisé dans l’importation des mangues du Burkina Faso et leur vente en Allemagne depuis 1999 que le Burkinabè Tiendrébégo Passam et sa structure construisent des écoles dans diverses régions du Burkina Faso, au Benin, au Cameroun, etc. Par ailleurs vivant en Europe, il a voulu aider les Allemands vivant dans la nécessité, car selon lui, sa belle-mère lui aurait fait savoir que l’Allemagne tout comme le Burkina Faso avait aussi des problèmes et de ce fait des Allemands avaient aussi besoin d’aide. Et c’est pour leur venir au secours que Tiendrébégo Passam a dit avoir initié un autre projet: importer des mandarines, et des oranges d’Italie. Les bénéfices de cette dernière activité permettent de soulager la souffrance des Allemands à travers la prise en charge de personnes en situation précaire.

Bientôt la première voiture made in Burkina Faso

Outre le social, cette rencontre qui est organisée chaque samedi de la Pentecôte sert également à promouvoir le Burkina Faso à travers son artisanat, sa gastronomie, sa culture, sa coopération avec l’Allemagne, son système éducatif… Parlant de système éducatif,  lors de cette journée, Kini Isidore, fondateur et président-directeur  de l’Université-Aube Nouvelle au Burkina Faso a souhaité obtenir un partenariat afin de renforcer la filière informatique de son université et surtout d’ouvrir une filière en construction automobiles. De ce fait, il souhaite obtenir un soutien des structures allemandes.

Pour l’ancien ambassadeur de l’Allemagne au Burkina Faso, Dr. Hochschild Ulrich, une coopération avec le privé allemand pourrait permettre à Kini Isidore d’atteindre son but et plus spécifiquement s’il révolutionne l’enseignement universitaire au Faso en le faisant dans une ou plusieurs langues du pays. Même si cette thématique de l’enseignement supérieure a été abordé, selon les organisateurs de la rencontre, à proprement parler, la journée ne disposant pas de thèmes ni un programme chargé et chronométré se veut une rencontre de courtoisie, de prise de contact et de consolidation des amitiés entre individus. Dans cette perspective, étaient présents à Nuremberg Dr. Ouédraogo Idrissa, écrivain venu de Dakar et le pasteur Bazié Étienne venu de Ouagadougou et représentant l’association allemand-burkinabè d’aide au développement.

Et si des Burkinabè ont fait de long trajet pour se rendre en Allemagne afin de communier avec leurs compatriotes, il faut aussi dire que certaines autorités locales, ont assisté aux festivités. Car la journée, présentant un exemple d’intégration réussie et un brassage des cultures, les responsables chargés des questions politiques liées à l’intégration des étrangers à Nuremberg, Yiyit Lemia et de Katianda Robert ont tenu à être présents tout comme Straub Christoph, président de l’amicale germano-burkinabè basée en Allemagne. Par ailleurs, diverses nationalités du monde (togolaise, camerounaise, allemande, etc.) et bien sûr des Burkinabè venus de presque toutes les régions de l’Allemagne ont participé á la rencontre de Nuremberg.

Susciter l’adhésion du plus grand nombre à la cause du Faso

Déjà, le ReCABA, le Réseau de Concertation des Associations Burkinabè en Allemagne qui se veut une fédération dans quelques années, a par la voix de sa secrétaire permanente Aminata Rashow/Ouédraogo et durant les festivités attirer l’attention des organisateurs sur la nécessité d’impliquer toute la communauté burkinabè dans l’organisation de cette célébration.

Dans cette perspective Hébié Souleymane, premier conseiller de l’ambassade du Burkina Faso en Allemagne soutient que : « si nous voulons que cette Journée du Burkina en Allemagne, comme son nom l’indique, interpelle ou attire davantage tous les Burkinabè vivant en Allemagne et connaisse un succès encore plus grand et durable, en suscitant, par ricochet, une grande adhésion du plus grand nombre des amis et partenaires du Burkina en Allemagne, nous devrions peut-être revoir le cadre, le format, les modalités pratiques et le contenu à donner à cette Journée. Je vous invite donc à initier et à approfondir la réflexion au niveau de vos Associations respectives et avec vos Délégués du Conseil supérieur des Burkinabè de l’extérieur –CSBE- afin de dégager, par consensus, les modalités pratiques d’organisation des prochaines éditions du Burkina-Tag en Allemagne, de manière à ce que tous les Burkinabè vivant en Allemagne, dans un esprit d’engouement patriotique et d’adhésion fraternelle, s’approprient cette Journée pour en faire une référence réussie d’initiative de la diaspora africaine en Allemagne. Nous contribuerions ainsi à renforcer notre identité nationale et notre fraternité, et à donner un signal fort de la cohésion et de la crédibilité des Burkinabè dans ce pays. »

Prenant en considération ces suggestions, le porte-parole, Sawadogo Gustave affirme prévoir la création d’une association pour gérer la marque Burkina-Tag. Aussi, il souhaite inviter toute structure engagée pour la cause du Burkina à participer à l’organisation de la journée. Cette perspective pourrait selon lui se faire à travers un cahier de charge pour permettre des candidatures et leur évaluation si elles désirent abriter et organiser cette journée.

« Pour ma part, je suis disposé à travailler avec vous à cet effet, sans réserve, ni discrimination, dans l’intérêt de tous et toutes et aussi dans l’intérêt de notre pays,» a soutenu Hébié Souleymane concernant cette réorganisation de la journée.

Des participants à la fête

S’il s’est dit ravi de la journée, le Premier conseiller de l’ambassade tout comme les invités ont dit avoir apprécié aussi bien les mets burkinabè comme le ganhoré, le dégué, les beignets, etc. vendus sur le site. Par ailleurs, les artistes musiciens burkinabè vivant en Allemand, Feenose et Jimas ont fait trémousser petits comme grands.

Commencée à 16h la soirée a donc pris fin à 23h et le Comité d’organisation de donner Rendez-vous á la communauté pour l’an prochain. Le lieu de la 4e édition selon Sawadogo Gustave sera bientôt communiqué.

 Ramata SORE  de wakatsera

Le mardi 28 août 2017 aux Archives nationales a eu lieu une conférence de presse pour le lancement de la sensibilisation sur les migrations irrégulières. Le ministère des Affaires étrangères a été convié par Dr Sylvie NANTCHA, Conseillère municipale et Présidente du Réseau des Africains en Allemagne. Le représentant venu du CSBE  a apporté des éléments de réponse à certaines questions. La Conférence de presse s'inscrit dans le cadre du démarrage du projet "Rêves Perdus" au Burkina. Plus de 50 journalistes étaient présents à cette conférence de presse sur le lancement du projet. Par ailleurs des jeunes burkinabè, venus d'horizons divers y ont pris massivement part, de même que ministère de la Jeunesse.

Des allocutions, des projections de vidéos et des échanges ont permis de faire passer le message après de la population juvénile. Des images qui témoignent des méfaits très tragiques de la migration irrégulière. Il faut émigrer mais de façon régulière et c'est à cette seule condition, que le migrant, sa famille et sa patrie pourront tirer profit de son émigration.

En effet, face aux ravages de la migration irrégulière, le projet "Rêves Perdus" vise à sensibiliser les jeunes potentiels migrants au regard des risques qu'ils encourent. De nos jours, circule une fausse image de l'Europe en Afrique et vice versa. Les jeunes qui ont été conviés à cette conférence de presse à travers le Conseil National de la jeunesse du Burkina Faso. 

GUIGUENDE MOUMINI, Représentant les Affaires étrangères.

A la veille de la rentrée académique 2016-2017, nous vous dressons la liste des Universités et Ecoles supérieures burkinabè reconnues par le CAMES.

CAMES Burkina Faso: Universités reconnues par le CAMES au Burkina Faso

*.2IE ex E.T.S.H.E.R Ouagadougou Burkina Faso.

*.2IE ex Ecole Inter-etats d’Ingenieurs de l’Equipement Rural (EIER) ouga Burkina Faso.

*.C.I.E.R.R.O Burkina Faso.

*.Centre d’etudes etde Formation en Informatique Gestion (CEFIG) Burkina Faso.

*.Centre de Formation et de Perfectionnement (CFP) Burkina Faso.

*.Ecole Supérieure de Commerce et d’Informatique de Gestion (ESCO-IGES) Burkina Faso.

*.Ecole Supérieure des Techniques Avances (ESTA) Ouagadougou Burkina Faso.

*.Ecole Superieure Des Travaux Publics De Ouagadougou / Estpo Burkina Faso.

*.Ecole Supérieure Polytechnique De La Jeunesse-ESUP Burkina Faso.

*.Groupe BK – Universite/IIM/Ouagadougou Burkina Faso.

*.Institut Africain DeManagement De Ouagadougou (IAM) Burkina Faso.

*.Institut des Sciences de l’Entreprise et du Management (INSEM) – Ouagadougou Burkina Faso.

*.Institut Panafricain pour le Developpement/Afrique de l’ouest-sahel (IPD/AOS) Burkina Faso.

*.Institut Supérieur d’Informatique et de Gestion (ISIG) Burkina Faso.

*.Institut Supérieur de Genie Electrique(ISCGE-BF/CCIA bF/OUAGA(01) Burkina Faso.

*.Institut supérieur de Gestion de OUAHIGOUYA (ISGO) Burkina Faso.

*.Institut Supérieur des Filières Professionnalisantes de BOBO DIOULASSO Burkina Faso.

*.Institut Supérieur Polytechnique de Ouagadougou Burkina Faso.

*.Institut Supérieur Prive de Technologies (IST) Burkina Faso.

*.Institut Supérieur Prive Polytechnique (ISPP) Ouagadougou Burkina Faso.

*.Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) – Bobo-Dioulasso Burkina Faso.

*.Université de Koudougou Burkina Faso.

*.Université de Ouagadougou Burkina Faso.

*.Université Libre du Burkina (ULB) Ouagadougou Burkina Faso.

*.Université Ouaga 3S Burkina Faso.

*.Université Saint Thomas d’Acquin Burkina Faso.CAMES Burkina Faso: Universités reconnues par le CAMES au Burkina Faso

*Université Saint Thomas d’Acquin Burkina Faso.

yveslespectateur.wordpress.com

En Libye, des dizaines de migrants sont détenus par des groupes armés libyens dans la ville de Sabratha, à l'ouest de Tripoli. Ces groupes réclament des rançons aux familles. Le processus semble se répéter depuis plusieurs mois.

Selon les témoignages, il existe deux types d'arrestations. Les plus récurrentes, ce sont celles sur la plage. Alors que les migrants sont sur les bateaux, que les passeurs leur ont indiqué comment prendre la direction de l'Italie, des groupes armés arrivent eux aussi par bateau. Selon les récits de migrants, les hommes armés, des Libyens, demandent le nom du passeur. En fonction du nom du passeur, ils arrêtent les migrants, les ramènent sur la plage et les enferment. Il ne s'agit pas de prisons, mais plutôt de bâtiments en construction, fermés et à l'abri des regards.

Le deuxième type d'arrestation a lieu à l'entrée de Sabratha. Les groupes armés semblent être au courant de l'arrivée de convois transportant des migrants, dirigés par des passeurs. Ils leur barrent la route et les mettent en détention.

Des groupes armés difficiles à identifier

Il est difficile de dire qui sont ces groupes armés. Les migrants les désignent par des surnoms qui n'ont pas de lien avec les appellations des différents groupes armés connus dans la ville. Selon les témoignages, il s'agit d'hommes libyens en possession d'armes, aidés par des hommes de nationalités subsahariennes. Les différents témoignages de migrants victimes de ces groupes convergent sur un point : l'intérêt premier de ces groupes armés est l'argent. L'objectif des arrestations de migrants est donc de demander des rançons.

Une fois arrêtés, les migrants sont menacés et on les force à donner le numéro de téléphone de leur famille. Là, un homme, que les migrants désignent comme le responsable du ghetto, appelle alors les familles et réclame de l'argent. Les sommes tournent autour de 400-500 euros, mais cette semaine, une famille a dû payer plus de 1 000 euros pour son fils. Les sommes peuvent augmenter au fur et à mesure de la détention. Les migrants sont fréquemment violentés, les femmes violées, certains se font tirer dessus, principalement sur les pieds. Toutes ces violences se passent devant l'ensemble du groupe, afin d'instituer un climat de terreur, et les conditions de vie sont évidemment extrêmement précaires.

Les réseaux de ces groupes armés sont visiblement alignés sur les réseaux de passeurs, puisqu'ils ont des relais dans différents pays du continent africain. Lorsqu'une famille a réuni la somme de la rançon, on lui envoie le numéro d'un compte sur lequel elle peut effectuer un virement en franc CFA. Si les proches sont dans les pays de transit comme l'Algérie ou la Tunisie, il y a des hommes qui servent de relai pour récupérer l'argent dans ces pays.

Sans rançon, pas de libération

Si une famille ne paie pas, les migrants sont maintenus en détention tant que la rançon n’a pas été versée. Certains sont forcés de travailler sans salaire, pour payer eux même le montant de leur rançon. Selon les témoignages, il est arrivé qu'un migrant soit tué, mais ce n'est pas régulier, parce que le but est vraiment d'obtenir de l'argent.

Lorsqu'un migrant a payé sa rançon, il est libéré et il se rend alors là où vit le passeur qu'il a payé pour faire la traversée. Il attend qu'un départ en bateau soit organisé. Tout le long de cette attente, les migrants racontent qu'ils évitent de sortir dans les rues, puisqu'ils sont susceptibles d'être enlevés par un nouveau groupe armé. Même chose lors du nouveau départ en bateau, il est arrivé que des migrants soient arrêtés deux fois, et qu’ils soient obligés de payer deux rançons de suite.

Si les migrants n'essayent pas de quitter la Libye, c’est en premier lieu parce qu’ils ont déjà payé un passeur pour arriver jusqu'en Europe. Ils ne veulent pas perdre cet argent. Ensuite, il est presque impossible de faire la route en sens inverse en Libye, sans être accompagné d'un passeur, et le risque d'être arrêté ou tué est permanent. Il ne faut pas sous-estimer non plus, la force du désir d'aller en Europe, ce qui représente la réussite, et puis surtout, l'exemple de dizaines de milliers d'autres personnes, qui ont réussi à traverser la Méditerranée. Les groupes armés et les passeurs le savent, les familles finiront par payer.

Par Leïla Beratto de RFI

« Frontières », le dernier film de la réalisatrice burkinabè Apolline Traoré a été projeté jeudi 19 août 2017, au ciné Rialto d’Amsterdam, à l’occasion de la 8è édition du « World cinema Amsterdam », le festival du cinéma mondial de la cité qui se déroule du 17 au 26 août prochain.

 

« C’est un magnifique film. Il montre à la fois le combat quotidien des femmes africaines mais aussi l’espoir que ces femmes portent sur l’avenir du continent », s’est exclamée Maria Klein, une jeune amsterdamoise de 24 ans.

Conquis par le film, le public du ciné Rialto que l’on dit froid a applaudi à tout rompre à la fin de la projection de « Frontières » ce jeudi soir.

« J’ai été très content de voir ce film burkinabè. Pour moi qui ai vécu au Burkina, c’est une grande joie. Je revois les femmes très travailleuses, très intrépides, très combattantes du Burkina. J’ai aussi revu les paysages du pays parce que j’ai pu aller à l’intérieur du Burkina Faso quand j’y étais », s’est félicité de son côté, Ernst Noorman, le dernier ambassadeur des Pays-Bas ayant résidé à Ouagadougou.

Parti depuis au Suriname entre la République de Guyana et la Guyane française, M. Noorman qui regrette toujours la fermeture de l’ambassade de son pays en 2013 à la suite des restrictions budgétaires, garde d’excellents souvenirs de son séjour au « pays des hommes intègres ». Il continue d’ailleurs d’entretenir de bons rapports avec des Burkinabè de tout bord notamment du monde de la culture comme la chorégraphe Irène Tassembédo.

     

Le cinéma burkinabè, la culture burkinabè de façon générale est très riche et est l’une des plus vivaces du continent », s’est réjoui le diplomate, revenu depuis peu à La Haye, à la centrale, comme haut fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères. 
Apolline Traoré, la réalisatrice burkinabè invitée à ce festival était bien heureuse que son film ait traversé les frontières pour conquérir des cinéphiles d’autres contrées du monde notamment à Amsterdam.

« C’est un petit public -au regard de la capacité de la salle- mais très convivial. Ce film après avoir un peu galéré commence le tour des festivals. Nous sommes ici mais ce jeudi 24 août 2017 nous écourterons notre séjour. Nous devons nous rendre en France pour le festival d’Angoulême où le film sera cette fois-ci en compétition », a indiqué la réalisatrice se félicitant de représenter le Burkina Faso à cette 8é édition du « World cinema Amsterdam », le festival mondial du cinéma d’Amsterdam.

La jeune réalisatrice qui se rend au 10è Festival du film francophone d’Angoulême prévu du 22 au 27 août sera ensuite au Maroc pour un autre festival.

Au total quarante-six films documentaires, longs et courts métrages sont à l’affiche de cette 8è édition de ce festival réservé exclusivement aux films d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du sud. Ce festival décerne deux prix : un prix du public obtenu grâce aux votes des cinéphiles et un prix du jury. Tous sont dotés de 5000 euros.

Les organisateurs se font l’honneur d’afficher des œuvres qui ont fait autorité dans les festivals de ces régions du monde. Le jury de cette 8è édition est composé exclusivement de trois femmes dont la réalisatrice burkinabè Apolline Traoré, la cubaine Gretel Marin Palacio et la chilienne Dominga Sotomayor.

« Frontières » qui a raflé plusieurs prix au dernier Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) dont celui de l’Intégration africaine octroyé par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et le prix Félix-Houphouët-Boigny du Conseil de l’Entente (Burkina, Côte d’Ivoire, Togo, Niger, Bénin), raflant au passage 20 millions de F CFA (30.000 euros) équivalent de l’Etalon d’or de Yennenga est à l’affiche au « World cinema Amsterdam » avec « Félicités » de Alain Gomis, double lauréat de l’Etalon d’or de Yennenga et « Zin’aariya », prix de la meilleure image du Fespaco, de la réalisatrice nigérienne Ramatou Keïta.

« Frontière » qui ne figure pas parmi les neuf films qui seront primés par le jury a été sélectionné pour le prix du public.

« Nous essayons de faire venir les meilleurs films d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du sud parce que c’est là qu’il y a encore de l’originalité dans la création cinématographique. Il y a des histoires humaines à raconter dans ces contrées du monde. Nous essayons de faire en sorte que le public néerlandais voit non seulement ces créations qu’ils méconnaissent mais aussi rencontre les réalisateurs, les artistes qui font ce nouveau cinéma », a déclaré le directeur du festival, Raymond Walravens.

« Les distributeurs, les exploitants de salles en Europe notamment ici aux Pays-Bas ne se tournent pas forcément vers ce cinéma des pays du sud. Notre ambition c’est de faire venir ces œuvres titanesques et leurs auteurs pour les mettre en contact avec ces distributeurs afin que le marché européen s’élargisse et que le public ait accès à d’autres créations cinématographiques autres que les films à gros budgets d’Europe et d’Hollywood qui inondent nos écrans et nos salles » de cinéma, a indiqué M. Walravens.

Présent aux deux dernières éditions du Fespaco, le directeur du World cinema d’Amsterdam pense savoir que le cinéma africain est en pleine révolution et que la production est de plus en plus de qualité.

Longuement applaudi avant et après la projection du film, la jeune réalisatrice a expliqué au public comment elle qui n’avait pas connaissance des difficultés pour les traversées des frontières dans les pays d’Afrique de l’ouest a été amenée à faire un film qui pointe du doigt le calvaire de nombreux citoyens d’Afrique lorsqu’ils veulent aller d’un pays à un autre. Au-delà des problèmes d’intégration régionale, c’est aussi le travail de la femme africaine et la promotion de la culture africaine à travers sa richesse linguistique qu’elle a voulu marqué, a-t-elle expliqué.

« Frontières » est un long-métrage, qui met en scène quatre femmes traversant l’Afrique de l’ouest du Sénégal au Nigeria en passant par le Mali, le Burkina Faso et le Bénin affrontant toutes sortes de difficultés (racket, accidents, vol, viol, assassinat, pauvreté). Film d’ouverture du 25e Fespaco, il met en rôle quatre actrices débutantes et confirmées notamment Amélie Mbaye (Sénégal), Naki Sy Savané (Côte d’Ivoire), Adizètou Sidi (Burkina Faso) et Unwana Udobang (Nigeria).

C’est un hymne à la femme, au combat de la femme africaine qui bouscule beaucoup de barrières au propre comme au figuré pour faire avancer sa cause et celle de la communauté.

Romaric Ollo HIEN

Conseiller de Presse à l’Ambassade du Burkina Faso à Bruxelles

Les membres de l’Association de la communauté burkinabè au Ghana ont été reçus par leur nouvel ambassadeur , S. E. M. Pingrenoma ZAGRE, le Jeudi 17 Août 2017 au sein de l’ambassade du Burkina Faso à Accra. L’ordre du jour de cette première rencontre portait sur la présentation du bureau de la communauté, suivi d’un mot de bienvenu au Ghana à Son Excellence Monsieur l’ambassadeur.

 

Sous la conduite du président de la communauté, M. Romuald SAWADOGO, les membres de l’association étaient composés du Premier Vice-Président, El Hadji SANA, le Secrétaire général, Lamoussa Constant KYELEM, la responsable des femmes, Hadja Habiba KABORE ainsi que le responsable des jeunes, M. Matthew ADARE. A leurs côtés, les deux délégués au CSBE que sont El Hadji ROUAMBA et M. Hervé NABARE ainsi que l’un des membres du conseil des sages, Hadja Ramatou Ouedraogo.

Après avoir observé une minute de silence en mémoire des disparus lors de l’attaque du café AZIZ ISTANBUL le 13 Aout dernier, le Président de l’association a pris le soin de faire l’historique de la diplomatie burkinabè au Ghana, depuis le temps du premier ambassadeur en poste, S. E. M. John Boureima OUEDRAOGO en 1961 Jusqu’à nos jours.

Préoccupé par les difficultés que rencontrent les Burkinabè au Ghana, M. SAWADOGO n’a pas hésité à solliciter une attention spéciale de la part de S. E. M. Pingrenoma ZAGRE, afin que des solutions soient trouvées. Comme exemple, dans un pays où la question d’identification des Burkinabè reste une priorité absolue pour réussir leur vote en 2020, M. SAWADOGO a demandé à Son Excellence d’attirer l’attention des autorités afin qu’une action soit entreprise dans ce sens.

Ayant pris le soin d’écouter avec grand intérêt le discours du Président SAWADOGO, S. E. M. ZAGRE a apprécié l’initiative prise par les responsables de l’association par rapport à cette première rencontre. Soucieux du bien-être des Burkinabè, S. E. M. Pingrenoma ZAGRE les a rassurés de sa disponibilité à les soutenir, surtout qu’il est entouré de collaborateurs dynamiques, très bien informés des réalités de leurs compatriotes et prêts à l’accompagner dans sa mission.

Avant d’inviter l’association à sa cérémonie de présentation des lettres de créances, le nouvel ambassadeur s’est vu honoré de cadeaux de la part de l’association, symbolisant la bienvenue et l’unité au tour de la mère patrie le Burkina Faso.

Etalon / Accra

Burkina Day, les premières journées du Burkina Faso aux États-Unis initialement prévues les 15 et 16 septembre à Washington n’auront plus lieu dans la capitale fédérale américaine, selon un communiqué de l’ambassade du Burkina transmis aux associations des burkinabè aux Etats-Unis. Cette manifestation aura désormais lieu le 23 septembre 2017 à New York City lors de la visite du président du Faso lors de l’assemblée Générale des Nations unies. 

La journée, qui est une initiative de notre diaspora à New York et à Washington, poursuit plusieurs objectifs. À cet effet, elle permettra entre autres de promouvoir l’image du Burkina Faso en terre américaine, de présenter les projets structurants du Plan National pour le Développement Economique et Social (PNDES), de nouer des partenariats entre les opérateurs économiques des deux pays et de mobiliser les artistes burkinabè. Ces diverses activités contribueront au rayonnement de notre pays aux USA

Selon la note, l’événement « Burkina Day » s’articulera autour de rencontres politiques, et économiques de président du Faso, Roch Kaboré.

Quand et dans quelle condition êtes-vous arrivé aux Etats unis ?

Je suis arrivé aux Etats unis en juin 2014. Pour certaines contraintes je ne saurai me prononcer sur les conditions qui ont guidé ma venue ici.

Comment s’est passé votre intégration ?

J’avoue que l’intégration ne fut pas chose aisée. Tout était différent. Les Etats unis dont je rêvais, on le trouvait qu’uniquement à la télévision, donc pas réel. Ça n’a pas été facile pour moi. Ces Etats unis n’étaient qu’illusion.

Malgré une intégration difficile, vous avez pu avoir un poste dans la deuxième grande compagnie privée de livraison de colis, dites-nous, comment êtes-vous arrivez à vous faire une place dans ce service ?

Effectivement j’ai travaillé pendant quelques mois à UPS (United Postal Service). Je peux dire que ce poste je l’ai eu par coup de chance, car cherchant du  »job » (travail) sur le net je suis tombé sur leur annonce et j’ai postulé. J’ai été contacté pour un entretien d’embauche et quelques jours après me voilà employé de la United Postal Service.

Grâce à votre expérience dans cette compagnie, vous venez de mettre en place, au Burkina, un service dénommé Tic Tac Livraison, une application mobile de livraison de colis et de courriers, peut-on s’attendre à un retour définitif au bercail ?

Je précise que l’idée de Tic Tac Livraison ne vient pas seulement de mon expérience à UPS mais aussi de celle de livreur dans pas mal de services courriers et de restauration. J’ai donc décidé de créer une société du nom de SMART SERVICES SARL qui propose des services qui soulageront les Burkinabè dans leur vie de tous les jours. Quant à un retour définitif, je ne saurai me prononcer car dans le monde des affaires il n’y a pas de frontières. Je peux me retrouver en Chine ou au Kenya, tout est possible.

Parlez-nous un peu du fonctionnement de ce service qui du reste est nouveau au Burkina

Le service de livraison instantanée de colis et de courriers Tic Tac Livraison est le tout premier service de livraison au Burkina qui se dote d’une application mobile. L’application mobile porte le nom du service, c’est à dire Tic Tac Livraison. Elle est téléchargeable gratuitement sur playstore. En mettant en place le système de livraison j’ai tenu compte de toutes les couches de la société. Ce n’est pas tous les Burkinabè qui savent ce qu’est une application ou un smartphone et il ne faudrait pas que le service de livraison leur soit fermé. Les personnes qui sont dans ce cas pourront donc appeler pour demander une livraison. Pour les autres il suffit de rentrer les informations demandées dans l’application mobile et au bout d’une heure maximum votre colis est livré.

Est-ce un service sécurisé?

Tic Tac Livraison offre une sécurité garantie à ses utilisateurs. D’abord, aucune information bancaire n’est exigée, ensuite, le colis ou le courrier est remis à mains propres et l’identité du receveur au besoin est enregistrée. Pour cela, nous recrutons nos livreurs après une enquête de moralité. Ils doivent fournir leur Carte nationale d’identité (CNIB), contact des parents, un casier judiciaire. Enfin, pour ce qui est toujours de la sécurité, nous sommes en contact avec certaines compagnies d’assurance pour couvrir certains types de  colis en cas d’accident ou de dégradation.

Dans tous les cas tout est mis en place pour que le colis arrive au bon destinataire. Enfin pour ceux qui utiliseront l’application mobiles ils pourront suivre l’évolution de leur course. Ils pourront aussi nous contacter pour toutes réclamations.

Combien de personnes employez-vous déjà et comment votre nouveau bébé s’intègre dans le monde des affaires ?

SMART SERVICES SARL est constitué d’agents de bureau au nombre de trois et de livreurs qui sont au total neuf. Le nombre de livreur augmente chaque semaine car notre objectif est aussi de créer des emplois pour la jeunesse burkinabè.

Quel appel avez-vous à lancer à certains Burkinabè qui sont à l’extérieur et qui hésitent de mettre en œuvre des projets dans leur pays ?

Je ne suis pas le premier à créer une entreprise étant à l’étranger et je ne serai pas le dernier, car la diaspora burkinabè est riche d’idées innovatrices pour aider à bâtir notre pays. Ce qui démotive de nombreux jeunes qui veulent entreprendre c’est le manque de confiance vis à vis de leurs proches au pays, notamment des cas d’arnaque et d’abus de confiance. A cela s’ajoutent les multiples délestages, la pauvreté et la cherté de notre système de télécommunication, la lenteur de notre système administratif et j’en passe.

Daouda ZONGO (Wakatsera.com)

Huguette Tiégna, la députée lotoise de la République en marche, a été élue vice-présidente de l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST). Une nouvelle reconnaissance pour ce docteur en génie électrique, élue sur la 2e circonscription du Lot (Figeac-Souillac-Saint-Céré).

L’organisme est composé de 18 députés et 18 sénateurs, qui jouent un rôle d’intermédiaire entre les sphères politiques et scientifiques. L’OPECST a une vocation pédagogique et informative : il vise à éclairer l’Assemblée nationale et le Sénat pour aider les parlementaires à prendre des décisions concernant l’évolution des connaissances scientifiques et au développement des nouvelles technologies. L’Office sera présidé par le mathématicien Cédric Villani, député LREM de l’Essonne et originaire de Brive.

 
Ladepeche.fr

À l'occasion du Comité de Pilotage du Processus de Rabat, qui s'est tenu le 21 mars 2017, la Présidence du Processus de Rabat est passée des mains de la République du Mali à celles du Royaume de Belgique. En tant que nouvelle présidente, la Belgique présidera les futures sessions du Comité de Pilotage et continuera d'être une force motrice de ce dialogue de migration.

Le Service public fédéral Affaires étrangères de Belgique sera le point focal pour les activités du pays en tant que président du Comité de Pilotage. En tant que tel, la Belgique guidera le dialogue au travers du processus de réflexion et de l'élaboration d'un nouveau programme de coopération pluriannuel pour le Processus de Rabat, qui sera adopté lors de la cinquième Conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement au début de l'année 2018.

Parmi les priorités de la Belgique figurent la poursuite des débats ouverts et francs entre les pays partenaires qui caractérisent actuellement le dialogue et qui visent à aborder collectivement les causes profondes de la migration. La Belgique soutient également la participation des organisations de la société civile dans le Processus de Rabat, et souhaite en outre renforcer la communication externe sur le dialogue, son mandat et son rôle.

La Présidence du Comité de Pilotage du Processus de Rabat alterne périodiquement entre les pays partenaires africains et européens, ce qui contribue à la gouvernance équilibrée du dialogue. Le rôle du Comité de Pilotage est de stimuler la coopération entre les États, de préparer l'orientation politique du dialogue et d'assurer la mise en œuvre des Déclarations ministérielles.

SITE WEB DU PROCESSUS DE RABAT