Union des associations départementales de la Province du Ganzourgou en Côte d’Ivoire
Wyndyam Alexis KABORE
01 BP 908 Abidjan 01
Tél : 00225.07.04.34.57

A l’invitation de l’Union des Burkinabè du Grand Ouest de la France (UGBOF) l’ambassadeur du Burkina Faso à Paris séjournera dans la région les 5, 6 et 7 mai prochains. A l’occasion de son séjour, Alain Francis Gustave Ilboudo participera, à Rennes le samedi 6 mai à la cérémonie d’ouverture de la première édition du Festival des Arts et des Cultures d’Afrique, dont il est le parrain.

Le séjour dans le Grand Ouest sera une opportunité d’échanges avec la communauté burkinabè et les amis du Burkina de la région. Ces échanges tiendront en des rencontres avec respectivement la communauté le 5 mai, et les élus des collectivités locales entretenant des jumelages avec des communes du Burkina Faso le 6 mai. Une rencontre est également prévue avec des investisseurs français de la région.

Depuis sa prise de fonction en octobre 2016, Alain Francis Gustave multiplie les contacts avec les compatriotes et les partenaires de la juridiction. En mars dernier, il avait séjourné dans le grand Est, dans le cadre de cet exercice.

La première édition des FACA, un menu varié.

Plusieurs activités seront au programme de cette première édition du Festival des Arts et des Cultures d’Afrique :

Samedi 6 mai : 10h à 12h : Cinéma ARVOR : Projection du long métrage « Révolution Africaine, les dix jours de la chute de Blaise Compaoré » (sélection FESPACO 2017), film documentaire de Gidéon Vink et Boubacar Sangaré,
Burkina, 90’, en partenariat avec le Festival Cinémas d’Afrique d’Angers.

12 h 30 mn : Maison des Associations de Rennes, 6 cours des Alliés (en face du métro Charles de Gaulle) : Ouverture de l’Exposition « Les Femmes Africaines en Mouvement », en partenariat avec le Musée de Bretagne et du Stand de Littérature Africaine, en partenariat avec les Editions l’Harmattan. Notre sélection « Les Femmes Africaines en Mouvement » sera enrichie par l’Exposition « Femmes de Dankassari », réalisée dans le cadre de la coopération décentralisée Cesson-Dankassari.

14h30 : Cérémonie d’Ouverture du FACA BRETAGNE 2017

15h à 18h : Communications des Panelistes suivies d’échanges avec les participants autour du thème « L’Afrique d’aujourd’hui et de demain : quelles convergences tisser entre les pouvoirs publics et la société civile autour du Patrimoine Culturel Africain, comme levier fondamental de renforcement de la démocratie et de l’Etat de Droit ? »

20h à 23h : Le Gala Panafricain du FACA Bretagne, à l’Auditorium de la Maison des Associations de Rennes, avec les Compagnies Adama Bilorou , Corps Ivoire, les 7 voiles, Maghreb Solo Gospel, Musical Traduction Bénin.

Dimanche 7 mai 2017 : 12h à 13h : Concours d’Art Culinaire Africain « L’Afrique dans votre assiette » : dégustation des mets des Candidates par le public/Jury.

13h à 13h 45 : Possibilité de Déjeuner sur place/ Commande auprès des Candidates du Concours.

14h : Concours Wax Show / Défilé de Mode.

16h : Proclamation des résultats des Concours/ Remise des Prix « Portraits de l’Afrique de l’Avenir » aux Lauréats.

16h30: Projection de quatre Courts métrages (sélection FESPACO 2017) à l’Auditorium de la Maison des associations.

 
 

Service de presse Ambassade du Burkina à Paris, in www.kaceto.net

Du 13 au 23 mars 2017, l’ambassadeur du Burkina Faso en Côte d’Ivoire, SEM. Mahamadou Zongo a effectué sa deuxième sortie dans la juridiction du Consulat honoraire de Soubré. Objectif : toucher du doigt les réalités que vivent ses compatriotes dans cette partie du sud-ouest ivoirien.

Tout a commencé par Dagadji, ensuite, Gabiadji, San-Pedro, Tabou, Dogbo, SOGB-Village, Grand-Bereby, Adjamené, Sassandra, Médon, Gnango I, Gnango II, Sago, et enfin, Dakpadou. Ces noms sont ceux des localités où résident souvent plus de 80% de Burkinabè et qui ont reçu pour la première fois, à l’exception de San-Pedro, Tabou, Grand-Bereby et Sassandra, la visite d’un ambassadeur du Pays des Hommes intègres. Mahamadou Zongo a eu donc droit à des mobilisations extraordinaires de ses compatriotes et un agenda excessivement chargé. Tout simplement, parce que chaque Ivoirien, chaque Burkinabè et chaque ressortissant de l’espace CEDEAO a tenu à vivre en direct la rencontre avec l’ambassadeur Zongo.

Vivant dans cette partie du sud-ouest ivoirien, les habitants en général, et les Burkinabè, en particulier, n’ont pour activité essentielle que les plantations du cacao, de l’hévéa et de palmiers à huile.

Partout où l’ambassadeur Zongo est passé, le dispositif est toujours le même : libations ou prières avant chaque cérémonie ; mot de bienvenue du délégué ou porte-parole des populations ; mot introductif du Consul honoraire, Monsieur Jean De Dieu Zoundi, et enfin, message de l’ambassadeur, le représentant du Président du Faso.

Ce message, contenu de la lettre de mission que SEM. Roch Marc Christian Kaboré, lui a remis, se résume ainsi qu’il suit : le renforcement des relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, relations qui datent depuis la colonisation ; le raffermissement des liens de solidarité entre Burkinabè de la diaspora, une diaspora minée par des querelles intestines ; le respect strict des lois, des coutumes et des us du pays d’accueil ; l’établissement des extraits d’acte de naissance ou jugements supplétifs d’acte de naissance afin de confectionner la carte d’identité consulaire et aussi la scolarisation des enfants (filles et garçons) en lieu et place des champs de plantation. Des chiffres du ministère ivoirien de l’éducation nationale indiquent que près de 60% d’enfants burkinabè nés en Côte d’Ivoire ne vont pas à l’école.

L’ambassadeur Zongo a annoncé de vive voix que la détention de la carte consulaire permettra le vote à l’élection présidentielle de 2020, un engagement personnel du Président du Faso.

Enfin, l’ambassadeur Zongo a lancé un cri de cœur à ses compatriotes en leur demandant de ne point oublier la mère patrie. Pour cela, parler moins de mal du pays aux enfants. Mieux, inculquer à vos enfants l’amour du retour au bercail, et aussi, l’amour d’y investir.

Interpeler à maintes reprises et à chaque étape de sa tournée, sur les tracasseries policières que subissent les Burkinabè à propos du port permanent du certificat de résidence, dans les multiples corridors, l’ambassadeur Zongo a promis, dès son retour à Abidjan, saisir les autorités ivoiriennes compétentes en vue de sa suppression, parce que sur la carte consulaire burkinabè, y figure déjà le lieu de résidence en territoire ivoirien. Aussi, a-t-il fait remarquer, c’est dans cette seule partie du sud-ouest de la Côte d’Ivoire que le certificat de résidence est exigé lors des contrôles de police et de gendarmerie.

Visites de courtoisie, séances de travail et baptêmes

Avant l’entame de chaque cérémonie avec ses compatriotes, l’ambassadeur Zongo rend une visite de courtoisie aux autorités administratives locales (Préfets de Région, Sous-préfets et Maires) et coutumières (chefs de tribus, chefs de villages ou de terre). A leur endroit, il explique les raisons de son périple, et réitère les remerciements de l’Etat burkinabè pour leur hospitalité légendaire, la coexistence pacifique et la vie harmonieuse entre populations autochtones et allogènes.
Dans la sous-préfecture de Tabou, le chef suprême des 11 tribus Kroumens, très ému par les civilités et considérations de l’ambassadeur Zongo, a baptisé séance tenante ce dernier. Mahamadou Zongo s’appellera désormais en pays Kroumen « BOUADI TOTO », ce qui signifie « Chef de terre ».

Même scène dans le village de Medon, où l’ethnie majoritaire, les KORDIA ont donné le nom « OPIAH BLO », c’est-à-dire la « Corde du développement » entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Dans la sous-préfecture de Sago, le chef central de l’ethnie KORDIE a donné le nom « KOKROKO », c’est-à-dire « celui qui sait accueillir les étrangers ».

Enfin, dans la sous-préfecture de Dakpadou, les GODIE, une autre ethnie a baptisé l’ambassadeur Zongo du nom de « DAKBA », ce qui signifie « Compagnon ».
Avec les autorités administratives locales, l’ambassadeur Zongo a eu deux séances de travail.

D’abord, avec le Préfet de Région de San-Pedro, Monsieur Ousmane Coulibaly, et ensuite avec Monsieur Hilaire Lamizana, Directeur Général du Port autonome de ladite ville. Les entretiens avec le Préfet de Région ont porté sur les tracasseries policières que subissent les Burkinabè qui se rendent ou qui vivent dans cette Région, d’une part, et avec le DG sur les opportunités qu’offrent le Port de San-Pedro aux hommes d’affaires burkinabè, d’autre part. Les deux responsables ont très bien apprécié la démarche de l’ambassadeur Zongo.

En ce qui concerne le Port autonome de San-Pedro, son DG a rappelé à l’ambassadeur Zongo, les mesures prises au profit du Burkina Faso. Il s’agit de la mise à la disposition de deux terrains gracieux de deux (02) hectares, soit un hectare pour le Conseil burkinabè des Chargeurs (CBC) et un hectare pour la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina (CCI-B). L’ambassadeur Zongo a salué le leadership et le management du DG Lamizana pour avoir réussi à faire du Port de San-Pedro l’un des fleurons de l’émergence économique de la Côte d’Ivoire, sans oublier deux Etats de l’hinterland que sont le Burkina Faso et le Mali qui ont pour Port naturel celui de San-Pedro.

En marge des rencontres officielles, l’ambassadeur Zongo a eu des séances de travail avec les opérateurs économiques burkinabè résidents dans les différentes localités ainsi que les leaders de mouvements de jeunesse. Il leur a prodigué des conseils d’union, d’unité, d’entraide et de solidarité dans les actions de développement, surtout dans la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). Il a visité l’usine de transformation de la sève de l’hévéa en caoutchouc, à savoir, la Société des caoutchoucs de Grand-Bereby (SOGB). C’est une société qui emploie près d’un millier de Burkinabè sur un total d’environ six mille ouvriers. L’ambassadeur Zongo a traduit la reconnaissance du Burkina au DG de la SOGB qui a financé la confection des cartes consulaires du personnel burkinabè, et participe aux actions de promotion et de développement de nos compatriotes.

Ce périple est le deuxième de l’ambassadeur Zongo dans la juridiction du Consulat honoraire de Soubré après celui effectué du 15 au 21 novembre 2016 dans les Régions de la Nawa (Soubré) et du Goh (Gagnoa). Une sortie qui honore et requinque le doyen Jean De Dieu Zoundi, Consul honoraire de cette juridiction qui constitue l’un des poumons de l’économie ivoirienne.

 

Service Presse
Ambassade du Burkina en Côte d’Ivoire

 

Le Nigeria est le pays d’Afrique subsaharienne qui a reçu le plus de fonds envoyés par les migrants en 2016, selon un rapport publié le 22 avril par la Banque mondiale et intitulé « Migrations et envois de fonds : développement récent et perspectives » (Migration and Remittances : Recent developments and outlook).

Le pays le plus peuplé du continent a reçu dans ce cadre 19 milliards de dollars, l’an passé, un montant en baisse de 10% par rapport à l’année précédente, selon ce rapport.

Le Ghana et le Sénégal arrivent ex-æquo, en deuxième position avec un montant de 2 milliards de dollars pour chacun de ces deux pays. Viennent ensuite le Kenya (1,7 milliard de dollars), l’Ouganda (1,1 milliard), le Mali (0,8 milliard), l’Afrique du Sud (0,7 milliard), le Liberia (0,6 milliard), l’Ethiopie (0,6 milliard) et Madagascar (0,4 milliard).

D’après le document publié en marge des Assemblées de printemps du groupe de la Banque mondiale et du FMI, les transferts des fonds des migrants vers l’ensemble des pays d’Afrique subsaharienne ont diminué d’environ 6,1% en 2016 pour s’établir à 33 milliards de dollars, en raison de la lenteur de la croissance économique dans les pays d’accueil des migrants, de la baisse des prix des produits de base, de l’essor des envois de fonds via des circuits informels dans un contexte de régimes de change contrôlés.

Les transferts de fonds vers la région devraient augmenter de 3,3% en 2017, à 34 milliards de dollars, grâce notamment au raffermissement des prix du pétrole et à l’amélioration des perspectives de croissance à l’échelle mondiale.

Les envois de fonds des migrants devraient augmenter de 1,9% vers le Nigeria, de 3,1% vers le Ghana et de 2,6% vers le Sénégal.

Par ailleurs, le coût moyen des transferts de fonds des migrants vers l’Afrique subsaharienne a légèrement augmenté, passant de 9,7% en 2016 à 9,8% au premier trimestre 2017, soit le taux le plus élevé à l’échelle mondiale.

 

Agence Ecofin

 

Campagne d'inscription au 40000 logements au Burkina Faso.

L'adresse du site est: www.pncl-burkina.net.

Pendant longtemps, les Burkinabè de l’extérieur ont souhaité qu’un ministère plein leur soit consacré et à chaque occasion, ils le rappelaient à qui de droit. C’est désormais fait depuis le 6 janvier 2016. Mais qui est la ministre chargée des Koswétos ?

C’est désormais chose faite depuis le 6 janvier 2016, avec la création d’un ministère délégué chargé de de la coopération, et des Burkinabè de l’extérieur, confié à Solange Rita Agneketom, née Bogoré, une diplomate de carrière qui était en poste à Vienne lorsqu’elle a été nommée dans le gouvernement du premier ministre Paul Kaba Thiéba.

La réalisation d’un rêve pour cette germaniste qui voulait être soit, interprète, soit diplomate. Il faut dire que l’environnement familial y est pour quelque chose dans cette orientation. « Je ne suis pas arrivée ici par hasard ; l’environnement familial a beaucoup joué car il y a avait des amis, des connaissances de la famille qui étaient dans la diplomatie et ça ma inspirée », confie celle qui a fréquenté l’école de Paspanga, puis le lycée technique de Ouagadougou. Seulement voilà, les matières techniques ne sont pas du tout sa passion. Ce qu’elle veut, c’est poursuivre des études, soit en interprétariat, en sciences politiques ou en diplomatie. Un oncle la conseille alors de passer un baccalauréat A. Après l’obtention du parchemin qui ouvre les portes de l’enseignement supérieur, elle est orientée, contre son gré, en Allemand. Pour la commission d’orientation et des bourses, il y avait un déficit de traducteurs en Allemand au ministère des Affaires étrangères qu’il fallait combler. « Avec le recul, je me dis que les orientations étaient bien faites ; avoir repéré le manque de spécialisations au ministère des Affaires étrangères signifie qu’il y avait un suivi », commente Rita Agneketom née Bogoré.

La voici donc inscrite en Allemand, au département des Lettres de l’université de Ouagadougou. Après le DEUG, elle aurait pu demander une inscription en interprétariat, mais elle l’ignorait. A l’époque, il fallait se rendre à l’étranger pour poursuivre les études au-delà du DEUG. Elle part en France et s’inscrit à l’université de Paris10 Nanterre. Là, également, elle tente de s’inscrire en interprétariat, sans succès, l’anglais étant exigée comme langue de base. Sans se décourager, elle tente sa chance à l’Université Paris-Dauphine, à l’Institut catholique de Paris, à l’université de Mons en Belgique et à Lille. Sans succès. A cause de l’anglais et du coût élevé des frais d’inscription dans la dernière ville.

Contre mauvaise fortune bon cœur, Rita Bogoré s’engage dans des études de troisième cycle, convaincue que tous les chemins mènent à Rome !
A Paris10 Nanterre, elle soutient avec succès un mémoire de Diplôme d’études approfondies (DEA) avec comme thème, « l’empire allemande de 1871 et la politique coloniale en Afrique », un essai historiographique très bien apprécié par le jury. Sur les conseils et encouragements de son maitre de mémoire, Rita Bogoré s’inscrit en thèse sur le même thème. Les nouvelles recherches commandent qu’elle se rende au Cameroun et au Togo, deux pays qui ont subi l’administration coloniale allemande et où les archives sont encore conservées. Mais, par manque de moyens, elle doit y renoncer, sans pour autant tirer un trait sur son ambition de faire carrière dans la diplomatie. En 1991, elle demande et obtient une inscription à Paris I Sorbonne pour un « DESS en Développement et coopération internationale », un diplôme qui permet d’intégrer soit, le ministère des Affaires étrangères, soit une organisation non gouvernementale.

La formation terminée, Rita Bogoré décide de rentrer au pays en 1996, et d’offrir ses services au ministère des Affaires étrangères qui, heureusement, les accepte. Elle intègre le ministère et fait ses premiers pas dans la diplomatie burkinabè.
En 2002, elle est nommée deuxième conseiller à l’ambassade du Burkina à Vienne, en Autriche. Cinq ans plus tard, elle est promue directrice des Organisations spécifiques, une nouvelle direction qui s’occupe des regroupements à caractère transrégional, comme le Mouvement des non alignés, le Groupe des 77, l’Organisation de la conférence islamique, etc., mais aussi des pays les moins avancés dont s’occupe l’ONU. « C’est une nouvelle direction que je devais animer et dans les Affaires étrangères, chacun se dit que tel dossier est son domaine et j’ai essayé de faire de mon mieux pour répondre aux attentes du pays », commente -telle.

En 2013, elle est à nouveau envoyée à Vienne comme ambassadeur représentant permanent adjoint. « Nous étions les pionniers même s’il y avait eu un ambassadeur permanent adjoint quand le Burkina était au conseil de sécurité de l’ONU avec l’ambassadeur Paul Robert Tiendrebéogo », se souvient Bogoré. A ce poste, le travail est si immense qu’il faut bien quelqu’un pour suppléer le titulaire.

En 2014, elle est confirmée chef de mission diplomatique à Vienne, poste qu’elle a occupé jusqu’à sa nomination dans le gouvernement début janvier 2016.
« Vienne est une plaque internationale où notre ambassadeur a deux casquettes : ambassadeur au titre des relations bilatérales avec l’Autriche, et les autres pays de la juridiction que sont la Slovaquie, la Hongrie, la Tchéquie, la Croatie et la Slovénie, puis une mission permanente de représentation du pays au niveau des organisations internationales », explique celle qui est désormais l’œil et les oreilles des 10 millions de Burkinabè vivant hors du pays.
Vienne est surtout connue pour abriter la Commission préparatoire de l’organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE) où officie notre compatriote Lassiné Zerbo en tant que Secrétaire exécutif. Mais la capitale autrichienne abrite aussi l’Office des nations unies contre la drogue et le crime, qui traite aussi de la lutte contre la corruption, la criminalité transnationale organisée, le droit du commerce international, la commission des nations unies pour l’espace transphérique, l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), etc. « Dès lors que vous êtes représentant permanent auprès de ces organisations, il faut travailler à ce que votre pays soit visible afin de bénéficier de leur appui pour le financement des projets que vous portez. Les dossiers sont essentiellement techniques, mais le volet politique s’invite aussi, avec notamment le programme nucléaire iranien en débat depuis les années 2002 jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée en 2015 », détaille l’ex diplomate.
Avec ses collaborateurs, elle s’attèlait à décliner son programme d’activités 2016 quand elle reçoit un coup de fil l’informant qu’elle est pressentie pour être ministre. Il faut donner très vite la réponse. « J’ai évidemment accepté en me disant que c’est un service à la nation que je devais rendre, alors que je venais de passer à peine une année à la tête de la représentation diplomatique ». La voilà ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, chargée de a coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur. Un portefeuille où les défis à relever sont multiples.

D’abord, le chiffre exact, ou approximatif sur le nombre des Burkinabè vivant hors du pays. Combien sont-ils ? 6, 10 voire 15 millions ? Comment les organiser, les mobiliser et mieux canaliser les transferts d’argent qu’ils opèrent vers l’investissement productif ? Grandes gueules, protestataires, revendicatifs, comment profiter de leur expertise et leur expérience dans les secteurs où leurs contributions sont plus que salutaires ? « Si le président du Faso a décidé de mettre en place un ministère chargé des Burkinabè de l’extérieur, c’est par ce qu’il y a un grand intérêt. Ailleurs, la diaspora est prise en compte et est même érigée en sixième régions d’Afrique. Pourquoi nous resterons en marge de ce mouvement ? », argumente la ministre des « Koswétos ». Sa feuille de route ? « Mettre en œuvre une politique de suivi des Burkinabè de l’extérieur ; d’établir un répertoire des Burkinabè ; les mobiliser pour l’entrepreneuriat et l’innovation et les aider pour la réinsertion quand ils décideront de rentrer au pays ».

Certes, en 1991, il y a eu un secrétariat chargé des Burkinabè de la diaspora, mais par manque de moyens pour son fonctionnement, il a été transformé en Conseil supérieur des Burkinabè de l’extérieur (CSBE) en 1993. Résultat, rien ou presque n’a été fait pour mobiliser la diaspora dans des actions de développement en cohérence avec la politique du gouvernement.

Depuis son arrivée, Solange Rita Agneketom Bogoré s’attelle à constituer un fichier sur les compétences de la diaspora. Avec les responsables de structures financières, elle veut faciliter le transfert des fonds à moindre coût, comme ça se fait au Maroc en Tunisie, au Sénégal et au Mali. Elle plaide pour que les projets immobiliers aussi bien privés que publics tiennent compte de la diaspora et veut trouver des accords avec les pays d’accueil pour que les Burkinabè qui y travaillent puissent toucher leur retraite en étant au pays s’ils le souhaitent. L’établissement des cartes consulaires biométriques par le biais d’audiences foraines notamment en Côte d’Ivoire et surtout le vote des Burkinabè de l’extérieur en 2020, etc., autant de sujets sur lesquels elle planche avec une équipe qu’elle aurait souhaitée plus grande. Sur le dernier dossier, le ministre des Affaires étrangères Alpha Barry rappelle régulièrement que sa tête est mise à prix, mais s’empresse d’ajouter qu’il n’est pas seul « il a aussi la ministre déléguée ». Bilan en 2020.

Source: Joachim Vokouma.
Kaceto.net

En 2020, les Burkinabè de l’extérieur prendront part au scrutin présidentiel, conformément à l'esprit de la loi no 019-2009/AN du 14 avril 2009 modifiant la loi no 014-2001/AN du 03 juillet 2001 portant code électoral et consacrant la participation des Burkinabè de la diaspora aux scrutins présidentiels et référendaires conformément aux articles 1 et 12 de la Constitution, une première dans l’histoire politique.

Afin que ce rendez-vous soit un succès, le ministère des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabé de l’extérieur compte solliciter l’accompagnement de l’ONI dans la délivrance de la carte consulaire sécurisée, document qui pourrait servir officiellement pour voter.

C’est une promesse du candidat Roch Kaboré, devenue un engagement après son élection. Promis: pour la première fois de notre histoire politique, les Burkinabè de l’extérieur vont pouvoir voter à la présidentielle de 2020. La mission incombe bien entendu à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), mais le vote de la diaspora préoccupe le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabé de l’Extérieur. Le  Ministre Alpha Barry le rappelle sans cesse : sa tête est mise à prix sur ce dossier, ainsi que celle de la ministre déléguée chargée de de la coopération, et des Burkinabè de l’extérieur, Solange Rita Agneketom née Bogoré.

La participation des Burkinabè de l’extérieur passe d’abord par leur identification au moyen de la carte consulaire, et ensuite leur inscription sur le fichier électoral. Mais qui va les identifier ? Dans certains pays comme la Côte d’Ivoire, cette tâche a été confiée à une société privée, mais le résultat n’est franchement pas à la hauteur des attentes. Non seulement, le délai de délivrance de la carte consulaire est long, mais surtout, sa fiabilité est plus que douteuse.
Les deux ministres en charge des Burkinabè de l’extérieur pensent alors à l’office national d’identification, un Etablissement public de l’Etat à caractère administratif, qui confectionne et délivre déjà les cartes nationales d’identité, les passeports ordinaires, mais aussi la carte du réfugié, la carte professionnelle des policiers, celles des agents du ministère de l’Environnement.

Afin de s’informer sur les conditions de délivrance de millions de cartes consulaires sécurisées, viables, les deux ministres se sont rendus hier matin dans les locaux de l’Oni où ils ont pu voir le processus de fabrication de la carte nationale d’identité et des autres documents officiels.

La délivrance des cartes consulaires sécurisées va au-delà du scrutin de 2020, mais vise à doter nos compatriotes de de documents leur permettant de se déplacer en toute liberté, sans tracasseries dans les aéroports et autres portes d’entrée.

Le directeur général de l’Oni, Arsène Yoda s’est voulu rassurant, son établissement est bien capable de délivrer des millions de cartes consulaires sécurisées, tout comme les passeports CEDEAO, s’il est sollicité.

"Avec ce que nous avons vu, nous croyons à la capacité de l’ONI à nous accompagner pour fournir à nos compatriotes un document biométrique sécurisé et c’était bien l’objectif de notre visite", s’est rassurée la ministre déléguée chargée de de la coopération, et des Burkinabè de l’extérieur, Solange Rita Agneketom.

 

 

Salam Sondé (texte repris avec quelques modifications par GUIGUENDE Moumini, CSBE).
Kaceto.net