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A des milliers de kilomètres de la mère patrie, ils sont toujours prêts à hisser haut le drapeau du Burkina Faso, dans les études comme dans les affaires. Jeunes et ambitieux, ils le sont face à l’adversité. Williams Kaboré est l’un d’eux. Etudiant non-boursier en ingénierie informatique à l’Université de Tamkang en République de Chine-Taïwan, il est également le fondateur de deux entreprises. Il s’agit de MondesAffaires.com, le site d’affaires le plus utilisé au Burkina Faso avec plus d’un millier d’annonces actives et un demi-million de pages vues par an ; et Inzaka (inzaka.com) qui permet aux utilisateurs d’acheter des marchandises en Asie sans se déplacer. Portrait !

« Le succès ne dépend pas de la famille dans laquelle on grandit mais de la conviction personnelle que l’on a ». Tel est le conseil que Williams Kaboré donne à quiconque veut se lancer dans l’entrepreneuriat. Lui qui a toujours été fasciné par les ordinateurs et appareils électroniques, depuis sa tendre enfance et qui, à l’adolescence, a été piqué par le virus de l’entrepreneuriat. « Dans ma famille, on a toujours eu une grande liberté de choix de carrière, mais mes parents m’ont toujours dit de faire la part des choses entre ce qui leur appartient et ce qui m’appartient. Et quel que soit ce que je choisis de faire, je dois toujours tout donner pour être le meilleur dans le domaine. J’avais 14 ans, mais ces conseils m’ont obligé à raisonner comme un adulte indépendant », se rappelle encore Williams Kaboré.

Mais avant de se lancer dans les affaires, le jeune Williams a appris à programmer différents types de logiciels tout en étant un fin observateur de la société. Au bout de 2 ans de réflexion et de planification, il décide de créer MondesAffaires.com après avoir convaincu ses parents de lui prêter un modeste capital de départ qui est devenu plus tard un don. « Ils étaient impressionnés par le travail accompli. Pendant 3 mois, j’étais enfermé dans ma chambre à écrire le code du site web, à planifier le développement de l’entreprise et à communiquer avec d’autres programmeurs sur Skype pour prendre des conseils », nous confie-t-il. Et ce n’est que le 27 septembre 2014 que le site a été officiellement lancé soit deux mois avant le départ du jeune entrepreneur pour la Chine-Taiwan afin d’y poursuivre ses études.

Une fois sur l’île de Formose, il fallait suivre pendant une année un cours de mandarin. Cette étape, le jeune Williams l’a franchie sans problème et aujourd’hui il parle bien le chinois-mandarin. Un atout qui lui permet aujourd’hui de jouer à l’interprète pour les commerçants et hommes d’affaires africains qui fréquentent habituellement Taiwan. Après donc ses cours de langue, il s’est inscrit à l’Université de Tamkang en ingénierie informatique. Débordé par les études en première année, il a été rejoint plus tard par deux autres associés dans l’administration de MondesAffaires.com.

Et malgré les difficultés de parcours, le jeune burkinabè dit être fier de son entreprise qui, à l’en croire, est de loin le site d’annonces le plus utilisé au Burkina Faso avec plus d’un millier d’annonces d’affaires actives et un demi-million de pages vues par an. Malgré cette performance, l’équipe veut aller plus haut et plus loin. « Nous avons un plan d’action pour les 10 prochaines années qui pourra nous assurer une meilleure intégration sur le marché burkinabè et une croissance stable en termes de nombre d’utilisateurs et de revenus. Ce qui nous permettra d’avoir les moyens pour mettre en place des services encore plus bénéfiques pour nos utilisateurs », a indiqué le fondateur de MondesAffaires.com.

En plus de cette entreprise, Williams Kaboré est également le fondateur et président de Inzaka (inzaka.com), une entreprise qui permet à ses utilisateurs d’acheter des marchandises en Asie sans se déplacer, ce, grâce à une équipe dynamique en Asie qui aide les commerçants et particuliers africains à produire les marchandises et assurer la logistique jusqu’à la destination finale. Les matériels de construction, les produits solaires, agricoles, informatiques, électroniques, industriels et les pièces auto sont les mieux vendus, selon le jeune Williams. Présent en ce moment au Burkina, il rencontre des partenaires et clients dans le but d’obtenir des accords stratégiques et finaliser la mise en place d’un certain nombre de services.

Williams Kaboré, c’est aussi une personnalité forgée à Taiwan où il a remarqué une grande différence entre la façon de penser et de travailler des Asiatiques et celle des Africains. « L’Africain typique, face à une situation délicate, essaie de fuir la réalité par divers moyens dont la religion et l’alcool principalement et n’agit pas vraiment pour résoudre le problème. Il espère qu’un miracle va se produire. Le plus souvent, ce miracle ne se produit pas et la situation s’empire. Je suis un croyant pratiquant, mais je me dis que Dieu ne viendra pas résoudre les problèmes qu’on peut résoudre nous-mêmes sinon, nous ne serions pas dotés d’un cerveau. L’Asiatique typique en revanche est permanent présent dans sa vie et ne laisse rien à l’incertitude. Face à une situation délicate, Il évalue de façon lucide et réaliste les options disponibles et applique de façon assidue la meilleure option. »

Que dire du sens élevé de patriotisme des Taiwanais ? Selon Williams Kaboré, les chinois font toujours passer l’intérêt de la nation avant leurs intérêts personnels et en presque trois ans, il affirme n’avoir pas vu encore de grève. « Quand ils sont mécontents, ils passent par des moyens formels pour le faire comprendre et si il n’y a pas de suite, ils continuent d’aller au travail mais manifestent de façon pacifique dans leur temps libre pour attirer l’attention du Gouvernement ». Comparaison n’est pas raison, mais le jeune entrepreneur pense que les Burkinabè ont du potentiel qu’ils devraient mettre au service de la nation par le travail. « Nous pouvons continuer à grever pour tout et rien mais l’expérience de nos aînés a démontré que cela n’a pas beaucoup d’effets car la solution à un bon nombre de problèmes comme le manque d’emploi est entre les mains de la jeunesse », a-t-il déclaré avant de conclure : « les eaux douces ne font pas les bons marins ».

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

 

Le ministre des Affaires étrangères de la Coopération et des Burkinabè de l’Extérieur et la ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères chargée de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur ont reçu en audience une délégation du Conseil national des Burkinabè en Côte d’Ivoire à Ouagadougou, le jeudi 27 juillet 2017. La structure est venue se présenter aux autorités en charge des Affaires étrangères et demander leur accompagnement pour mener à bien leurs activités.

C’est dans une ambiance empreinte de convivialité que la délégation du Conseil national des Burkinabè en Côte d’Ivoire (CNBCI) a été reçue par le ministre Alpha Barry et la ministre déléguée Rita Solange Agneketom, le jeudi 27 juillet 2017 à Ouagadougou. Conduite par le président de la structure Mamadou Salogo, la délégation est venue présenter le CNBCI aux autorités en charge des Affaires étrangères. La structure implantée dans plusieurs villes de la Côte d’Ivoire a pour rôle de rassembler les Burkinabè pour leur intégration, la paix et la réconciliation nationale. Le CNBCI prône également le respect des valeurs de leur pays d’accueil, à savoir la Côte d’Ivoire. Cette visite avait également pour objet de solliciter l’accompagnement de ces autorités pour le succès de leurs actions, à l’image des structures similaires des pays de la sous-région également implantées en Côte d’Ivoire. Les hôtes des deux ministres ont en outre salué leur détermination et leur engagement dans la conduite de leur mission.

A leur tour, les ministres ont félicité le CNBCI pour sa démarche. Ils ont encouragé la structure dans ses actions de sensibilisation à l’endroit des Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire, notamment sur la question de l’état civil afin que les naissances soient déclarées, car beaucoup d’enfants ne sont pas scolarisés pour faute de ce document. Ils les ont invités à cultiver la solidarité et au respect des valeurs de leur pays hôte.
La question du vote des Burkinabè de l’étranger a été évoquée au cours des échanges. A ce sujet le ministre s’est voulu on ne peut plus rassurant en ces termes « en 2020, les Burkinabè de l’Etranger voteront, c’est un engagement du Président du Faso et nous allons le tenir. C’est un droit ». Toute chose qui a suscité un soulagement au sein de la délégation et est accueilli avec des acclamations. Alpha Barry a par ailleurs fait part de la prise en compte par le Président du Faso de tous les Burkinabè où qu’ils se trouvent. Il a expliqué que c’est pourquoi S.E.M. Roch Marc Christian Kaboré consacre toujours un temps d’échanges avec les Burkinabè des différents pays où il effectue des déplacements.

Le CNBCI a été créé en 1954 sous l’appellation Union fraternelle des originaires de la haute Volta en Côte d’Ivoire (UFOVCI). Les pères fondateurs de cette structure ont entre autres pour nom Félix Houphouet Boigny, Daniel Ouezzin Coulibaly, Djibo Soungalo (ancien maire de Bouaké), etc. Le CNDCI est dirigé dépuis 2012 par M. Mamadou Salogo.

 

MAECBE

Nigeria, Ghana, Mali, Sénégal, etc, de nombreux pays africains profitent chaque année d’énormes transferts de fonds opérés par leurs ressortissants installés hors des frontières. Le Burkina commence à leur emboîter le pas. 

Dans un rapport publié en avril dernier et intitulé, "Migrations et envois de fonds : développements récents et perspectives", la Banque mondiale a révélé que les migrants opèrent des transferts importants de fonds vers leurs pays d’origine. 
Parmi les pays africains qui ont largement profité de la contribution financière de leurs diasporas en 2016, figurent, au premier rang le Nigeria, (19 milliards de dollars) suivi du Ghana et du Sénégal ex-æquo (2 milliards de dollars) le Kenya (1,7 milliard de dollars), l’Ouganda (1,1 milliard), le Mali (0,8 milliard), l’Afrique du Sud (0,7 milliard), le Liberia (0,6 milliard) et Madagascar (0,4 milliard).
L’ensemble du volume de fonds transféré en 2016, soit au total 33 milliards de dollars, accuse une baisse de 6,1% comparativement à 2015.
Selon la Banque mondiale, les envois de fonds devraient connaitre une croissance de 3,3% à la fin de cette année, malgré l’augmentation du coût des transferts.
Quant aux fonds transférés, ils sont destinés majoritairement dans les dépenses domestiques (achat de nourriture frais de santé, scolarisation, mariage, funérailles, pèlerinage, etc.), et très peu vers l’investissement productif.
La même étude montre que des pays comme le Mali et le Sénégal recevront, dans les prochaines années, davantage plus de fonds envoyés par leurs compatriotes installés hors des frontières.
Quid du Burkina ? Avec environ 10 millions de Burkinabè vivant à l’extérieur, la contribution de cette diaspora en termes de transferts de fonds reste marginale comparativement aux autres. Lors du Forum sur la migration organisé par le ministère de l’Economie et des finances début avril 2017, on a appris que seulement 174 190 852 de dollars avaient été envoyés par les Koswétos en 2011 selon la BCEAO. Des broutilles au regard du potentiel de fonds qui pourrait être transféré et investi dans l’économie nationale
Consciente de ce gâchis financier, la ministre déléguée chargée de la Coopération, et des Burkinabè de l’extérieur, Solange Rita Agneketom, née Bogoré a entrepris dès sa nomination des concertations avec les banques et établissements financiers pour tenter de lever les freins qui nous empêchent de profiter, comme les autres pays, de la manne financière de la diaspora burkinabè.

Pourquoi le Burkina reçoit peu de fonds de ses ressortissants installés hors du pays ? Quels dispositifs incitatifs peut-on mettre en place pour faciliter les transferts de fonds ? Pourquoi les banques burkinabè s’intéressent peu à l’argent de la diaspora ? Autant de questions autour desquelles la ministre Agneketon a convié les responsables de banques le 14 août dernier dans les locaux du ministère. 
Banque de l’Habitat, SGBB, Ecobank, BICIA-B, BOA, Banque Atlantique, etc., leurs représentants ont échangé sur les causes réelles et possibles du faible volume des fonds transférés par la diaspora. "Depuis des semaines, nos compatriotes vivant en Afrique centrale éprouvent des difficultés à envoyer de l’argent" avance un banquier. Allusion à la tension apparue dans la zone CEMAC depuis plus d’un an et qui nourrit toutes les spéculations autour du F CFA d’Afrique centrale. "Nous sommes tous prêts à recevoir de l’argent venant de l’extérieur, mais pas à n’importe quelles conditions", explique un autre. "Nous sommes soumis à des procédures visant à lutter contre l’argent du terrorisme ; or de nombreux compatriotes n’ont pas de comptes bancaires dans leur pays de résidence ; donc il est difficile de contrôler l’origine de l’argent envoyé", ajoute t-il.
Autre facteur qui annihile les volontés d’investissement des Burkinabè de la diaspora évoqué lors du Forum : l’impossibilité d’obtenir un prêt auprès des banques nationales quand on réside à l’étranger même quand on est titulaire d’un compte bancaire régulièrement alimenté. Réponse quasi-unanime des banquiers : "parce si le bénéficiaire du prêt établi à l’étranger cesse de rembourser, nous n’avons aucun moyen de recouvrer notre argent". Les banques regrettent par ailleurs le manque de "patriotisme" des Burkinabè fortunés, notamment dans le secteur sportif, malgré les opérations de charmes déployées à leur égard, alors que chez "nos voisins, nous voyons bien ce que leurs sportifs fortunés font en termes d’investissements"
Le statut quo n’est toutefois plus tenable. Sous l’impulsion du ministère des Affaires étrangères, il est bien possible de faire bouger les lignes. Un participant propose l’envoi d’une mission composée de banquiers et de techniciens du ministère dans un pays voisin, histoire de s’inspirer des bonnes pratiques qui lui permettent de capter au maximum les fonds de sa diaspora.
La dynamique est maintenant enclenchée. A chacun de jouer désormais sa partition. Pour faciliter l’envoi massif de devises dans notre pays et hâter l’inclusion financière et économique des Burkinabè de l’extérieur.

JV
Kaceto.net

Décès SEM Salifou DIALLO
Une messe à Vienne pour le repos de son âme

Des membres de la communauté burkinabè de Vienne en Autriche et des amis du Burkina Faso se sont retrouvés, le samedi 2 septembre 2017 en l’Eglise Canisius Kirche, Pulverturmgasse, 11 Wien 1090, pour implorer la miséricorde de Dieu pour le repos de l’âme du Docteur Salifou DIALLO. Ils étaient, pour la plupart, des gens qui ont connu ou travaillé avec l’illustre disparu.
La messe a été célébrée par le Père Pierre TIEMOKO. En union avec les fidèles de différentes confessions religieuses présents, il a offert le sacrifice pour l’âme de Son Excellence Salifou DIALLO qui a quitté nos maisons de la terre, et a demandé au Seigneur de la recevoir dans sa maison.
Dans son exhortation, le Père TIEMOKO a trouvé les mots justes pour apaiser le cœur de tous ceux qui ont connu ou aimé le défunt. Il a invité l’assistance, qui poursuit encore son pèlerinage terrestre, a toujours inscrire ses actes et actions dans l’amour de Dieu et du prochain car « nous sommes nés un jour et un jour, nous mourrons ». 
A la fin de la messe, l’Aîné Magloire OUEDRAOGO a pris la parole pour remercier tous ceux qui ont pris part à cette célébration eucharistique. Il a indiqué que du décès de SEM Salifou DIALLO, le samedi 19 août 2017 à Paris, en passant par les différentes célébrations d’hommage, le jeudi 24 août, et son enterrement, le vendredi 25 août dans sa terre natale de Ouahigouya, « bien que loin du bayiri, nous avons communié avec sa famille biologique, sa famille politique et l’ensemble du peuple burkinabè ». Selon M. OUEDRAOGO, celui qui fut Ambassadeur du Burkina Faso à Vienne de 2008 à 2011, a durant son séjour, œuvré entre autres à consolider les relations entre l’Ambassade et la communauté burkinabè. Il garde de lui le souvenir d’un grand travailleur, d’un rassembleur et d’un homme politique pragmatique.
M. Magloire OUEDRAOGO a souhaité que les bonnes actions du défunt « nous inspirent chaque jour et que son souvenir reste dans nos mémoires ». Il a, pour terminer, souligné que l’homme n’étant pas parfait, qu’il plaise au Seigneur de lui accorder sa miséricorde et de le recevoir dans son paradis.

Simon YAMEOGO, Ambassade du Burkina Faso à Vienne

Nuremberg, située dans le sud-ouest de l’Allemagne a abrité ce samedi 03 juin 2017, la 3e édition de la journée du Burkina, Burkina-Tag.

„J’ai souhaité ardemment être parmi vous aujourd’hui, comme j’ai pu le faire l’année dernière à la précédente édition du Burkina-Tag à Mannheim, mais malheureusement des contraintes à la fois de travail et des raisons de famille m’ont amené à effectuer un déplacement au Burkina Faso. Sachez, cependant, que je suis en ce moment de cœur et d’esprit avec vous et je vous souhaite très chaleureusement une bonne et agréable journée de retrouvailles, de communion fraternelle,“ a affirmé l’ambassadeur Guibila Simplice Honoré à travers son représentant Hébié Souleymane.

“La Journée du Burkina en Allemagne est une très bonne initiative et je réitère mes félicitations à ceux et celles qui en ont eu l’inspiration,” a renchéri Hébié Souleymane également premier conseiller à l’ambassade du Burkina Faso à Berlin.

Cette journée qui selon le porte-parole du comité d’organisation composé de 8 membres, Sawadogo Gustave, a pour but de réunir tous les Burkinabè et les amis du Burkina sans distinction ou obligation aucune pour passer une journée en harmonie.

Un Burkinabè qui aide les Allemands dans la nécessité

Cette harmonie se fait donc à travers l’amitié ou coopération sociale Burkina-Allemagne. Ainsi, des structures exerçant aussi bien au Burkina Faso tout comme en Allemagne tels BUSPAD, une association regroupant les étudiants et anciens étudiants burkinabè en Allemagne et œuvrant dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la cohésion sociale, de l’environnement et cela depuis septembre 2005, a présenté ses projets de développement ce jour-là. Il en a été de même pour d’autres organisations comme Sahel e.V., l’association sœur de AMPO (Association managré nooma pour la protection des orphelins) dirigée par l’Allemande Katrin Rohde, sa fondatrice installée depuis 1996 au Burkina Faso. Si cette structure multiplie ses champs d’action en faveur des personnes vulnérables au Burkina Faso en créant entre autres des centres d’éducation et de production, il en va de même que des Burkinabè développent des initiatives qui aident également des Allemands dans le besoin et bien sûr des Africains.

C’est avec son projet Hilfsfonds qui s’est spécialisé dans l’importation des mangues du Burkina Faso et leur vente en Allemagne depuis 1999 que le Burkinabè Tiendrébégo Passam et sa structure construisent des écoles dans diverses régions du Burkina Faso, au Benin, au Cameroun, etc. Par ailleurs vivant en Europe, il a voulu aider les Allemands vivant dans la nécessité, car selon lui, sa belle-mère lui aurait fait savoir que l’Allemagne tout comme le Burkina Faso avait aussi des problèmes et de ce fait des Allemands avaient aussi besoin d’aide. Et c’est pour leur venir au secours que Tiendrébégo Passam a dit avoir initié un autre projet: importer des mandarines, et des oranges d’Italie. Les bénéfices de cette dernière activité permettent de soulager la souffrance des Allemands à travers la prise en charge de personnes en situation précaire.

Bientôt la première voiture made in Burkina Faso

Outre le social, cette rencontre qui est organisée chaque samedi de la Pentecôte sert également à promouvoir le Burkina Faso à travers son artisanat, sa gastronomie, sa culture, sa coopération avec l’Allemagne, son système éducatif… Parlant de système éducatif,  lors de cette journée, Kini Isidore, fondateur et président-directeur  de l’Université-Aube Nouvelle au Burkina Faso a souhaité obtenir un partenariat afin de renforcer la filière informatique de son université et surtout d’ouvrir une filière en construction automobiles. De ce fait, il souhaite obtenir un soutien des structures allemandes.

Pour l’ancien ambassadeur de l’Allemagne au Burkina Faso, Dr. Hochschild Ulrich, une coopération avec le privé allemand pourrait permettre à Kini Isidore d’atteindre son but et plus spécifiquement s’il révolutionne l’enseignement universitaire au Faso en le faisant dans une ou plusieurs langues du pays. Même si cette thématique de l’enseignement supérieure a été abordé, selon les organisateurs de la rencontre, à proprement parler, la journée ne disposant pas de thèmes ni un programme chargé et chronométré se veut une rencontre de courtoisie, de prise de contact et de consolidation des amitiés entre individus. Dans cette perspective, étaient présents à Nuremberg Dr. Ouédraogo Idrissa, écrivain venu de Dakar et le pasteur Bazié Étienne venu de Ouagadougou et représentant l’association allemand-burkinabè d’aide au développement.

Et si des Burkinabè ont fait de long trajet pour se rendre en Allemagne afin de communier avec leurs compatriotes, il faut aussi dire que certaines autorités locales, ont assisté aux festivités. Car la journée, présentant un exemple d’intégration réussie et un brassage des cultures, les responsables chargés des questions politiques liées à l’intégration des étrangers à Nuremberg, Yiyit Lemia et de Katianda Robert ont tenu à être présents tout comme Straub Christoph, président de l’amicale germano-burkinabè basée en Allemagne. Par ailleurs, diverses nationalités du monde (togolaise, camerounaise, allemande, etc.) et bien sûr des Burkinabè venus de presque toutes les régions de l’Allemagne ont participé á la rencontre de Nuremberg.

Susciter l’adhésion du plus grand nombre à la cause du Faso

Déjà, le ReCABA, le Réseau de Concertation des Associations Burkinabè en Allemagne qui se veut une fédération dans quelques années, a par la voix de sa secrétaire permanente Aminata Rashow/Ouédraogo et durant les festivités attirer l’attention des organisateurs sur la nécessité d’impliquer toute la communauté burkinabè dans l’organisation de cette célébration.

Dans cette perspective Hébié Souleymane, premier conseiller de l’ambassade du Burkina Faso en Allemagne soutient que : « si nous voulons que cette Journée du Burkina en Allemagne, comme son nom l’indique, interpelle ou attire davantage tous les Burkinabè vivant en Allemagne et connaisse un succès encore plus grand et durable, en suscitant, par ricochet, une grande adhésion du plus grand nombre des amis et partenaires du Burkina en Allemagne, nous devrions peut-être revoir le cadre, le format, les modalités pratiques et le contenu à donner à cette Journée. Je vous invite donc à initier et à approfondir la réflexion au niveau de vos Associations respectives et avec vos Délégués du Conseil supérieur des Burkinabè de l’extérieur –CSBE- afin de dégager, par consensus, les modalités pratiques d’organisation des prochaines éditions du Burkina-Tag en Allemagne, de manière à ce que tous les Burkinabè vivant en Allemagne, dans un esprit d’engouement patriotique et d’adhésion fraternelle, s’approprient cette Journée pour en faire une référence réussie d’initiative de la diaspora africaine en Allemagne. Nous contribuerions ainsi à renforcer notre identité nationale et notre fraternité, et à donner un signal fort de la cohésion et de la crédibilité des Burkinabè dans ce pays. »

Prenant en considération ces suggestions, le porte-parole, Sawadogo Gustave affirme prévoir la création d’une association pour gérer la marque Burkina-Tag. Aussi, il souhaite inviter toute structure engagée pour la cause du Burkina à participer à l’organisation de la journée. Cette perspective pourrait selon lui se faire à travers un cahier de charge pour permettre des candidatures et leur évaluation si elles désirent abriter et organiser cette journée.

« Pour ma part, je suis disposé à travailler avec vous à cet effet, sans réserve, ni discrimination, dans l’intérêt de tous et toutes et aussi dans l’intérêt de notre pays,» a soutenu Hébié Souleymane concernant cette réorganisation de la journée.

Des participants à la fête

S’il s’est dit ravi de la journée, le Premier conseiller de l’ambassade tout comme les invités ont dit avoir apprécié aussi bien les mets burkinabè comme le ganhoré, le dégué, les beignets, etc. vendus sur le site. Par ailleurs, les artistes musiciens burkinabè vivant en Allemand, Feenose et Jimas ont fait trémousser petits comme grands.

Commencée à 16h la soirée a donc pris fin à 23h et le Comité d’organisation de donner Rendez-vous á la communauté pour l’an prochain. Le lieu de la 4e édition selon Sawadogo Gustave sera bientôt communiqué.

 Ramata SORE  de wakatsera

Le mardi 28 août 2017 aux Archives nationales a eu lieu une conférence de presse pour le lancement de la sensibilisation sur les migrations irrégulières. Le ministère des Affaires étrangères a été convié par Dr Sylvie NANTCHA, Conseillère municipale et Présidente du Réseau des Africains en Allemagne. Le représentant venu du CSBE  a apporté des éléments de réponse à certaines questions. La Conférence de presse s'inscrit dans le cadre du démarrage du projet "Rêves Perdus" au Burkina. Plus de 50 journalistes étaient présents à cette conférence de presse sur le lancement du projet. Par ailleurs des jeunes burkinabè, venus d'horizons divers y ont pris massivement part, de même que ministère de la Jeunesse.

Des allocutions, des projections de vidéos et des échanges ont permis de faire passer le message après de la population juvénile. Des images qui témoignent des méfaits très tragiques de la migration irrégulière. Il faut émigrer mais de façon régulière et c'est à cette seule condition, que le migrant, sa famille et sa patrie pourront tirer profit de son émigration.

En effet, face aux ravages de la migration irrégulière, le projet "Rêves Perdus" vise à sensibiliser les jeunes potentiels migrants au regard des risques qu'ils encourent. De nos jours, circule une fausse image de l'Europe en Afrique et vice versa. Les jeunes qui ont été conviés à cette conférence de presse à travers le Conseil National de la jeunesse du Burkina Faso. 

GUIGUENDE MOUMINI, Représentant les Affaires étrangères.

A la veille de la rentrée académique 2016-2017, nous vous dressons la liste des Universités et Ecoles supérieures burkinabè reconnues par le CAMES.

CAMES Burkina Faso: Universités reconnues par le CAMES au Burkina Faso

*.2IE ex E.T.S.H.E.R Ouagadougou Burkina Faso.

*.2IE ex Ecole Inter-etats d’Ingenieurs de l’Equipement Rural (EIER) ouga Burkina Faso.

*.C.I.E.R.R.O Burkina Faso.

*.Centre d’etudes etde Formation en Informatique Gestion (CEFIG) Burkina Faso.

*.Centre de Formation et de Perfectionnement (CFP) Burkina Faso.

*.Ecole Supérieure de Commerce et d’Informatique de Gestion (ESCO-IGES) Burkina Faso.

*.Ecole Supérieure des Techniques Avances (ESTA) Ouagadougou Burkina Faso.

*.Ecole Superieure Des Travaux Publics De Ouagadougou / Estpo Burkina Faso.

*.Ecole Supérieure Polytechnique De La Jeunesse-ESUP Burkina Faso.

*.Groupe BK – Universite/IIM/Ouagadougou Burkina Faso.

*.Institut Africain DeManagement De Ouagadougou (IAM) Burkina Faso.

*.Institut des Sciences de l’Entreprise et du Management (INSEM) – Ouagadougou Burkina Faso.

*.Institut Panafricain pour le Developpement/Afrique de l’ouest-sahel (IPD/AOS) Burkina Faso.

*.Institut Supérieur d’Informatique et de Gestion (ISIG) Burkina Faso.

*.Institut Supérieur de Genie Electrique(ISCGE-BF/CCIA bF/OUAGA(01) Burkina Faso.

*.Institut supérieur de Gestion de OUAHIGOUYA (ISGO) Burkina Faso.

*.Institut Supérieur des Filières Professionnalisantes de BOBO DIOULASSO Burkina Faso.

*.Institut Supérieur Polytechnique de Ouagadougou Burkina Faso.

*.Institut Supérieur Prive de Technologies (IST) Burkina Faso.

*.Institut Supérieur Prive Polytechnique (ISPP) Ouagadougou Burkina Faso.

*.Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) – Bobo-Dioulasso Burkina Faso.

*.Université de Koudougou Burkina Faso.

*.Université de Ouagadougou Burkina Faso.

*.Université Libre du Burkina (ULB) Ouagadougou Burkina Faso.

*.Université Ouaga 3S Burkina Faso.

*.Université Saint Thomas d’Acquin Burkina Faso.CAMES Burkina Faso: Universités reconnues par le CAMES au Burkina Faso

*Université Saint Thomas d’Acquin Burkina Faso.

yveslespectateur.wordpress.com

En Libye, des dizaines de migrants sont détenus par des groupes armés libyens dans la ville de Sabratha, à l'ouest de Tripoli. Ces groupes réclament des rançons aux familles. Le processus semble se répéter depuis plusieurs mois.

Selon les témoignages, il existe deux types d'arrestations. Les plus récurrentes, ce sont celles sur la plage. Alors que les migrants sont sur les bateaux, que les passeurs leur ont indiqué comment prendre la direction de l'Italie, des groupes armés arrivent eux aussi par bateau. Selon les récits de migrants, les hommes armés, des Libyens, demandent le nom du passeur. En fonction du nom du passeur, ils arrêtent les migrants, les ramènent sur la plage et les enferment. Il ne s'agit pas de prisons, mais plutôt de bâtiments en construction, fermés et à l'abri des regards.

Le deuxième type d'arrestation a lieu à l'entrée de Sabratha. Les groupes armés semblent être au courant de l'arrivée de convois transportant des migrants, dirigés par des passeurs. Ils leur barrent la route et les mettent en détention.

Des groupes armés difficiles à identifier

Il est difficile de dire qui sont ces groupes armés. Les migrants les désignent par des surnoms qui n'ont pas de lien avec les appellations des différents groupes armés connus dans la ville. Selon les témoignages, il s'agit d'hommes libyens en possession d'armes, aidés par des hommes de nationalités subsahariennes. Les différents témoignages de migrants victimes de ces groupes convergent sur un point : l'intérêt premier de ces groupes armés est l'argent. L'objectif des arrestations de migrants est donc de demander des rançons.

Une fois arrêtés, les migrants sont menacés et on les force à donner le numéro de téléphone de leur famille. Là, un homme, que les migrants désignent comme le responsable du ghetto, appelle alors les familles et réclame de l'argent. Les sommes tournent autour de 400-500 euros, mais cette semaine, une famille a dû payer plus de 1 000 euros pour son fils. Les sommes peuvent augmenter au fur et à mesure de la détention. Les migrants sont fréquemment violentés, les femmes violées, certains se font tirer dessus, principalement sur les pieds. Toutes ces violences se passent devant l'ensemble du groupe, afin d'instituer un climat de terreur, et les conditions de vie sont évidemment extrêmement précaires.

Les réseaux de ces groupes armés sont visiblement alignés sur les réseaux de passeurs, puisqu'ils ont des relais dans différents pays du continent africain. Lorsqu'une famille a réuni la somme de la rançon, on lui envoie le numéro d'un compte sur lequel elle peut effectuer un virement en franc CFA. Si les proches sont dans les pays de transit comme l'Algérie ou la Tunisie, il y a des hommes qui servent de relai pour récupérer l'argent dans ces pays.

Sans rançon, pas de libération

Si une famille ne paie pas, les migrants sont maintenus en détention tant que la rançon n’a pas été versée. Certains sont forcés de travailler sans salaire, pour payer eux même le montant de leur rançon. Selon les témoignages, il est arrivé qu'un migrant soit tué, mais ce n'est pas régulier, parce que le but est vraiment d'obtenir de l'argent.

Lorsqu'un migrant a payé sa rançon, il est libéré et il se rend alors là où vit le passeur qu'il a payé pour faire la traversée. Il attend qu'un départ en bateau soit organisé. Tout le long de cette attente, les migrants racontent qu'ils évitent de sortir dans les rues, puisqu'ils sont susceptibles d'être enlevés par un nouveau groupe armé. Même chose lors du nouveau départ en bateau, il est arrivé que des migrants soient arrêtés deux fois, et qu’ils soient obligés de payer deux rançons de suite.

Si les migrants n'essayent pas de quitter la Libye, c’est en premier lieu parce qu’ils ont déjà payé un passeur pour arriver jusqu'en Europe. Ils ne veulent pas perdre cet argent. Ensuite, il est presque impossible de faire la route en sens inverse en Libye, sans être accompagné d'un passeur, et le risque d'être arrêté ou tué est permanent. Il ne faut pas sous-estimer non plus, la force du désir d'aller en Europe, ce qui représente la réussite, et puis surtout, l'exemple de dizaines de milliers d'autres personnes, qui ont réussi à traverser la Méditerranée. Les groupes armés et les passeurs le savent, les familles finiront par payer.

Par Leïla Beratto de RFI

« Frontières », le dernier film de la réalisatrice burkinabè Apolline Traoré a été projeté jeudi 19 août 2017, au ciné Rialto d’Amsterdam, à l’occasion de la 8è édition du « World cinema Amsterdam », le festival du cinéma mondial de la cité qui se déroule du 17 au 26 août prochain.

 

« C’est un magnifique film. Il montre à la fois le combat quotidien des femmes africaines mais aussi l’espoir que ces femmes portent sur l’avenir du continent », s’est exclamée Maria Klein, une jeune amsterdamoise de 24 ans.

Conquis par le film, le public du ciné Rialto que l’on dit froid a applaudi à tout rompre à la fin de la projection de « Frontières » ce jeudi soir.

« J’ai été très content de voir ce film burkinabè. Pour moi qui ai vécu au Burkina, c’est une grande joie. Je revois les femmes très travailleuses, très intrépides, très combattantes du Burkina. J’ai aussi revu les paysages du pays parce que j’ai pu aller à l’intérieur du Burkina Faso quand j’y étais », s’est félicité de son côté, Ernst Noorman, le dernier ambassadeur des Pays-Bas ayant résidé à Ouagadougou.

Parti depuis au Suriname entre la République de Guyana et la Guyane française, M. Noorman qui regrette toujours la fermeture de l’ambassade de son pays en 2013 à la suite des restrictions budgétaires, garde d’excellents souvenirs de son séjour au « pays des hommes intègres ». Il continue d’ailleurs d’entretenir de bons rapports avec des Burkinabè de tout bord notamment du monde de la culture comme la chorégraphe Irène Tassembédo.

     

Le cinéma burkinabè, la culture burkinabè de façon générale est très riche et est l’une des plus vivaces du continent », s’est réjoui le diplomate, revenu depuis peu à La Haye, à la centrale, comme haut fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères. 
Apolline Traoré, la réalisatrice burkinabè invitée à ce festival était bien heureuse que son film ait traversé les frontières pour conquérir des cinéphiles d’autres contrées du monde notamment à Amsterdam.

« C’est un petit public -au regard de la capacité de la salle- mais très convivial. Ce film après avoir un peu galéré commence le tour des festivals. Nous sommes ici mais ce jeudi 24 août 2017 nous écourterons notre séjour. Nous devons nous rendre en France pour le festival d’Angoulême où le film sera cette fois-ci en compétition », a indiqué la réalisatrice se félicitant de représenter le Burkina Faso à cette 8é édition du « World cinema Amsterdam », le festival mondial du cinéma d’Amsterdam.

La jeune réalisatrice qui se rend au 10è Festival du film francophone d’Angoulême prévu du 22 au 27 août sera ensuite au Maroc pour un autre festival.

Au total quarante-six films documentaires, longs et courts métrages sont à l’affiche de cette 8è édition de ce festival réservé exclusivement aux films d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du sud. Ce festival décerne deux prix : un prix du public obtenu grâce aux votes des cinéphiles et un prix du jury. Tous sont dotés de 5000 euros.

Les organisateurs se font l’honneur d’afficher des œuvres qui ont fait autorité dans les festivals de ces régions du monde. Le jury de cette 8è édition est composé exclusivement de trois femmes dont la réalisatrice burkinabè Apolline Traoré, la cubaine Gretel Marin Palacio et la chilienne Dominga Sotomayor.

« Frontières » qui a raflé plusieurs prix au dernier Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) dont celui de l’Intégration africaine octroyé par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et le prix Félix-Houphouët-Boigny du Conseil de l’Entente (Burkina, Côte d’Ivoire, Togo, Niger, Bénin), raflant au passage 20 millions de F CFA (30.000 euros) équivalent de l’Etalon d’or de Yennenga est à l’affiche au « World cinema Amsterdam » avec « Félicités » de Alain Gomis, double lauréat de l’Etalon d’or de Yennenga et « Zin’aariya », prix de la meilleure image du Fespaco, de la réalisatrice nigérienne Ramatou Keïta.

« Frontière » qui ne figure pas parmi les neuf films qui seront primés par le jury a été sélectionné pour le prix du public.

« Nous essayons de faire venir les meilleurs films d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du sud parce que c’est là qu’il y a encore de l’originalité dans la création cinématographique. Il y a des histoires humaines à raconter dans ces contrées du monde. Nous essayons de faire en sorte que le public néerlandais voit non seulement ces créations qu’ils méconnaissent mais aussi rencontre les réalisateurs, les artistes qui font ce nouveau cinéma », a déclaré le directeur du festival, Raymond Walravens.

« Les distributeurs, les exploitants de salles en Europe notamment ici aux Pays-Bas ne se tournent pas forcément vers ce cinéma des pays du sud. Notre ambition c’est de faire venir ces œuvres titanesques et leurs auteurs pour les mettre en contact avec ces distributeurs afin que le marché européen s’élargisse et que le public ait accès à d’autres créations cinématographiques autres que les films à gros budgets d’Europe et d’Hollywood qui inondent nos écrans et nos salles » de cinéma, a indiqué M. Walravens.

Présent aux deux dernières éditions du Fespaco, le directeur du World cinema d’Amsterdam pense savoir que le cinéma africain est en pleine révolution et que la production est de plus en plus de qualité.

Longuement applaudi avant et après la projection du film, la jeune réalisatrice a expliqué au public comment elle qui n’avait pas connaissance des difficultés pour les traversées des frontières dans les pays d’Afrique de l’ouest a été amenée à faire un film qui pointe du doigt le calvaire de nombreux citoyens d’Afrique lorsqu’ils veulent aller d’un pays à un autre. Au-delà des problèmes d’intégration régionale, c’est aussi le travail de la femme africaine et la promotion de la culture africaine à travers sa richesse linguistique qu’elle a voulu marqué, a-t-elle expliqué.

« Frontières » est un long-métrage, qui met en scène quatre femmes traversant l’Afrique de l’ouest du Sénégal au Nigeria en passant par le Mali, le Burkina Faso et le Bénin affrontant toutes sortes de difficultés (racket, accidents, vol, viol, assassinat, pauvreté). Film d’ouverture du 25e Fespaco, il met en rôle quatre actrices débutantes et confirmées notamment Amélie Mbaye (Sénégal), Naki Sy Savané (Côte d’Ivoire), Adizètou Sidi (Burkina Faso) et Unwana Udobang (Nigeria).

C’est un hymne à la femme, au combat de la femme africaine qui bouscule beaucoup de barrières au propre comme au figuré pour faire avancer sa cause et celle de la communauté.

Romaric Ollo HIEN

Conseiller de Presse à l’Ambassade du Burkina Faso à Bruxelles