La diaspora burkinabè en France  a décidé de ne pas rester en marge du projet de développement national initié par le gouvernement Thiéba et ce, à travers une plateforme qui se veut un cadre de concertation et d’actions pour les intérêts des hommes d’affaires de la diaspora.

L’idée est née pendant le PNDES lors d’une discussion avec plusieurs représentants de sociétés, des entrepreneurs burkinabè et étrangers venus de plusieurs horizons sur la possibilité de créer un cadre où les hommes d’affaires pourraient se rencontrer pour mutualiser leurs efforts pour  leurs intérêts et pour le développement du Burkina Faso.

L’objectif visé par l’initiateur de cette organisation, Diessongo Gara, entrepreneur résident en France, est de regrouper les entrepreneurs burkinabè de l’étranger ainsi que tout entrepreneur étranger  faisant des affaires au Burkina Faso.

« L’objectif  premier de ce regroupement est de permettre aux entrepreneurs et hommes d’affaires  burkinabè de se communiquer efficacement, de défendre leurs intérêts communs, et de faire affaire ensemble. L’idée, c’est de mutualiser les efforts pour faire des affaires, conquérir des marchés publics  et privés au Burkina Faso ainsi qu’à l’international », explique Diessongo Gara.

En second lieu, cette organisation permettra aux entreprises  étrangères ayant pour projet d’intervenir au Burkina Faso, d’avoir des interlocuteurs du monde des affaires au Burkina.

L’initiateur de cette union entend « réunir les compétences diverses pour participer au développement économique et social du pays des hommes intègres et éviter ainsi les fuites économiques et de compétences ».

 

Bénéficiant du soutien du conseiller spécial du Président du Faso, Adama Kanazoé, Diessongo Gara en appelle à toute la diaspora burkinabè et particulièrement à ses entrepreneurs ayant une entreprise au Burkina Faso ou ailleurs dans le monde. Mais, également à tous les opérateurs  économiques étrangers détenteurs d’entreprises au Burkina Faso, à participer à la mise en place de cette organisation.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24                                          

A la faveur de la commémoration du 20ème anniversaire de la création de l’Ambassade du Burkina Faso à Vienne en Autriche, nous sommes allés à la rencontre des Délégués au Conseil supérieur des Burkinabè de l’extérieur d’Autriche. Avec messieurs Auguste BAMOGO et Babou Josué IDO, nous avons échangé sur leurs missions et les efforts qu’ils déploient quotidiennement pour accompagner les compatriotes vivant dans cette partie du monde.

Œuvrer à ce que les Burkinabè de l’extérieur puissent pleinement participer au développement économique, social et culturel du Burkina-Faso est une mission noble mais délicate. En effet, cette disposition d’esprit nécessite au préalable qu’ils connaissent et respectent les conventions, les lois et règlements des pays d’accueil, qu’ils bénéficient de bonnes conditions de vie et qu’ils aient une bonne insertion dans leur milieu de travail.

C’est le challenge des Délégués CSBE. En Autriche, Auguste BAMOGO et Babou Josué IDO ont été désignés dans une atmosphère de famille empreinte de respect mutuel pour présider aux destinées du Conseil. Et pour monsieur BAMOGO, qui réside en Autriche depuis maintenant 26 ans, sa mission est claire : « ma volonté est avant tout d'aider mes compatriotes vivant en Autriche dans la mesure de mes moyens. Etre la voix de mes compatriotes en temps opportun et leur servir de liaison avec l'ambassade si nécessaire ».

Il estime qu’on peut évaluer les Burkinabè vivant en Autriche à environ 200 personnes.Ils évoluent dans divers domaines et la majorité s’est bien intégrée. Dans ce sens, l’on peut se féliciter de la précieuse contribution des Burkinabè de la diaspora au mieux-être de leurs familles et au développement de leurs régions d’origine à travers des transferts d’argent et des investissements dans divers domaines. 

 

Auguste BAMOGO  et Babou José IDO: ils essaient de remplir au mieux leur mission de Délégués au CSBE

A propos des rapports que les Délégués CSBE entretiennent avec l’Ambassade, il pense qu’après un début plutôt difficile pour cause de méfiance mutuelle, les choses vont en s’améliorant.

A l’occasion de la célébration du 20ème anniversaire de l’Ambassade, les délégués se félicitent du chemin parcouru et surtout des efforts qui sont faits. Et de monsieur BAMOGO de poursuivre : « Je suis très heureux de voir l'effort que l’ambassade du Burkina à Vienne fait pour consolider la communication entre elle et les ressortissants burkinabè de la sous région. Cet effort porte des fruits car de plus en plus des Burkinabè vivant en Autriche partent maintenant à l'ambassade. Ce qui n'était pas le cas il y a de cela quelques années. Un grand merci à toute l'ambassade. »

Le souhait des Délégués CSBE est que toutes les parties prenantes continuent  d’œuvrer pour l’union des Burkinabè en Autriche et de par le monde, pour une fraternité et une solidarité effective entre fils et filles d’un même pays. Si nous cultivons ces valeurs, nous pourrions mieux nous organiser pour gagner ensemble le combat du développement du pays, ont-ils conclu.

Ambassade du Burkina Faso à Vienne

 

 

La journée culturelle burkinabè  a été organisée le dimanche 21 mai 217 par la communauté catholique des Burkinabè de France (ccbf), dans la paroisse Notre Dame de l’Assomption, dans le 16e arrondissement de Paris. Au cours de la journée, les Burkinabè vivant à Paris ont donné de voir leur savoir-faire culinaire. Des mets burkinabè ont été préparés et les visiteurs n'ont pas manqué de déguster ses mets exquis.

En plus des mets, des produits tels que la Spiruline et autres ont été présentés au public. On a aussi apprécié l'habillement traditionnel dans lequel plusieurs compatriotes s'étaient endimanchés. En un mot pour mille, la diplomatie culturelle était au rendez-vous, toute chose qui participe au rayonnement international de notre pays et à la valorisation de ses produits alimentaires dans la Capitale française.

GUIGUENDE Moumini

À l'occasion du Comité de Pilotage du Processus de Rabat, qui s'est tenu le 21 mars 2017, la Présidence du Processus de Rabat est passée des mains de la République du Mali à celles du Royaume de Belgique. En tant que nouvelle présidente, la Belgique présidera les futures sessions du Comité de Pilotage et continuera d'être une force motrice de ce dialogue de migration.

Le Service public fédéral Affaires étrangères de Belgique sera le point focal pour les activités du pays en tant que président du Comité de Pilotage. En tant que tel, la Belgique guidera le dialogue au travers du processus de réflexion et de l'élaboration d'un nouveau programme de coopération pluriannuel pour le Processus de Rabat, qui sera adopté lors de la cinquième Conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement au début de l'année 2018.

Parmi les priorités de la Belgique figurent la poursuite des débats ouverts et francs entre les pays partenaires qui caractérisent actuellement le dialogue et qui visent à aborder collectivement les causes profondes de la migration. La Belgique soutient également la participation des organisations de la société civile dans le Processus de Rabat, et souhaite en outre renforcer la communication externe sur le dialogue, son mandat et son rôle.

La Présidence du Comité de Pilotage du Processus de Rabat alterne périodiquement entre les pays partenaires africains et européens, ce qui contribue à la gouvernance équilibrée du dialogue. Le rôle du Comité de Pilotage est de stimuler la coopération entre les États, de préparer l'orientation politique du dialogue et d'assurer la mise en œuvre des Déclarations ministérielles.

 
processus-de-rabat.org/fr/en-action.html
Élections législatives en France : Une Burkinabè en lice

Originaire du Burkina Faso et installée en France depuis 8 ans, Huguette Tiégna a été retenue comme candidate pour la République en Marche sur la 2e circonscription du Lot. Rencontre.

À 35 ans, Huguette Tiégna dispose d’un CV long comme le bras ! Une licence en électronique obtenue au Burkina en 2007, un diplôme d’ingénieur au Niger en 2009, un doctorat en génie électrique à l’université du Havre en 2013, chercheuse (prix pour ses travaux sur l’écoconception des machines électriques en 2012), inventeur et co-auteur de 5 brevets… Professionnellement, elle occupe le poste d’ingénieur Recherche et Développement chez Whylot, la start-up figeacoise spécialisée dans la conception et la fabrication de moteurs électriques innovants pour les marchés des énergies renouvelables.

En revanche, côté «carrière politique», ne cherchez pas : la case est vierge. Huguette Tiégna a beaucoup milité dans l’associatif, mais la politique, jamais. Elle n’a mis le doigt dans l’engrenage qu’en 2016, à la naissance du mouvement En Marche ! Quelques mois plus tôt, elle avait croisé le chemin d’Emmanuel Macron : le ministre de l’économie était alors venu inaugurer Whylot – symbole d’innovation et d’écologie dans l’économie moderne.

Le charisme du président

«Il s’intéressait à l’entreprise, aux produits, aux personnes aussi. Il venait vers nous, il nous écoutait» commente-t-elle.

Alors quand le futur président de la République a lancé son mouvement, elle lui a aussitôt emboîté le pas. Au-delà du charisme du futur président de la République, Huguette Tiégna apprécie également son engagement pour l’innovation (son métier), son envie de moralisation de la vie publique, son pragmatisme…

Adhérente dès avril 2016, elle est devenue coordinatrice de la Grande Marche dans le Lot, animatrice du comité de Figeac puis responsable de la formation et de la mobilisation des comités du Lot, avant de prendre une part active à la campagne présidentielle de 2017 et enfin de porter les couleurs du Mouvement aux législatives.

Bref, un pur «produit» Macron ! Même l’anecdote de son arrivée en France relève d’un événement «pré-macroniste» : elle débarque au Havre, et c’est le maire qui l’accueille, le futur premier ministre Édouard Philippe. C’était sans doute un signe…

Source : ladepeche.fr
ECHOMAGAZINE
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le thème principal du dixième Forum Mondial sur la Migration et le Développement qui se tiendra à Berlin du 28 au 30 juin 2017 sera «Vers un contrat social mondial sur les migrations et le développement». Il indique l'impératif d'aborder et d'équilibrer les intérêts des migrants et de leurs pays d'origine, de transit et de destination dans le cadre d'une migration sûre, régulière et ordonnée. Il reflète également différents niveaux de gouvernance, en répondant aux stratégies nationales, internationales et coopératives et vise à développer une compréhension par l'inclusion de toutes les parties prenantes.

Les débats  seront structurés autour des trois sous-thèmes suivants, répartis sur six tables rondes:

  • Migration et développement grâce à des stratégies nationales: améliorer l'efficacité des politiques intérieures

Table ronde 1.1: Outils et sauvegardes pour la cohérence des politiques - Trouver la bonne combinaison de politiques pour équilibrer les différents intérêts et objectifs

Table ronde 1.2: De l'agenda mondial à la mise en œuvre - Plans d'action nationaux pour les objectifs de développement durable liés à la migration (SDG).

  • Migration et développement par le biais de partenariats multilatéraux et bilatéraux: créer des perspectives pour un développement inclusif

Table ronde 2.1: aller au-delà des situations d'urgence - Créer des solutions de développement au bénéfice mutuel des communautés d'accueil et d'origine et des personnes déplacées;

Table ronde 2.2: Favoriser l'impact sur le développement des migrants de retour

  • Migration et développement: trouver des stratégies au-delà de l'État

Table ronde 3.1:  Améliorer le potentiel du secteur privé pour les partenariats de compétences mondiales

Table ronde 3.2: Renforcer la coopération - Permettre les contributions de la société civile à l'intégration des migrants

 

Démarré en 2007 à Bruxelles en Belgique, le Forum s’est tenu de 2008 à 2016 successivement à Manilles aux Philippines, à Athènes en Grèce, à Puerto Vallarta au Mexique, à Genève en Suisse, à Port-Louis en Ile Maurice, à Stockholm en Suède, à Istanbul en Turquie et à Dacca au Bangladesh. Notre pays a toujours pris part où il a eu l'occasion de partager l'expérience du Burkina Faso en tant que pays d'émigration. Cette année, Madame SENI Izou Antoinette Rose représentera le Burkina Faso  au Forum Mondial sur la Migration et le Développement (FMMD), qui aura lieu à Berlin du 28 au 30 juin 2017. Il faut préciser que ce sont l'Allemagne et le Maroc qui assurent la co-présidence du FMMD allant de la période 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018. Le Onzième Forum aura lieu au Maroc en 2018.

Le Forum Mondial sur la Migration et le Développement est un processus mené par les Etats. Sa création fut suggérée par Kofi Annan, comme un moyen de continuer « le Dialogue de haut niveau sur la migration internationale » organisé à New-York en septembre 2006 par les Nations unies.

Le Forum qui relève d’un processus inter-étatique volontaire, informel et non contraignant, ouvert à tous les Etats membres et observateurs des Nations Unies, a pour objectif d’améliorer la coopération pour renforcer les liens entre migration et développement. Il vise d’une part à protéger les droits des travailleurs migrants et d’autre part à faciliter une migration sûre, régulée et responsable.

GUIGUENDE Moumini

 

 

 

 

 

Sous la présidence du Royaume de Belgique, près de 60 pays et organisations partenaires du Processus de Rabat se sont réunis à Bruxelles pour discuter des futures priorités politiques et opérationnelles dans le cadre du Dialogue Euro-africain sur la migration et le développement (Processus de Rabat).

Cette réunion marque l’ouverture officielle des préparatifs pour la cinquième Conférence ministérielle euro-africaine sur les migrations et le développement, qui se tiendra début 2018. Le SOM contribue en particulier à définir le programme de coopération pluriannuel et le cadre stratégique pour la période 2017-2020, qui seront adoptés lors de la Conférence ministérielle.

Dans le contexte des défis migratoires actuels et à venir, les fonctionnaires de haut niveau discuteront les cadres des politiques. Ces discussions se sont reposées sur le programme de coopération pluriannuel du Processus de Rabat (Programme de Rome (2014-2017)), sur le Plan d'action commun de la Valette, adopté lors du Sommet de la Valette sur les migrations (Novembre 2015), sur le Rapport d'analyse du Processus de Rabat pour la Réunion des Hauts Fonctionnaires qui s'est tenu à Malte du 8 au 9 février 2017, ainsi que sur les Conclusions conjointes développées conjointement par le Processus de Rabat et le Processus de Khartoum dans le cadre de cette rencontre.

La Réunion des Fonctionnaires de Haut Niveau du Processus de Rabat s'est concentré sur l'établissement d'une compréhension commune du contexte migratoire et politique dans lequel le Processus de Rabat évolue actuellement, comme le partenariat Afrique-UE et le suivi du Sommet de la Valette sur les migrations. En outre, les activités et les réalisations de la période de mise en œuvre précédente du Processus de Rabat (2014-2017)ont été présentées. Les priorités thématiques et politiques qui devraient être prises en compte par le programme de coopération pluriannuel pour la période 2017-2020 ont été discutées. Le SOM a fourni une plate-forme importante pour les pays partenaires, afin de discuter de leurs priorités respectives et d'atteindre un terrain d'entente.

 

processus-de-rabat.org

En marge de sa visite  d'amitié et de travail à Doha, le Président du Faso a  échangé avec les Burkinabè vivant au Qatar. Le Chef de l'Etat a écouté attentivement  ses compatriotes qui ont bien saisi l'occasion pour lui soumettre leurs préoccupations: problèmes de faux contrats, de contrats fictifs ou de faux visas ; équivalence des diplômes ; problèmes de bourses, intégration des étudiants arabophones dans le système de recrutement ; leur prise en compte dans la répartition des 40 000 logements sociaux, coût trop élevé du transport pour se rendre au pays.

En réponse, le Président Roch Marc Christian KABORE a remercié ses compatriotes pour avoir répondu présents à cette rencontre avant de situer l’objet de sa visite dans l’Émirat qui découle d’une invitation de l’Emir du Qatar pour redynamiser les relations entre les deux pays qui ont signé des accords depuis 2010 sans une véritable mise en application.

Le chef de l’État a rassuré ses compatriotes du bon fonctionnement des institutions depuis leur mise en place, des efforts du gouvernement pour assurer le bien-être des Burkinabè malgré un contexte social agité marqué par des revendications tous azimuts, de la réconciliation nationale qui ne peut se faire sans la justice et la vérité, de l’évolution des dossiers judiciaires et du procès en cours concernant les membres du dernier gouvernement de Blaise COMPAORE ayant pris part au dernier conseil des ministres avant la chute de son régime, procès qui selon lui procède de l’établissement de la vérité et non d’un règlement de comptes, des travaux de la Commission constitutionnelle pour le passage à une Ve République, des efforts du gouvernement et de l’engagement des Forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme qui commence à produire des résultats encourageants et du Plan national de Développement économique et social (PNDES) depuis la table ronde de Paris en décembre 2016 jusqu’à son début de mise en application.

Face aux différentes préoccupations évoquées par les Burkinabè du Qatar, le chef de l’État s’est voulu rassurant dans ses réponses. Pour ce qui est de l’équivalence des diplômes, c’est un problème « récurrent », reconnaît le Président du Faso dans les pays qui ont l’arabe comme langue officielle. Cela n’empêche pas les autorités de poser le problème à leurs partenaires, chaque fois que l’occasion se présente ; ce qui sera le cas au Qatar. Concernant le coût jugé trop élevé du billet d’avion pour rentrer au Burkina, des discussions seront engagées avec les autorités qataries pour trouver une solution. Présent à la rencontre, le Ministre des Affaires étrangères a fourni des éléments de réponses quant à la prise en compte des Burkinabè de la diaspora dans la construction de logements sociaux au Burkina ; des réponses satisfaisantes ont aussi été données concernant la lutte contre les acteurs du circuit de faux documents qui est une réalité et la diligence dans l’établissement des documents administratifs. Pour ce qui est de l’octroi des bourses, des discussions sont en cours avec les autorités qataries.

Le Président du Faso a  surtout insisté et a demandé aux Burkinabè vivant au Qatar d'être des ambassadeurs de notre pays et de  respecter scrupuleusement les lois et règlements de leur pays d'accueil. Il a par ailleurs insisté qu'ils ne doivent pas "tourner le dos" à leur patrie.

La rencontre avec le Chef de l'Etat s'est passée dans une très bonne ambiance. Les Burkinabè vivant au Qatar sont estimés à une centaine, dont une dizaine travaille dans l'administration publique qatarie et le reste dans le domaine de la construction. Le Bureau des Burkinabè vivant au Qatar est dirigé par Monsieur Coulibaly.

 

GUIGUENDE Moumini et la Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Sur invitation de l’Union des Burkinabè du Grand-Ouest de la France (UBGOF), une structure très active au sein de la Coordination de la Diaspora Africaine de Bretagne, l’ambassadeur Alain Francis Gustave Ilboudo a effectué une visite du 05 au 07 mai 2017 à Rennes. Cette sortie lui a permis de rencontrer nos compatriotes, ainsi que les acteurs de la coopération décentralisée et de la solidarité internationale, intervenant au Burkina Faso.


Dès le premier jour de son séjour, l’ambassadeur Ilboudo a participé à une rencontre d’échanges avec Forrough SALAMI-DADKHAH, Vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, déléguée aux relations européennes et internationales. Les échanges ont porté sur les domaines de coopération que la Bretagne entretient avec la Région du Centre au Burkina Faso. La Bretagne étant considérée comme le grenier de la France, son action au Burkina Faso est axée sur la redynamisation de la filière maraichère, notamment la mise en œuvre d’un projet maraicher dans la région du Centre. Il s’agit aussi d’un projet de réhabilitation des locaux de l’UCOBAM, l’installation de matériels du froid ainsi que la formation des acteurs dudit secteur.
Tout en se félicitant de l’excellence des relations entre les collectivités territoriales françaises et burkinabè, l’Ambassadeur Ilboudo a saisi l’opportunité de cette rencontre pour inviter Madame SALAMI-DADKHAH aux assises nationales de la coopération décentralisée prévues à Ouagadougou du 05 au 07 octobre 2017.


Francis Alain Gustave Ilboudo a mis à profit son séjour rennais pour échanger avec la communauté burkinabè du Grand-Ouest et les responsables d’associations œuvrant au Burkina Faso dans le cadre de la solidarité internationale. Les préoccupations soulevées par les participants ont porté essentiellement sur les difficultés d’obtention de documents administratifs, et le bénéfice des prestations diverses du Consulat Général à Paris. Pour ce faire, ils ont sollicité l’ouverture d’un consulat honoraire dans la ville de Renne. A cette préoccupation, l’Ambassadeur a rappelé que ladite demande avait déjà été soumise aux autorités françaises, sans succès, à cause du quota en termes de nombre de consulats honoraires atteint par notre pays. Cependant, il a rassuré nos compatriotes de la volonté affichée des autorités burkinabè à trouver des voies et moyens idoines pour un aboutissement heureux à leur requête.


Le clou du séjour de l’Ambassadeur Ilboudo a été le parrainage de la toute première édition du Festival des Arts et des Cultures d’Afrique en Bretagne (FACA Bretagne), organisée par la Coordination de la Diaspora Africaine de Bretagne du 6 au 7 mai à Renne. L’Ambassadeur a relevé que le FACA, de par la diversité des activités menées (projection cinématographique, exposition d’œuvre d’art, concours d’art culinaire, défilé de mode, communications de panelistes suivies de débats, etc.), constitue un creuset de brassage, à la fois, entre cultures africaines, et entre cultures bretonne et africaines. Pour cela, il a exhorté la Coordination de la Diaspora Africaine de Bretagne à maintenir vivace la flamme du festival et à continuer d’être des ambassadeurs du dialogue des cultures en Bretagne et au-delà.

 
 

R. A. BAMBARA-CV. OUEDRAOGO, Ambassade du Burkina à Paris

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a rencontré le 08 mai 2017 à Johannesburg, les Burkinabè vivant en Afrique du Sud. Les échanges entre le chef de l’Etat et ses compatriotes ont porté sur la vie de la Nation.
L’ambassadeur Salamata SAWADOGO dans son mot introductif a traduit toute la joie qui anime les Burkinabè de sa juridiction à travers cette rencontre car la visite du Président du Faso en Afrique du Sud a été « souhaitée depuis longtemps ».
Le secrétaire général de l’Union des Burkinabè d’Afrique du Sud (UBAS) a remercié le Président du Faso pour cette rencontre qui est une marque de considération à leur endroit. « Vous démontrez par-là, votre attachement à la diaspora burkinabè », a-t-il dit au chef de l’Etat.

Au chapitre des doléances, il a demandé entre autres, la mise en place d’un mécanisme pour la protection des Burkinabè de l’extérieur, leur participation au vote, le raccourcissement des délais d’établissement des documents administratifs, une maison du Burkina Faso en Afrique du Sud, leur prise en compte dans les logements construits par le gouvernement.
Les Burkinabè d’Afrique du Sud ont par ailleurs condamné les actes terroristes perpétrés au pays et ont manifesté leur soutien au Président du Faso pour toutes les actions menées ou en cours dans la lutte contre le terrorisme.

Le Président Roch Marc Christian KABORE avant d’apporter des éléments de réponses à toutes les préoccupations soulevées, a d’abord remercié ses compatriotes pour les efforts qu’ils ont déployés pour être présents à cette rencontre. Point par point, il a rassuré les Burkinabè vivant au pays de Nelson MANDELA avec des réponses précises et sans langue de bois. « Le pays ne peut se construire sans vous et vous avez un grand rôle à jouer dans son développement » leur a-t-il dit.
Abordant la situation nationale du Burkina, le Président du Faso a passé en revue toutes les actions de développement entreprises depuis son élection à la tête du pays. Aux plans politique, économique, social, sécuritaire, et de la justice, tous les efforts déployés ont été expliqués à nos compatriotes avec des exemples précis et des chiffres à l’appui.

Pour ce qui est de la réconciliation nationale par exemple, le Président Roch Marc Christian KABORE a réaffirmé sa position qui est que sans la vérité et la justice, aucune réconciliation sincère ne peut aboutir. La vérité et la justice sont les préalables à toute réconciliation.

Sur les intentions de financements obtenues à Paris relatives au PNDES, le chef de l’Etat a expliqué qu’un travail de concrétisation des engagements financiers est en train d’être fait.

Concernant la situation sécuritaire, les résultats de façon générale dans le pays et en particulier dans le Nord sont visibles grâce à l’engagement et la détermination des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) que le Président du Faso a salués.
Avant de terminer la rencontre, le chef de l’Etat s’est réjoui de la solidarité agissante qui règne au sein des Burkinabè vivant en Afrique du Sud. Il les a invités à toujours rester de véritables ambassadeurs de leur pays partout où ils se trouvent.

 

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso