Du 2 au juin 2017, sur invitation du Consul honoraire du Burkina Faso à Belfort, Pierre Michaillard, et de l’association des Burkinabè de d’Alsace et Environs (BAE), Alain Francis Gustave Ilboudo a effectué une visite à Belfort et à Strasbourg. Cette seconde visite dans les régions du Grand Est, après celle de Nancy, participe de la volonté de rencontrer les compatriotes et les acteurs de la coopération décentralisée et de la solidarité internationale intervenant au Burkina Faso. 
A Belfort, l’Ambassadeur Ilboudo a rencontré des autorités administratives du département, notamment le Président du Conseil départemental et le Préfet. Les échanges ont porté essentiellement sur l’excellence de la coopération décentralisée franco-burkinabè, avec des axes variés comme l’eau et l’assainissement, la santé et l’agriculture. Répondant à l’invitation de l’Ambassadeur Ilboudo, Florient Bouquet, Président du Conseil départemental de Belfort a assuré de sa participation aux assises nationales de la coopération décentralisée, prévues du 05 au 07 octobre 2017, à Ouagadougou. 
L’Ambassadeur a rencontré également la communauté burkinabè de Belfort et, par la suite, comme à l’accoutumée, les responsables d’associations régionales de solidarité intervenant au Burkina Faso, les collectivités territoriales engagées dans la coopération décentralisée dans notre pays ainsi que les amis du Burkina Faso. La rencontre a permis aux acteurs de faire le tour d’horizon de leurs domaines d’intervention et de présenter les préoccupations. Il s’agit notamment de la question des visas, ainsi que des difficultés de suivi de leurs réalisations dans notre pays. 
Alain Ilboudo a mis à profit son séjour belfortain pour assister à deux concerts de belle facture de deux groupes musicaux venus du Burkina Faso et évoluant dans le rythme tradi-moderne. Il s’agit du groupe franco-burkinabè « Djelli Koura » et du duo burkinabè-ghanéen « Mabiisi ». 
Après Belfort, sur invitation de l’association des Burkinabè d’Alsace et Environs (BAE), l’ambassadeur Ilboudo a participé au traditionnel barbecue annuel du BAE, un moment de convivialité bien prisé des Burkinabè de Strasbourg qui n’ont pas marchandé leur participation. 
Le clou de la visite de l’ambassadeur à Strasbourg a été la rencontre de 3 heures d’horloge, avec la communauté burkinabè et les amis du Burkina Faso. Les préoccupations soulevées par nos compatriotes ont porté essentiellement sur des questions sécuritaires au Burkina Faso, le processus de relecture du code électoral, le vote de la diaspora ainsi que la demande d’ouverture d’un Consulat honoraire à Strasbourg, ville stratégique abritant le siège du Parlement européen.

 

R. A. Bambara, C. R. Ouédraogo ; Ambassade du Burkina à Paris

Pour la deuxième année consécutive, la réunion du mécanisme d'affaires offrait un espace sûr aux gouvernements et aux milieux d'affaires de partager leurs expériences, de connaître les nouvelles tendances et les faits nouveaux concernant la mise en relation de l'agenda des affaires avec les politiques de migration et de développement, le réseau avec les pairs et les gouvernements, et Influencer la position des entreprises sur des dossiers importants.

Cette année, la réunion a tenu des discussions simultanées sur les thèmes suivants :
1. Le besoin de mobilité des compétences
2. Le cas d'affaires pour un recrutement responsable
3. Innovations pour l'accès des migrants et des réfugiés aux marchés du travail
4. Entrepreunariat et migration circulaire.

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C’est le ministère des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur lui-même qui donne l’information : notre compatriote Souleymane Porgo, qui avait été violemment tabassé par des individus dans une rue du Bronx, à New York City début mai, nécessitant une hospitalisation, est maintenant tiré d’affaire. Une agression qui avait choqué les Burkinabè et contre laquelle les autorités burkinabè se sont mobilisées pour lui apporter le soutien nécessaire. Selon les premiers responsables du ministère des Affaires étrangères, "Souleymane Porgo se porte beaucoup mieux et sort de l’hôpital ce mardi, ses six agresseurs ont été arrêtés et seront jugés le 13 septembre prochain." 

Reconnaissant, son frère qui a été reçu en audience a saisi l'occasion pour adresser ses vifs remerciements aux plus hautes autorités et aux ministres au nom de sa famille et des Burkinabè vivant aux Etats-unis.

 
DCPM/Affaires étrangères

Conformément à la déclaration de New York de 2016 relative aux réfugiés et aux migrants, le thème de la réunion au sommet de cette année est " vers un contrat social mondial sur la migration et le développement."

Il souligne les rôles que les différents niveaux de gouvernance jouent pour tirer parti des liens positifs entre les migrations et le développement, ainsi que pour équilibrer les intérêts entre migrants et leurs pays d'origine, les états de transit et les destinations dans le cadre d'une migration sûre, ordonnée et régulière.

28 juin 2017 – À l'ouverture mercredi du 10e Forum mondial sur les migrations et le développement qui se tient à Berlin, en Allemagne, plusieurs hauts responsables des Nations Unies ont plaidé pour que les droits des migrants soient au cœur des discussions devant conduire à l'établissement par les Etats d'un Pacte mondial sur les migrations avant la fin de l'année 2018.
Premier responsable onusien à s'exprimer dans le cadre du forum, le Directeur général de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), William Lacy Swing, a qualifié le Pacte mondial pour les migrations de « rendez-vous avec l'histoire » que la communauté internationale ne peut pas rater, « car cette opportunité ne peut plus se présenter ».
« Le Pacte mondial sur les migrations invite la communauté internationale à se détourner des approches réactives et unidimensionnelles de la gouvernance de la migration et à parvenir à un consensus sur un cadre global qui permettra aux migrants de se déplacer de manière sûre, ordonnée et digne », a déclaré M. Swing.
« Pour ce faire, nous devons placer les migrants et leurs droits, leurs besoins et leurs capacités au cœur de nos efforts, et nous devons aborder les relations entre la migration et les domaines stratégiques adjacents critiques, y compris le développement, l'humanitaire, le changement climatique, la paix et la sécurité, d'une façon vraiment complète », a ajouté le chef de l'OIM.
« Le pacte mondial nous offre une opportunité de faciliter les voies régulières et juridiques pour la migration », a rappelé pour sa part la Représentante spéciale des Nations Unies pour les migrations internationales, Louise Arbour.
Pour Mme Arbour, il est important de souligner que les migrations ont un impact économique, social et culturel extrêmement positif sur les pays d'origine et de destination. Une dimension selon elle qui obligera à s'interroger sur le récit négatif autour de ce phénomène qu'elle juge nécessaire d'inverser pour progresser sur cette question.
Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a également insisté sur la nécessité d'élargir les voies juridiques de migrations, à la fois pour le bénéfice de réfugiés et des migrants.
Le chef du HCR a insisté sur la nécessité d'une approche impliquant la société toute entière afin de répondre aux besoins des réfugiés et des migrants. « Toute la société doit exploiter le potentiel des réfugiés des migrants, y compris les communautés, les entreprises et la société civile », a souligné le Haut-Commissaire.
Le Directeur général de l'Organisation internationale du travail (OIT), Guy Ryder, s'est fait l'écho des propos du Haut-Commissaire, indiquant que « nous devons travailler ensemble pour protéger les droits des migrants ».
Pour le Directeur général de l'OIT, les politiques de l'emploi peuvent contribuer à trouver un juste équilibre entre la nécessité de répondre aux besoins du marché du travail et celle de garantir les droits des travailleurs migrants.
« Nous avons besoin d'un nouveau contrat social mondial pour aider les travailleurs migrants », a déclaré M. Ryder, soulignant que « le dialogue social est essentiel pour l'atteindre ».
Le Forum mondial sur les migrations et le développement a été mis en place par l'ONU en 2007 en tant que lieu informel, non contraignant, volontaire et dirigé par les gouvernements pour des discussions de haut niveau sur les politiques, les défis et les opportunités présentés par le lien entre migration et développement.
Les résultats de la dixième session alimenteront le processus continu devant forger un Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières - un cadre pour une gouvernance efficace de la migration. La session en cours marque également l'aboutissement de plus d'une décennie de dialogue et de coopération internationale en matière de migration et de développement.

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Le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly a présidé le 22 mai à Abidjan, la deuxième édition du Forum de la diaspora ivoirienne. Axée sur les thèmes : « Diaspora ivoirienne, 32ème région de la Côte d’Ivoire » et « quelles réponses africaines au phénomène de l’immigration irrégulière », cette rencontre qui a pris fin, le 23 mai vise notamment à adopter une politique migratoire et une stratégie de mise en œuvre des mécanismes gestion de la diaspora ivoirienne. Pour le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly, les Ivoiriens vivant à l’extérieur dont le nombre est estimé à 1,2 million préoccupent, autant que les autres, le Gouvernement en raison de leur « importance démographique, leur riche expérience, leur compétence avérée et de leur poids financier ».

Pour le Chef du Gouvernement, il s’agira donc à travers ce forum, qui s’inscrit dans la vision du Président Alassane Ouattara de faire une saine gestion de la question de l’immigration, de « créer les conditions d’épanouissement des migrants et d’ouvrir des pistes pour leur contribution décisive et efficiente à la construction et à la croissance de l’économie nationale ».

Evoquant la question de l’immigration irrégulière, M. Amadou Gon Coulibaly a fait remarquer qu’à l’instar de bien d’autres pays africains, la Côte d’Ivoire est devenue « une terre de transit et de départ » vers d’autres destinations.
Il a assuré que le Gouvernement a engagé une lutte contre ce fléau, en mettant en œuvre des mesures incitatives et en renforçant les arsenaux institutionnel, juridiques et sociaux. A savoir, les campagnes de sensibilisation, la politique de promotion de l’employabilité des jeunes, le rapatriement volontaire de 1 200 migrants, etc.

Pour sa part, le Ministre de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, Ally Coulibaly a exprimé sa fierté de voir que ce forum suscite désormais un réel engouement.
A l’en croire, les immigrés constituent, dans l’ensemble, un « atout inestimable et irremplaçable » et des « vecteurs de notre influence extérieure ». Il est plus que nécessaire, selon lui, de renforcer la chaîne des valeurs que peuvent apporter les concitoyens de l’extérieur en termes d’investissements. Il a annoncé que la diaspora ivoirienne, composée de toutes les couches socio-professionnelles est considérée comme la 32ème région de la Côte d’Ivoire.

Ally Coulibaly a toutefois indiqué que face à complexité de la problématique de l’immigration, il convient pour les pays de mutualiser leurs moyens pour développer une politique visant à répondre aux attentes légitimes de cette frange des Ivoiriens à l’effet juguler « ce phénomène social et historique » qui concerne 3,2 % de la population mondiale.

Pour information, ce forum dont la première édition s’est tenue en mai 2015, fait suite à l’appel lancé, le 26 mai 2011, à Paris par le Président Ouattara aux Ivoiriens de la diaspora afin que ceux-ci puissent rentrer en Côte-d’Ivoire. Ledit forum a été meublé de panels de thématiques et de sessions.

 

http://www.gouv.ci

Du 22 au 24 mai dernier s’est tenue au siège parisien de l’UNESCO, la semaine africaine. Pendant ces quelque 72 heures, en commémoration de la naissance de l’Union africaine, les pays du continent se sont unis pour un hymne à l’Afrique.  Placée sous le parrainage du ministre gabonais de l’Economie numérique, de la Communication et de la Culture, Alain Claude Billie-By-Nze, l’édition 2017 a été, comme les années précédentes, un bouillon d’activités diverses, allant de l’exposition artisanale à la projection de films, en passant par des tables rondes.

« Investir dans la jeunesse africaine » tel était le thème de cette édition pour laquelle le Burkina Faso a été chargé d’organiser la soirée cinéma. Pour ce faire, la délégation permanente, sous la conduite de l’ambassadeur Alain Francis Gustave Ilboudo, s’est attelée à choisir et proposer des films qui cadrent avec la thématique. C’est ainsi que deux documentaires et un long métrage ont été projetés le 23 mai, en présence d’un parterre de cinéphiles.

Les deux documentaires d’une durée de 6 mn chacun, sont des réalisations d’une agence burkinabè. « De la Diplomatie à l’agriculture bio» montre l’expérience d’une jeune béninoise, diplomate de formation, qui a opté de s’investir dans l’agriculture, ce malgré la résistance de ses parents, tandis que « Donner une seconde vie au bois mort » est l’histoire d’un jeune burkinabè, diplômé en informatique, qui après quelques années  de service en France, décide de rentrer au pays, pour s’investir dans le travail du bois  avec une touche particulière. Avec le bois mort qu’il récupère, il fabrique des objets d’art et utilitaires de belle facture.

« Tourbillon à Bamako », le long métrage, est une œuvre du réalisateur français Philippe Dominique. D’une durée de 70 mn, le film est une comédie qui dévoile la vie quotidienne des jeunes de Bamako à travers la famille, l’amitié, le travail, et donne une autre image de l’Afrique que celle colportée par les médias occidentaux. Le film raconte la jeunesse africaine sous un autre jour que celui des guerres, de la famine, du misérabilisme.

Tout en comédie, sont abordés des thèmes tels que l’éducation, la polygamie, le Sida, l’excision…

En proposant ces films pour la soirée cinéma, Alain Francis Gustave Ilboudo relèvera que le thème de la semaine africaine 2017 valait bien un hommage à une Afrique qui gagne. Il a salué le groupe africain de l’UNESCO pour la confiance placée en son pays, qui a été responsabilisé pour le volet cinéma. « L’Afrique est jeune. Elle a une jeunesse dynamique et talentueuse, qui a les capacités de porter le progrès économique et sociale, gage de paix et de sécurité », dira-t-il, à l’ouverture de la soirée.

A l’issue de la séance, qui a été marquée par des échanges avec des membres de l’équipe du film, la gastronomie burkinabè a été honorée à travers un cocktail qui donnait à déguster, entre autres, des samsas du pays.

 

A. BAMBARA, A. BAGHNYAN, Ambabfparis, (Paris, 26 mai 2017)

 

Depuis cinq jours, nous vivons dans l’enfer. Nous sommes pourchassés, arrêtés, humiliés par les forces de sécurité guinéennes", raconte Hamidou Zoungrana, un orpailleur burkinabè à Doko, près de Siguiri.

Les orpailleurs burkinabè "sont très nombreux à avoir été arrêtés et incarcérés à la prison centrale de Siguiri ou dans les brigades de gendarmerie et de police de la ville", a précisé M. Zoungrana qui estime le nombre d’arrestations entre "cent et deux cents personnes".

L’information a été confirmée par une source policière : "Beaucoup de ressortissants burkinabè ont été arrêtés et détenus à la prison civile de Siguiri en attendant d’être expulsés. Ils ne comprennent pas que cette exploitation artisanale de l’or a été interdite par les autorités guinéennes depuis trois ans".

Ces arrestations surviennent dans le cadre d’un ratissage de l’armée dans les zones aurifères à la demande du ministère des Mines, a affirmé un responsable de ce département, sans indication de date ni de nombre.

 

Kaceto.net

Le 23 mai 2017 marque le 20ème anniversaire de la création de l’Ambassade du Burkina Faso à Vienne en Autriche. A cette occasion, nous avons rencontré le Coordonnateur de l’Association des Ressortissants du Burkina Faso en Autriche (ARBA). Cyprien KABORE nous présente l’association qu’il dirige depuis 2015 et se prononce sur bien de sujets d’intérêt. Il profite de cette opportunité pour souhaiter un joyeux anniversaire à l’Ambassade et exhorter les Burkinabè d’Autriche à adhérer plus massivement à l’ARBA.

 

Voudriez-vous nous présenter brièvement l’Association des Ressortissants du Burkina Faso en Autriche (ARBA) ?

Depuis les années 1990, la communauté burkinabè à Vienne organisait des activités et faisait preuve d’un grand dynamisme. Elle n’était pas encore organisée en association officielle. Au fil du temps, la nécessité s’est fait sentir et les choses ont été formalisées. Madame Julienne OUEDRAOGO fut la première Présidente de la communauté qui n’avait pas encore de siège fixe. Le 15 juin 1995, l’association a été restructurée et un nouveau conseil d’administration a été élu. Les membres ont adopté la dénomination de l’association ainsi que les statuts et les règlements intérieurs. C’est un mois plus tard, c’est-à-dire le 17 juin, que l’association et le bureau exécutif ont été officialisés. Depuis cette date, l’association renouvelle son conseil d’administration tous les trois ans.

Avant moi, trois Coordonnateurs généraux se sont succédé à la tête de l’Association. Il s’agit de Magloire OUEDRAOGO, Nébila BAKO et Salia KONATE.
L’objectif principal de l’association est de garantir la cohésion sociale entre les Burkinabè vivant en Autriche. Cela se réalise à travers diverses activités culturelles, cinématographiques et sportives pour les adultes comme pour les enfants. Elle travaille avec d’autres associations africaines et collabore avec diverses ONG.
Un autre objectif et non des moindres est de participer au développement de notre pays d’origine. Dans ce sens, plusieurs initiatives ont été prises mais ne sont malheureusement pas arrivées à terme.

L’association continue toujours à essayer d’autres méthodes et moyens d’implémentation de projets pour le Burkina.

A combien estimez-vous le nombre de Burkinabè vivant en Autriche et que fait l’ARBA concrètement pour rassembler tous ces compatriotes autour des idéaux de l’Association ?

Selon notre base de données électroniques, nous estimons à une centaine de personnes la communauté burkinabè en Autriche et la majorité vit à Vienne. Il faut préciser que ce nombre est celui de tous ceux qui ont adhéré ou s’intéressent à la vie de l’association. Pour rassembler tous ces compatriotes autour des idéaux de l’Association, nous organisons des activités culturelles et sportives, des parties de thé (comme au Burkina Faso). Pendant l’été, dès que le temps est favorable, nous organisons une partie de grillade au bord du fleuve Danube.
Pour cette année, la réservation de la place a déjà été faite et l’événement devra se dérouler, le 29 juillet 2017.

L’association invite aussi d’autres associations africaines à toutes ses activités. Les assemblées générales ordinaires, les baptêmes, les mariages et bien d’autres événements sont autant d’opportunités pour les membres de la communauté de se rencontrer. Ce sont des événements qui permettent à l’association de cultiver la solidarité et la fraternité entre membres de l’ARBA.

L’association utilise les technologies de l’information et de la communication pour maintenir le contact avec ses membres. Elle dispose d’une page Web (http://www.arba.at), Facebook (https://www.facebook.com/arba.vienne) et d’un groupe Viber pour assurer la fluidité de la communication et servir de plateforme d’échanges. Nous échangeons les informations à travers ces réseaux sociaux entre membres mais aussi avec des associations africaines et même avec d’autres associations sœurs de la diaspora burkinabè.

Dans quels domaines évoluent les Burkinabè d’Autriche et quels sont leurs rapports avec le pays d’accueil ?

La majorité des compatriotes vivant en Autriche évoluent dans l’industrie à savoir l’électronique, les techniques informatiques, l’énergie électrique, la mécanique et la mécatronique. Certains sont dans les secteurs des banques, de la santé et ou sont des agents commerciaux. Nous avons aussi parmi nous, des managers dans l’hôtellerie ou l’événementiel, des pédagogues de jardin d’enfants, des conseillers techniques en énergie renouvelable ou en appareils médicaux.
Il faut également noter qu’il y a des Ingénieurs d’application et de conception de système pour le contrôle industriel et la distribution d’énergie électrique.
Dans le secteur privé, certains d’entre nous exportent des véhicules ou des accessoires de véhicules vers le Burkina Faso, d’autres importent des produits burkinabè pour les revendre en Autriche comme le beurre de karité ou des Habits « Faso dan Fani ».

Il est heureux de constater que la majorité des Burkinabè vivant en Autriche maintiennent des relations directes et suivies avec leurs familles au Burkina Faso.

Quelles sont les difficultés majeures que vit la communauté burkinabè dans cette partie du monde ?

De manière globale, la communauté burkinabè en Autriche est bien intégrée. Toutefois, les difficultés ne manquent pas. Elles sont hértéogènes et complexes selon le statut de tout un chacun. On peut citer la grande difficulté pour certains des nôtres de trouver un travail qui puisse permettre de s’épanouir ou de créer sa propre source de revenu. Même s’il est plus ou moins marginal, il faut citer le racisme. Comme partout en Occident, on rencontre des personnes qui n’aiment pas toujours les étrangers, pensant à tort qu’ils sont la source de leurs malheurs.

L’Ambassadeur souhaite disposer d’une base de données consolidée, entretenir une communication régulière et œuvrer à la protection et à l’encadrement des Burkinabè résidant en Autriche et dans les autres pays de la juridiction. Quelle contribution peut-il attendre de l’ARBA pour relever un tel défi ?

Nous avons déjà discuté de la question en interne entre membres du bureau de l’association. En effet, le dispositif statuaire de notre association ne permet pas au bureau exécutif de partager les données de ses membres avec des personnes ou des structures non membres de l’association. Nous motivons les membres à aller s’immatriculer à l’Ambassade. La question étant délicate ici, nous avons aussi envisagé une campagne de sensibilisation pour expliquer aux membres de l’ARBA la nécessité de partager leurs données avec l’ambassade. Dans ce sens, des initiatives seront prises avec les responsables de l’Ambassade. Comme vous l’avez indiqué, il s’agit en réalité de disposer d’une base de données consolidée, entretenir une communication régulière et œuvrer à la protection et à l’encadrement des Burkinabè résidant en Autriche et dans les autres pays de la juridiction.
L’utilisation qui en sera faite étant claire, nous devrions pouvoir convaincre non seulement les membres mais également les autres compatriotes à adhérer à cet exercice.

Dans le PNDES, il est écrit : « Les Burkinabè de l’extérieur seront appelés à mettre à profit leur savoir-faire capitalisé dans leur pays de résidence. Ils auront une contribution importante à apporter à la mobilisation des ressources et des compétences, par la proposition de solutions innovantes aux préoccupations des populations. Ils seront également sollicités pour participer à la réalisation des investissements structurants, au renforcement de l’entreprenariat et de l’innovation, surtout dans le domaine des TIC ». Quelle appréciation faites-vous de cette vision des plus hautes Autorités du Burkina Faso et quel rôle les Burkinabè d’Autriche comptent-ils jouer pour ne pas rester en marge de cet appel ?

Nous apprécions beaucoup cette vision qui est un vecteur directeur du développement économique et social qui offre l’opportunité à la diaspora de pouvoir mettre en œuvre ses compétences et ses expériences. Nous avons eu l’opportunité d’échanger longuement sur la question avec la Ministre déléguée en charge des Burkinabè de l’extérieur, Mme Solange Rita AGNEKETOM/BOGORE.

Nous Burkinabè de l’Autriche, nous nous sentons concernés et interpellés. Nous pensons que nous pourrons apporter notre contribution dans la mobilisation des ressources et des compétences, la réalisation des investissements structurants, le renforcement de l’entrepreunariat et de l’innovation. Déjà lors de notre Assemblée générale du 15 octobre 2015, nous avons créé le groupe des professionnels de la diaspora burkinabè d’Autriche. Le groupe est en train de se consolider et prépare des projets de collaboration avec des institutions privées au Burkina Faso. Nous avons prévu d’élaborer la stratégie de base qui permettra au groupe des professionnels de pouvoir contribuer à la réalisation des objectifs prédéfinis dans le PNDES. La « Conference call » des membres du groupe, organisée le samedi 20 mai 2017, entre dans ce cadre.

L’Ambassadeur Dieudonné KERE a partagé sa vision et sa feuille de route avec vous lors des audiences qu’il a accordées à l’ARBA. En plus de votre engagement à lui apporter tout votre soutien, auriez-vous des suggestions à faire afin de contribuer à la réussite de sa mission ?

Nous comptons contribuer à la recherche de partenaires dans la limite de nos possibilités qui pourront aider à la réalisation de sa mission en général. Nous avons également à cœur de mener des activités socio-économiques et culturelles pour promouvoir et mieux faire connaître en Autriche des événements comme le SIAO et le FESPACO.

Dans cette dynamique, nous souhaitons avoir des contacts réguliers avec son Excellence KERE pour non seulement bénéficier de ses conseils mais également pour envisager l’éventualité d’organiser en synergie avec les délégués au CSBE et l’ambassade des activités dans divers domaines. Nous lui réaffirmons la disposition de l’ARBA à l’accompagner pour la réussite de sa mission.

23 mai 1997- 23 mai 2017. L’Ambassade du Burkina Faso à Vienne a 20 ans. Quels sentiments vous animent à l’occasion de cet anniversaire et quels sont vos souhaits ?

Un sentiment de fierté et de satisfaction nous anime étant donné que l’ambassade constitue notre maison commune. Elle est un partenaire de premier plan de l’Association des Ressortissants du Burkina Faso en Autriche. En cette heureuse circonstance, nous ne pouvons que souhaiter tout le bonheur à son Excellence Monsieur Dieudonné KERE et son personnel.

Un mot vous est-il resté sur le cœur ?

Le groupe des professionnels compte beaucoup sur l’ambassade pour l’aider dans sa volonté de s’impliquer dans la réalisation du PNDES notamment en ce qui concerne le renforcement de l’entrepreunariat et de l’innovation.

Je voudrais profiter de l’occasion que vous m’offrez pour exhorter les compatriotes, qui hésitent encore, à nous rejoindre dans l’association. Nous avons besoin du professionnalisme et l’esprit de travail d’équipe « Team work » de tous ces professionnels ou/et experts de la diaspora burkinabè en Autriche. Il s’agit avant tout de nous enrichir mutuellement ici et de partager notre riche expérience avec nos compatriotes restés au pays. Dans ce partage, nous trouverons l’énergie nécessaire pour faire face aux dures réalités des pays d’immigration et nous pourrions apporter notre pierre à l’édification de la patrie.

Simon YAMEOGO
Correspondance particulière