A l’invitation de l’Union des Burkinabè du Grand Ouest de la France (UGBOF) l’ambassadeur du Burkina Faso à Paris séjournera dans la région les 5, 6 et 7 mai prochains. A l’occasion de son séjour, Alain Francis Gustave Ilboudo participera, à Rennes le samedi 6 mai à la cérémonie d’ouverture de la première édition du Festival des Arts et des Cultures d’Afrique, dont il est le parrain.

Le séjour dans le Grand Ouest sera une opportunité d’échanges avec la communauté burkinabè et les amis du Burkina de la région. Ces échanges tiendront en des rencontres avec respectivement la communauté le 5 mai, et les élus des collectivités locales entretenant des jumelages avec des communes du Burkina Faso le 6 mai. Une rencontre est également prévue avec des investisseurs français de la région.

Depuis sa prise de fonction en octobre 2016, Alain Francis Gustave multiplie les contacts avec les compatriotes et les partenaires de la juridiction. En mars dernier, il avait séjourné dans le grand Est, dans le cadre de cet exercice.

La première édition des FACA, un menu varié.

Plusieurs activités seront au programme de cette première édition du Festival des Arts et des Cultures d’Afrique :

Samedi 6 mai : 10h à 12h : Cinéma ARVOR : Projection du long métrage « Révolution Africaine, les dix jours de la chute de Blaise Compaoré » (sélection FESPACO 2017), film documentaire de Gidéon Vink et Boubacar Sangaré,
Burkina, 90’, en partenariat avec le Festival Cinémas d’Afrique d’Angers.

12 h 30 mn : Maison des Associations de Rennes, 6 cours des Alliés (en face du métro Charles de Gaulle) : Ouverture de l’Exposition « Les Femmes Africaines en Mouvement », en partenariat avec le Musée de Bretagne et du Stand de Littérature Africaine, en partenariat avec les Editions l’Harmattan. Notre sélection « Les Femmes Africaines en Mouvement » sera enrichie par l’Exposition « Femmes de Dankassari », réalisée dans le cadre de la coopération décentralisée Cesson-Dankassari.

14h30 : Cérémonie d’Ouverture du FACA BRETAGNE 2017

15h à 18h : Communications des Panelistes suivies d’échanges avec les participants autour du thème « L’Afrique d’aujourd’hui et de demain : quelles convergences tisser entre les pouvoirs publics et la société civile autour du Patrimoine Culturel Africain, comme levier fondamental de renforcement de la démocratie et de l’Etat de Droit ? »

20h à 23h : Le Gala Panafricain du FACA Bretagne, à l’Auditorium de la Maison des Associations de Rennes, avec les Compagnies Adama Bilorou , Corps Ivoire, les 7 voiles, Maghreb Solo Gospel, Musical Traduction Bénin.

Dimanche 7 mai 2017 : 12h à 13h : Concours d’Art Culinaire Africain « L’Afrique dans votre assiette » : dégustation des mets des Candidates par le public/Jury.

13h à 13h 45 : Possibilité de Déjeuner sur place/ Commande auprès des Candidates du Concours.

14h : Concours Wax Show / Défilé de Mode.

16h : Proclamation des résultats des Concours/ Remise des Prix « Portraits de l’Afrique de l’Avenir » aux Lauréats.

16h30: Projection de quatre Courts métrages (sélection FESPACO 2017) à l’Auditorium de la Maison des associations.

 
 

Service de presse Ambassade du Burkina à Paris, in www.kaceto.net

Du 13 au 23 mars 2017, l’ambassadeur du Burkina Faso en Côte d’Ivoire, SEM. Mahamadou Zongo a effectué sa deuxième sortie dans la juridiction du Consulat honoraire de Soubré. Objectif : toucher du doigt les réalités que vivent ses compatriotes dans cette partie du sud-ouest ivoirien.

Tout a commencé par Dagadji, ensuite, Gabiadji, San-Pedro, Tabou, Dogbo, SOGB-Village, Grand-Bereby, Adjamené, Sassandra, Médon, Gnango I, Gnango II, Sago, et enfin, Dakpadou. Ces noms sont ceux des localités où résident souvent plus de 80% de Burkinabè et qui ont reçu pour la première fois, à l’exception de San-Pedro, Tabou, Grand-Bereby et Sassandra, la visite d’un ambassadeur du Pays des Hommes intègres. Mahamadou Zongo a eu donc droit à des mobilisations extraordinaires de ses compatriotes et un agenda excessivement chargé. Tout simplement, parce que chaque Ivoirien, chaque Burkinabè et chaque ressortissant de l’espace CEDEAO a tenu à vivre en direct la rencontre avec l’ambassadeur Zongo.

Vivant dans cette partie du sud-ouest ivoirien, les habitants en général, et les Burkinabè, en particulier, n’ont pour activité essentielle que les plantations du cacao, de l’hévéa et de palmiers à huile.

Partout où l’ambassadeur Zongo est passé, le dispositif est toujours le même : libations ou prières avant chaque cérémonie ; mot de bienvenue du délégué ou porte-parole des populations ; mot introductif du Consul honoraire, Monsieur Jean De Dieu Zoundi, et enfin, message de l’ambassadeur, le représentant du Président du Faso.

Ce message, contenu de la lettre de mission que SEM. Roch Marc Christian Kaboré, lui a remis, se résume ainsi qu’il suit : le renforcement des relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, relations qui datent depuis la colonisation ; le raffermissement des liens de solidarité entre Burkinabè de la diaspora, une diaspora minée par des querelles intestines ; le respect strict des lois, des coutumes et des us du pays d’accueil ; l’établissement des extraits d’acte de naissance ou jugements supplétifs d’acte de naissance afin de confectionner la carte d’identité consulaire et aussi la scolarisation des enfants (filles et garçons) en lieu et place des champs de plantation. Des chiffres du ministère ivoirien de l’éducation nationale indiquent que près de 60% d’enfants burkinabè nés en Côte d’Ivoire ne vont pas à l’école.

L’ambassadeur Zongo a annoncé de vive voix que la détention de la carte consulaire permettra le vote à l’élection présidentielle de 2020, un engagement personnel du Président du Faso.

Enfin, l’ambassadeur Zongo a lancé un cri de cœur à ses compatriotes en leur demandant de ne point oublier la mère patrie. Pour cela, parler moins de mal du pays aux enfants. Mieux, inculquer à vos enfants l’amour du retour au bercail, et aussi, l’amour d’y investir.

Interpeler à maintes reprises et à chaque étape de sa tournée, sur les tracasseries policières que subissent les Burkinabè à propos du port permanent du certificat de résidence, dans les multiples corridors, l’ambassadeur Zongo a promis, dès son retour à Abidjan, saisir les autorités ivoiriennes compétentes en vue de sa suppression, parce que sur la carte consulaire burkinabè, y figure déjà le lieu de résidence en territoire ivoirien. Aussi, a-t-il fait remarquer, c’est dans cette seule partie du sud-ouest de la Côte d’Ivoire que le certificat de résidence est exigé lors des contrôles de police et de gendarmerie.

Visites de courtoisie, séances de travail et baptêmes

Avant l’entame de chaque cérémonie avec ses compatriotes, l’ambassadeur Zongo rend une visite de courtoisie aux autorités administratives locales (Préfets de Région, Sous-préfets et Maires) et coutumières (chefs de tribus, chefs de villages ou de terre). A leur endroit, il explique les raisons de son périple, et réitère les remerciements de l’Etat burkinabè pour leur hospitalité légendaire, la coexistence pacifique et la vie harmonieuse entre populations autochtones et allogènes.
Dans la sous-préfecture de Tabou, le chef suprême des 11 tribus Kroumens, très ému par les civilités et considérations de l’ambassadeur Zongo, a baptisé séance tenante ce dernier. Mahamadou Zongo s’appellera désormais en pays Kroumen « BOUADI TOTO », ce qui signifie « Chef de terre ».

Même scène dans le village de Medon, où l’ethnie majoritaire, les KORDIA ont donné le nom « OPIAH BLO », c’est-à-dire la « Corde du développement » entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Dans la sous-préfecture de Sago, le chef central de l’ethnie KORDIE a donné le nom « KOKROKO », c’est-à-dire « celui qui sait accueillir les étrangers ».

Enfin, dans la sous-préfecture de Dakpadou, les GODIE, une autre ethnie a baptisé l’ambassadeur Zongo du nom de « DAKBA », ce qui signifie « Compagnon ».
Avec les autorités administratives locales, l’ambassadeur Zongo a eu deux séances de travail.

D’abord, avec le Préfet de Région de San-Pedro, Monsieur Ousmane Coulibaly, et ensuite avec Monsieur Hilaire Lamizana, Directeur Général du Port autonome de ladite ville. Les entretiens avec le Préfet de Région ont porté sur les tracasseries policières que subissent les Burkinabè qui se rendent ou qui vivent dans cette Région, d’une part, et avec le DG sur les opportunités qu’offrent le Port de San-Pedro aux hommes d’affaires burkinabè, d’autre part. Les deux responsables ont très bien apprécié la démarche de l’ambassadeur Zongo.

En ce qui concerne le Port autonome de San-Pedro, son DG a rappelé à l’ambassadeur Zongo, les mesures prises au profit du Burkina Faso. Il s’agit de la mise à la disposition de deux terrains gracieux de deux (02) hectares, soit un hectare pour le Conseil burkinabè des Chargeurs (CBC) et un hectare pour la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina (CCI-B). L’ambassadeur Zongo a salué le leadership et le management du DG Lamizana pour avoir réussi à faire du Port de San-Pedro l’un des fleurons de l’émergence économique de la Côte d’Ivoire, sans oublier deux Etats de l’hinterland que sont le Burkina Faso et le Mali qui ont pour Port naturel celui de San-Pedro.

En marge des rencontres officielles, l’ambassadeur Zongo a eu des séances de travail avec les opérateurs économiques burkinabè résidents dans les différentes localités ainsi que les leaders de mouvements de jeunesse. Il leur a prodigué des conseils d’union, d’unité, d’entraide et de solidarité dans les actions de développement, surtout dans la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). Il a visité l’usine de transformation de la sève de l’hévéa en caoutchouc, à savoir, la Société des caoutchoucs de Grand-Bereby (SOGB). C’est une société qui emploie près d’un millier de Burkinabè sur un total d’environ six mille ouvriers. L’ambassadeur Zongo a traduit la reconnaissance du Burkina au DG de la SOGB qui a financé la confection des cartes consulaires du personnel burkinabè, et participe aux actions de promotion et de développement de nos compatriotes.

Ce périple est le deuxième de l’ambassadeur Zongo dans la juridiction du Consulat honoraire de Soubré après celui effectué du 15 au 21 novembre 2016 dans les Régions de la Nawa (Soubré) et du Goh (Gagnoa). Une sortie qui honore et requinque le doyen Jean De Dieu Zoundi, Consul honoraire de cette juridiction qui constitue l’un des poumons de l’économie ivoirienne.

 

Service Presse
Ambassade du Burkina en Côte d’Ivoire

 

Le Nigeria est le pays d’Afrique subsaharienne qui a reçu le plus de fonds envoyés par les migrants en 2016, selon un rapport publié le 22 avril par la Banque mondiale et intitulé « Migrations et envois de fonds : développement récent et perspectives » (Migration and Remittances : Recent developments and outlook).

Le pays le plus peuplé du continent a reçu dans ce cadre 19 milliards de dollars, l’an passé, un montant en baisse de 10% par rapport à l’année précédente, selon ce rapport.

Le Ghana et le Sénégal arrivent ex-æquo, en deuxième position avec un montant de 2 milliards de dollars pour chacun de ces deux pays. Viennent ensuite le Kenya (1,7 milliard de dollars), l’Ouganda (1,1 milliard), le Mali (0,8 milliard), l’Afrique du Sud (0,7 milliard), le Liberia (0,6 milliard), l’Ethiopie (0,6 milliard) et Madagascar (0,4 milliard).

D’après le document publié en marge des Assemblées de printemps du groupe de la Banque mondiale et du FMI, les transferts des fonds des migrants vers l’ensemble des pays d’Afrique subsaharienne ont diminué d’environ 6,1% en 2016 pour s’établir à 33 milliards de dollars, en raison de la lenteur de la croissance économique dans les pays d’accueil des migrants, de la baisse des prix des produits de base, de l’essor des envois de fonds via des circuits informels dans un contexte de régimes de change contrôlés.

Les transferts de fonds vers la région devraient augmenter de 3,3% en 2017, à 34 milliards de dollars, grâce notamment au raffermissement des prix du pétrole et à l’amélioration des perspectives de croissance à l’échelle mondiale.

Les envois de fonds des migrants devraient augmenter de 1,9% vers le Nigeria, de 3,1% vers le Ghana et de 2,6% vers le Sénégal.

Par ailleurs, le coût moyen des transferts de fonds des migrants vers l’Afrique subsaharienne a légèrement augmenté, passant de 9,7% en 2016 à 9,8% au premier trimestre 2017, soit le taux le plus élevé à l’échelle mondiale.

 

Agence Ecofin