154 migrants burkinabè dont 7 femmes et quelques enfants en situation de retour volontaire de la Libye sont arrivés à Ouagadougou ce mercredi 19 avril 2017. Ils ont été accueillis à l’aéroport international de Ouagadougou par le Secrétariat Permanent du Conseil Supérieur des Burkinabè de l’Extérieur, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM Burkina Faso) ainsi que par d’autres structures étatiques et de la Société civile. Déception, indignation mais aussi soulagement se lisaient sur le visage de la plupart des migrants.

Les 154 migrants accueillis à Ouagadougou présentent un profil de jeunes âgés entre 17 et 35 ans. Il s’agit d’une jeunesse essentiellement originaire du monde rural. Selon les premiers témoignages, lors de séjour libyen, ils ont été entre autres victimes de tortures, de traite, de séquestration, et d'arrestations abusives

Pour Abdel Rahmane Diop, le Chef de Bureau de l’OIM Burkina Faso, il y a plusieurs personnes qui sont en situation de détention de manière arbitraire, qui n’arrivent pas à avoir accès à leur salaire après avoir travaillé, qui sont brimés ou tout simplement victimes d’un certain nombre d’abus.

À en croire le Chef de Bureau de l’OIM au Burkina Faso, il y a environ un millier de Burkinabè en Libye qui sont en attente de retour volontaire. Le Gouvernement burkinabè est interpellé afin d’organiser leur retour volontaire car cela va en droite ligne avec la protection des Burkinabè en situation de vulnérabilité dans leur pays d’accueil.

 

GUIGUENDE Moumini, CSBE

LE FORUM MONDIAL SUR LA MIGRATION ET LE DEVELOPPEMENT DE 2007 A 2016:

 

Démarré en 2007 à Bruxelles en Belgique, le Forum s’est tenu de 2008 à 2014 successivement à Manilles aux Philippines, à Athènes en Grèce, à Puerto Vallarta au Mexique, à Genève en Suisse, à Port-Louis en Ile Maurice et à Stockholm en Suède.

Le Forum Mondial sur la Migration et le Développement est un processus mené par les Etats. Sa création fut suggérée par Kofi Annan, comme un moyen de continuer « le Dialogue de haut niveau sur la migration internationale » organisé à New-York en septembre 2006 par les Nations unies.

 Le Forum qui relève d’un processus inter-étatique volontaire, informel et non contraignant, ouvert à tous les Etats membres et observateurs des Nations Unies, a pour objectif d’améliorer la coopération pour renforcer les liens entre migration et développement. Il vise d’une part à protéger les droits des travailleurs migrants et d’autre part à faciliter une migration sûre, régulée et responsable.

 La Belgique a organisé et organisé le 1er GFMD à Bruxelles les 7 et 9 juillet 2007. Les axes thématiques de la réunion ont reflété les thèmes prioritaires identifiés par les États membres de l'ONU dans le cadre d'une enquête menée par le Gouvernement belge à la fin de 2006. GFMD 2007 a examiné l'impact De la migration sur le développement social et économique, en termes de développement du capital humain et de mobilité de la main-d'œuvre, d'une part, et la contribution des ressources des migrants (financières et compétences) d'autre part. La cohérence des politiques entre les politiques de migration et de développement était le deuxième problème principal. Des problèmes horizontaux, tels que les droits de l'homme, le genre et les causes profondes de la migration, ont également été discutés. Des modalités d'exploitation ont été mises en place, qui comprenaient un cadre structurant pour garantir la poursuite du Forum à l'avenir sur une base solide.

La 2ème réunion du GFMD a eu lieu à Manille sous la présidence philippine du 27 au 30 octobre 2008 ; Il a tourné autour du thème central "Protéger et responsabiliser les migrants pour le développement". Son objectif était de souligner le visage humain de la migration et la protection des droits des migrants et d'examiner l'impact de cette protection dans le renforcement du développement. Il a également introduit pour la première fois le concept de «responsabilité partagée» des gouvernements et d'autres acteurs concernés dans la protection et l'autonomisation des migrants et de leurs familles.

La 3ème réunion a eu lieu à Athènes du 2 au 5 novembre 2009. La chaire grecque a choisi comme thème principal «Intégrer les politiques de migration dans les stratégies de développement au profit de tous». La discussion a porté sur l'intégration des migrations dans la planification du développement et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, l'impact de la crise économique sur les liens de migration et de développement, ainsi que sur la cohérence des politiques et la relation entre l'intégration des migrants, la réintégration et le développement.

Le Mexique a présidé la 4ème réunion du GFMD qui a eu lieu à Puerto Vallarta du 8 au 11 novembre 2010 autour du thème central «Partenariats pour la migration et le développement humain - prospérité partagée, responsabilité partagée». Il a mis l'accent sur le concept de partenariats, a présenté le nouveau format d'espace commun des débats en plénière entre les gouvernements et la société civile, et a mis au point une nouvelle ou une nouvelle priorité des tables rondes sur la migration irrégulière, la famille, le genre et le changement climatique. Il s'agissait également d'une séance de travail sur la Plate-forme pour les partenariats (PfP), un mécanisme de soutien pour faciliter les partenariats sur les résultats actuels et passés du GFMD et les activités de suivi, et une session Future of the Forum axée sur l'exercice d'évaluation GFMD à entreprendre dans 2011-2013.

 
La Suisse a organisé et organisé le 5ème GFMD à Genève les 1er et 2 décembre 2011
. Le GFMD suisse a organisé quatorze réunions thématiques basées sur le contenu et les résultats clés des précédentes réunions du GFMD et soutenues par le thème phare du Président intitulé «Action pour la migration et le développement - Capacité de cohérence et coopération ". Ces thèmes thématiques ont été structurés sous les trois thèmes de grappes de GFMD 2011 - mobilité et développement de la main-d'œuvre (cluster I), abordant la migration irrégulière grâce à des stratégies de migration et de développement cohérentes (cluster II) et des outils pour les politiques de migration et de développement basées sur des données probantes (cluster III) . Les résultats de ces réunions thématiques ont été rapportés au cours du Débat de fin de 2011 de GFMD. GFMD 2011 a également convoqué la première phase de l'exercice d'évaluation GFMD qui a produit un projet de rapport d'évaluation [ES | FR] sur la base des réponses de 66 gouvernements et de 10 observateurs GFMD.

La 6ème réunion a eu lieu à Port Louis, Maurice, du 19 au 22 novembre 2012, autour du thème central "Améliorer le développement humain des migrants et leur contribution au développement des communautés et des États". Il a mis l'accent sur les résultats réalisables pour l'avenir du Forum, Les besoins uniques et les défis de l'Afrique et la participation de la société civile, de la diaspora et du secteur privé. Il a abordé ces objectifs en utilisant les thèmes de la mobilité de la main-d'œuvre, en intégrant les migrations dans la planification du développement et la protection des migrants dans trois tables rondes, un format plus intime pour le dialogue sur l'espace commun et une session de travail sur la plate-forme pour les partenariats. GFMD 2012 a également complété la phase deux de l'exercice d'évaluation GFMD et a présenté les chefs de délégation avec des recommandations du document d'évaluation consolidé lors de la session extraordinaire sur l'avenir du Forum.

La 7ème réunion a eu lieu à Stockholm, en Suède, du 14 au 16 mai 2014 autour du thème central "Débloquer le potentiel de migration pour le développement inclusif". Depuis 2007 à 2014, des représentants de plus de 160 États membres et des observateurs des Nations Unies, ainsi que Plus de 45 organisations internationales ont participé à la réunion annuelle du gouvernement du GFMD, tandis que 200 à 400 acteurs variés ont participé aux Journées de la société civile. La présidence suédoise avait pour objectif de lancer une nouvelle phase de la GFMD en organisant un forum plus axé sur le développement, dynamique et durable. La réunion était composée de sessions plénières, de six tables rondes, d'une session sur l'avenir du forum et d'une session PfP. Les discussions à l'espace commun comprenaient des participants de la société civile, du secteur privé, des organisations internationales et des gouvernements.

La 8ème réunion s'est tenue à Istanbul, en Turquie, du 14 au 16 octobre 2015 autour du thème central «Renforcer les partenariats: mobilité humaine pour le développement durable» en signalant que les migrations internationales ne peuvent être traitées efficacement par un seul pays ou par des États sans coopération D'autres parties prenantes, y compris les organisations internationales, la société civile, le secteur privé et les migrants eux-mêmes. Il a également souligné que la mobilité dans le bon cadre politique est un facteur positif pour le développement.

La 9ème réunion s'est tenue à Dhaka (Bangladesh) du 10 au 12 décembre 2016 dans le cadre du thème principal «Migration qui fonctionne pour le développement durable de tous : Vers un programme de migration transformatif». Le Forum de cette année est axé sur trois grands axes : l'économie, la sociologie et la gouvernance des migrations et du développement. Le thème général est basé sur une approche «SDG Plus», c'est-à-dire pour intégrer et avancer, dans le contexte des livrables, une gamme de problèmes spécifiques à la migration, des idées et des éléments qui ont déjà été reconnus, entre autres, dans les deux niveaux supérieurs de l'Assemblée générale des Nations Unies Dialogues sur la migration et le développement internationaux (2007, 2013) et dans divers autres dialogues / plateformes, processus consultatifs mondiaux et documents analytiques au cours de la dernière décennie.

 

 

GUIGUENDE MOUMINI, CSBE

Le Ministre Délégué chargé de la Coopération Régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Madame Rita Solange AGNEKETOM/BOGORE a reçu en audience le lundi 03 avril 2017 le Docteur Abdraman SYLLA, Ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine.

Cette rencontre avait pour objectif d’échanger sur des questions portant sur la migration irrégulière, engendrant beaucoup de conséquences néfastes dont les pertes en vies humaines. Le ministre malien est revenu sur les démantèlements des réseaux de passeurs, la concertation entre les forces de sécurité des pays de la sous-région, les concertations entre Ministres en charge des questions migratoires dans notre sous-région pour combattre  la migration irrégulière.

Madame le Ministre a salué la justesse des propositions du Ministre malien et a rassuré son hôte de l’intérêt que les autorités burkinabè portent également au phénomène de la migration irrégulière.

Pour les deux Ministres, le phénomène de la migration irrégulière est une préoccupation majeure pour les gouvernements africains eu égard aux multiples inconvénients, notamment les morts qu’elle occasionne. Ils souhaitent que l’accent soit mis sur les concertations sous-régionales afin de lutter efficacement contre le phénomène.

 À l’issue de l’audience, madame le Ministre Délégué a réitéré ses remerciements à son homologue du Mali et a souligné la nécessité d’entreprendre des actions fortes pour endiguer la migration irrégulière dans nos pays.

 

GUIGUENDE MOUMINI, CSBE

Les conclusions à l'issue du Forum national sur la migration et le développement

 

  1. INTRODUCTION

Organisé par le Ministère de l’économie, des finances et du développement (MINEFID) avec l’appui financier de la Coopération suisse, le  forum national sur la migration et le développement s’est tenu les 06 et 07 avril 2017 à Ouagadougou dans la salle de conférence de Ouaga 2000 autour du thème central: « développement économique et social du Burkina Faso : quelles contributions de la diaspora ? ».

Ce forum avait pour objectif global est de susciter une réflexion proactive et la mobilisation agissante autour de la contribution des Burkinabè vivant à l’étranger au développement économique et social  en lien avec la transformation structurelle socio-économique du pays.

Plus de deux cents (200) participants, dont plusieurs Burkinabè de la diaspora venus de neuf (09) pays du monde ont participé au forum.

 

  1. LES THEMES TRAITES

Le forum a été une opportunité pour tous les acteurs du développement de mener des réflexions fructueuses pour améliorer la contribution de la diaspora au développement économique et social du pays. La thématique a été traitée au cours de trois sessions en plénière et de quatre sessions parallèles.

La première session plénière a porté sur le thème « développement économique et social du Burkina Faso : opportunité et créneaux d’investissements pour la diaspora ». Cette session a passé en revue les opportunités d’investissements au Burkina Faso, le Plan national de développement économique et social (PNDES) et le cas de Bagré Pôle.

La deuxième session plénière a traité du « bilan des politiques mises en œuvre depuis 1960 et perspectives pour une gestion efficace de la migration au Burkina Faso »

La troisième session plénière a présenté la stratégie nationale de migration et son plan d’actions.

Outre les sessions plénières, quatre sessions parallèles ont été tenues sur les thématiques suivantes :

  • transfert de fonds et autres ressources de la diaspora burkinabé : comment augmenter leur volume et leur impact sur le développement ;
  • panorama de l’émigration des Burkinabé : l’émigration d’hier, d’aujourd’hui et perspectives ;
  • gestion des migrants de retour : état des lieux et perspectives ;
  • contribution de la diaspora au développement du Burkina Faso : cas de la région du Centre-Est.

A l’issue des différentes présentations, les participants ont eu des échanges fructueux qui ont abouti à la formulation de plusieurs recommandations.

 

  • LES RECOMMANDATIONS

Nous, participants au Forum National sur Migration et le Développement, tenu les 06 et 07 avril 2017 à Ouagadougou dans la Salle de Conférence de Ouaga 2000 autour du thème : « Développement économique et social du Burkina Faso : quelles contributions de la diaspora ? » :

  • saluons l’Etat burkinabè à travers le Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement pour l'organisation du présent forum,
  • saluons l’effort consenti par l’Etat burkinabè depuis quelques années pour faire de la diaspora un levier essentiel de son développement économique et social,
  • saluons le comité d’organisation pour les efforts consentis pour la bonne organisation du forum,
  • saluons nos frères et sœurs de la diaspora qui, malgré leur calendrier chargé ont répondu à cet appel pour encore pousser la réflexion sur la contribution de la diaspora au développement du Burkina Faso,
  • saluons particulièrement ceux qui sont venus au présent forum en se prenant en charge,
  • remercions le Tocsin pour les efforts et le contact maintenu avec la diaspora.

A l’issue des travaux, nous, participants au forum, formulons les recommandations suivantes :

  • A l’endroit du Comité d’organisation :
  • soumettre les documents du forum aux participants dans un délai raisonnable avant l’événement ;
  • consacrer plus de temps aux échanges pour le partage d’expérience,

 

  • A l’endroit de l’Etat :
  • mettre en place un fonds dédié aux migrants ;
  • trouver des mécanismes pour organiser la diaspora burkinabé ;
  • créer un guichet unique pour faciliter les investissements de la diaspora au Burkina Faso ;
  • créer une maison de la diaspora regroupant des compétences multisectorielles utiles pour un appui-conseil aux investisseurs de la diaspora,
  • encourager et soutenir les études sur les migrations des Burkinabè et de la diaspora ;
  • dresser une situation exacte de la diaspora burkinabé (estimation, profil, etc.),
  • prendre des mesures pour un meilleur accès aux logements sociaux et aux terres aménagées ;
  • effectuer des missions pour rencontrer la diaspora pour présenter les opportunités d’investissements ;
  • mise en place d’une structure faitière de la diaspora siégeant au Burkina Faso et collaborant avec les Organisations de Société Civile (O.S.C.) et les structures étatiques ;
  • créer un fonds de garantie de la diaspora afin de faciliter leur investissement au Burkina Faso,
  • relire les textes règlementaires pour une reconnaissance des associations de la diaspora par l’Etat burkinabé
  • mettre en place un mécanisme visant à inciter les établissements financiers à traiter de façon particulière les fonds transférer par les migrants ;
  • assurer une meilleure protection des Burkinabè de l’extérieur ;
  • accompagner la diaspora pour la restitution des conclusions du présent forum dans leur pays d’accueil ;
  • institutionnaliser le Forum National sur Migration et le Développement.
  • A l’endroit de la diaspora :
  • s’immatriculer dans les structures consulaires des pays d’accueil,
  • respecter les textes et les lois des pays d’accueil,
  • sécuriser leurs ressources en les investissant au Burkina Faso,
  • développer l’esprit de solidarité entre membres de la diaspora,
  • dupliquer les bonnes expériences de progrès économique, social et culturel vécues dans les pays d’accueil dans leur pays d’origine,
  • s’inspirer des expériences réussies dans une diaspora pour les dupliquer ailleurs (Quick Cash)

 

                                                                    Ouagadoudou, le 7 avril 2017

 

 

Le consortium des entrepreneurs de la diaspora pour la promotion économique et commerciale du Burkina Faso (CEDIAPEC) a été créé à l’initiative d’entrepreneurs Burkinabè en Amérique, Europe et Afrique. Il a été mis en place le 26 août 2016 à New York aux Etats Unis d’Amérique au cours d’une assemblée générale constitutive. Lesaffairesbf a rencontré le président du CEDIAPEC, Georges Yamba Kaboré, et le point focal au Burkina Faso, Rasmané Ganemtoré, ancien protocole d’Etat à la retraite, ce lundi 27 mars 2017 à Ouagadougou pour découvrir le fonctionnement de cette structure.

Burkina24 (B24): Qui est Georges Yamba Kaboré ?

Georges Yamba Kaboré (GYK): Je suis retraité des Nations Unies. J’étais fonctionnaire international à New York aux USA et par le monde. J’étais en Afghanistan, en Tanzanie, en Irak, en Syrie, le Cambodge, le Japon, etc. J’ai pris ma retraite en 2004 et je fais la consultance pour garder intellectuellement la forme. Je m’occupe également des activités associatives avec les jeunes à New York.

B24: D’où est venue l’idée de la mise en place du consortium ?

GYK: J’ai été approché par des jeunes en fin 2015-2016 pour les aider à mettre sur pied le consortium des entrepreneurs de la diaspora pour la promotion économique et commerciale du Burkina Faso (CEDIAPEC). La structure a vu le jour le 26 août 2016. Ce sont les jeunes de New York qui sont les initiateurs et moi je suis le président pour l’instant pour les aider à le consolider.

B24: Quels sont les objectifs recherchés par CEDIAPEC ?

GYK: Le CEDIAPEC ce veut être le représentant des entrepreneurs de la diaspora. Unir, unifier,  rassembler autour d’un concept commun et une idée commune. Ensuite  être l’intermédiaire entre les entrepreneurs de la diaspora et les hommes d’affaires burkinabè  qui veulent faire des affaires au niveau international. Nous faisions de l’intermédiation avec la représentation  de nos entreprises au niveau de la recherche de marché, de financement, de négociation commerciale avec le monde des affaires et l’Etat Burkinabè.

Nous sommes en train de chercher un terrain pour construire une « maison de l’entrepreneur de la diaspora » à Ouagadougou qui comprendra un hôtel, des entrepôts pour faciliter le retour des entrepreneurs de la diaspora qui veulent se réinstaller au niveau du Burkina Faso.

Aussi nous voulons gérer une mutuelle, pour avoir une assise financière solide pour aider les entreprises membres CEDIAPEC et les jeunes entrepreneurs qui arrivent à New York à se lancer dans les affaires. A New York, ce qui marche c’est les affaires. « On peut avoir un emploi temporaire pour créer un fonds, mais on ne peut pas passer son temps à être employé ».

Au Burkina Faso le CEDIAPEC compte « adopter » une école par an. C’est-à-dire prendre en charge l’école durant une année. Egalement « adopter » un village et apporter tout le nécessaire comme un point d’eau, l’électrification, etc. Ce que nous faisions, c’est l’intermédiation, l’assistance et le domaine social.

B24: Comment comptez-vous financer toutes ses activités ?

GYK: Nous commençons par la mise sur pied de la mutuelle avec la cotisation des membres. Notre ambition est de réunir cette année la somme de 50 millions  de FCFA. Nous avons beaucoup de structures financières qui veulent nous épauler comme Coris Bank, la Banque mondiale, etc. En réalité, l’argent n’est pas souvent le plus gros des problèmes, c’est plutôt l’organisation. Quand on est bien organisé, « l’argent ça se ramasse à la pelle ».

Pour le moment, nos finances proviennent uniquement que des cotisations des membres mais nous pensons élargir nos bases de financement avec l’idée de la mutuelle et des Organisations internationales. Nous avons des entreprises membres qui opèrent au Burkina Faso, dans la construction, dans l’électricité, dans le solaire, construction des routes, etc.

B24: Quels sont les pays concernés par le CEDIAPEC?

GYK: Le CEDIAPEC est représenté en Afrique par le Mali, le Burkina Faso, la Guinée, le Sénégal, le Ghana, etc. En Asie représenté par la Chine, le Qatar et en Europe par l’Allemagne, l’Angleterre, la France, et aux USA par  le Canada, etc. On se répand rapidement et on est dans tous les domaines.

C’est un consortium c’est-à-dire que c’est une réunion d’entreprises qui a chacune son mode de financement. Cela va de tous les domaines, de la restauration, au bâtiment, aux télécommunications, import-exports, transports, manutentions, etc. Il y a plusieurs entreprises dans tous les domaines qui existaient avant le CEDIAPEC et qui sont des membres fondateurs du consortium.

B24: Quelles sont les conditions pour une entreprise pour devenir membre du CEDIAPEC ?

GYK: Pour l’instant, c’est une demande que le comité exécutif examine avant toute décision. Aussi, ce comité tient compte de l’assise financière de l’entreprise, une enquête de moralité pour vérifier l’aspect morale et éthique de l’entrepreneur, etc.

Le critère N°1, il faut que ça soit une entreprise burkinabè gérée par un Burkinabè. Notre site web est presque prêt et contiendra un formulaire et les conditions d’adhésion pour toutes entreprises.

B24: Aujourd’hui, combien de membres compte le CEDIAPEC ?

GYK: On a 2 au Soudan, 3 en Guinée, 5 en Côte d’Ivoire, 2 au Ghana, 1 au Qatar, Emirats Arabes 3, etc. En gros, une cinquantaine de membres avec les Etats Unis en moins d’une année de fonctionnement. Je sais qu’avant la fin de 2017, on atteindra les 100 entrepreneurs membres du CEDIAPEC. Pour l’instant, les activités sont centrées sur New York et New Jersey.

B24: Quels sont vos projets à moyen et long terme ?

GYK: Au niveau des USA,  on vient  de déposer une demande de reconnaissance du CEDIAPEC dans l’Etat de New York. Nos activités entre le mois d’août 2016 à maintenant c’est d’abord la consolidation de la structure. Élargir la base d’adhérents, organiser structurellement la structure, asseoir une base juridique, lancer une campagne d’information au niveau de New York, auprès de tout les Burkinabè.

Au Burkina Faso nous avons déjà rencontré le président du Faso. On a déjà commencé la recherche des marchés pour nos entrepreneurs. C’est encore une entreprise naissante mais de la façon dont elle grandit, d’ici un an, quand on fera le point  on verra qu’on a beaucoup avancé.am

Propos recueillis par Jules César KABORE

Lesaffairesbf

 

Arrivé à Berlin en République fédérale d’Allemagne dans l’après-midi du 20 mars 2017, le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a rencontré en début de soirée, la communauté burkinabè vivant dans ce pays. Au menu des échanges entre le chef de l’Etat et ses compatriotes, la situation socio-politique et économique du pays et des doléances qui lui ont été soumises.

D’entrée, c’est l’Ambassadeur du Burkina Faso en Allemagne, Monsieur Honoré Simplice GUIBILA qui a introduit la rencontre. Après avoir souhaité la bienvenue au chef de l’Etat, Monsieur GUIBILA a remercié Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE pour le déplacement de Berlin et réaffirmé l’engagement et la disponibilité des Burkinabè d’Allemagne à soutenir le Plan national de Développement économique et social (PNDES). « Les Burkinabè d’Allemagne adhèrent sans réserve au PNDES que le gouvernement a élaboré avec brio. Ils vous assurent également à travers ma voix, de leur contribution à sa mise en œuvre », a dit l’Ambassadeur GUIBILA.

Selon le représentant du Président du Faso en Allemagne, « les Burkinabè tiennent à lui apporter un soutien sans faille car c’est ensemble et déterminés que nous viendrons à bout des forces obscurantistes et de déstabilisation qui tentent de mettre en péril la paix sociale et la démocratie dans notre pays ».

Prenant la parole au nom de la communauté burkinabè, le délégué du Conseil supérieur des Burkinabé de l’Etranger à Berlin (CSBE), Monsieur Amadou SIENOU a présenté la communauté au Président du Faso, les secteurs d’activités dans lesquels elle exerce et sa contribution au développement du pays. Il a, pour terminer, dressé une liste de doléances au chef de l’Etat, dont la question de la double nationalité, la création de Consulat général dans certaines villes d’Allemagne avec une forte concentration de Burkinabè, l’accompagnement de l’Etat dans la réalisation de leurs projets…

Dès l’entame de ses propos, le Président du Faso a situé l’objet de sa visite : « Nous sommes venus non seulement dans le cadre d’une visite officielle que nous avons avec le gouvernement allemand, mais également pour participer au Forum de Berlin sur l’Afrique».
Le Président Roch Marc Christian KABORE a félicité le comportement exemplaire des Burkinabè dans leur pays d’accueil : « Nous constatons partout où nous allons que les Burkinabè sont toujours solidaires les uns des autres, et je voulais aussi saluer le fait que de façon générale, partout où nous sommes passés, les Burkinabè ont été toujours soucieux du respect des textes dans les pays où ils sont parce que ce n’est pas toujours le cas ailleurs ».

Le Président du Faso a saisi le cadre de ces échanges pour présenter la situation socio-économique du Burkina Faso sous l’angle de trois défis à relever : « Sur le plan politique, suite aux élections aussi bien présidentielle, que législatives et municipales, nous avons terminé la mise en place de l’architecture institutionnelle de notre pays qui a signé le retour à la démocratie et qui en même temps nous a permis d’engager trois grands chantiers. Il s’agit d’abord de l’élaboration d’une nouvelle Constitution et, à cet effet, une Commission constitutionnelle a été mise en place sous la présidence de Maître Halidou OUEDRAOGO. Le deuxième chantier, c’est le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale (HCRUN). Comme vous le savez, le Burkina Faso est un enchevêtrement des problèmes depuis les années 60, jusqu’à nos jours qui vont des crimes économiques aux crimes de sang, des problèmes administratifs qui ne finissent pas. Le HCRUN a répertorié environ 5000 dossiers pour lesquels nous devons trouver les voies afin de permettre aux Burkinabè de se réconcilier avec leur histoire et tourner définitivement sa page sombre ».

Au plan social, depuis le début de l’année 2016, le Burkina Faso fait « face à une situation houleuse ». « Les revendications en termes d’amélioration des conditions de vie sont des revendications légitimes certainement, mais nous devons avoir en conscience que nous ne pouvons pas partager ce que nous ne produisons pas. Plus nous allons faire des efforts dans le travail, plus nous pouvons repartir la richesse entre les Burkinabè », note le chef de l’Etat avant de préciser que « le gouvernement poursuit la discussion avec les différentes structures syndicales de manière à ce que nous prenions la juste conscience de cette problématique. Parce que si nous continuons tel que nous sommes partis, il est évident que le Burkina Faso restera un pays arriéré, et les objectifs que nous visons dans la réalisation du Plan national de Développement économique et social (PNDES) se seront pas atteints ».

Le troisième défis à relever selon le Président du Faso à l‘adresse des Burkinabè vivant en Allemagne est celui du PNDES : « Nous avons présenté en décembre 2016, le PNDES à la Communauté internationale, à nos partenaires au développement, au secteur privé, et les intentions de financement se sont élevées à trois fois plus que ce que nous entendions pour boucler notre programme. Mais le plus dur reste à faire car il faut transformer ces intentions en réalité ».
Le chef de l’Etat a ensuite justifié son déplacement à Berlin qui, selon lui est de « recueillir du gouvernement et du secteur privé allemands, l’annonce de leur contribution, puisqu’ils ont participé à la présentation du PNDES à Paris. Ils est donc important pour nous de refixer les objectifs avec le gouvernement allemand et notamment avec la Chancelière, de manière à ce que dans le programme à venir, ils puissent annoncer de façon plus concrète et substantielle, la contribution qu’ils peuvent apporter à la réalisation du PNDES ». A ce sujet, a conclu le Président du Faso, « j’aimerais dire à la diaspora que sa contribution est attendue pour la réalisation de cet ambitieux projet ».
Au nombre des préoccupations soulevées par la communauté burkinabè, on peut citer entre autres la lourdeur administrative, le terrorisme, la sécurité, le service de néphrologie du CHU Yalgado OUEDRAOGO de Ouagadougou, le retour non organisé des étudiants boursiers, l’apport de la diaspora dans la construction du pays, l’incivisme, etc.

Au terme des échanges, le Président du Faso a réaffirmé son engagement et celui de son gouvernement à œuvrer pour trouver des solutions idoines aux problèmes posés. Des réponses rassurantes ont été données par le chef de l’Etat et les ministres qui l’accompagnent.
La Communauté burkinabè vivant en Allemagne compte 4000 membres qui exercent plusieurs secteurs d’activités et le Président Roch Marc Christian KABORE a salué leur engagement auprès de leur pays. Aussi, a-t-il invité ses compatriotes à rester des ambassadeurs de l’intégrité et du respect des lois de leur pays d’accueil.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Immigré burkinabè résidant en Italie, c'est un formateur, écrivain-journaliste, directeur et co-fondateur du Festival OttobreAfricano (www.ottobreafricano.org), président du comité d’organisation du RomAfrica Film Festival (RAFF - http:// www.romafricafilmfest.com).

Depuis Avril 2015, il est Membre du Conseil National pour la Coopération au Développement au Ministère italien des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, coordinateur du groupe “Migration et Développement”. Travaillant dans le monde de la communication et de la formation depuis 2002, il a collaboré avec plusieurs revues et journaux italiens (Internazionale, SolidarietaInternazionale, Repubblica delle donne...). 
Son expertise en communication, médiation culturelle, formation et organisation d’événements culturels, de conférence sur la coopération internationale et sur le rôle des immigrés dans la société italienne a amené le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale du gouvernement Italien à le choisir comme seul représentant de la diaspora dans le Conseil National pour la Coopération Internationale crée en 2015. Il coordonne le groupe “Migration et Développement".

Il est appelé dans toute l’Italie pour tenir des conférences sur l’immigration, la coopération internationale, l’Afrique. Il réside depuis 2014 à Rome, la capitale de l’Italie, pour la création d’une plateforme en collaboration avec les ambassades africaines à Rome, les ministères des Affaires Etrangères, de la Culture et de l’Economie italiens qui permettrait de mieux présenter les pays africains et par conséquent accompagner les entreprises et les administrations africaines et italiennes dans la mise en œuvre de leurs projets stratégiques en Afrique et en Italie.

Pour lui, l’Etat burkinabè devrait avoir un meilleur regard sur sa forte communauté en Italie. Non seulement c’est une des communautés les plus appréciées mais elle est aussi assez organisée et fait beaucoup pour le pays. Il suffirait d’aller dans la zone du Boulgou pour voir les œuvres de cette communauté : écoles, lycées, dispensaires, etc. Beaucoup de réalisations ont été faites par la diaspora burkinabè. Ils ont donc besoin d’une présence forte et d’un accompagnent du ministère de tutelle: le ministère des affaires étrangères, de notre ambassade et de nos consulats établis en Italie.

Le vendredi 10 mars 2017, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec lui à Ouagadougou et nous avons en commun de solides projets pour notre pays. Tout cela demande l'accompagnement de l'administration burkinabè. Il m'a annoncé sa participation au prochain Forum sur la Migration et le Développement les 6 et 7 avril prochain à Ouagadougou, sous le thème: '' DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL DU BURKINA FASO : QUELLES CONTRIBUTIONS DE LA DIASPORA ? ''


Par GUIGUENDE Moumini