La salle de réunion de l’Ambassade du Burkina Faso à Bamako a refusé du monde cet après-midi du vendredi 13 janvier 2017. Venus des différentes régions du Mali, leur pays d’accueil, les Burkinabè qui y vivent, ont échangé à bâtons rompus avec le Président Roch Marc Christian KABORE.

Le mot de bienvenue de l’Ambassadeur du Burkina au Mali, le Général Kodjo LOUGUE, le discours du représentant de la communauté, Monsieur Abdramane SAWADOGO, le mot introductif du Président du Faso suivi de la phase des questions-réponses ont constitué l’ossature de cette rencontre.

Dans son mot de bienvenue, le Général Kodjo LOUGUE a, au nom de la communauté burkinabè du Mali, forte de plus d’un million deux cents mille âmes, félicité le Président du Faso pour son accession à la magistrature suprême. Il a par la suite sollicité l’installation effective du Consulat général du Burkina Faso à Ségou dont l’accord d’ouverture a été acquis et le Consul général déjà nommé.

Prenant la parole, le représentant de la communauté burkinabè du Mali a souhaité la bienvenue au Président du Faso avant de lui témoigner son soutien dans l’œuvre de développement du Burkina Faso entreprise depuis son arrivée au pouvoir.

Dans son mot introductif, le Président du Faso a d’abord présenté ses vœux de bonne et heureuse année 2017 à ses compatriotes vivant au Mali avant de s’appesantir sur la situation socio-économique, politique et sécuritaire du pays, qui du reste, a constitué l’essentiel des préoccupations de la communauté en plus de leurs requêtes spécifiques.

Ainsi, sur le volet politique, le chef de l’Etat a informé les Burkinabè du Mali de la mise en place de la Commission constitutionnelle qui s’apprête à partager ses propositions avec la diaspora burkinabè et de l’effectivité du vote des Burkinabè de la diaspora en 2020. Ce vote, a répété le Président du Faso, est un droit et l’engagement pris depuis 15 ans doit être une réalité à la prochaine élection présidentielle.

Sur le plan de la justice, le Président du Faso a émis le vœu, au regard de la séparation des pouvoirs, que l’année 2017 puisse voir l’aboutissement de tous les dossiers pendants en justice.

Sur le plan social, le chef de l’Etat a indiqué que des instructions ont été données au gouvernement pour engager un dialogue franc avec les partenaires sociaux afin que le budget national puisse bénéficier à toutes les couches sociales du pays. Au plan économique, le Président du Faso a rassuré que la mise en œuvre du PNDES permettra d’avoir une vision globale sur l’économie avec à terme, un taux de croissance de l’ordre de 8%.

Le volet sécuritaire a constitué un point d’orgue lors de cette rencontre. A ce sujet, le chef de l’Etat est convaincu que pour venir à bout du terrorisme qui constitue d’ailleurs un phénomène mondial, les efforts seront faits dans le domaine du renforcement du matériel militaire, en matière de renseignement et dans la mutualisation des moyens entre les Etats.

Répondant aux différentes préoccupations de ses compatriotes, le Président du Faso a indiqué que les mesures seront prises pour l’ouverture effective du Consulat général de Ségou dans de brefs délais et que des audiences foraines sont en voie d’être organisées pour permettre à la diaspora burkinabè d’accéder aux documents administratifs. Concernant l’emploi des jeunes, le Président a soutenu qu’il faut une véritable réforme au niveau de l’enseignement de manière à l’adapter aux besoins du marché. Il a aussi encouragé l’auto emploi des jeunes qui peut résorber le chômage au niveau de la jeunesse. .

Pour clore la rencontre, le Président Roch Marc Christian KABORE a appelé la diaspora burkinabè à se mobiliser pour soutenir la mise en œuvre du PNDES, à rester solidaire et à cultiver la fraternité en son sein.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

NOUVEL AN 2017 : La communauté burkinabè de France souhaite le forum de la diaspora

Rubrique: Burkina Faso,Société |

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La communauté burkinabè de France s’est retrouvée ce dimanche 29 janvier à la chancellerie de l’ambassade à l’occasion du nouvel An, pour se présenter les voeux. Pour la circonstance, ils sont venus nombreux, tant des régions intérieures que d’l’Ile de France, pour ces retrouvailles qui sont devenues une tradition.

 

A l’entame de la cérémonie qui a été marquée par le chant du Di Tanyè, l’Ambassadeur Alain Francis Gustave Ilboudo a élevé Abdou Karim Ouédraogo au rang de Chevalier de l’Ordre du Mérite burkinabé.  Emigré en France depuis 2001, boulanger de formation exerçant en région parisienne, Ouédraogo s’est beaucoup investi, dans un élan de solidarité et d’entraide, dans la gestion des questions des sans-papiers burkinabè en France. Prenant la parole pour remercier la communauté et les autorités pour cette marque de reconnaissance, il ne manquera pas de relever que cet honneur est en réalité un honneur à tous les burkinabè sans-papiers, qui se sont regroupés en association.

Pour les vœux, c’est le Consul général Ousman Nacambo, qui introduira la cérémonie, en souhaitant qu’ils soient exaucés. A sa suite, un doyen de la communauté, Pascal Kafando, puis le coordonnateur des délégués CSBE, Sibiri Nabaloum, interviendront pour souhaiter une année 2017 paisible au Burkina Faso, qui a été la cible des attaques terroristes tout le long de l’année 2016. Dans la perspective du vote des burkinabé de l’extérieur, Sibiri Nabaloum s’est appesanti sur la nécessité que l’ambassade accompagne la tenue d’assises de la diaspora burkinabè de France. Ces états-généraux, selon lui, devraient permettre de mieux dégager les perspectives efficaces de la contribution de cette diaspora à l’édification du Burkina Faso.

Revenant sur les points saillants de l’année 2016, Alain Francis Gustave Ilboudo, en réponse aux vœux exprimés, a salué les avancées réalisées, dont notamment la bonne tenue et les engagements pris par les partenaires dans le cadre de la conférence de Paris sur le Plan national de Développement économique et social (PNDES). Sur les doléances qui ont été exprimées, dont notamment la question des titres de séjour, la tenue des assises de la diaspora, le vote des burkinabè de l’extérieur et l’acquisition d’une maison du Burkina, Alain Ilboudo a réaffirmé sa volonté et celle de la représentation diplomatique à les prendre en charge. « Ensemble, nous les aborderons, pour leur envisager des réponses et, le cas échéant, faire des recommandations à qui de droit pour considération », soulignera-t-il. Avant de clore son propos, il a exhorté la communauté à faire de la solidarité et du dialogue, un credo.

A. BAMBARA, AmbabfParis

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